Accord du participe passé des verbes pronominaux

Langue française

1262 réponses · Page 54 / 64

Bonjour !

Question peut-être bête !

Il faut écrire "elles se sont plaintes" ou "elles se sont plaint" ?

Naturellement je mettrais "plaintes" mais j'ai un petit doute !

De même dans "La toile a séché avant qu'il l'ait eu finie" j'aimerais savoir si "eu" peut s'écrire "eue" ou si c'est à éviter !

Merci d'avance ! 🙂
Elles ont plaint elles-mêmes (COD) donc elles se sont plaintes

Dans les temps surcomposés, seul le dernier participe peut être accordé, donc La toile a séché avant qu'il l'ait eu finie.
Accord du participe passé de se plaindre de

Ce verbe fait partie des verbes occasionnellement pronominaux dont le sens change quand on les emploie à la forme pronominale : plaindre = "éprouver de la compassion" ; se plaindre de = "exprimer son mécontentement". Ces verbes sont appelés "pronominaux subjectifs" (cf. Le Bon usage) ou "pronominaux non réfléchis" (car l'action ne se reporte pas sur le sujet). Ex. : s'apercevoir ("J'ai aperçu Jehan sur le forum ; Jehan s'est aperçu de son erreur", se mettre à, se passer de, se plaindre de, se refuser à, se résoudre à, se taire.

La règle de l'accord du part. passé de ces verbes est la suivante : ce dernier s'accorde en genre et en nombre avec le sujet. ==> Elles se sont plaintes de leur rhumatismes.
Bonsoir,
Je viens de voir que l'on accorde dans la phrase "Je me suis autorisée…" pourtant l'on peut aussi bien dire, comme moyen mnémotechnique afin de discerner le pp que l'on accorde ou non, (d'ailleurs comment appelle-t-on un verbe, comme "dire" ou "permettre" que l'on accorde pas en tant que pp?) "j'ai autorisé quelqu'un" et "j'ai autorisé à quelqu'un", dois-je comprendre que les deux sont toujours possibles pour les verbes pronominaux à accorder? Ou bien n'est-ce valable (que les deux occurrences soient-possibles) que pour quelques verbes pronominaux?
Aussi, une femme dit "je ne sais pas ce qui m'a pris" ou "ce que m'a prise"? De même, une femme dira "je me suis prise d'affection" ou "je me suis pris d'affection"?
Merci !
Pour un très grand nombre de verbes employés à la forme pronominale, le pronom réfléchi peut être soit COD (le participe s'accorde alors avec lui ) soit COI /COS (le participe ne s'accorde pas avec le pronom réfléchi, mais avec le COD s'il est placé avant. Tout dépend de la structure de la phrase, et surtout, encore une fois, du sens de la phrase :

Elle s'est autorisée à partir.
(Elle a autorisé elle-même à partir > pronom réfléchi COD, accord )
Elle s'est autorisé des promenades.
(Elle a autorisé à elle-même des promenades > pronom réfléchi COS, COD placé après, pas d'accord)
Les promenades qu'elle s'est autorisées
(qu'elle a autorisées à elle-même > pronom réfléchi COS, COD placé avant, accord avec ce COD.)

Je ne sais pas ce qui m'a pris, dit-elle.
Cette dame, on ne sait pas ce qui lui a pris.
Le pronom (m' devenant lui à la 3e personne) est COI : aucun accord à faire. Mais ce n'est pas une forme pronominale.

Je me suis prise d'affection.
Se prendre de… = Se mettre à ressentir (tel ou tel sentiment)
Quand la forme pronominale a un sens très différent de la forme simple (prendre) accord avec le sujet.
D'accord et merci Jehan!
Si j'ai bien compris, l'on doit dire "je ne sais pas ce qui m'a pris" car je ne sais pas ce qui a pris à moi-même mais par exemple, il faudra accorder si une femme dit "je ne sais pas ce qui m'a perdue" car je ne sais pas ce qui a perdu moi-même. Est-ce bien cela?
Oui, Gresson, c'est cela.
Dans un cas, le pronom m' est COI, dans l'autre, il est COD.
En cas d'hésitation, on peut distinguer les deux possibilités en mettant le pronom à la 3e personne.
On peut dire ce qui m'a pris, ce qui lui a pris, ce qui leur a pris (COI, donc pas d'accord) et ce qui m'a perdue, ce qui l'a perdue, ce qui les a perdues (COD, donc accord).
Roméo31 a écrit :Accord du participe passé de se plaindre de

Ce verbe fait partie des verbes occasionnellement pronominaux dont le sens change quand on les emploie à la forme pronominale : plaindre = "éprouver de la compassion" ; se plaindre de = "exprimer son mécontentement". Ces verbes sont appelés "pronominaux subjectifs" (cf. Le Bon usage) ou "pronominaux non réfléchis" (car l'action ne se reporte pas sur le sujet). Ex. : s'apercevoir ("J'ai aperçu Jehan sur le forum ; Jehan s'est aperçu de son erreur", se mettre à, se passer de, se plaindre de, se refuser à, se résoudre à, se taire.

La règle de l'accord du part. passé de ces verbes est la suivante : ce dernier s'accorde en genre et en nombre avec le sujet. ==> Elles se sont plaintes de leur rhumatismes.
D'accord ! Merci !
Bonsoir !
"Nous nous sommes dégotés un billet"
"Nous nous sommes dégoté un billet"
Lequel est valable? Merci !
Nous n'avons pas dégoté "nous mêmes"…Nous avons dégoté un billet.
Le nous ici n'est pas COD. Le COD est un billet.
Ce COD étant placé après, aucun accord à faire.
Et même s'il était placé avant (Le billet que nous nous sommes dégoté) rien à ajouter au participe, le COD étant masculin singulier.
Bonjour à tous!

Est-ce qu'il faut faire l'accord pour le mot "se rendre compte" au passé composé?
On dit "elle s'est rendue compte " ou plutôt "elle se rendu compte" et pourquoi?
Merce d'avance pour votre réponse!
Elle s'est rendu compte = Elle a rendu compte à elle. Le "se" antéposé, correspondant à "à elle", est donc un COI, pas un COD ==> Pas d'accord !
Merci beaucoup à lamaneur pour l'explication précise!
Bonsoir !

J'aimerais juste avoir confirmation dans la phrase "Des droits, il s'en est arrogé" , "arrogé" reste comme ceci, non ?

Parce qu'ici "en" est COD , du coup pas d'accord ? 🙂

Et pour "Elle s'est permise de le critiquer" , j'ai dit que c'était faux.
Ici, le COD est "de le critiquer" , non ?

On permet quelque chose à quelqu'un , donc ici, elle permet à elle-même quelque chose.

C'est bien ça ?

Merci !
L'accord est facultatif.
Des droits, il s'en est arrogé. ou Des droits, il s'en est arrogés.
Il est effectivement plus simple de choisir le non-accord, dans les cas analogues.

Pour Elle s'est permis de le critiquer, tu as bien raisonné.
Jehan, pourquoi l'accord est-il facultatif dans Des droits, il s'en est arrogé(s) ?
Parce que lorsque le complément du verbe est le pronom en, l'on peut choisir d'accorder avec le nom auquel renvoie le pronom (des droits), ou bien considérer que en n'est pas un pronom COD et ne pas faire l'accord.
Il est plus logique de ne pas faire l'accord.
D'accord (si je peux m'exprimer ainsi), merci Jehan.

Avouons que parfois la langue française n'est pas simple…
Ah tiens, toi aussi tu as remarqué ? 😀 :/
Et le chinois, vous avez remarqué comme c'est simple à écrire ? 😜