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Accord du participe passé des verbes pronominaux
1262 réponses · Page 40 / 64
Quid ?
Ce sont les participes des verbes essentiellement pronominaux qui s'accordent toujours avec le sujet.
Les participes des verbes accidentellement pronominaux s'accordent avec le COD s'il est placé avant le verbe, que ce COD soit le pronom réfléchi ou un autre terme.
Que vient faire un COS ?
Les participes des verbes accidentellement pronominaux s'accordent avec le COD s'il est placé avant le verbe, que ce COD soit le pronom réfléchi ou un autre terme.
Que vient faire un COS ?
Notre ami Jehan a, bien sûr, eu un en effet un moment d'inattention.
Je rappelle la règle générale exemplifiée pour ceux qui auraient un doute :
La règle d'accord du participe passé :
1° des verbes occasionnellement pronominaux est la même que celle du participe passé avec avoir :
Le participe passé de ces verbes s'accorde avec le complément d'objet direct (COD) si celui-ci est placé avant le verbe.
Pour appliquer cette règle, il faut d'abord déterminer s'il y a un complément d'objet direct, ce complément pouvant être le pronom réfléchi ou un autre élément de la phrase.
Une façon simple de trouver le COD consiste à remplacer l'auxiliaire être par l'auxiliaire avoir et à poser la question habituelle verbe + qui? ou verbe + quoi?
Elle s'est lavée.
-> elle a lavé quoi ? -> elle-même =se, placé avant l'auxiliaire-> accord
Elle s'est lavé les mains.
-> elle a lavé quoi ? -> les mains, placé après l'auxiliaire-> pas d'accord
Elles se sont parlé.
-> elles ont parlé qui ? ou Quoi ? -> La question est impossible -> pas de COD-> pas d'accord
Elles se sont embrassées.
-> elles ont embrassé qui ? l'une et l'autre = se , placé avant l'auxiliaire-> accord
"L’éducation physique s’est toujours préoccupée de la santé des élèves.
2° des verbes essentiellement pronominaux est fort simple :
Le participe passé de ces verbes s'accorde toujours en genre et en nombre avec le sujet.
Ils ne se sont aucunement souciés des conséquences de leurs actes.
Marie s'est absentée plus d'un mois.
Je rappelle la règle générale exemplifiée pour ceux qui auraient un doute :
La règle d'accord du participe passé :
1° des verbes occasionnellement pronominaux est la même que celle du participe passé avec avoir :
Le participe passé de ces verbes s'accorde avec le complément d'objet direct (COD) si celui-ci est placé avant le verbe.
Pour appliquer cette règle, il faut d'abord déterminer s'il y a un complément d'objet direct, ce complément pouvant être le pronom réfléchi ou un autre élément de la phrase.
Une façon simple de trouver le COD consiste à remplacer l'auxiliaire être par l'auxiliaire avoir et à poser la question habituelle verbe + qui? ou verbe + quoi?
Elle s'est lavée.
-> elle a lavé quoi ? -> elle-même =se, placé avant l'auxiliaire-> accord
Elle s'est lavé les mains.
-> elle a lavé quoi ? -> les mains, placé après l'auxiliaire-> pas d'accord
Elles se sont parlé.
-> elles ont parlé qui ? ou Quoi ? -> La question est impossible -> pas de COD-> pas d'accord
Elles se sont embrassées.
-> elles ont embrassé qui ? l'une et l'autre = se , placé avant l'auxiliaire-> accord
"L’éducation physique s’est toujours préoccupée de la santé des élèves.
2° des verbes essentiellement pronominaux est fort simple :
Le participe passé de ces verbes s'accorde toujours en genre et en nombre avec le sujet.
Ils ne se sont aucunement souciés des conséquences de leurs actes.
Marie s'est absentée plus d'un mois.
Elles se sont attiré des ennuis… Le se est bien COS.
Pas d'accord avec le sujet dans ce cas.
Je n'ai rien voulu dire de plus.
Mais il est exact, bien sûr, que c'est d'abord à cause de la place du COD.
S'il était avant, on écrirait bien :
Les ennuis qu'elles se sont attirés..
Mea culpa !
Elles se sont préoccupées des ennuis du voisin.
Le se ici n'est pas COS.
Le participe ne s'accorde pas avec le sujet, mais avec le COD selon sa place, vu que le se est COS.
s'arroger = "attribuer indûment à soi"
Elles se sont arrogé des droits exorbitants.
Les droits exorbitants qu'elles se sont arrogés.
Pas d'accord avec le sujet dans ce cas.
Je n'ai rien voulu dire de plus.
Mais il est exact, bien sûr, que c'est d'abord à cause de la place du COD.
S'il était avant, on écrirait bien :
Les ennuis qu'elles se sont attirés..
Mea culpa !
Elles se sont préoccupées des ennuis du voisin.
Le se ici n'est pas COS.
Roméo31 a écrit :La règle d'accord du participe passé des verbes essentiellement pronominaux est fort simple :Pour les verbes essentiellement pronominaux, une exception à signaler : s'arroger.
Le participe passé de ces verbes s'accorde toujours en genre et en nombre avec le sujet.
Le participe ne s'accorde pas avec le sujet, mais avec le COD selon sa place, vu que le se est COS.
s'arroger = "attribuer indûment à soi"
Elles se sont arrogé des droits exorbitants.
Les droits exorbitants qu'elles se sont arrogés.
Bonjour Jehan !
Oui, bien sûr !
Le "toujours" est de trop, d'autant qu'au tout début de mon message, je dis rappeler la règle "générale".
Bon après-midi ! 🙂
Oui, bien sûr !
Le "toujours" est de trop, d'autant qu'au tout début de mon message, je dis rappeler la règle "générale".
Bon après-midi ! 🙂
Bonjour à tous
Voilà j'ai un petit souci dans une règle relative au participe passé.
La phrase : "Les mois et les années se sont succédé sans qu'l donne le moindre signe de vie".
Une explication est donnée sur l'accord du verbe "succédé" mais je ne comprends pas grand chose.
Je cite : "La règle qui s'applique ici est celle de l'accord des participes passés des verbes non essentiellement pronominaux = accord avec le COD antéposé s'il y a lieu. Ici, se est un COI du verbe succéder à et non pas un COD, donc le participe passé reste invariable."
Je ne vois pas en quoi il s'agit d'un COI ..
Merci ^^
Voilà j'ai un petit souci dans une règle relative au participe passé.
La phrase : "Les mois et les années se sont succédé sans qu'l donne le moindre signe de vie".
Une explication est donnée sur l'accord du verbe "succédé" mais je ne comprends pas grand chose.
Je cite : "La règle qui s'applique ici est celle de l'accord des participes passés des verbes non essentiellement pronominaux = accord avec le COD antéposé s'il y a lieu. Ici, se est un COI du verbe succéder à et non pas un COD, donc le participe passé reste invariable."
Je ne vois pas en quoi il s'agit d'un COI ..
Merci ^^
Succéder à quelqu'un ou quelque chose. Construction du complément d'objet avec une préposition, c'est donc un complément d'objet indirect.
Les années se sont succédé = les années ont succédé les unes aux autres.
Les années se sont succédé = les années ont succédé les unes aux autres.
Question : le verbe succéder est transitif indirect. peut-on dire du verbe pronominal se succéder qu'il est aussi transitif indirect ?
La transitivité d'un verbe pronominal est totalement indépendante de la transitivité du verbe simple. Par exemple, le verbe conformer est transitif direct, alors que le verbe se conformer est transitif indirect.se succéder est intransitif. Il n'admet pas de complément d'objet hors celui du pronom réfléchi.
Ils ont conformé les nouvelles machines pour qu'elles soient opérationnelles. (transitif direct)
Ils se sont conformés aux nouvelles règles de la direction. (transitif indirect)
Le verbe comprendre est transitif direct alors que le verbe se comprendre est intransitif.
Ils comprennent ce que nous disons. (verbe transitif direct uniquement)
Ils se comprennent parfaitement. (verbe intransitif uniquement)
Pour le verbe se succéder je crains de ne pas comprendre. Dans votre précédent message vous écrivez "c'est donc un complément d'objet indirect." . et malgré cela, il ne serait pas transitif indirect ?
Quand on parle de verbe pronominal, on considère le groupe formé avec le pronom réfléchi : "se succéder" est intransitif.
Si on parle de la forme pronominale d'un verbe, on considère le verbe sans le pronom réfléchi : "succéder" est transitif indirect. A la forme pronominale le pronom est COI.
A rapprocher de l'exemple avec comprendre.
Certains auteurs font clairement la distinction entre forme pronominale et verbe pronominal (qui n'existe que comme pronominal ou qui change sens quand la construction est pronominale).
Autre exemple :
laver transitif direct : je lave mon bébé.
"se laver" est aussi transitif direct : je me lave les mains.
Si on parle de la forme pronominale d'un verbe, on considère le verbe sans le pronom réfléchi : "succéder" est transitif indirect. A la forme pronominale le pronom est COI.
A rapprocher de l'exemple avec comprendre.
Certains auteurs font clairement la distinction entre forme pronominale et verbe pronominal (qui n'existe que comme pronominal ou qui change sens quand la construction est pronominale).
Autre exemple :
laver transitif direct : je lave mon bébé.
"se laver" est aussi transitif direct : je me lave les mains.
Le pp des verbes pronominaux. Cas où le pp n'a pas de c.o.d.
Quand le pronom réfléchi est c.o.i., le pp ne peut pas varier.
Cela vaut pour notamment pour se succéder, se nuire, se parler, s'en vouloir, se sourire.
Ex. : Ces dernières années, les modifications du code des douanes se sont succédé à un rythme soutenu.
Quand le pronom réfléchi est c.o.i., le pp ne peut pas varier.
Cela vaut pour notamment pour se succéder, se nuire, se parler, s'en vouloir, se sourire.
Ex. : Ces dernières années, les modifications du code des douanes se sont succédé à un rythme soutenu.
Bonjour,
Je tiens à m'excuser pour le cas où ma question aurait déjà été posée et résolue ; j'avoue que je n'ai pas eu le courage de lire les 79 pages précédentes 🙄 .
Je m'interroge sur un point évoqué dans cet article :
https://www.etudes-litteraires.com/grammaire/participe-passe-verbes-pronominaux
J'ai un point de désaccord avec une personne au sujet de l'accord du verbe pronominal lorsque "en" est présent. Nous n'interprétons pas de la même façon cet article.
Selon l'un d'entre nous, lorsque "en" n'est pas COD, l'accord se fait un peu au hasard, ou plus exactement avec une certaine souplesse, selon l'usage.
Selon l'autre, lorsque "en" n'est pas COD, l'accord se fait selon les règles "normales" de l'accord du participe passé. Soit :
si "se" a une fonction et qu'il est COD on accorde le participe passé avec le COD
si "se" n'a pas de fonction, on accorde avec le sujet.
Qu'en pensez-vous ?
Merci ! 🙂
Je tiens à m'excuser pour le cas où ma question aurait déjà été posée et résolue ; j'avoue que je n'ai pas eu le courage de lire les 79 pages précédentes 🙄 .
Je m'interroge sur un point évoqué dans cet article :
https://www.etudes-litteraires.com/grammaire/participe-passe-verbes-pronominaux
J'ai un point de désaccord avec une personne au sujet de l'accord du verbe pronominal lorsque "en" est présent. Nous n'interprétons pas de la même façon cet article.
Selon l'un d'entre nous, lorsque "en" n'est pas COD, l'accord se fait un peu au hasard, ou plus exactement avec une certaine souplesse, selon l'usage.
Selon l'autre, lorsque "en" n'est pas COD, l'accord se fait selon les règles "normales" de l'accord du participe passé. Soit :
si "se" a une fonction et qu'il est COD on accorde le participe passé avec le COD
si "se" n'a pas de fonction, on accorde avec le sujet.
Qu'en pensez-vous ?
Merci ! 🙂
Personnellement, je suis peu enthousiasmé par les règles actuelles du participe passé, d'où mon travail là-dessus (www ci-contre).
S'agissant du pronom En, il existe des divergences entre les grammairiens, comme sur bien d'autres points. Le linguiste Audet considère par exemple qu'il s'agit d'un COD et que l'accord doit alors s'effectuer : https://www.orthoprof.fr/documents/pp1.pdf (page 12, cas 20).
Donc, faites ce qui vous plaira ! 😉
S'agissant du pronom En, il existe des divergences entre les grammairiens, comme sur bien d'autres points. Le linguiste Audet considère par exemple qu'il s'agit d'un COD et que l'accord doit alors s'effectuer : https://www.orthoprof.fr/documents/pp1.pdf (page 12, cas 20).
Donc, faites ce qui vous plaira ! 😉
Dans le document, l'accord se fait toujours selon les règles d'accord du participe passé des verbes pronominaux.
Si en est COD on considère généralement que en est neutre, donc l'accord se fait au masculin singulier.
Si en n'est pas COD, il n'intervient évidemment pas dans l'application des règles.
Si en est COD on considère généralement que en est neutre, donc l'accord se fait au masculin singulier.
Si en n'est pas COD, il n'intervient évidemment pas dans l'application des règles.
Ce n'est pas l'avis du professeur Audet pour "Des fleurs, j'en ai cueillies" (voir mon message précédent). Il considère alors que En est bien COD, mais pas neutre pour autant. Cela dit, on peut bien sûr avoir un autre avis… 😉
Avez-vous vu que j'ai écrit "généralement" ?
Merci pour vos réponses ! 🙂
@ Spalding, ma question portait bien sur le cas où "en" est COI ; pour le cas où "en" est COD, je sais bien que l'usage est fluctuant avec une préférence pour l'invariabilité.
@ Anne345, je suis bien d'accord avec vous (puisque des deux personnes que j'évoquais dans mon message, c'est moi qui optais pour une application des règles usuelles lorsque "en" est COI ; et mon interlocuteur qui défendait un accord un peu au pif).
@ Spalding, ma question portait bien sur le cas où "en" est COI ; pour le cas où "en" est COD, je sais bien que l'usage est fluctuant avec une préférence pour l'invariabilité.
@ Anne345, je suis bien d'accord avec vous (puisque des deux personnes que j'évoquais dans mon message, c'est moi qui optais pour une application des règles usuelles lorsque "en" est COI ; et mon interlocuteur qui défendait un accord un peu au pif).
Bonsoir,
Si "en" est c.o.i. , l'accord peut se faire :
J'emploie contre mon prof les arguments que j'en ai reçus.
Si "en" est c.o.i. , l'accord peut se faire :
J'emploie contre mon prof les arguments que j'en ai reçus.