Accord du participe passé des verbes pronominaux
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Chers tous, bonjour
Au fait, j'ai commis un lapsus, quand j'écrivais à Jehan. Il fallait lire:
Vous êtes donc à même de me fournir les citations que je cherche, c’est-à-dire celles dans lesquelles le « que » de « s’assurer que » introduise indubitablement une proposition complément d’objet direct du verbe « assurer ».
Cordialement et respectueusement.
En voici quelques-unes…
Birotteau regarda de nouveau le foyer, et s’assura que le feu était resté couvert depuis le matin.
(BALZAC, Le curé de Tours)
Il se leva tout à fait, passa la main entre l’échancrure de son gilet et le plastron de sa chemise qui godait, tira les revers de son habit, et s’assura que le nœud de sa cravate n’avait pas été dérangé.
(MIRBEAU, Le colporteur)
Elle s’est assurée que le silence règne aux alentours ; la voilà qui retire successivement des profondeurs de son nid, sans le secours de la méditation, les diverses parties de son corps…
(LAUTRÉAMONT, Chants de Maldoror)
Cher Jehan.
J'ai des dizaines de citations telles que "Elle s'est assurée que le silence règne aux alentours".
Le problème est d'en trouver une du genre "elle s'est assuré que"
La remarque d'Anne que le pronom conjoint est COI, bien qu'intéressante, ne fournit pas non plus la réponse.
Cordialement et respectueusement.
Michel a écrit : Pensez-vous, comme moi, que l’on « assure quelqu’un de quelque chose » dans les citations suivantes ?
Le Premier Consul, après Boulogne, visita Calais, Dunkerque, Ostende et Anvers. Il tenait à voir ce dernier port, et à s'assurer par ses propres yeux de ce qu'il y avait de vrai dans les rapports très-divers qu'on lui avait adressés. (Thiers, Histoire du Consulat)
Ils repoussaient loin d'eux l'idée d'avoir participé à un projet d'assassinat; mais ils avouaient être venus en France pour quelque chose qu'ils ne définissaient pas, pour une espèce de mouvement, à la tête duquel devait figurer un prince français. Ils n'avaient fait que le devancer, pour s'assurer de leurs propres yeux, s'il était utile et convenable qu'il arrivât. (Thiers, Histoire du Consulat).
Merci d’avance pour votre réponse. Cordialement et respectueusement.
J'aurais donc mal lu ? Ou seul Jehan pouvait répondre ?
Chère Anne.
Non, vous avez bien lu. Votre réponse était intéressante et je vous en remercie.
Je cherche une citation d'un bon auteur du genre "elle s'est assuré que", où "que" introduit une proposition COD de "assurer"; le non-accord du participe doit montrer que le pronom conjoint est un COI du verbe "assurer".
Je n'ai pas encore examiné le dernier message de Jehan, que je remercie aussi.
Cordialement et respectueusement
Cherchez alors les citations avec "assuré(e)(s) de ce que", forme classique quand la complétive est COI, jugée souvent lourde aujourd'hui, mais toujours utilisée, entre autres par les juristes.
Chers Anne et Jehan
Je vous remercie pour vos réponses, qui me satisfont pleinement.
Cordialement et respectueusement.
Je prends ce billet en cours, mais voici ce que Hanse précise au sujet de s'assurer :
« Ils se sont assurés que rien ne manquait ; il faut déconseiller dans ce sens [celui de "se rendre certain de"] l'invariabilité du participe passé, expliquée par "donner à soi-même l'assurance". »
L'application de cette recommandation ne permet donc pas d'écrire "elle s'est assuré que"…
En revanche, il est correct d'écrire : Elle s'est assuré du soutien de sa famille.
Je voudrais poser une question sur l'accord du participe passé avec un verbe pronominal dans le cas suivant.
"Les chaussures que j'ai payées", est une phrase dans laquelle le participe passé s'accorde avec le cod.
La question qui me préoccupe est la suivante:
"Les chaussures que je me suis payé(es)". Faut-il accorder les chaussures? Je pencherais pour le faire, étant donné que ce sont bien les chaussures que "je" paye. Le "me" étant ici coi. Merci de votre lumière.
Oui, vous avez raison.
Oui, comme dirait Wilmet, dans un cas comme dans l'autre, ce sont toujours les chaussuresqui sontpayées…
Bonjour à toutes et à tous !
Je suis étudiant et je suis actuellement en stage. Je dois rédigé un rapport détaillé. A mes heures perdues au sein de l'entreprise, je regardais les règles de grammaire, de conjugaison etc.
Je dois avouer avoir été surpris de certaines d'entre elles. J'ai donc une phrase à soumettre, pour laquelle je souhaiterai avoir votre avis.
- Comment écrivez-vous : Elle s'est "contenté(e)" d'écrire le texte brut. Je crois qu'il y a une règle avec les infinitifs suivant les PP. Mon problème est donc avec l'accord du PP "contenté".
Peut-être qu'au fur et à mesure de la rédaction de mon rapport, d'autres questions me viendront à l'esprit.
Merci d'avance à ceux qui traiteront ma demande 🙂
La règle spécifique liée à l'accord du pp suivi de l'infinitif ne s'applique pas lorsqu'une préposition (à ou de) est intercalée entre le pp et l'infinitif. Dans ce cas, l'accord se fait selon la règle générale.
Donc Elle s'est contentée = elle a contenté qui ? se, mis pour elle > COD placé avant le pp > accord
Merci beaucoup. Je ne pensais pas que le "d'" avait un impact. Rien à corriger alors 🙂
De toute manière, avec "se contenter", infinitif ou pas, le s' est forcément COD et commande l'accord : c'est toujours "elle" qui est contentée.
Bonjour,
J'ai toujours un problème avec le participe passé de servir!🙂
Comment l'accorde-t-on dans la phrase: "Je vends des livres qui m'ont servi (?) durant…"
Merci d'avance pour votre réponse!
Servir à qqn, à qqch : le participe est invariable.
Pour les différents cas, voir
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/se_servir/72404/difficulteEst-ce que je dois accorder au féminin dans les cas suivants?
Elle s'est crue la reine dans ce pays.
Valérie s'est crue arrivée quand elle est entrée au "Monde".
Oui, dans ces deux phrases-là, se est COD placé devant le verbe.
Qui est-ce qu'elle a cru la reine dans ce pays ?
Elle s'est crue (elle-même) la reine dans ce pays.
Qui est-ce que Valérie a cru arrivé ?
Valérie s'est crue (elle-même) arrivée quand elle est entrée au "Monde".