Accord du participe passé des verbes pronominaux
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Merci bcp Anne pour votre réponse, je comprends donc que le pp employé avec avoir ne s’accorde pas avec le COI placé avant. Et pour :
Je t’ai comprise
La route que j’ai suivie
Est-ce correct?🙄
COI : complément d'objet indirect (introduit par une préposition) => pas d'accord : votre présence a manqué à nous.
COD : complément d'objet direct (pas introduit par une préposition) => accord si le COD est placé avant le verbe :
Marie, je t’ai comprise = j'ai compris Marie
La route que j’ai suivie = j'ai suivi la route
Bonjour.
Dans les phrases suivantes, l'accord du participe passé est-il bon ?
Les enfants se sont payé des bonbons.
Qu'est-ce qui a été payé ? Les bonbons.
Les enfants ont payé des bonbons à aux-mêmes.
Les enfants se sont lancé des pierres.
Qu'est-ce qui a été lancé ? des pierres.
Les enfants ont lancé des pierres sur les autres enfants.
Oui : les COD sont placés après les participes passés.
Exactement…
payéquoi ? → "des bonbons". COD placé après, donc pas d'accord à faire.
lancéquoi ? → "des pierres". COD placé après, donc pas d'accord à faire.
pronominaux - accord du participe passé - "les uns aux autres"
Bonjour,
J'ai un sérieux doute :
Les jours se sont succédé . On ne dit pas °Les jours ont succédé les jours mais Les jours ont succédé aux jours : se est donc un COI et non un COD → pas d'accord. Très bien.
De même pour Ils se sont écrit les uns aux autres : se est COI, pas de COD avant le participe passé, celui-ci reste donc invariable. Encore OK.
Mais si je dis Les tâches se sont ajouté(es?) les unes aux autres ?
Est-ce que le cas est le même ? Il me semble que l'on pourrait dire Les tâches se sont ajoutées aux tâches (les tâches ont ajouté elles-mêmes à d'autres tâches, se est COD). Le fait d'écrire les unes aux autres change-t-il quelque chose à votre avis ? Je dirais que non, que s'écrire et s'ajouter sont 2 cas différents, et qu'il faut faire l'accord dans le cas de s'ajouter , mais j'ai du mal à le justifier complètement…
Merci d'avance !
Bonsoir.
On peut dire sans COD :
Certains ont écrit aux autres …
Donc, pas d'accord à faire.
Mais on ne peut pas dire sans COD :
Certaines tâches ont ajouté aux autres.
Le "se" a donc bien fonction de COD, et l'on fait effecctivement l'accord, comme pour tous les pronominaux à sens passif :
On a vendu les livres. → Les livres se sont vendus.
On a ajouté des tâches aux autres tâches. → Les tâches se sont ajoutées les unes aux autres.
Merci merci !
… de confirmer mon intuition, mais surtout de me répondre si vite et de manière si limpide.
Les verbes pronominaux à sens passif… évidemment ! Je sentais que j'étais sur le bon forum !
Bonsoir Jehan.
Bonjour et … merci mille fois pour toutes ces excellentes réponses qui se sont succédées 😉 sans que je m'en aperçoive !
Je dois sans doute avoir un problème dans mes paramètres 🙄 .
Bonne journée à tous.
Elles se sont succédé.
Le pronom réfléchi est un complément indirect : succéder à quelque chose. Il n'y a donc pas d'accord.
Oui, je suis un peu 🙄 …
Il est vrai que l'on peut aussi transformer la phrase comme ceci :
Les réponses ont succédé aux réponses.
Ici, "aux réponses" = COI donc pas d'accord.
Bonjour.
Je reviens sur l’intervention qui est à l’origine de cette discussion. Elle concerne les verbes “se persuader que” et “s’assurer que”.
Selon M. Grevisse, les formulations “Elles se sont persuadées (ou assurées) que” et “Elles se sont persuadé (ou assuré) que” sont équivalentes.
Plus généralement, on peut sans doute considérer que “persuader (ou assurer) quelqu’un de quelque chose” équivaut à “persuader (ou assurer) quelque chose à quelqu’un”. Ainsi la phrase “We told him we were well enough prepared for such creatures as they were, if he would insure us from a kind of two-legged wolves, which we were told we were in most danger from, especially on the French side of the mountains.” (Defoe, The Life and Adventures of Robinson Crusoe) se trouve-t-elle traduite par “Nous lui dîmes que nous ne craignions rien de ces animaux, pourvu qu’il pût nous mettre l’esprit en repos sur certains loups à deux jambes que nous étions en danger de rencontrer, à ce qu’on nous avait assuré(s), du côté des montagnes qui regardent la France. ”, avec “assurés” dans une édition de 1776 et “assuré” dans une édition de 1842. On remarquera que le “We” représente ici Robinson et ses compagnons.
Cependant, on constate que la tournure “persuader (ou assurer) quelqu’un de quelque chose” est, dans la littérature, bien plus fréquente que la tournure “persuader (ou assurer) quelque chose à quelqu’un” et que des formulations comme “Assurément, je [Cécile Volanges] ne refuse pas de vous dire que je vous aime, que je vous aimerai toujours ; jamais je ne l’ai dit de meilleur cœur ; et vous êtes fâché ! Vous m'aviez pourtant bien assuré, avant que je vous l’eusse dit, que cela suffisait pour vous rendre heureux. ” (Choderlos de Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 82), sont relativement rares.
Les deux citations suivantes me paraissent intéressantes :
“Les gens qui expliquent pourquoi la dent est d’or, avant de s’être assuré qu’elle soit d’or, avaient découvert que cette propriété conservatrice du caveau des cordeliers venait de la chaux dont il avait été saturé, lorsqu’on bâtissait cette vaste église. ” (Mercure de France, L’ermite en province, janvier 1818)
“Les pensionnaires Borstal, ainsi qu'on les appelle, peuvent être libérés sur licence à n'importe quel moment, après six mois (ou trois mois dans le cas des femmes), si les commissaires de la prison se sont assuré qu'il y a des probabilités raisonnables pour que ces dévoyés s'abstiennent désormais de tout méfait et mènent une vie utile et industrieuse. ” (Congrès pénitentiaire international, rapport du neuvième Lord Polwarth, Président du Conseil-directeur des prisons de l’Écosse, 1925).
Elles montrent qu’on peut effectivement “s’assurer que”, dans le sens de “assurer à soi-même que”.
Le problème est que de telles formulations semblent extrêmement rares. Ma question est donc : Connaissez-vous des phrases analogues, avec “s’assurer que” dans le sens de “assurer à soi-même que” qui émaneraient de bons auteurs ?
Cordialement et respectueusement.
Michel a écrit :Cependant, on constate que la tournure “persuader (ou assurer) quelqu’un de quelque chose” est, dans la littérature, bien plus fréquente que la tournure “persuader (ou assurer) quelque chose à quelqu’un”
Oui, aujourd'hui. C'était je crois le contraire à l'époque classique.
Miche a écrit : des formulations comme “Assurément, je [Cécile Volanges] ne refuse pas de vous dire que je vous aime, que je vous aimerai toujours ; jamais je ne l’ai dit de meilleur cœur ; et vous êtes fâché ! Vous m'aviez pourtant bien assuré, avant que je vous l’eusse dit, que cela suffisait pour vous rendre heureux. ” (Choderlos de Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 82), sont relativement rares.
Les deux citations suivantes me paraissent intéressantes :
“Les gens qui expliquent pourquoi la dent est d’or, avant de s’être assuré qu’elle soit d’or, avaient découvert que cette propriété conservatrice du caveau des cordeliers venait de la chaux dont il avait été saturé, lorsqu’on bâtissait cette vaste église. ” (Mercure de France, L’ermite en province, janvier 1818)
“Les pensionnaires Borstal, ainsi qu'on les appelle, peuvent être libérés sur licence à n'importe quel moment, après six mois (ou trois mois dans le cas des femmes), si les commissaires de la prison se sont assuré qu'il y a des probabilités raisonnables pour que ces dévoyés s'abstiennent désormais de tout méfait et mènent une vie utile et industrieuse. ” (Congrès pénitentiaire international, rapport du neuvième Lord Polwarth, Président du Conseil-directeur des prisons de l’Écosse, 1925).
Elles montrent qu’on peut effectivement “s’assurer que”, dans le sens de “assurer à soi-même que”.
Le problème est que de telles formulations semblent extrêmement rares.
Je ne vois rien de rare dans ces tournures. Je dis volontiers "assurez-vous que votre ceinture est bien attachée". Mais j'ai sans doute mal compris la démonstration.
Amusante votre traduction de Defoe. J'avoue que j'ai du mal à m'expliquer le "s" de la première édition autrement que par une erreur.
Bonjour.
Le problème, dans la formule "assurez-vous que votre ceinture est bien attachée", est qu'elle évoque la tournure "assurez vous-même que votre ceinture est bien attachée", plutôt que "assurez à vous-même que votre ceinture est bien attachée".
Cordialement et respectueusement.
J'ai du mal à vous suivre.
Dans la formule étudiée, je reconnais le schéma classique :
impératif + pronom COI + proposition en "que"
comme dans :
"Dites-vous que tout ira bien"
Pour moi, le "vous" est clairement "COI".
Le problème est que de telles formulations semblent extrêmement rares.
Je ne vois pas ce que cette formulation a de rare… Voir Petit Robert.
III s'assurer verbe pronominal
A Réfl. direct
1 (1672, Racine) Devenir sûr (de, que). ► contrôler, vérifier, voir.Assurez-vous de l'exactitude de cette nouvelle. Je vais m'en assurer. Assurez-vous si la porte est bien fermée. Assurez-vous que vous n'oubliez rien à bord.
Cela dit, il semble que le
s' soit plutôt COD.
La comparaison avec "se dire" est peu fondée.
Ils se sont dit qu'elle viendrait. (non accord du participe,
se COi)
Ils se sont assurés qu'elle viendrait. (accord du participe)
s'assurer de quelque chose = se rendre sûr de quelque chose, rendre soi-même sûr…
(et non pas certifier à soi-même, affirmer quelque chose à soi-même)
Cher Jehan.
Je me réjouis de votre remarque : « Je ne vois pas ce que cette formulation a de rare… Voir Petit Robert. » Vous êtes donc à même de me fournir les citations que je cherche, c’est-à-dire celles dans lesquelles le « que » de « s’assurer que » introduise indubitablement une proposition complément d’objet indirect du verbe « assurer ».
Autrement dit, il s’agit de trouver des citations analogues à celle que j’ai donnée, avec le non-accord du participe passé : « Les pensionnaires Borstal, ainsi qu'on les appelle, peuvent être libérés sur licence à n'importe quel moment, après six mois (ou trois mois dans le cas des femmes), si les commissaires de la prison se sont assuré qu'il y a des probabilités raisonnables pour que ces dévoyés s'abstiennent désormais de tout méfait et mènent une vie utile et industrieuse. » (Congrès pénitentiaire international, rapport du neuvième Lord Polwarth, Président du Conseil-directeur des prisons de l’Écosse, 1925)
Celle-ci n’est pas fiable car il s’agit d’une traduction d’un auteur écossais.
J’ai parcouru électroniquement quelques milliers de pages à la recherche d’une telle « fréquente » citation, émanant d’un auteur fiable. En vain.
Nous serons d’accord, je pense, pour dire que « assurer quelqu’un de quelque chose », c’est le rendre sûr de quelque chose », « lui communiquer la certitude de quelque chose » ; tandis que « assurer quelque chose à quelqu’un », c’est « engager quelqu’un à croire quelque chose », « certifier quelque chose à quelqu’un ».
Le problème est de savoir, devant un texte donné, à quelle tournure on a affaire. Pensez-vous, comme moi, que l’on « assure quelqu’un de quelque chose » dans les citations suivantes ?
Le Premier Consul, après Boulogne, visita Calais, Dunkerque, Ostende et Anvers. Il tenait à voir ce dernier port, et à s'assurer par ses propres yeux de ce qu'il y avait de vrai dans les rapports très-divers qu'on lui avait adressés. (Thiers, Histoire du Consulat)
Ils repoussaient loin d'eux l'idée d'avoir participé à un projet d'assassinat; mais ils avouaient être venus en France pour quelque chose qu'ils ne définissaient pas, pour une espèce de mouvement, à la tête duquel devait figurer un prince français. Ils n'avaient fait que le devancer, pour s'assurer de leurs propres yeux, s'il était utile et convenable qu'il arrivât. (Thiers, Histoire du Consulat).
Merci d’avance pour votre réponse. Cordialement et respectueusement.
N'y a-t-il pas une erreur dans votre texte ?
Avec se persuader que et s’assurer que, le choix du COD détermine l’accord du participe, car on peut aussi bien « persuader quelqu’un de quelque chose » que « persuader quelque chose à quelqu’un » ; il faut tenir compte du sens de la phrase : « Nous nous sommes assuré des vivres pour six mois », « Les vivres que nous nous sommes assurées »,« Nous nous sommes assurés de cette nouvelle », « La nouvelle dont nous nous sommes assurés ».
https://www.etudes-litteraires.com/grammaire/participe-passe-verbes-pronominauxChère Anne, bonjour.
Oui, il y a une erreur. Merci de l'avoir signalée.
Cordialement et respectueusement
Michel a écrit :Le problème est de savoir, devant un texte donné, à quelle tournure on a affaire. Pensez-vous, comme moi, que l’on « assure quelqu’un de quelque chose » dans les citations suivantes ?
(…)
Ils repoussaient loin d'eux l'idée d'avoir participé à un projet d'assassinat; mais ils avouaient être venus en France pour quelque chose qu'ils ne définissaient pas, pour une espèce de mouvement, à la tête duquel devait figurer un prince français. Ils n'avaient fait que le devancer, pour s'assurer de leurs propres yeux, s'il était utile et convenable qu'il arrivât. (Thiers, Histoire du Consulat).
L'interrogative indirecte est toujours COD du verbe de la principale. Le pronom réfléchi ne peut donc être que COI.