Accord du participe passé des verbes pronominaux
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Bonjour.
Qui s'est désintéressé ? Ce n'est pas elle.
C'est un idiot (masculin singulier) qui s'est désintéressé.
Le pronom en, ici simple COI, ne joue aucun rôle dans l'accord ou le non-accord.
Un idiot s'en est désintéressé = Un idiot s'est désintéressé d'elle (COI)
Merci Jehan.
La réponse est très claire. Limpide même.
Merci, Jehan. Je viens seulement de lire la réponse car je n'ai pas été prévenu qu'elle avait été donnée.
Bonsoir à vous,
Je m'y recolle pour un nouveau verbe pronominal :
"Ils se sont attribué le beau rôle."
J'aurais tendance à laisser invariable dans la mesure où l'on attribue à quelqu'un. Mais pour autant, je doute qu'ils se l'aient attribué l'un à l'autre.
Merci pour votre aide précieuse.
Loïc
Même si c'est à eux-mêmes qu'il ont attribué un beau rôle, "se" est toujours COS, donc il n'y a pas d'accord.
Mais pour autant, je doute qu'ils se l'aient le soient attribué l'un à l'autre.
(Forme pronominale, donc auxiliaire "être")
Merci pour ces réponses rapides.
Je suis d'autant plus honteux pour cette confusion entre l'auxiliaire "avoir" et "être". Merci pour votre mansuétude.
Bien à vous.
Loïc
"Elle s'est mis à discuter le choix politique"
Elle a mis à elle-même ? Hm !
Je discute le choix des pronominaux quand ils sont verbes composés, le choix est délicat.
"Elle s'est mise sur son trente et un"
Mettre n'est pas un verbe essentiellement pronominal, vous le reconnaîtrez…
J'hésite !
De même, une fille parle de sa recherche de travail :
"Je m'y suis prise l'été dernier"
Elle s'est mise à discuter le choix politique
Elle a mis elle-même. A rapprocher de Elle a mis son fils à téter.
Elle s'est mise sur son trente et un
Dans ces emplois se mettre est pronominal réfléchi direct. Ce qui n'est pas toujours le cas : elle s'est mis du rouge à lèvres, de l'encre sur les doigts….
"Je m'y suis prise l'été dernier"
Se prendre :
- S'il existe un transitif correspondant, il faut analyser le pronom réfléchi :
Se prendre à + infinitif… comme pour se laisser à
- S'il n'y a pas d'emploi transitif correspondant, l'accord se fait avec le sujet : s'en prendre à quelqu'un, s'y prendre (bien)…
Dans ces emplois "se mettre" est pronominal réfléchi direct. Ce qui n'est pas toujours le cas : elle s'est mis du rouge à lèvres, de l'encre sur les doigts….
Tout à fait.
Elle s'est mis du rouge à lèvres. = Elle a mis du rouge à lèvres
à elle.
Ici, le
s' est COS et non COD.
Et comme dirait notre ami Wilmet :
Ce qui est mis, c'est "du rouge à lèvres", écrit après. Pas d'accord à faire.
Je suis toujours et resterai enthousiasmé par votre lucidité.
Merci mille fois !
Dommage que nos grammairiens ne viennent apporter leur parole sensée dans mes rubriques "outrancièrement" philosophiques. =(
Bonsoir, Jérémy. =)
Je trouve que "lucidité" est un bien grand mot, à propos de nos très grammairiennes réponses.
"Bon sens" suffirait bien, en l'occurrence. Et encore ! Certains diraient seulement "psittacisme" ou "rigidité professorale"…
Et à propos de discussions "outrancièrement" philosophiques… et pas mal sémantiques, je te rappelle que nous avons déjà eu, voici quelques mois, en cette rubrique Langue française, d'intéressantes discussions par toi initiées sur les nuances de sens… Tu pourrais ranimer ce vieux fil ou en créer un tout neuf !
bonjour,
J'ai un problème pour expliquer l'accord du participe passé dans la phrase suivante:
On voulais faire les malins, et dans le fond tout le monde regrettait de ne s'être pas rabattus sur les lignards
Pourquoi écrit on rabattus avec us a la fin?
merci d'avance pour vos réponse
J'aurais plutôt écrit sans s, puisque "tout le monde" est grammaticalement singulier. Je suppose qu'il s'agit ici d'un accord par le sens.
Bonjour.
On voulait faire les malins, et dans le fond tout le monde regrettait de ne s'être pas rabattus sur les lignards.
Accord par le sens. Qui ne s'est pas rabattu ? Tout le monde (GN formellement au singulier).
On aurait pu laisser le participe au singulier, c'est vrai.
Mais "tout le monde" ayant le sens de "plusieurs personnes" fait évidemment référence en même temps à on = nous.
Tout le monde regrettait… on regrettait de ne pas s'être abattus…
(Message édité) Je n'avais pas vu son message. Lucretius semble d'accord !
merci beaucoup pour vos réponses et si je peux me permettre d'abuser encore un peu de votre savoir il y a une autre phrase dans laquelle je ne comprends pas l'accord du participe passé
les races les plus diverses se sont succédé, se sont croisées en Europe
Je ne comprends pas pourquoi succédé c'est les races le sujet du verbe et après on a croisées qui là semble t il est accordé avec le sujet
Succéder et croiser sont des verbes accidentellement pronominaux, il s'accordent donc avec leur COD s'il est placé avant le verbe.
Les races ont succédé à elles-mêmes : le "se" n'est pas COD, il n'y a donc pas d'accord.
Les races ont croisé les autres races : "se" est COD, il y a donc accord.
alors si je comprends bien dans une phrase telle que
sa fiancée s'était cassé le pied on n'accorde pas car cela revient à dire sa fiancée avait cassé le pied à elle: le "s'" n' est pas COD
par contre dans la phrase: les paupières se sont soulevées. on accorde car cela revient à dire: les paupières ont soulevé elles même: le "se" est COD et est placé devant le verbe
Oui, on peut dire cela.
Autre exemple :
Elle s'est lavée = Elle a lavé elle-même.
Le COD est s', écrit avant : on accorde.
Mais
Elle s'est lavé les mains = Elle a lavé les mains à elle.
Donc s' est ici un COS, pas un COD.
Lavé quoi ? "les mains". Ce COD est écrit après : on n'accorde pas.
La méthode Wilmet me paraît clairvoyante, effectivement :
"ce qui est lavé ?" les mains. 😜