« Salve ! »

Langues anciennes

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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L'impératif « salve » correspond à une interjection française de salutation soit au plan fonctionnel, soit au plan sémantique. Elle s'utilise dans une formule de salutation initiale ; s'utilise-t-elle aussi dans une formule de salutation finale (si oui, elle serait équivalente au « salut » français ; du moins, elle s’y ressemble au plan de l'orthographe et, peut-être, aussi de l'étymologie) ? Faut-il aussi conclure que cet impératif a gagné une valeur optative au cours de son évolution sémantique (en latin et, plus tard, en français) ?
salut (sous-entendu salut à toi, que le salut soit avec toi), de salus, salutis, et salve remontent effectivement au même étymon, salvus (même s'il y a sans doute quelques remarques de détail à formuler). Pour la salutation finale, il me semble que l'on utilise exclusivement vale. Par ailleurs, je ne pense pas qu'il faille dire que l'impératif ait gagné sa valeur optative : elle lui est inhérente. Dire viens, c'est espérer/escompter que la personne à qui l'on s'adresse viendra effectivement.
D'accord, Marsupiau, « salve » n'est utilisé qu'au début de la conversation. En revanche, « salut » est employé soit au début, soit à la fin de la conversation. Comment cela a pu s'opérer, « salve » et « salus, utis » ayant le même étymon?
On peut aussi dire "Vale salve" (Cicéron, Ad Familiares, XVI, 9) ou "vale atque salve" (Plaute, Captivi, 744).
Oui, en langues anciennes, on ne peut jamais dire que tel mot est "figé" dans tel ou tel emploi…
marcosoliveirahelena a écrit :L'impératif « salve » correspond à une interjection française de salutation soit au plan fonctionnel, soit au plan sémantique. Elle s'utilise dans une formule de salutation initiale ; s'utilise-t-elle aussi dans une formule de salutation finale (si oui, elle serait équivalente au « salut » français ; du moins, elle s’y ressemble au plan de l'orthographe et, peut-être, aussi de l'étymologie) ? Faut-il aussi conclure que cet impératif a gagné une valeur optative au cours de son évolution sémantique (en latin et, plus tard, en français) ?
Il y a des verbes à l'impératif qui sont pratiquement aussi des interjections, vidés donc de toute connotation modale et temporelle, verbes tels que " age, vale et sans doute salve"
C'est si vrai que lorsque les chrétiens récitaient le fameux Salve Regina, ils ne souhaitaient nullement que la Vierge se portât bien ou, encore moins, qu'elle eût droit au salut car c'eût été ridicule, voire blasphématoire ; salve fonctionne ici comme une formule d'appel respectueuse, non comme un impératif (cf Je vous salue Marie, etc…).