Langues anciennes : pourquoi si peu d’élèves ?
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Si tu rentres en Master, c'est vrai que ça semble difficile de reprendre le latin pour atteindre un niveau correct pour le CAPES.
Plein de syndicats comme la FCPE vont diront qu'on traumatise les enfants en leur demandant d'apprendre des choses par coeur, et que c'est du bourage de crâne. N'empêche qu'on retient bien les choses par coeur ! Le théorème de pythagore je l'ai appris par coeur et je m'en souviens toujours. Pareil pour les chronologies d'Histoire, ce sont des choses qui restent. Quand on me dit 800, 1610, 1958 ça fait "tilt" 🙂
Bon, espèrons qu'au niveau pédagogie les choses vont bouger et que les mentalités vont changer dans les années à venir, et dans le bon sens ! Il faut rompre avec les années 70 sans pour autant revenir à une pédagogie dite "frontale" où l'élève était une machine à apprendre et le prof un maître sévère qui inspirait la crainte. C'est juste qu'aujourd'hui elles s'y croient un peu trop, nos chères têtes blondes, elles et leurs parents d'ailleurs.
Il y a des points-clés à apprendre par coeur, comme des dates, des théorèmes, des définitions, des déclinaisons (!!! 😜)… Sans cela on ne peut survivre dans le monde des études supérieures… Ce contre quoi les associations des parents d'élèves doivent protester, c'est l'apprentissage par coeur d'un point difficile, qu'il vaut mieux d'abord comprendre… Ceci dit, c'est au prof de devoir expliquer, et au élèves de devoir apprendre!
Décidement, cette histoire de "par coeur" semble poser, si ce n'est un problème, au moins soulever un débat …
En ce qui nous concerne, petits littéraires que nous sommes, il est vrai qu'on s'en éloigne assez rapidement pour venir à des méthodes plus analytiques (et pour autant, finalement, toujours basées sur des connaissances pré-aquises, qu'il a bien fallu assimiler de gré ou de force…)
Cependant, le "par coeur" qui passe pour être de la torture de lycéen ou de collégiens quand il s'agit de déclinaison latine fait bien moins parler de lui quand il s'agit pour des étudiants en droit d'apprendre "sur le bout des doigts" moult codes et procédures … ou encore des étudiants en math, physique,chimie et autre qui doivent retenir des formules toutes plus complexes et plus abstraites les unes aue les autres …
N'oublions pas que ce n'est pas le fait d'apprendre par coeur telle ou telle chose qui importe mais plûtot la facon dont par ce biais on dévellope notre esprit pour qu'il soit capable d'assimilé les choses. A mon sens, parfois, il faut apprendre avant de pouvoir comprendre.
J'aime le latin, c'est une évidence mais ce qui m'a la plus marqué dans l'apprentissage de cette langue, ce n'est pas tant le plaisir que j'y ai pris. c'est avant tout la rigueur que cela m'a apporté et qui fait qu'aujourd'hui, je suis capable de me pencher sur n'importe quelle matière sans apprehension parce que je sais que je suis capable d'apprendre.
Je pense que c'est ca qu'il faut transmettre aux élèves… Au collège et au lycée, certes, on engrange des connaissances, mais surtout, on apprend à apprendre et en choissisant la difficulté que représente le latin (ou le grec), meme si on sait pertinemment qu'on en fera rien a proprement parlé de manière professionnelle, on possède quelque chose en plus qui peut faire la diffrence par la suite. Au cours d'un entretient d'embauche, par exemple, ca peut être un plus…justement parce que ca implique qu'on est capable de se "forcer" à apprendre …
Dans l'enseignement comme dans l'humour, il faut parfois avoir recours au second degré pour voir le fin mot de l'histoire.
🙂
Dans mon cours de latin débutant, je trouve que nous sommes quand même nombreux. Il y a des étudiants de L1, L2, L3, et puis des étudiants en master 1 et master 2, pour nombre d'entre eux, cet enseignement est une option. Nous devons être une dizaine en Lettres classiques.
Il y a deux ans, je n'aurais jamais cru que je me remettrais au latin, mais je n'aurais jamais cru non plus que je serais en fac de Lettres deux plus tard.
J'en suis venue à me dire que la version latine est comme une chasse au trésor…
Au lycée, j'avais une amie qui étudiait le grec (ils étaient deux dans la classe à le faire…) et quand je voyais ses cours, je lui disais: "Oh là là, ça doit être duuur!". Maintenant, je conçois que le grec n'est pas évident à apprendre, mais je découvre cette langue avec plaisir.
Une autre chasse au trésor, me direz-vous…
J'aime beaucoup l'image de la chasse au trésor… Je la ressortirai! 😉
Pour répondre au fait que les latinistes sont peu peu nombreux et les héllénistes rarissimes ( il faut le dire ), je prendrais l'exemple de mon lycée :
Dans notre modeste lycée de 500 élèves, il ya environ 50 latinistes…..pourquoi autant?
Car notre professeur laisse les élèves copier pour qu'ils aient des bonnes notes, donne des traductions et des commentaires à apprendre par coeur pour le bac…….( eh oui ! il faiut bien que la latin serve quelque chose !)
Résultat : en latin, vous copiez ce que la prof écrit pour vous, vous êtes discret quand vous trichez aux controles, vous avez une bonne mémoires ,l'oral de latin est à vous !
Personnelement ?
Je suis CONTRE !! On traîne la latin dans la boue !
En plus, devoir copier car on ne connait ses déclinaisons en Terminal (oui oui c'est authentique ), ca me met hors de moi !
Comme je souhaite entrer en hypochartes, mon professeur me donne des versions d'auteur à traduire chaque semaine: les notes comptent dans le bulletin, mais comme Moi je ne triche pas, je n'ai jamais 20 au contrôle ( plutôt des 19,5 quand tout le monde a 20….), je ne suis jamais bien classée dans ma classe "latiniste"……
C'est légèrement ennuyeux……..
Et le contenu du cours ? les 5 déclinaisons, les 5 cas, les conjugaisons actives ( sans le subjonctif )………c'est déja énorme pour eux en un an……..
En conclusion : il ne faut pas s'étonner que les jeunes dénigrent le latin, c'est réputé barbant, ennuyeux, et c'est trop complqiué d'apprendre quelques bases pour avoir de bonnes notes…..
Idem pour moi qui veux aussi rentrer en Hypochartes… Ma prof me donne aussi des versions toutes les semaines…
Alors ravie de te rencontrer futur(e) collègue 🙂 🙂 !
En l'occurrence je suis une future… 😜
Tu souhaiterais intégrer quelle prépa?
je souhaiterais aller en prépa A à Henri IV….ca va être dur , mais il faut s'accrocher !
Et toi?
Moi ce serait voie A à Fustel, à Strasbourg… D'ici quelques mois, je saurais… Croisons les doigts!
Je pense que c'est quelque chose qui peut s'avérer utile par rapport à tout ce qui est éthymologie, mais en ce qui me concerne c'est quelque chose qui ne m'a jamais attiré, d'autant plus qu'il s'agit de langues mortes et je pense qu'il y a plus d'avantages à apprendre des langues telles que l'anglais, l'espagnol ou le chinois que le latin et le grec… après tout dépend bien sûr de l'orientation et de ce que requiert le métier choisit ( pour des métiers dans tout ce qui est histoire, etc..)
Sinon il y a aussi des perdus comme moi : nonobstant la conjoncture, je viens de reprendre le latin et, regrettant de n'avoir pas fait de grec, j'envisage de m'y mettre si je trouve un peu de temps… En ce qui concerne le latin, c'est un vrai plaisir !
Cette interrogation sur l'utilité d'apprendre les langues mortes me semble étrange : est-ce qu'on se demande s'il est utile d'étudier des évènements historiques parfois très anciens sous prétexte qu'ils appartiennent au passé, ou des civilisations qui n'existent plus ? Outre le fait que le latin et le grec continuent d'exister dans le français, l'étude de ces langues est un excellent moyen d'accès à des cultures et des manières de penser différentes des nôtres, non ?
Vanille a écrit :Hey !
Je fais du Latin au lycée, et ce depuis la 5e…j'avoue que des fois j'ai envie de tout arrêter !
Soyons honnêtes, une fois que j'aurai passé mon épreuve de bac je ne ferai plus jamais de latin de ma vie…!
J'ai dit la même chose à l'issue de ma deuxième année de lettres modernes, et deux ans plus tard… M'enfin ceci dit, je dis pas pour autant que tout le monde doit faire et fera mea culpa !!
Personnellement, j'ai abandonné le latin pour le grec en rentrant au lycée.
Le grec paraît toujours plus attractif à cause de son alphabet…
Enfin, je ne connais pas tes raisons, mais c'est ce qu'on dit… 😉
Cela fait trois semaines que je suis en lettres classiques à la fac de Lille. J'ai 6 ans de latin dans les pattes et je débute le grec. Et à vrai dire, bien que je ne sois pas objective, je trouve autant d'attirance au grec qu'au latin, bien que le grec me semble beaucoup plus simple que le latin puisque j'ai les lacunes en grammaire française en moins.
Très sérieusement, le problème n'est pas le par coeur, ni la langue morte en elle même. le vrai soucis c'est que les élèves qui se lancent dans cette aventure ne connaissent rien à la grammaire française que les bases. J'ai extrêmement de mal avec les différentes propositions, et à la fac on nous a demandé d'acheter une grammaire française à étudier en même temps que les points de grammaire latin surtout.
Pour des élèves de 5eme dont on n'a enseigné de la grammaire quasiment rien, il est normal de trouver le latin et le grec inabordable et fort lourd. Pour moi, il est clair que le problème remonte au fait de l'apprentissage de la grammaire française par les instituteurs. Au primaire, ils ne nous l'apprennent pas, prétextant qu'on la verra au collège, au collège ils nous disent que le primaire nous en a parlé (au passage, les profs ne nous ont même pas écoutés quand on leur a dit le contraire) et arrivés au lycée, on nous dit qu'on a dû atterrir dans un collège peu scrupuleux. Que voulez-vous faire? Tout le monde se renvoie la balle et pendant ce temps, les élèves n'alignent pas trois mots sans fautes grammaticales et orthographiques (et encore là je simplifie à la grammaire en général). Résultat arrivée à la fac, les profs doivent nous demander d'apprendre notre grammaire. Les gens qui s'acharne à faire du latin et/ou du grec de la 5eme à la terminale ont une avance considérable en grammaire française, je l'ai ressenti.
Vous vous demandez pourquoi les lettres classiques sont boudées, il y a très certainement une partie de la réponse dans ce que je viens de développer rapidement.
Moi cette année je me suis inscrite a un club grec moi pour le moment sa m'a l'air intéressant mais faut s'y mettre a fond.
La on prépare une expo sur la vie des grecs leurs fêtes leurs nourritures pour le moment c'est amusant.
Mais honnêtement je préfère quand même apprendre une langue vivante
Curiosité et ouverture d' esprit, c' est tout ce qui est requis pour faire du latin, enfin c' est ce que je pense. Avec le recul, je m' aperçois que j' ai bien fait de faire du latin, mon prof de français en avait parlé avec mes parents lorsque j' étais en 6ème, j' étais réticent.
Mais étant donné que je n' avais aucune difficulté, même si le niveau du collège était médiocre et en Z.E.P., je me suis passionné petit à petit pour cette langue " morte ".
Maintenant, je suis en Terminale et j' ai choisi Latin en spécialité ( ouaich ! 😀) et je ne m' en sors pas trop mal, espérons que ça continue !
Il faut dire aussi que j' ai un mémoire non négligeable qui m' a permis de retenir les nombreuses formes des verbes, les déclinaisons et les 50 millions de mots qu' un latiniste se doit de connaître 🙂