Je me demande bien pourquoi, il y a peu d'élèves qui étudient les langues anciennes comme le latin et le Grec, c'est dommage, c'est quelque chose de très intéressant je trouve, pas vous?
Langues anciennes : pourquoi si peu d’élèves ?
103 réponses · Page 1 / 6
Je pense comme toi. L'étude du latin et du grec est très intéressante, très enrichissante, et très utile tant pour mieux comprendre notre propre langue que pour percevoir l'héritage de ces deux civilisations dans la littérature par exemple.
Malheureusement, les humanités ne sont plus au goût du jour car, je crois, elles n'ont pas beaucoup (assez?) de debouchés et les futurs étudiants de lettres classiques sont souvent découragés par leur entourage. De plus, la survie du capes de lettres classiques étant remise en cause ces dernières années, les vocations vont diminuer. Je trouve que cette évolution est grave, que notre culture générale va en pâtir et que les choses n'iront pas en s'arrangeant. On peut penser aussi que faire du latin est vu comme inintéressant et punitif (cf mon expérience au collège où les élèves y allaient à reculons !). Cette mauvaise réputation et les efforts que ces matières demandent peuvent donc aussi diminuer leur éventuel attrait.
Malheureusement, les humanités ne sont plus au goût du jour car, je crois, elles n'ont pas beaucoup (assez?) de debouchés et les futurs étudiants de lettres classiques sont souvent découragés par leur entourage. De plus, la survie du capes de lettres classiques étant remise en cause ces dernières années, les vocations vont diminuer. Je trouve que cette évolution est grave, que notre culture générale va en pâtir et que les choses n'iront pas en s'arrangeant. On peut penser aussi que faire du latin est vu comme inintéressant et punitif (cf mon expérience au collège où les élèves y allaient à reculons !). Cette mauvaise réputation et les efforts que ces matières demandent peuvent donc aussi diminuer leur éventuel attrait.
J'ai fais aussi du grec et du latin quelques années, et j'ai vraiment adoré! le grec surtout.
Alors je vais me faire lyncher par tout le monde mais oui je l'avoue, je ne fais ni latin, ni grec, et je me destine cependant au professorat de lettres. Je pense que tout est affaire de goûts et des professeurs que l'ont a dès le départ. Tout d'abord, j'ai un vrai problème avec les langues, qu'elles soient vivantes ou anciennes. J'ai un niveau médiocre dans ce domaine, ça ne passe pas, je ne sais pas pourquoi. De plus, j'ai fait un peu de latin pendant mes années de collège mais l'ambiance était à la glandouille, que ce soit du côté des élèves comme du professeur, ce qui fait que je n'ai pas poursuivi au lycée. Pourtant, je suis consciente que c'est bien dommage, car cela fait partie de notre culture. Cependant, il faut dire ce qui est, je n'éprouve pas l'envie d'apprendre (ou réapprendre) cette langue. Il ne faut pas dénoncer les gens comme s'ils n'avaient pas envie de se cultiver, mais chacun a ses désirs et ses goûts. Par exemple, j'apprécie d'étudier l'ancien français à l'université, tandis que d'autres de mes camarades trouvent ça ennuyeux à mourir et préfèrent prendre une autre option. Alors bon, je me sens pas moins cultivée parce que je ne fais pas de latin. Maintenant, on peut tenter de comprendre l'apport de cette civilisation dans notre Histoire, en lisant Virgile, Cicéron, etc…traduits 😉 J'ai suivi des cours de civilation latine par exemple, qui ne nécessitaient pas de connaître le latin et c'était grandement intéréssant. Evidemment, je ne suis pas pour la disparition de la filière des lettres classiques. Chacun a le droit de faire les études qui lui plaisent. Donc je suis solidaire. 🙂
Je confirme, cela est très dommage que les langues anciennes tombent en désuétude…
Je suis actuellement en 1°L et je fais du latin depuis 5ans et du grec depuis un an. J'envisage d'entrer aux Chartes, où peut-être d'autres élèves penseront comme moi…
Ma prof de latin pour sa part est désespérée…
Dans un lycée de 1500 élèves, nous ne sommes qu'une classe de 5 à faire du latin en 1° (aussi étrange que cela puisse paraître).
Mais c'est vrai que certaines générations ont été marquées par le discipline du latin. Toutefois, quand la matière est choisie et non imposée, je pense qu'elle peut être très intéressante et très enrichissante!
Le mot d'ordre est donc: faites du latin!!
Je suis actuellement en 1°L et je fais du latin depuis 5ans et du grec depuis un an. J'envisage d'entrer aux Chartes, où peut-être d'autres élèves penseront comme moi…
Ma prof de latin pour sa part est désespérée…
Dans un lycée de 1500 élèves, nous ne sommes qu'une classe de 5 à faire du latin en 1° (aussi étrange que cela puisse paraître).
Mais c'est vrai que certaines générations ont été marquées par le discipline du latin. Toutefois, quand la matière est choisie et non imposée, je pense qu'elle peut être très intéressante et très enrichissante!
Le mot d'ordre est donc: faites du latin!!
Je fais du grec depuis deux ans et j'apprécie beaucoup cette matière que je trouve très intéressante. J' ai également fais deux ans de latin
J'ai laissé tomber le latin pour le grec, car les deux matières ne sont pas compatibles dans mon lycée (c'est bien dommage).
Il est vrai que peu d'élèves sont attirés par le grec (en latin, il y a une classe de 30 et en grec, nous sommes 10) et que beaucoup le laisse tomber d'une année sur l'autre.
Pour moi, le grec est passionnant autant pour la civilisation que pour mieux connaître le français, notre petit nombre en cours le rend d'autant plus agréable).
J'ai laissé tomber le latin pour le grec, car les deux matières ne sont pas compatibles dans mon lycée (c'est bien dommage).
Il est vrai que peu d'élèves sont attirés par le grec (en latin, il y a une classe de 30 et en grec, nous sommes 10) et que beaucoup le laisse tomber d'une année sur l'autre.
Pour moi, le grec est passionnant autant pour la civilisation que pour mieux connaître le français, notre petit nombre en cours le rend d'autant plus agréable).
Bonjour à tous !
Tout à fait d'accord avec vous ! L'étude des langues anciennes est en perdition et c'est dommage car c'est utile (et si !), intéressant et même parfois marrant… En revanche, pour en venir à mon expérience personnelle, tous les établissements ne les proposent pas, et là je pense au secondaire. À l'époque déjà très très ancienne où j'étais encore au collège, on ne connaissait pas le latin (alors le grec vous pensez !!!!), et au lycée, il n'y avait aucune possibilité de débuter les langues anciennes. Je n'ai donc pû commencer le latin qu'à la fac en grande débutante. Le grec m'intéresse aussi beaucoup, mais comme il n'a pas de lien avec mes recherche et que je suis déjà lancée dans l'apprentissage d'une quatrième (ouf!!) langue vivante depuis l'an dernier, je reporte et je reporte encore à quand j'aurai plus de temps (on peut toujours rêver !).
En somme, la désaffection pour les langues anciennes n'est pas forcément dûe aux étudiants, mais aussi souvent au manque de moyens accordés aux établissements du secondaire pour créer des options plus classiques, en particulier dans les quartiers défavorisés ou isolés !!
Tout à fait d'accord avec vous ! L'étude des langues anciennes est en perdition et c'est dommage car c'est utile (et si !), intéressant et même parfois marrant… En revanche, pour en venir à mon expérience personnelle, tous les établissements ne les proposent pas, et là je pense au secondaire. À l'époque déjà très très ancienne où j'étais encore au collège, on ne connaissait pas le latin (alors le grec vous pensez !!!!), et au lycée, il n'y avait aucune possibilité de débuter les langues anciennes. Je n'ai donc pû commencer le latin qu'à la fac en grande débutante. Le grec m'intéresse aussi beaucoup, mais comme il n'a pas de lien avec mes recherche et que je suis déjà lancée dans l'apprentissage d'une quatrième (ouf!!) langue vivante depuis l'an dernier, je reporte et je reporte encore à quand j'aurai plus de temps (on peut toujours rêver !).
En somme, la désaffection pour les langues anciennes n'est pas forcément dûe aux étudiants, mais aussi souvent au manque de moyens accordés aux établissements du secondaire pour créer des options plus classiques, en particulier dans les quartiers défavorisés ou isolés !!
avez-vous entendu la dernière?
l'etat ne financera pas les hurluberlus qui veulent étudier des choses inutiles…
et c'est même pas de moi ! ! !
l'etat ne financera pas les hurluberlus qui veulent étudier des choses inutiles…
et c'est même pas de moi ! ! !
C'est de qui?
Bonjour,
Au risque de me faire huer par vous tous, je vais donner un avis qui est en totale contradiction avec tout ce qui a été dit … ou du moins, je vais nuancer.
L'étude du latin (ou du grec) est intéressante : c'est toujours un apport culturel (et cela est valable pour toutes les disciplines).
Tout d'abord, je voudrais rappeler que le latin et le grec sont deux langues très difficiles : notre cerveau n'est pas habitué à fonctionner comme ceux des latins et des populations grecques. C'est incontestablement une barrière à cette matière. Quant à l'ancien français, il n'a que deux cas : un cas sujet et un cas régime pour tout le reste. Donc pas de réelles difficultés.
Par ailleurs, le système du latin (je n'étudie pas le grec) est assez complexe : l'ablatif absolu, les propositions infinitives etc … c'est assez complexe et assez déroutant il faut le dire.
L'enseignement du latin et du grec est idéal au collège, dans la mesure où les élèves disposent de 6 ans pour apprendre à maîtriser la langue. Je pense donc qu'il est préférable pour chaque enfant d'apprendre au moins une langue ancienne. Par contre, moi qui suis étudiant en 1ere année de licence de lettres modernes, je dois dire que l'apprentissage du latin à la FAC est désastreux : tout va beaucoup trop vite et pour des débutants, c'est un amas de connaissances, qu'ils n'arrivent bien souvent pas à gérer.
Enfin, je voudrais aussi donner LA grande explication de l'abandon de ces deux langues anciennes : elles ne sont plus parlées et ne sont donc plus "utiles" pour une majorité de la population. A l'heure où le monde se mondialise, où tous les êtres éprouvent le besoin de communiquer, le latin, seulement écrit, ne correspond pas à leurs attentes. D'ailleurs, les professeurs de lettres classiques parlent-ils entre eux le latin ? Je ne crois pas …
Au risque de me faire huer par vous tous, je vais donner un avis qui est en totale contradiction avec tout ce qui a été dit … ou du moins, je vais nuancer.
L'étude du latin (ou du grec) est intéressante : c'est toujours un apport culturel (et cela est valable pour toutes les disciplines).
Tout d'abord, je voudrais rappeler que le latin et le grec sont deux langues très difficiles : notre cerveau n'est pas habitué à fonctionner comme ceux des latins et des populations grecques. C'est incontestablement une barrière à cette matière. Quant à l'ancien français, il n'a que deux cas : un cas sujet et un cas régime pour tout le reste. Donc pas de réelles difficultés.
Par ailleurs, le système du latin (je n'étudie pas le grec) est assez complexe : l'ablatif absolu, les propositions infinitives etc … c'est assez complexe et assez déroutant il faut le dire.
L'enseignement du latin et du grec est idéal au collège, dans la mesure où les élèves disposent de 6 ans pour apprendre à maîtriser la langue. Je pense donc qu'il est préférable pour chaque enfant d'apprendre au moins une langue ancienne. Par contre, moi qui suis étudiant en 1ere année de licence de lettres modernes, je dois dire que l'apprentissage du latin à la FAC est désastreux : tout va beaucoup trop vite et pour des débutants, c'est un amas de connaissances, qu'ils n'arrivent bien souvent pas à gérer.
Enfin, je voudrais aussi donner LA grande explication de l'abandon de ces deux langues anciennes : elles ne sont plus parlées et ne sont donc plus "utiles" pour une majorité de la population. A l'heure où le monde se mondialise, où tous les êtres éprouvent le besoin de communiquer, le latin, seulement écrit, ne correspond pas à leurs attentes. D'ailleurs, les professeurs de lettres classiques parlent-ils entre eux le latin ? Je ne crois pas …
Peut être que le latin ne correspond pas aux attentes des élèves puisque ce n'est plus une langue parlée, mais peut être aussi qu'ils n'ont tout simplement pas envie de rajouter des heures de cours à leur emploi du temps. C'est tout bête, mais je crois que nombreux sont ceux qui n'ont pas envie de se rajouter une langue en plus et n'ont pas envie de finir à 17h pour faire du latin alors que leurs camarades finiront deux heures plus tôt, à moins d'être motivé (je parle surtout de l'enseignement en collège et lycée). D'autre part, il est certain qu'étudier le latin peut apporter une connaissance plus riche, mais je rejette l'idée que certains véhiculent qu'on n'est pas un vrai litérraire si on n'a pas fait de latin. C'est du sectarisme: je n'ai fait que 2 ans de latin au collège dont je ne garde aucun souvenir et donc, je ne suis pas digne d'être une "vraie" litteraire. Je n'ai donc pas la légitimité de désirer devenir professeur de français, car j'en saurais evidemment toujours moins que ceux qui ont fait du latin… J'ai parfois l'impression que c'est ce que certaines personnes pensent et au risque de me repeter, ce n'est pas parce qu'on ne sait pas lire le latin qu'on ne peut pas découvrir la culture literraire latine. Pour finir, j'ai moi aussi entendu dire par l'un de mes professeur que l'Etat désirait privilégier les filières dîtes "utiles" et par la même délaisser les autres filières qui ne mènent, soi-disant, à rien (la filière lettres classiques est directement visée mais pas seulement). Si mes souvenirs sont bons, mon professeur nous a lue une lettre du ministère qui disait quelque chose comme: "L'Etat, et le contribuable, ne peuvent continuer à financer des filières qui mènent chaque année 100 étudiants à se présenter pour un poste."
Je pense tout simplement que ce sont des langues où les élèves s'ennuient …
Elles sont anciennes et inutiles.
A quoi bon les apprendre? si ce n'est pour les utiliser …
Pour moi étudier le latin ou le grec c'est juste du supplément pour ses propres connaissances …
Il faut les étudier par envie , par désir , par plaisir …
Elles sont anciennes et inutiles.
A quoi bon les apprendre? si ce n'est pour les utiliser …
Pour moi étudier le latin ou le grec c'est juste du supplément pour ses propres connaissances …
Il faut les étudier par envie , par désir , par plaisir …
Réponse à Ondine
de monsieur S. notre président
de monsieur S. notre président
il n'y a pas beaucoup de déobuchés avec les langues mortes, quoique si on regarde de plus près, tous ceux qui affirment que le latin, grec ne servent à rien se trompent, même pour un bac S il faut avoir des notions de latins, ne serait-ce que pour le nom des plantes, médicaments
je trouve que c'est dommage de repousser des langues qui sont quand même la base du français et d'autres langues
je trouve que c'est dommage de repousser des langues qui sont quand même la base du français et d'autres langues
est-ce que le problème n'est pas là ?
on donne comme premier role à l'école " travailler pour avoir un métier"…
ce qui de plus en plus parait fumisterie puisqu'il n'y a pas de travail - ou prou - et que les diplomes sont de moins en moins attendus ou reconnus
est-ce que donc le role de l'école ne se situe pas en amont de cet objectif ? instruire, réfléchir, penser, savoir… mot qui je le rappelle n'est pas un GROS MOT ! ! ! (en tout cas, pas dans mes dictionnaires !)
on donne comme premier role à l'école " travailler pour avoir un métier"…
ce qui de plus en plus parait fumisterie puisqu'il n'y a pas de travail - ou prou - et que les diplomes sont de moins en moins attendus ou reconnus
est-ce que donc le role de l'école ne se situe pas en amont de cet objectif ? instruire, réfléchir, penser, savoir… mot qui je le rappelle n'est pas un GROS MOT ! ! ! (en tout cas, pas dans mes dictionnaires !)
Bonjour,
Je pense que la réflexion de M.S citée par Ptipanda (merci pour ta réponse) est très inquiétante. L'étude des langues anciennes n'est pas inutile, elle est utile à des choses qui dérangent certaines personnes. N'oublions pas que la philosophie est née en grèce antique, et que le fondement culturel et linguistique du français c'est le latin. Le jour où plus personne ne saura traduire correctement un texte en langue ancienne on aura perdu une part FONDAMENTALE de notre identité.
Pour ceux qui pensent que le latin est une langue trop difficile et pas adaptée à notre cerveau de français, mais alors que dire du chinois ou de l'arabe, deux systèmes linguistiques diamétralement opposés au nôtre? On ne pourrait alors apprendre aucune langue parce qu'on est habitué à un système?
Le latin c'est très important pour bien comprendre notre langue si difficile, il est très dommage de se priver d'un instrument si précieux. C'est une langue extrémement logique, il y a très peu d'irrégularités, sa propre régularité peut nous aider à mieux manier notre propre langue. De plus, entrer dans un système tout à fait différent permet de s'ouvrir l'esprit à un autre fonctionnement, à une autre façon de dire le monde, dont il nous reste des traces en français. Mais c'est sûr, il faut apprendre sa grammaire latine…
Je ne suis pas pour l'obligation de l'apprentissage du latin, je suis pour sa revalorisation à l'école, sa réapparition (parce que là on fait tout pour qu'il disparaisse, de manière très sournoise je trouve). Il me semble impératif que toute personne qui veut étudier les lettres ait quand même quelques rudiments de cette langue et surtout quelques connaissances sur les écrits qu'elle nous a laissé, de même pour le grec. Comment vraiment comprendre la littérature du moyen-âge et du XVIe sans connaître un peu la langue latine? Comment maîtriser et comprendre la langue que l'on va enseigner sans avoir fait un peu de latin? N'oublions que jusqu'au XXe, l'enseignement comportait du latin, tous les élèves passaient par là, Rimbaud lui-même par exemple était très fort en cette matière, et on peut déceler dans certains de ses poèmes des tournures inspirées du latin.
Le latin est sans doute une langue morte car elle n'est plus parlée, mais quoiqu'on en dise, elle perdure, dans la littérature, dans notre langue, elle est toujours vivante. Apprendre le latin c'est aussi redécouvrir notre propre langue et notre littérature.
Il faut sortir de l'utilitarisme qu'on veut introduire à l'école, parce que la connaissance, la capacité de comprendre et de réfléchir n'a pas de valeur, ce n'est pas monnayable. C'est sûr que d'un point de vue (horriblement) pratique, le latin ne sert à rien, mais c'est le cas dans l'absolu de toute connaissance un tant soit peu littéraire. Mais lorsque nous vivrons dans un monde où seul l'utile existera, nous en serons les esclaves, c'est une certitude.
Je pense que la réflexion de M.S citée par Ptipanda (merci pour ta réponse) est très inquiétante. L'étude des langues anciennes n'est pas inutile, elle est utile à des choses qui dérangent certaines personnes. N'oublions pas que la philosophie est née en grèce antique, et que le fondement culturel et linguistique du français c'est le latin. Le jour où plus personne ne saura traduire correctement un texte en langue ancienne on aura perdu une part FONDAMENTALE de notre identité.
Pour ceux qui pensent que le latin est une langue trop difficile et pas adaptée à notre cerveau de français, mais alors que dire du chinois ou de l'arabe, deux systèmes linguistiques diamétralement opposés au nôtre? On ne pourrait alors apprendre aucune langue parce qu'on est habitué à un système?
Le latin c'est très important pour bien comprendre notre langue si difficile, il est très dommage de se priver d'un instrument si précieux. C'est une langue extrémement logique, il y a très peu d'irrégularités, sa propre régularité peut nous aider à mieux manier notre propre langue. De plus, entrer dans un système tout à fait différent permet de s'ouvrir l'esprit à un autre fonctionnement, à une autre façon de dire le monde, dont il nous reste des traces en français. Mais c'est sûr, il faut apprendre sa grammaire latine…
Je ne suis pas pour l'obligation de l'apprentissage du latin, je suis pour sa revalorisation à l'école, sa réapparition (parce que là on fait tout pour qu'il disparaisse, de manière très sournoise je trouve). Il me semble impératif que toute personne qui veut étudier les lettres ait quand même quelques rudiments de cette langue et surtout quelques connaissances sur les écrits qu'elle nous a laissé, de même pour le grec. Comment vraiment comprendre la littérature du moyen-âge et du XVIe sans connaître un peu la langue latine? Comment maîtriser et comprendre la langue que l'on va enseigner sans avoir fait un peu de latin? N'oublions que jusqu'au XXe, l'enseignement comportait du latin, tous les élèves passaient par là, Rimbaud lui-même par exemple était très fort en cette matière, et on peut déceler dans certains de ses poèmes des tournures inspirées du latin.
Le latin est sans doute une langue morte car elle n'est plus parlée, mais quoiqu'on en dise, elle perdure, dans la littérature, dans notre langue, elle est toujours vivante. Apprendre le latin c'est aussi redécouvrir notre propre langue et notre littérature.
Il faut sortir de l'utilitarisme qu'on veut introduire à l'école, parce que la connaissance, la capacité de comprendre et de réfléchir n'a pas de valeur, ce n'est pas monnayable. C'est sûr que d'un point de vue (horriblement) pratique, le latin ne sert à rien, mais c'est le cas dans l'absolu de toute connaissance un tant soit peu littéraire. Mais lorsque nous vivrons dans un monde où seul l'utile existera, nous en serons les esclaves, c'est une certitude.
Tiens, alors je n'ai rien compris à la litterature du Moyen Age et à l'ancien français puisque je ne fais pas de latin. Pourtant j'ai un bon niveau dans cette discipline… De plus, je connais des professeurs n'ayant jamais fait de latin et qui s'en sortent très bien. Peut être devrait-ils changer de profession? Je ne voudrais pas paraître agressive, mais j'ai tendance à m'insurger quand on sous-entend que je ne pourrais jamais faire un bon professeur parce que je n'étudie pas le latin.
Je ne mets pas en cause le niveau de qui que ce soit je dis simplement qu'il faut prendre en compte l'importance du latin surtout au moyen age et au XVIe parce qu'à cette époque le latin était une langue étudiée, c'était la langue des études, de l'érudition. Forcément chaque auteur de cette période est imprégné de cette langue et de sa culture.
Mes profs de moyen age/XVIe connaissaient le latin, et nous faisaient quelques fois des citations dans cette langue pour éclairer les textes. Je pense que le latin est un plus qui permet d'aller plus loin sur certains textes, il donne une perspective.
Mes profs de moyen age/XVIe connaissaient le latin, et nous faisaient quelques fois des citations dans cette langue pour éclairer les textes. Je pense que le latin est un plus qui permet d'aller plus loin sur certains textes, il donne une perspective.
Je ne mettais pas en avant mon niveau en ancien français pour paraître interessante hein. 😉 C'est juste que le latin ne m'a jamais vraiment manqué pour comprendre cette langue, et que beaucoup arrivent à l'apprendre sans forcement en passer par là. Maintenant, je conçois que pour la domaine de la literrature à proprement parler, cela puisse donner une autre perspective. Cependant, je persiste et signe: ne peut-on faire un bon professeur de français si on n'a pas fait de latin?
Bon soit j'y suis allée un peu fort, c'est tout à fait vrai qu'il y a de très bons profs de français qui n'ont pas étudié le latin.
Malheureusement la disparition de cette matière se fait de plus en plus évidente, si les futurs profs n'ont plus le goût ni la possibilité de l'apprendre, bientôt les élèves ne sauront même pas qu'elle existe.
Malheureusement la disparition de cette matière se fait de plus en plus évidente, si les futurs profs n'ont plus le goût ni la possibilité de l'apprendre, bientôt les élèves ne sauront même pas qu'elle existe.



