Parce que vous croyez qu'il suffit de trouver anormale une construction pour se permettre de corriger au nez et à la barbe de spécialistes qui connaissent tous les manuscrits, baignent dans la philologie (au sens vrai du terme), ont fait de multiples travaux de recherche, connaissent parfaitement les travaux des autres, etc… ? Les moines du Moyen-Age n'avaient pas ces scrupules, et ils ont ainsi défiguré nombre de textes grecs !
Quant à penser que si une forme est grammaticalement possible, elle peut exister, c'est une idée que seuls les Surréalistes (que j'admire par ailleurs) ou des poètes comme Max Jacob ont pu avoir…
Sans rancune aucune (ça rime !) 🙂
Parce que vous croyez qu'il suffit de trouver anormale une construction…
Je sais bien que je ne puis pas y prétendre moi même, je ne suis qu’un amateur. N’en parlons plus, c’était une plaisanterie, je crois qu’il faut que je le précise.
Quant au fait de penser que si une forme est grammaticalement possible, elle peut exister, il me semble que c’est à la base de la linguistique générative, mais je m’y connais peu.
Mais même si c’est faux, il reste l’extrait de Plaute que j’ai cité : Avec «heus» juste devant, «aliquis» n’y est-il pas employé au vocatif ?
Bonjour à tous
- L’origine de cette discussion à laquelle je me permets de me joindre est "marcosoliveirahelena a écrit" : “Je ne saisis pas le rapport vocatote/aliqui. Ne devrait-on pas dire « vocanto »?
- Jacques a proposé “Vocatote est un impératif futur, 2ème personne du pluriel, et aliqui est une forme seconde d'aliquis ; les deux ne semblent pas aller ensemble, mais c'est du langage parlé : "Faites-moi venir de là, quelqu'un" = "Que l'un d'entre vous me fasse venir de là".”
Il est vrai que “ aliqui” peut être une forme seconde de “aliquis”: par exemple “Tum suo more conclamauerunt, uti aliqui ex nostris ad colloquium prodiret”.(César, B.G, V, 26): verbe au sg donc aliqui est au nominatif sg.
Il est vrai aussi que “les deux“ ( les sing aliqui / aliquis d’une part et l’ impératif pluriel d’autre part) “ne semblent pas aller ensemble.” Pourtant on rencontre chez Plaute et chez Térence des tournures de ce type:
“ Heus, foras exite huc aliquis. .(Plaute, Epidicus, 399): “Holà! quelqu'un ici.”
“Heus heus! Aeschinus sum ego. Aperite aliquis actutum ostium. (Térence, Adelphes, 637)
“ Aperite, aperite heus, Simoni adesse me quis nuntiate” (Plaute, Pseudolus, 1284): ici “quis” et non “ aliquis” mais le phénomène est identique.
“ Heus aliquis actutum huc foras exite, illinc, pallium mi ecferte.” (Plaute, Mercator V, 2, 910) relevé et transmis, mais de manière tronquée (absence des impératifs),par" ceci est mon pseudo."
Aussi, dans “Si quis me quaeret, inde vocatote aliqui” (Plaute Stich. 67), il me semble que faire de “ aliqui” un singulier -plus rare sans doute que “ aliquis” dans cet emploi - soit la meilleure solution.
En ce qui concerne le cas de “aliquis- aliqui(SINGULIER)” j’imagine mal qu’il puisse être au vocatif car cela supposerait qu’il s’accorde syntaxiquement ,en tant qu’apposé, au sujet de l’impératif 2è pers du PLURIEL.
A supposer que “ aliqui” dans la tournure “impératif pl 2èpers+ aliqui” soit au pluriel ( ce que je ne crois pas) , le vocatif me semble également improbable .
Je suis tenté d’analyser aliquis- aliqui (sg ou pl) dans ces passages à l’impératif comme des nominatifs sujets de tournures sous entendues telle que “ Sortez, si il y a quelqu’un/ Ouvrez vite la porte s’il y a qqn” mais je reconnais que cela est peut-être “chercher midi à quatorze heures” et que cela doit être plus solidement étayé!
Cordialement!
Non, non, il n'y a rien à rajouter à ce que vous avez dit.
La tournure relevée par ceci est mon pseudo est comparable à celle qui nous occupe ; aliquis ou aliqui ne sauraient être des vocatifs : on ne donne pas d'ordre à "on" ; le heus aliquis est exclamatif (ou interrogatif), l'ordre est ensuite exprimé par exite, à la seconde personne.
non ei facilis tribuatur ingressus,
La forme verbale « tribuatur » est au subjonctif présent passif ( = que l'entrée aisée ne lui soit pas accordée ). Quelle est sa valeur?
poenulus: « tribuatur » est un subjonctif présent indiquant une volonté.
La négation du subjonctif optatif se fait-elle toujours par le biais de l'adverbe « non » ?
Je me souviens que, dans un autre message,
Jacques a dit qu'il n'y a pas de subjonctif exhortatif à la troisième personne du singulier. Suis-je correcte? Et dans quel message?
Bonjour, le subjonctif présent exprimant la volonté ( la volition ) est nié par " ne" mais " non" est également possible : " Non sint sine lege capilli" écrit Ovide ( Am. 3, 133).Cordialement
poenulus, je vous remercie la phrase d'Ovide. En outre, il s'agit tout à fait d'un subjonctif volitif (avec une nuance d'exhortation, de conseil ou d'ordre). En l'occurence, à mon avis, on a plutôt affaire à une tournure exprimant un ordre, bien que l'appellation « subjonctif exhortatif » soit abusive.
À PROPOS (ENCORE) DES INTERROGATIFS:TENDANCES: - pronom - quis
- déterminant - qui
EXCEPTIONS: - pronom - qui
- déterminant - quis
INFORMATION DEMANDÉE: - quis - l'identité
- qui - la caractéristique
Le pronom-interrogatif « quis » interroge sur l'identité.
Le pronom-interrogatif « quis » est d'ordinaire un pronom.
Donc, le pronom (N/S/M) interroge d'ordinaire sur l'identité.
(Le pronom interroge-t-il d'ordinaire sur l'identité?)
Le pronom-interrogatif « qui » interroge sur la caractéristique.
Le pronom-interrogatif « qui » est d'ordinaire un déterminant.
Donc, le déterminant (N/S/M) interroge d'ordinaire sur la caractéristique.
(Le déterminant interroge-t-il d'ordinaire sur la caractéristique?)
=> Mes déductions sont-elles correctes? Que le plan d'analyse
particulier-(
général) soit remarqué!