Bonjour, je suis en 1ère L et mon prof nous a donné un bac blanc à faire à la maison.
J'aurai besoins d'aide pour les questions de corpus: il y en a deux à traiter et j'ai déjà fait la première.
Le sujet s'intitule << Le regard étranger >> ( Argumentation )
Il y a quatre textes:
Texte A: un extrait des Trois voyages de Jacques Cartier ( de Jacques Cartier… )
1) Qu'est-ce qui différencie le texte de Jacques Cartier des texte de La Bruyère, Montesquieu et Voltaire ? ( 1 point )
2) Quelle est la visée principale des trois derniers textes ? ( 3 points )
Voilà ce que j'ai répondu:
Pour la 1) ( en résumé ) J'ai dis qu'a priori tous les textes étaient semblables car c'est à chaque fois la découverte par un étranger d'un monde qui lui est inconnu. Pourtant celui de Jacques Cartier est différent parce que c'est un vrai voyage qu'il a fait et un vrai pays inconnu qu'il découvre. Enfin j'en arrive à dire que son texte est différent car il est didactique et que les autres sont satiriques ( ils utilisent le regard étranger pour dénoncer en se moquant le propre monde dans lequel ils vivent ).
Là j'aurai voulu savoir si ma première partie est utile ( dire qu'a priori les textes sont semblables). C'est une question sur 1 point et mon paragraphe fait un peu plus d'une page…
Puis pour la 2) On demande LA visée principales des 3 derniers textes. Je comprend pas si c'est la visée de chaque texte ou celle commune aux 3… ( J'ai trouvé: texte B Je pense que La Bruyère dénonce le culte de la personnalité de Louis XIV, mais je suis pas sure. Texte C: Je sais pas trop. Texte D: La guerre )
Merci d'avance pour votre aide et d'avoir eu la patience de tout lire 😀
( Je sais que c'est QUE la question de corpus et que pour certains c'est pas le plus important mais c'est tout de même 4 points et bien utile pour réussi le reste 🙂 )
J'aurai besoins d'aide pour les questions de corpus: il y en a deux à traiter et j'ai déjà fait la première.
Le sujet s'intitule << Le regard étranger >> ( Argumentation )
Il y a quatre textes:
Texte A: un extrait des Trois voyages de Jacques Cartier ( de Jacques Cartier… )
Ces gens-là se peuvent appeler sauvages, car ce sont les plus pauvres gens qui puissentTexte B: "De la cour", un extrait des Caractères de La Bruyère
être au monde ; car tous ensemble ils n’avaient pas la valeur de cinq sous, leurs barques et
leurs filets de pêche exceptés. Ils sont tout nus, sauf une petite peau dont ils couvrent leur
nature, et quelques vieilles peaux de bêtes qu’ils jettent sur eux en travers. […] Ils ont la tête
rasée en rond, tout autour d’une touffe réservée sur le haut de la tête, qu’ils laissent longue ,
comme la queue d’un cheval, qu’ils lient et serrent sur leur tête en petit tas, avec des
courroies de cuir. Ils n’ont d’autre logis que leurs barques, qu’ils retournent et se couchent
sur la terre sous celle-ci. Ils mangent leur viande quasi crue, après l’avoir un peu chauffée
sur les charbons et leur poisson pareillement. Tous les hommes se prirent à chanter et à
danser, en deux ou trois bandes, donnant de grands signes de joie de notre venue. ( il en manque un bout mais c'est pas trop important pour la suite )
L'on parle d'une région où les vieillards sont galants, polis et civils ; les jeunes gens au contraire, durs, féroces, sans mœurs ni politesse : ils se trouvent affranchis de la passion des femmes dans un âge où l'on commence ailleurs à la sentir ; ils leur préfèrent des repas, des viandes, et des amours ridicules. Celui-là chez eux est sobre et modéré, qui ne s'enivre que de vin : l'usage trop fréquent qu'ils en ont fait le leur a rendu insipide ; ils cherchent à réveiller leur goût déjà éteint par des eaux-de-vie, et par toutes les liqueurs les plus violentes ; il ne manque à leur débauche que de boire de l'eau-forte. Les femmes du pays précipitent le déclin de leur beauté par des artifices qu'elles croient servir à les rendre belles : leur coutume est de peindre leurs lèvres, leurs joues, leurs sourcils et leurs épaules, qu'elles étalent avec leur gorge, leurs bras et leurs oreilles, comme si elles craignaient de cacher l'endroit par où elles pourraient plaire, ou de ne pas se montrer assez. Ceux qui habitent cette contrée ont une physionomie qui n'est pas nette, mais confuse, embarrassée dans une épaisseur de cheveux étrangers, qu'ils préfèrent aux naturels et dont ils font un long tissu pour couvrir leur tête : il descend à la moitié du corps, change les traits, et empêche qu'on ne connaisse les hommes à leur visage. Ces peuples d'ailleurs ont leur Dieu et leur roi : les grands de la nation s'assemblent tous les jours, à une certaine heure, dans un temple qu'ils nomment église ; il y a au fond de ce temple un autel consacré à leur Dieu, où un prêtre célèbre des mystères qu'ils appellent saints, sacrés et redoutables ; les grands forment un vaste cercle au pied de cet autel, et paraissent debout, le dos tourné directement au prêtre et aux saints mystères, et les faces élevées vers leur roi, que l'on voit à genoux sur une tribune, et à qui ils semblent avoir tout l'esprit et tout le cœur appliqués. On ne laisse pas de voir dans cet usage une espèce de subordination ; car ce peuple paraît adorer le prince, et le prince adorer Dieu. Les gens du pays le nomment ; il est à quelque quarante-huit degrés d'élévation du pôle, et à plus d'onze cents lieues de mer des Iroquois et des Hurons.Texte C: Lettres Persanes ( la lettre XXIV ) de Montesquieu.
Nous sommes à Paris depuis un mois, et nous avons toujours été dans un mouvement continuel. Il faut bien des affaires avant qu'on soit logé, qu'on ait trouvé les gens à qui on est adressé, et qu'on se soit pourvu des choses nécessaires, qui manquent toutes à la fois.Texte D: Micromégas de Voltaire.
Paris est aussi grand qu'Ispahan: les maisons y sont si hautes, qu'on jugerait qu'elles ne sont habitées que par des astrologues. Tu juges bien qu'une ville bâtie en l'air, qui a six ou sept maisons les unes sur les autres, est extrêmement peuplée; et que, quand tout le monde est descendu dans la rue, il s'y fait un bel embarras.
Tu ne le croirais pas peut-être, depuis un mois que je suis ici, je n'y ai encore vu marcher personne. Il n'y a pas de gens au monde qui tirent mieux partie de leur machine que les Français; ils courent, ils volent: les voitures lentes d'Asie, le pas réglé de nos chameaux, les feraient tomber en syncope. Pour moi, qui ne suis point fait à ce train, et qui vais souvent à pied sans changer d'allure, j'enrage quelquefois comme un chrétien: car encore passe qu'on m'éclabousse depuis les pieds jusqu'à la tête; mais je ne puis pardonner les coups de coude que je reçois régulièrement et périodiquement. Un homme qui vient après moi et qui me passe me fait faire un demi-tour; et un autre qui me croise de l'autre côté me remet soudain où le premier m'avait pris; et je n'ai pas fait cent pas, que je suis plus brisé que si j'avais fait dix lieues.
Ne crois pas que je puisse, quant à présent, te parler à fond des moeurs et des coutumes européennes: je n'en ai moi-même qu'une légère idée, et je n'ai eu à peine que le temps de m'étonner.
Le roi de France est le plus puissant prince de l'Europe. Il n'a point de mines d'or comme le roi d'Espagne son voisin; mais il a plus de richesses que lui, parce qu'il les tire de la vanité de ses sujets, plus inépuisable que les mines. On lui a vu entreprendre ou soutenir de grandes guerres, n'ayant d'autres fonds que des titres d'honneur à vendre; et, par un prodige de l'orgueil humain, ses troupes se trouvaient payées, ses places munies, et ses flottes équipées.
D'ailleurs ce roi est un grand magicien: il exerce son empire sur l'esprit même de ses sujets; il les fait penser comme il veut. S'il n'a qu'un million d'écus dans son trésor et qu'il en ait besoin de deux, il n'a qu'à leur persuader qu'un écu en vaut deux, et il le croient. S'il a une guerre difficile à soutenir, et qu'il n'ait point d'argent, il n'a qu'à leur mettre dans la tête qu'un morceau de papier est de l'argent, et ils en sont aussitôt convaincus. Il va même jusqu'à leur faire croire qu'il les guérit de toutes sortes de maux en les touchant, tant est grande la force et la puissance qu'il a sur les esprits.
Ce que je dis de ce prince ne doit pas t'étonner: il y a un autre magicien plus fort que lui, qui n'est pas moins maître de son esprit qu'il l'est lui-même de celui des autres. Ce magicien s'appelle le pape: tantôt il lui fait croire que trois ne sont qu'un; que le pain qu'on mange n'est pas du pain, ou que le vin qu'on boit n'est pas du vin, et mille autres choses de cette espèce.
Ô atomes intelligents, dans qui l’Etre éternel s’est plu à manifester son adresse et sa puissance, vous devez sans doute goûter des joies bien pures sur votre globe : car, ayant si peu de matière, et paraissant tout esprit, vous devez passer votre vie à aimer et à penser ; c'est la véritable vie des esprits. Je n'ai vu nulle part le vrai bonheur ; mais il est ici, sans doute. » A ce discours, tous les philosophes secouèrent la tête ; et l'un d'eux, plus franc que les autres, avoua de bonne foi que, si l'on en excepte un petit nombre d'habitants fort peu considérés, tout le reste est un assemblage de fous, de méchants et de malheureux.Les questions sont:
« Nous avons plus de matière qu'il ne nous en faut, dit-il, pour faire beaucoup de mal, si le mal vient de la matière , et trop d'esprit, si le mal vient de l'esprit. Savez-vous bien, par exemple, qu'à l'heure où je vous parle, il y a cent mille fous de notre espèce, couverts de chapeaux, qui tuent cent mille autres animaux couverts d'un turban, ou qui sont massacrés par eux, et que, presque sur toute la terre, c'est ainsi qu' on en use de temps immémorial. Le Sirien frémit, et demanda quel pouvait être le sujet de ces horribles querelles entre de si chétifs animaux. « Il s'agit, dit le philosophe, de quelque tas de boue grand comme votre talon. Ce n'est pas qu'aucun de ces millions d'hommes qui font égorger prétende un fétu sur ce tas de boue. Il ne s'agit que de savoir s'il appartiendra à un certain homme qu'on nomme Sultan, ou à un autre qu'on nomme, je ne sais pourquoi, César. Ni l'un ni l'autre n'a jamais vu ni ne verra jamais le petit coin de terre dont il s'agit ; et presque aucun de ces animaux, qui s'égorgent mutuellement, n'a jamais vu l'animal pour lequel ils s’égorgent.
Ah ! malheureux ! s'écria le Sirien avec indignation, peut-on concevoir cet excès de rage forcenée ! Il me prend envie de faire trois pas, et d'écraser de trois coups de pied toute cette fourmilière d'assassins ridicules. Ne vous en donnez pas la peine, lui répondit-on ; ils travaillent assez à leur ruine. Sachez qu'au bout de dix ans, il ne reste jamais la centième partie de ces misérables ; sachez que, quand même ils n’auraient pas tiré l'épée, la faim, la fatigue ou l’intempérance les emportent presque tous. D'ailleurs, ce n'est pas eux qu'il faut punir, ce sont ces barbares sédentaires qui du fond de leur cabinet ordonnent, dans le temps de leur digestion, le massacre d'un million d'hommes, et qui ensuite en font remercier Dieu solennellement.
1) Qu'est-ce qui différencie le texte de Jacques Cartier des texte de La Bruyère, Montesquieu et Voltaire ? ( 1 point )
2) Quelle est la visée principale des trois derniers textes ? ( 3 points )
Voilà ce que j'ai répondu:
Pour la 1) ( en résumé ) J'ai dis qu'a priori tous les textes étaient semblables car c'est à chaque fois la découverte par un étranger d'un monde qui lui est inconnu. Pourtant celui de Jacques Cartier est différent parce que c'est un vrai voyage qu'il a fait et un vrai pays inconnu qu'il découvre. Enfin j'en arrive à dire que son texte est différent car il est didactique et que les autres sont satiriques ( ils utilisent le regard étranger pour dénoncer en se moquant le propre monde dans lequel ils vivent ).
Là j'aurai voulu savoir si ma première partie est utile ( dire qu'a priori les textes sont semblables). C'est une question sur 1 point et mon paragraphe fait un peu plus d'une page…
Puis pour la 2) On demande LA visée principales des 3 derniers textes. Je comprend pas si c'est la visée de chaque texte ou celle commune aux 3… ( J'ai trouvé: texte B Je pense que La Bruyère dénonce le culte de la personnalité de Louis XIV, mais je suis pas sure. Texte C: Je sais pas trop. Texte D: La guerre )
Merci d'avance pour votre aide et d'avoir eu la patience de tout lire 😀
( Je sais que c'est QUE la question de corpus et que pour certains c'est pas le plus important mais c'est tout de même 4 points et bien utile pour réussi le reste 🙂 )



