bonjour,
pouvez voue m'aider à trouver la réponse à ma problématique: quelle est l'image de l'homme?
mes pistes :
sa double nature:
-la grandeur de l'homme
-la misère de l'homme
D'où vient la grandeur propre à l'être humain? Qu'est-ce qui le différencie des animaux, des végé¬taux, des autres organismes présents dans l'univers? C'est à cette question que répondent ces
célèbres fragments où Pascal montre que la misère de l'homme est inséparable de sa grandeur.
pouvez voue m'aider à trouver la réponse à ma problématique: quelle est l'image de l'homme?
mes pistes :
sa double nature:
-la grandeur de l'homme
-la misère de l'homme
D'où vient la grandeur propre à l'être humain? Qu'est-ce qui le différencie des animaux, des végé¬taux, des autres organismes présents dans l'univers? C'est à cette question que répondent ces
célèbres fragments où Pascal montre que la misère de l'homme est inséparable de sa grandeur.
- L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser; une vapeur, une goutte d'eau suffit pour le tuer. Mais quand' l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu'il sait qu'il meurt et l'avantagea que l'univers a sur lui. L'univers n'en sait rien.
Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C'est de là qu'il nous faut relever et non de l'espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien pen¬ser : voilà le principe de la morales.
- Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.
- Roseau pensant.
Ce n'est point de l'espace que je dois chercher ma dignité, mais c'est du règlement de ma pensée. Je n'aurai pas davantage en possédant des terres. Par l'espace l'univers me comprend et m'engloutit comme un point : par la pensée je le comprends.
-La grandeur de l'homme.
La grandeur de l'homme est si visible qu'elle se tire même de sa misère, car ce qui est nature aux animaux nous l'appelons misère en l'homme par où nous reconnaissons que sa nature étant aujourd'hui pareille à celle des animaux il est déchu d'une meilleure nature qui lui était propre autrefois.
Car qui se trouve malheureux de n'être pas roi sinon un roi dépossédé. Trouvait-on Paul Émile' malheureux de n'être pas consul? au contraire tout le monde trouvait qu'il était heureux de l'avoir été, parce que sa condition n'était pas de l'être toujours. Mais on trouvait Persée si malheureux de n'être plus roi, parce que sa condition était de l'être tou¬jours qu'on trouvait étrange de ce qu'il supportait la vie. Qui se trouve malheureux de n'avoir qu'une bouche et qui ne se trouverait malheureux de n'avoir qu'un oeil? On ne s'est peut-être jamais avisé de s'affliger de n'avoir pas trois yeux, mais on est inconsolable de n'en point avoir.
Blaise Pascal, Pensées, écrites avant 1658, première édition posthume, 1669.



