Bonjour à tous,
Voilà, j'ai une introduction de philosophie à faire pour vendredi sur le sujet suivant: "le travail est-il une malédiction?"
En ce qui concerne mon accroche je pensais mettre: "tu gagneras ton pain à la sueur de ton front" la Genèse.
Même si cette accroche est un peu bateau, je suis en terminale S et ma ciltutre philosophique se réduit à peau de chagrin…
La définition du terme "malédiction" me pose aussi un problème, j'ai trouvé son étymologie latine, mais après, c'est le flou artistique…
Bref, quoiqu'il en soit, j'ai essayé de faire un squelette de plan car je dois l'ennoncer dans mon introduction:
I- Dans la mesure ou le travail est une contrainte, il est donc une malédiction
II-Mais le travail n'est-il toujours qu'une malédiction et non un moyen d'assouvir une passion?
III-????
Comme vous l'aurez compris, j'ai un problème avec le III car je n'arrive pas à "dépasser" mon sujet.
De plus, vous pouvez pensez que celà est bizarre, mais je n'ai pas réussi à trouver de problématique…
Pouvez-vous m'aider, s'il vous plait?
Merci
Didi du 75
Bonjour !
Pour ce qui est de la problématisation, tu es plutôt sur la bonne voie, mais il faut plus insister sur le rapport entre les termes du sujet.
Le travail semble en soi contraignant puisqu'il nous faut en permanence nous "mettre au travail", cela suppose un effort.
Pour le terme de malédiction, je ne sais pas si tu as vu l'idée de transcendance, il s'agit d'un malheur auquel on est voué par une puissance supérieure. A partir de là, je pense que le problème qui est sous-tendu est celui de la liberté, puisque comment être libre si on est "maudit"
Je pense, seulement, je ne suis pas spécialiste de philo. L'idée serait alors de voir si le travail est un asservissement ou une preuve de liberté.
Pour ce qui est des parties, pense aux thèses de Marx, qui ont comme problème guide la compatibilité entre travail et liberté.
Dans un premier temps, il est bien une source de liberté puisqu'il correspond à l'état de nature de l'humanité. L'imagination permet de se représenter son travail et d'en tirer satisfaction.
Cependant, l'homme peut s'aliéner dans le travail, dans un type de société (système capitaliste), à cause de l'inversion des syllogismes économiques (avant : marchandise - argent - marchandise, et capitalisme argent - marchandise - argent).
Le travail ne rend pas libre quand il est dicté par des fins extérieures et par la nécessité (=> là tu retrouves l'idée de transcendance et de malédiction)…
Enfin voilà, je ne sais pas trop ce que ça vaut,, je suis juste un petit hypokhâgneux 🙂
bon courage à toi et n'hésite pas à répondre !
Coucou!
Merci beaucoup pour ta réponse qui va pouvoir orienter mes recherches car à vrai dire, nous n'avons pas commencer le cours sur ce thème en classe car nous venons tout juste de commencer le théme "culture" avec les 3 définitions d'Edouard Sapir.
J'ai un peu avancer sur mon plan:
I- Dans la mesure ou le travail est une contrainte, il est donc une malédiction
II-Mais le travail n'est-il pas plutot un moyen de subevenir à nos besoins naturels et de trouver la liberté?
III-Au fond, de nos jours, le travail n'est-il pas plutot une alienation qu'une malédiction?
Je trouve que mes parties vont être déséquilibrées… le I- est trop restrictif selon moi.
Quant à la problématique, je n'arrive toujours pas à la formuler de facon à ce qu'elle réponde au plan…
Merci encore de m'aider et je vais de mon coter chercher sur les pistes que tu m'as données.
Eh bien pour la problématique, je pense à question du style ; le travail est-il asservissement (puisque la malédiction, au fond, c'est l'asservissement à quelque chose qui nous transcende) ou garantit-il notre liberté ? Le travail est-il par essence négatif ? Ne peut-on pas y trouver de valeur positive ?
Et le plan, pourquoi pas :
I) Le travail comme contrainte
=> Les esclaves dans l'Antiquité, valorisation de l'activité politique et de l'otium.
Le travail n'est pas pour les hommes libres.
Transition : dialectique du maitre et de l'esclave chez Hegel : le maitre dépend de l'esclave
II) On peut trouver dans le travail une forme de liberté
=> Marx, le travail source de liberté car il correspond à l'état de nature de l'homme
Transition : avec l'avènement de la société capitaliste, le syllogisme économique a changé, on passe de M - A - M à A - M - A, ainsi s'introduit dans le travail le problème de l'aliénation
III) La dérive du travail
=> Marx : le travail ne rend pas libre s'il est dicté par des fins extérieurs, le travail à la chaîne asservit.
Tu pourrais également citer Candide de Voltaire, où le personnage principal trouve son "salut" à la toute fin dans une situation stable, et, dans le travail. Mes souvenirs de ce livre sont assez vagues mais ils me semblent justes. 🙂
Coucou à tous!
Merci beaucoup pour tous vos conseils. J'ai rédiger mon introduction que j'ai rendu à mon enseignant. Je la mettrais sur le site en complet une fois que mon professeur me l'aura rendu avec ces commentaires comme ca, elle pourra profité à d'autres^^ et vous pourrez aussi émettre vos avis.
Bon weekend à tous, et souhaitez-moi bonne chance car je peux dire maintenant que le travail est une malédiction s'il s'agit d'étudier le chapitre de mathématiques sur les nombres complexes ^^ !
Didi du 75