Amoureux des Lettres, bonsoir !
Je suis en hypokhâgne, j'ai un commentaire linéaire à préparer en vue d'une khôlle de français dans deux jours sur la lettre 28 des Lettres Persanes. Je pense avoir globalement compris le texte, mais quelques expressions m'échappent. Voilà l'extrait :
1)On en voit même qui, par un prodige qu'on n'aurait osé espérer de leurs béquilles, marchent et vont comme les autres = même les vieux courent après les filles
2) On dit que la connaissance la plus légère met un homme en droit d'en étouffer un autre =
Il en faut peu aux Parisiens pour se montrer familier
3) deux ou trois heures du jour, où elles sont assez sauvages = les heures pendants lesquelles les comédiennes jouent leur rôle
Un grand merci pour avoir lu jusqu'au bout, n'hésitez pas à clamer votre désaccord !
Je suis en hypokhâgne, j'ai un commentaire linéaire à préparer en vue d'une khôlle de français dans deux jours sur la lettre 28 des Lettres Persanes. Je pense avoir globalement compris le texte, mais quelques expressions m'échappent. Voilà l'extrait :
"Je vis hier une chose assez singulière, quoiqu'elle se passe tous les jours à Paris.J'ai quelques pistes, un peu farfelues concernant ces expressions :
Tout le peuple s'assemble sur la fin de l'après-dînée, et va jouer une espèce de scène que j'ai entendu appeler comédie. Le grand mouvement est sur une estrade, qu'on nomme le théâtre. Aux deux côtés, on voit, dans de petits réduits qu'on nomme loges, des hommes et des femmes qui jouent ensemble des scènes muettes, à peu près comme celles qui sont en usage en notre Perse.
Ici, c'est une amante affligée qui exprime sa langueur; une autre, plus animée, dévore des yeux son amant, qui la regarde de même: toutes les passions sont peintes sur les visages, et exprimées avec une éloquence qui, pour être muette, n'en est que plus vive. Là, les actrices ne paraissent qu'à demi-corps, et ont ordinairement un manchon, par modestie, pour cacher leurs bras. Il y a en bas une troupe de gens debout, qui se moquent de ceux qui sont en haut sur le théâtre, et ces derniers rient à leur tour de ceux qui sont en bas.
Mais ceux qui prennent le plus de peine sont quelques gens qu'on prend pour cet effet dans un âge peu avancé, pour soutenir la fatigue. Ils sont obligés d'être partout: ils passent par des endroits qu'eux seuls connaissent, montent avec une adresse surprenante d'étage en étage; ils sont en haut, en bas, dans toutes les loges; ils plongent, pour ainsi dire; on les perd, ils reparaissent; souvent ils quittent le lieu de la scène et vont jouer dans un autre. On en voit même qui, par un prodige qu'on n'aurait osé espérer de leurs béquilles, marchent et vont comme les autres. Enfin on se rend à des salles où l'on joue une comédie particulière: on commence par des révérences, on continue par des embrassades. On dit que la connaissance la plus légère met un homme en droit d'en étouffer un autre. Il semble que le lieu inspire de la tendresse. En effet, on dit que les princesses qui y règnent ne sont point cruelles, et, si on en excepte deux ou trois heures du jour,où elles sont assez sauvages, on peut dire que le reste du temps elles sont traitables, et que c'est une ivresse qui les quitte aisément."
1)On en voit même qui, par un prodige qu'on n'aurait osé espérer de leurs béquilles, marchent et vont comme les autres = même les vieux courent après les filles
2) On dit que la connaissance la plus légère met un homme en droit d'en étouffer un autre =
Il en faut peu aux Parisiens pour se montrer familier
3) deux ou trois heures du jour, où elles sont assez sauvages = les heures pendants lesquelles les comédiennes jouent leur rôle
Un grand merci pour avoir lu jusqu'au bout, n'hésitez pas à clamer votre désaccord !



