Dépression en prépa L

La filière littéraire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,
Actuellement en classe préparatoire litteraire, j'ai des grosses difficultés pour apprendre et reussir à bien être concentrer en classe. Lorsque je rentre, je me sens très mal dans ma peau, je n'ai plus confiance en moi. Meme en lisant les messages qui me précede concernant un quelquoncque arrêt et une réorientation, je suis dans le doute total et n'arrive pas à trouver une sortie de secour pour m'accrocher à un espoir de reussite dans les autres filières.
Je n'arrive pas à me mettre au boulot, (meme si les cours sont plaisants) et le pire, c'est que je peux passer des soirées entières à pleurer sur mon sort, du coup, c'est la grosse dépression à la maison et mes parents n'en peuvent plus.
J'ai du mal à reprendre correctement des notes, et je suis toujours dans l'optique que rien ne va changer et que tout va rester figer ainsi, mais surtout, je suis consciente qu'il faut changer quelque chose, mais je ne sais quoi, pour pouvoir reprendre goût à ce qu'on m'enseigne.
Je ne sors pas beaucoup, il est vrai, je reste pas mal enfermée, mais même quand je sors, je n'arrive pas à couper de mes devoirs et l'echec de ma prépa (du coup, pris pour un echec total sur mes etudes) tourne en boucle, du coup, lorsque je rentre, je n'arrive pas à bosser.
J'ai tenté tout ce que je pouvais, par coeur, relecture, fiche bristol, enregistrement audio, mais meme en les reprenant regulierement, je n'arrive plus a apprendre cette masse de travail, qui s'agrandit et devient un monstre pour moi. Les angoisses reviennent et parfois j'ai envi de tout arrêter, mais la famille et mes amis me poussent à finir l'année, meme si je dois rendre copie blanche, chose que je trouve complétement inutile.
La peur de grandir est également présente dans mon esprit, et cela me freine également dans mon apprentissage des cours, du coup, je me disperse, les vacances sont passées, et quand j'ouvrais rien qu'un cahier, je ne pouvais pas apprendre, je me lève pourtant tôt pour refaire des tentatives et rien lâcher (pour ne pas regretter et dire que je n'ai pas fait d'effort), je n'arrive pas à me fixer un rythme et prendre du recul sur mon travail… De gros DS et kholles (mercredi en anglais) m'attendent ce mois-ci (comme la plupart de nous).

Pourriez-vous m'aider?
Merci d'avance…
Ju'
Bonjour Ju',

Ton message ne peut évidemment laisser personne indifférent. Permets-moi de te poser quelques questions pour essayer d'y voir plus clair. Si elles te semblent trop intrusives, tu n'es pas obligée d'y répondre ; tu peux aussi m'envoyer un message privé plutôt que de les donner dans la discussion publique.

Est-ce que tu as déjà essayé de parler de ces difficultés à tes camarades de classe ? As-tu songé à en parler à l'un de tes professeurs (je suis sûre que dans l'équipe, il y en a au moins un à qui tu pourrais te confier) ? A un membre du personnel de ton établissement, comme ton ou ta CPE, un-e conseiller-ère d'orientation-psychologue, un-e infirmier-ère..?

Je t'indique pour l'instant des interlocuteurs dans le cadre scolaire, parce que c'est sous cet angle-là que tu as abordé ton problème. Néanmoins, certains éléments dans ton message me laissent penser qu'il n'est peut-être pas uniquement lié à tes études, même si c'est comme cela qu'il se manifeste aujourd'hui. C'est là que mes questions deviennent un peu plus personnelles. Le terme de dépression que tu emploies dans le titre de ton sujet résulte-t-il d'un auto-diagnostic ? Si non, est-ce que tu es suivie par un psy (qu'il soit -chiatre ou -chologue) ? Tu évoques ta peur de grandir ; est-ce que cela t'as déjà entravée à un autre moment de ta vie ou est-ce la première fois que tu ressens ce genre de choses ?

Ce que tu décris comme un échec (mais il est bien trop tôt pour parler d'échec !) est peut-être le résultat de problèmes personnels qui n'ont pas grand chose à voir avec ta scolarité. Peut-être qu'il vaudrait mieux te recentrer sur toi-même quelques temps pour pouvoir repartir du bon pied dans tes études ? La réussite scolaire est le couronnement de l'édifice, mais ton bien-être passe avant. Je ne te dis pas de ne pas aller au bout de ton année, et en aucun cas je ne voudrais semer la confusion dans ton esprit, qui n'a pas besoin de ça en ce moment, par rapport aux conseils de tes parents ; mais de te rendre compte que toute ton existence ne se joue pas dans cette classe, ce qui implique sans doute de te focaliser sur d'autres pans de ta vie pour ce qui est du présent, et d'envisager l'avenir un peu plus sereinement.

Je t'invite à lire mon message et toutes les autres réponses que tu auras peut-être avec d'infinies précautions et un certain recul, car bien évidemment nous ne te connaissons pas et avons bien peu de légitimité pour te donner des conseils !

Je te souhaite bon courage et espère sincèrement que ça ira mieux aussi vite que possible !
Parce que le message de latucancita me paraît déjà dire un certain nombre de choses essentielles, je vais rester sur de grandes banalités : la période de novembre-décembre est particulièrement difficile en hypokhâgne. Les mois à venir permettent de respirer, parce que nous gagnons en lumière, parce que les notes montent, parce que les relations avec les khâmarades de khlâsse commencent à s'étoffer, etc.

Tout ça pour dire qu'en dehors de ce qui est personnel -cf latucancita-, il y a a peut-être aussi des éléments structurels qui tiennent à cette période de l'année.

Courage, courage, courage !
Tout ça me semble très complet. N'oublie jamais que tu as des interlocuteurs de différents statuts (camarades, profs, infirmier scolaire, CPE, proviseur adjoint, etc.).
N'oublie pas non plus un principe sacrosaint : le samedi soir, c'est fait pour sortir (cinéma, théâtre, opéra, soirée entre amis, concert, bref, ce que tu as sous la main) et une autre vraie grosse pause hebdomadaire est nécessaire.

Et je crois que latucancita a écrit le mot-clé : recul. Y a pas mort d'homme. T'as une sale note ? Ba, on en a tous pris et même un paquet ! Tu n'arrives pas à tout retenir ? Normal, il ne FAUT PAS tout retenir, parce que c'est impossible. Il faut voir en gros ce qu'on nous dit, saisir les raisonnements. N'abuse pas du Bristol : si ça te stresse parce que tu as l'impression qu'il faut savoir tout ce qui est dessus, débarrasse-t'en !

Tu es dans quel lycée ? Il y aura sans doute un membre de ce forum qui y sera passé et pourra te filer quelques coups de pouce adéquats.

Courage, comme dit Artz !
Comme cela a été dit, essaie de prendre du recul et n'oublie jamais ta santé, prends tu temps pour toi sans culpabiliser…
Garde en tête que vos profs, pour vous faire progresser et vous montrer le chemin à parcourir, vous notent comme s'il s'agissait du concours: il faut te dire que c'est la note que tu aurais obtenue le jour J. Il te reste plein de temps pour progresser donc! 🙂
Courage