Oraux de latin ENS Ulm
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Bonjour, je suis actuellement en khâgne LSH et souhaite aussi m'inscrire au concours de la rue d'ulm, en spécialité Lettres Classiques pour les deux écoles. J'ai eu la chance d'être sous-a l'an dernier et une de mes camarades a été admissible à ulm mais non admise à cause d'une note éliminatoire en latin, apparemment elle n'avait pas vraiment pris l'exercice au sérieux… Car son latin était loin d'être mauvais : 17 à l'écrit si je me souviens bien. Cependant cela laisse peser le doute : quel est réellement le niveau de difficulté de ce fameux oral que notre cher Felix n'est pas autorisé à passer avec nous? Je souhaite plus précisément recueillir des informations sur la difficulté grammaticale des textes. Question qui pourrait sembler idiote à certains : Peut-on tomber sur un Ovide, voire même… un Stace?
Merci pour vos réponses et bonnes fêtes!
Le niveau de l'oral de latin est beaucoup plus élevé que l'écrit -et de façon générale, les candidats tournent autour de 14-16 de moyenne pour les écrits, et de 9-10 pour les oraux…-. Personnellement, j'ai perdu 4 points entre les deux exercices.
Le niveau grammatical est variable. La poésie tombe régulièrement -donc Ovide, oui- avec la syntaxe que ça implique souvent.
Pour moi, les deux difficultés sont : le vocabulaire -mais ça, c'est un travail en amont- ; le temps -notamment, c'est difficile de faire un commentaire intéressant, or c'est ce qui fait la différence, je pense-.
On peut tomber sur tous les auteurs -dont les moins connus-. Tu peux trouver une liste dans les annales des oraux de l'ENS Ulm.
L'oral de latin est, à mon avis, l'oral éliminatoire par excellence, il faut donc le prendre au sérieux ! Du petit latin, donc ! -pour ma part, je faisais une version sans dictionnaire tous les deux jours en listant le vocabulaire inconnu, et du petit latin le plus souvent possible-.
Bonnes fêtes à toi aussi, et bon courage !
A fortiori en étant en khâgne LSH. Tu étais sous-a à Ulm en étant en khâgne classique ou déjà en LSH?
L'oral de latin, c'est très difficile d'y exceller, mais pas si dur d'avoir une note moyenne (12-14). Je ne me suis jamais astreint au même travail qu'Artz, juste au petit latin (mais 1h par jour… Ceci dit, ce n'est pas très difficile : on fait de l'histoire… hop, on en a marre : 20 minutes de petit latin ; on fait de la philo, on en a marre ? Hop, 20 minutes de petit grec…)
Le jury donne de plus en plus de vocabulaire à l'oral, ce qui est plutôt bien, mais ça ne demande pas moins de connaître un peu de latin : on a toujours l'impression que, sur la liste de 10 mots qu'on a, il y en a deux qui étaient utiles, en revanche, on en voit toujours facilement 8 qu'on aurait préféré voir sur le billet plutôt que ceux qu'a mis le jury.
A mon avis, pour un LSH, l'épreuve la plus dure sera l'histoire ancienne.
Quant aux différences avec l'écrit, c'est normal : l'épreuve de grec à l'écrit est devenue vraiment facile ; le latin, pour l'option lettres classiques, sinon facile, du moins largement abordable (après, j'ai toujours été une quiche en thème, ce qui ne m'a pas aidé).
Ce que j'ai compris très tard (i.e. après avoir passé deux fois les oraux), c'est que la seule chose qu'on nous demande, c'est de savoir du latin/du grec : pas besoin de se mettre la pression, mieux vaut prendre un bon petit Plaute/Lucien qui nous plaît bien et en lire 2 pages tous les jours au fond de son lit, mais le faire avec assiduité, plutôt qu'apprendre ds listes de mots par coeur. (Pour ma part, j'ai toujours été hermétique à l'exercice consistant à apprendre du vocabulaire ; toutefois, connaître son petit Martin, c'est très très utile, d'autant que c'est une référence pour le jury qui l'a appris en son temps.)
Bonsoir à tous et merci pour vos réponses. Je précise que j'ai été sous-a à Lyon( grâce à Bakhtine auquel je devrais élever un culte si je n'étais pas un ingrat), l'an dernier j'avais pris la décision de ne pas pendre part aux écrits d'ulm, en effet notre lycée nous propose une préparation en Lettres Modernes, avec quatre cours par an, où l'élève doit rendre le même nombre de commentaires. Et pourtant une élève a été admissible comme je l'ai déjà dit, et d'autres ont frôlé son résultat. Mais voilà, tous pouvaient être qualifiés de khûbes solides, et aujourd'hui le khûbe, c'est moi! Ainsi je pars à l'assaut de la rue d'ulm, davantage dans l'idée de m'éprouver moi-même que d'éprouver l'épreuve du concours . Je me suis armé pour le petit latin et le petit grec dès l'hypokhâgne, en ce moment c'est la vie d'Agricola pour la langue de Cicéron, et la vie de César pour celle d'Homère. Évidemment, je traduis aussi régulièrement Xénophon et Tite-Live qui sont au programme cette année.
Si je suis vos commentaires, je ferais mieux de prendre grec pour un (très) éventuel oral, étant donné que le nombre de candidat est beaucoup plus faible… En tous cas j'espère que vous avez tous intégré!
Mais, à Ulm, il y a du latin ET du grec à l'oral de Lettres classiques. Tu ne prends pas LC à l'oral ?
Juste une précision : il n'y a pas, stricto sensu, de note éliminatoire à Ulm, c'est-à-dire qu'on peut avoir 0 (mais je pense qu'à moins de rendre copie blanche ou de rester muet comme une carpe, on a au moins 0.5) et être quand même admis, et j'ai plusieurs exemples en tête 😉.
Comment est-ce possible ?
Tu as des exemples de 0 ? (Je vois une personne avec un 3 à l'oral d'histoire et qui est dans les 10 premiers… Pour ma part, c'était un 5 à l'oral de français. 😀 )
@verbum : eh bien, il suffit d'avoir de (très) bonnes notes ailleurs.
@chaant59 : 0, non, mais 0.5, oui! Je connais une personne qui a intégré avec 1 en latin (à l'oral) et une autre avec 4 et 0.5 en grec (écrit et oral).
HugoO a écrit :On peut avoir 0 (mais je pense qu'à moins de rendre copie blanche ou de rester muet comme une carpe, on a au moins 0.5) et être quand même admis.
Il faut quand même être très audacieux pour rendre copie blanche… et dérangé pour rester muet face à l'examinateur.
HugoO a écrit :@verbum : eh bien, il suffit d'avoir de (très) bonnes notes ailleurs.
" Il suffit de… " Évidemment, suis-je bête ! ^^ Ou alors, être de HIV ou LLG pour oser ce qui peut s'apparenter à de l'impertinence. :/
Pour l'anecdote j'ai eu Stace la première année où j'ai passé l'oral du concours et je ne savais absolument pas qui c'était…
Sinon l'épreuve de latin est assez intimidante oui, surtout quand on a commencé à l'apprendre en hypokhâgne, mais peut donner des résultats variés… Quand on tombe sur un texte qu'on a étudié pendant l'année, on peut s'en sortir très brillamment et ce n'est pas si rare (ça m'est arrivé la seconde année où j'ai passé le concours, sur Ovide d'ailleurs), surtout avec l'introduction du thème de culture antique. On peut aussi s'en sortir brillamment sur un texte inconnu, ceci dit.
Là je dis chapeau (parce qu'un 4 à l'écrit, il faut un paquet de 18-20 pour compenser !)
Pas moi. C'est dégoûtant.
chaant59 a écrit :Là je dis chapeau (parce qu'un 4 à l'écrit, il faut un paquet de 18-20 pour compenser !)
Oui, cette personne a par ailleurs intégré première dans sa série à Lyon 😉.
Bonjour à tous, quand je parlais de note éliminatoire je parlais en fait d'un 1/20. Avec 4 point de plus elle intégrait, mais bon finalement elle a obtenu la 21eme place à Lyon je crois. J'ai regardé les annales d'ulm. Ils donnent pas mal de voca mais tout de même, il faut être bien accoutumé à traduire du latin pour avoir le temps de faire un commentaire…
Chant 59, je m'inscris bien en LC donc oui tu as raison je passerai les deux langues à l'oral si Dieu le veut. Mais je pense véritablement qu'il y a un fossé entre les LC LSH et LC ULM. Je m'explique : 4 admissibles à Lyon en LC l'an dernier, et apparemment… tous viennent de khâgnes ulm. Pourquoi? A ce que mes profs m'ont expliqué, la plupart disposent déjà d'une bonne formation avant d'entrer en classe prépa. De plus, ces personnes bénéficient déjà d'un apprentissage du thème : il n'y a pas de doute, ce sont eux qui prennent les notes entre 16 et 20. Je vous livre aussi mon fantasme sur le sujet( mais là vous avez le droit de vous moquer de moi et d'enrichir mes connaissances) : je pense que beaucoup de LC d'ulm constituent un bastion de catholiques dans les études littéraires; une fille de HIV m'a raconté qu'un de ses camarades allait à la dernière messe de Paris en latin!! Concrètement ça sert à quoi de lutter contre ces gens là? De plus, l'apprentissage du grec et du latin en khâgne lyon est d'une absurdité sans nom : préparer un oral que nous n'aurons jamais, au détriment d'un écrit pour lequel les khâgneux d'ulm sont bien mieux armés. En effet je ne vois pas en quoi traduire du Aristophane, dont la plus grosse part du travail consiste en la recherche de vocabulaire, aide à traduire du Lysias ou du Platon. Je ne dis pas que cette méthode est dépourvue de toute utilité, mais je pense qu'elle est bien moins efficace que l'enseignement dispensé en prépa ulm.Certes j'ai bien 3 d heures de version par semaines en plus des cours, mais je n'ai pas l'impression que ce sera suffisant… Et pourtant j'y crois!
Oui, alors, c'est vrai qu'il y a toujours deux-trois cathos tradi qui prennent des bonnes notes en latin mais pas toujours. Faut reconnaître qu'être biberonné à coups de Thomas d'Aquin, c'est pas mauvais pour le latin, encore que le thème… Enfin bon, ça reste 2 ou 3 personnes par an (parce que tous les cathos tradi ne sont pas doués non plus).
Sans être tradi (oui je suis catho, mais je vais aux messes en français donc ça compte pas), on peut quand même avoir des bonnes notes à l'oral de latin. Si les Ulm réussissent mieux à Ulm, c'est simplement qu'on les a mieux préparé au hors programme. Après, il y a aussi le fait que Lyon apparaît souvent (c'est bien malheureux) comme une voie de garage (c'était un peu comme ça à Henri-IV) : il y a bien sûr des personnes qui le font par choix (parce qu'ils veulent se spécialiser très vite et/ou parce qu'ils veulent être vite préparés à l'agrég) mais il y a aussi le phénomène "niveau en latin" (encore que ça commence à se calmer un peu) : tu as un niveau suffisant en latin, tu as le droit d'aller en khâgne A/L ; tu ne l'as pas, prière d'aller en Cloud. Après, si tu as le niveau d'intégrer Lyon en LC, tu auras le niveau d'intégrer Ulm, avec 2 problèmes principaux à mon avis : les oraux sans programme (français et surtout philo) et les oraux avec programme que tu n'as pas en Lyon (histoire contempo et son 2e programme ; les 2 programmes d'histoire ancienne - ceci dit, ne stresse pas trop pour l'histoire ancienne, on peut s'en sortir avec deux bons manuels et quelques lectures à côté). Une amie a intégré en 2013 en venant de khâgne Cloud d'un lycée provincial, ne crois pas que c'est réservé à certains.
Verbum : qu'est-ce qui est dégoûtant ? Si c'est d'intégrer avec un 1, je ne vois pas le problème : ça signifie que la personne a eu d'excellentes notes dans d'autres disciplines. Heureusement qu'on a droit à l'erreur même quand on est brillant. (D'autant que si la dite personne était passée, comme ça arrive trop souvent depuis qu'il y a des programmes, sur un texte préparé en cours, elle aurait sans doute eu au moins 10…)
Ah merci de me réconforter, après l'oral de français hors programme ne m'effraie pas, je trouve que c'est un exercice extrêmement stimulant et faisable pour quelqu'un qui aime vraiment les lettres. La philo par contre… :/
Je comprends donc que tu viens d'HIV, dis-moi, y a t-il un véritable "fossé intellectuel" entre les AL et les Cloud? J'ai une amie qui venait d'AL, loin d'être bête, elle n'était pas monstrueuse non plus, grosse bosseuse quoi… C'est amusant on a le même phénomène chez nous à Bordeaux entre la prépa ulm et la prépa lyon 😀
chaant59 a écrit :
Verbum : qu'est-ce qui est dégoûtant ? Si c'est d'intégrer avec un 1, je ne vois pas le problème : ça signifie que la personne a eu d'excellentes notes dans d'autres disciplines. Heureusement qu'on a droit à l'erreur même quand on est brillant. (D'autant que si la dite personne était passée, comme ça arrive trop souvent depuis qu'il y a des programmes, sur un texte préparé en cours, elle aurait sans doute eu au moins 10…)
Un 1 ne relève pas de l'erreur mais de l'arrogance. Il n'y a pratiquement rien à faire pour obtenir cette note. C'est se moquer de l'épreuve que l'on a travaillée pendant deux ou trois ans. Et je trouve que cela ne se fait pas vis-à-vis des autres candidats et de l'ENS.
La notation des ENS n'est pas celle d'examens comme le bac hein … la logique est de produire un classement entre les candidats de manière à les départager. Celui qui a eu 1 ne s'est pas moqué de ses examinateurs : il a juste été moins bon que tous les autres candidats. Donc c'est parfaitement faux de dire '' il n'y a pratiquement rien à faire pour obtenir cette note ''.