Besoin d’aide pour la traduction d’un texte d’Horace

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5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous !

J'ai un texte d'Horace, Ad populum romanum à traduire.
Je me doute que le texte est assez simple mais je n'arrive pas à le traduire.
Ma traduction est incohérente et me fait mal aux yeux dès que je la regarde.
Pouvez-vous m'aider à le traduire correctement s'il-vous-plait ?
Nos manet Oceanus circum vagus : arua beata
petamus, arua divites et insulas,
reddit ubi cererem tellus inarata quotannis
et inputata floret usque vinea,
germinat et numquam fallentis termes olivae
suamque pulla ficus ornat arborem,
mella caua manant ex ilice, montibus altis
leuis crepante lympha desilit pede.
Illic iniussae veniunt ad mulctra capellae
Refertque tenta grex amicus ubera
nec vespertinus circumgemit ursus ouile
nec intumescit alta viperis humus.
Ce que j'ai tenté de faire :
L'océan vagabond reste autour de nous, nous réclamons des champs abondants, fertiles et des maisons, il rend la moisson chaque année à la propriété non labourée et il attribue des fleurs jusqu'aux vignes.
Il prospère et la petite prune qui orne l'arbre ne tombe jamais des branches d'olivier.
L'eau ruisselle du chêne, des hautes montagnes,…

Et après je n'y arrive plus du tout, j'ai seulement compris qu'il y avait une histoire de lait de chèvre, de bergère, d'ours et de prospérité.

Je suis désolée pour ce massacre et j'espère que vous pourrez m'aider.
Merci.
Emmy7 a écrit :Bonjour à tous !

J'ai un texte d'Horace, Ad populum romanum à traduire.
Je me doute que le texte est assez simple mais je n'arrive pas à le traduire.
Ma traduction est incohérente et me fait mal aux yeux dès que je la regarde.
Pouvez-vous m'aider à le traduire correctement s'il-vous-plait ?
Nos manet Oceanus circum vagus : arua beata
petamus, arua divites et insulas,
reddit ubi cererem tellus inarata quotannis
et inputata floret usque vinea,
germinat et numquam fallentis termes olivae
suamque pulla ficus ornat arborem,
mella caua manant ex ilice, montibus altis
leuis crepante lympha desilit pede.
Illic iniussae veniunt ad mulctra capellae
Refertque tenta grex amicus ubera
nec vespertinus circumgemit ursus ouile
nec intumescit alta viperis humus.
Ce que j'ai tenté de faire :
L'océan vagabond reste autour de nous,

Non : "L'Océan au cours circulaire nous attend" (l'Océan est censé être un fleuve qui entoure les continents).

nous réclamons des champs abondants, fertiles et des maisons,

petamus est au subjonctif et signifie "gagner" (un lieu) : Par la suite, il y a une erreur de ponctuation dans ton texte : divites ne peut porter sur arva : "Gagnons les champs, les champs fertiles et les riches îles"

il rend la moisson chaque année à la propriété non labourée

Sens ? C'est tellus le sujet, auquel se rapporte inarata : où la terre sans labour restitue Cérès (= la moisson) chaque année.

et il attribue des fleurs jusqu'aux vignes.

Sens ? vinea imputata ("qui n'a pas été taillé" cf Gaffiot) est le nouveau sujet : "et (où) la vigne sans taille fleurit continuellement"

Il prospère et la petite prune qui orne l'arbre ne tombe jamais des branches d'olivier.

Il y a une erreur dans le texte ; c'est olivae . D'autre part, tu as mélangé les deux vers : "et (où) bourgeonne le rameau d'un olivier qui ne déçoit jamais, / "et (où) la figue sombre orne son propre arbre"

L'eau ruisselle du chêne, des hautes montagnes,…

"(où) le miel coule du creux de l'yeuse, (où) des hautes montagnes…
levis lympha : "l'onde légère"
desilit : "bondit"
crepente pede : "d'un pied retentissant" (évocation des aux sources)



Et après je n'y arrive plus du tout, j'ai seulement compris qu'il y avait une histoire de lait de chèvre, de bergère, d'ours et de prospérité.
Difficile de t'aider sans traduire… Horace décrit un pays où règne l'âge d'or, la nature offre spontanément ses ressources à l'homme

Je suis désolée pour ce massacre et j'espère que vous pourrez m'aider.
Merci.
Merci beaucoup,
Je comprends beaucoup mieux maintenant.
Pour la fin du texte :

Je ne comprends pas quel est le sujet de veniunt
mulctra capellae : le lait de chèvre
iniussae : spontané
illic : un datif ?

refert : rapporte
grex : troupeau --> nominatif
amicus : ami
ubera : richesse, fécondité
tenta : je ne sais pas

nec…nec : ni…ni
uespertinus : le soir
circumgemit : gronde autour
ursus : ours --> nominatif
ouile : bergerie

--> ni l'ours qui gronde autour de la bergerie le soir

intumescit : se gonfle, s'élève
alta : haute
uiperis : vipère --> datif ou ablatif
humus : la terre --> nominatif ?

Merci encore.
Emmy7 a écrit :Merci beaucoup,
Je comprends beaucoup mieux maintenant.
Pour la fin du texte :

Je ne comprends pas quel est le sujet de veniunt

C'est iniussae … capellae

mulctra capellae : le lait de chèvre

Non. Il faut construire : iniussae capellae veniunt ad mulctra (vases à traire)

iniussae : spontané
illic : un datif ?

C'est l'adverbe de lieu "là".

refert : rapporte
grex : troupeau --> nominatif
amicus : ami
ubera : richesse, fécondité
tenta : je ne sais pas

Il faut construire : grex amicus refert ubera (les mamelles !) tenta (participe parfait de tendo).
C'est toujours l'idée que la nature s'offre spontanément et généreusement à l'homme, comme au temps de l'âge d'or.

nec…nec : ni…ni
uespertinus : le soir
circumgemit : gronde autour
ursus : ours --> nominatif
ouile : bergerie

--> ni l'ours qui ne gronde autour de la bergerie le soir

intumescit : se gonfle, s'élève
alta : haute
uiperis : vipère --> datif ou ablatif
humus : la terre --> nominatif ?

C'est assez difficile :
Nec humus alta : ni la terre profonde profonde
intumescit : ne se gonfle
viperis : de vipères.
L'idée est qu'il n'y a aucun animal "nuisible"



Merci encore.
Merci beaucoup pour votre aide !