Bonjour, je suis en 1èreS. J'ai un commentaire à faire sur le début du chapitre 1 de Une éducation Libertine de Jean Baptiste Del Amo.
J'ai quelques idées en tête mais j'ai du mal à les rédiger dans un plan.
J'ai pensé à un axe sur la description de ce que voit Gaspard (c'est à dire les procédés comme les métaphores ou comparaisons qui nous permettent de visualiser le décor par exemple). Cette description permet de dresser une sorte de tableau.
Ensuite, j'envisage peut-être un axe sur l'errance de Gaspard.
Pourriez-vous me dire si je pars sur de bonnes pistes ?
Ceci est le chapitre 1, Gaspard est un jeune breton qui découvre Paris. C'est l'été 1760…
J'ai quelques idées en tête mais j'ai du mal à les rédiger dans un plan.
J'ai pensé à un axe sur la description de ce que voit Gaspard (c'est à dire les procédés comme les métaphores ou comparaisons qui nous permettent de visualiser le décor par exemple). Cette description permet de dresser une sorte de tableau.
Ensuite, j'envisage peut-être un axe sur l'errance de Gaspard.
Pourriez-vous me dire si je pars sur de bonnes pistes ?
Ceci est le chapitre 1, Gaspard est un jeune breton qui découvre Paris. C'est l'été 1760…
Gaspard épongea à nouveau son front. Il ne savait où aller, voulait rejoindre la Seine mais ne pas l'atteindre trop vite. Il préféra se perdre un peu dans le labyrinthe des ruelles. Que ferait-il une fois sur les rives, sinon rafraîchir sa vilaine face ? La chaleur intransigeante le pressait de s'y rendre, de jeter à sa peau cette vase. Gaspard s'adossa contre un mur suffisamment ombragé pour être frais. La pierre but la chaleur de son dos, si vite qu'il frissonna. Il promena son regard sur les façades. Les portes béaient comme des gueules, les fenêtres semblaient aussi creuses que des orbites. Il entrevit les plafonds de bois vermoulu que mangeait une bouillasse, probablement de la suie, de la graisse, de la poussière accumulées depuis la nuit des temps, luisant dans la pénombre telle une chitine. De longues cordes pendaient d'une maison à l'autre. Une multitude de hardes coulaient au sol et sur les têtes des passants, en clapotis monocordes. Depuis une fenêtre, une femme tira à elle ses haillons. Deux yeux aveugles allumèrent sa face fuligineuse. Ses serres noueuses tremblaient, tâtaient le tissu puis l'engouffraient dans le trou d'où elle tendait son corps. L'araignée ramenait à elle le fil tenant la proie. Elle disparut avec une rapidité inquiétante.



