Bonjour.
Sujet: "Le romancier a-t-il le droit de tromper le lecteur en rendant sympathique un personnage malhonnête et malfaisant?"
Soit les trois romans suivants:
1. "Manon Lescaut" de l'Abbé Prévost. 1731.
2. "Les Liaisons Dangereuses" de Choderlos de Laclos. 1782.
3. "Le Lys Dans La Vallée" d'Honoré de Balzac. 1836.
Proposition de plan:
I. Les personnages principaux sont présentés comme des héros sympathiques aux yeux du lecteur alors que ce sont des fripons ou des catins (le Chevalier des Grieux et Manon Lescaut), des monstres sans moralité qui se complaisent à torturer leurs victimes (Mme de Merteuil et Le Vicomte de Valmont) ou des personnages inconscients du mal qu'ils font (Félix de Vandenesse).
II. Or le point de vue narratif adopté par l'auteur (point de vue interne dans les romans 1 et 3) ou le genre (épistolaire dans le roman 2) trompent le lecteur sur la vraie nature de ces personnages. Les personnages secondaires, qui sont en fait leurs victimes, apparaissent ainsi comme des vieux grincheux, des fourbes, des ingénus ou des dévots que le lecteur, ne peut que détester ou railler.
III. En agissant ainsi, l'auteur trompe le lecteur qui devient le complice de personnages malhonnêtes et malfaisants et se place non pas du point de vue des victimes malmenées par les héros, ce qu'il devrait faire normalement, mais du point de vue des héros malfaisants, en détestant ou en raillant avec eux leurs victimes.
Merci de me dire ce que vous pensez de mon plan et des exemples choisis. Connaissez-vous d'autres romans présentant une situation identique?
Cordialement.
Sujet: "Le romancier a-t-il le droit de tromper le lecteur en rendant sympathique un personnage malhonnête et malfaisant?"
Soit les trois romans suivants:
1. "Manon Lescaut" de l'Abbé Prévost. 1731.
2. "Les Liaisons Dangereuses" de Choderlos de Laclos. 1782.
3. "Le Lys Dans La Vallée" d'Honoré de Balzac. 1836.
Proposition de plan:
I. Les personnages principaux sont présentés comme des héros sympathiques aux yeux du lecteur alors que ce sont des fripons ou des catins (le Chevalier des Grieux et Manon Lescaut), des monstres sans moralité qui se complaisent à torturer leurs victimes (Mme de Merteuil et Le Vicomte de Valmont) ou des personnages inconscients du mal qu'ils font (Félix de Vandenesse).
II. Or le point de vue narratif adopté par l'auteur (point de vue interne dans les romans 1 et 3) ou le genre (épistolaire dans le roman 2) trompent le lecteur sur la vraie nature de ces personnages. Les personnages secondaires, qui sont en fait leurs victimes, apparaissent ainsi comme des vieux grincheux, des fourbes, des ingénus ou des dévots que le lecteur, ne peut que détester ou railler.
III. En agissant ainsi, l'auteur trompe le lecteur qui devient le complice de personnages malhonnêtes et malfaisants et se place non pas du point de vue des victimes malmenées par les héros, ce qu'il devrait faire normalement, mais du point de vue des héros malfaisants, en détestant ou en raillant avec eux leurs victimes.
Merci de me dire ce que vous pensez de mon plan et des exemples choisis. Connaissez-vous d'autres romans présentant une situation identique?
Cordialement.



