Le génie du romancier est dans la part du roman qui ne peut être ramenée au récit

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour !

j'en appelle à des neurones musclés pour m'aider à porter ma croix dissertationnelle… Voici : je travaille actuellement sur un sujet de composition qui tient dans cette phrase d'André Malraux : "Le génie du romancier est dans la part du roman qui ne peut être ramenée au récit". Ce doux propos est tiré de l'ouvrage intitulé "L'Homme précaire et la littérature".
Voici comment je compte traiter ce sujet :
Le postulat malrucien semble impliquer l'existence d'un "hors-récit", siège du génie, qu'on ne saurait confondre avec la trivialité du propos romanesque. Le roman devrait être pensé sur le mode d'une étrange dualité : au sein de celui-ci, on aurait d'un côté le récit proprement dit, et d'un autre côté une "part" qui serait le réceptacle privilégié du génie. Le sujet nous appelle (enfin je crois !) à montrer que le romancier est plus qu'un conteur ; le récit est le support incontestable du roman, mais il n'en est pas la fin.
Mon plan s'articulerait ainsi : dans les deux premières parties, j' "admets" la dualité récit/hors-récit ; dans ma dernière partie, je la remets en cause en me demandant si le génie n'est pas un principe d'unité du roman, qui rendrait tout découpage caduc.
Cela vous semble-t-il valable ?
Maintenant, voici (les premiers tâtonnements de)mon plan :

I- Il existe dans le roman une "part" fondamentalement distincte du récit, et qui serait le siège du génie du romancier.

1) Les interruptions (provisoires) de l'action, prétextes à la libre expression du génie. (Ex : je convoque ici le chapitre "Sub umbra" des Travailleurs de la mer, où Hugo se livre à une méditation cosmique, qu'il attribue à Gilliatt, pourtant simple pêcheur de crabes et de langoustes. A la fin du chapitre, l'auteur raccroche cette digression au récit en l'attribuant, dans un accord tacite avec le lecteur, au personnage. Mais en réalité, cette réflexion hautement métaphysique est proprement hugolienne, et pas "gilliattienne".)
2) La digression envahissante, qui se substitue carrément au récit. Ici je me réfère à Huysmans et à son roman A rebours qui brise la "fatale monotonie" du récit. L'auteur, par son interventionnisme permanent, explore son propre récit, le commente et s'en amuse.
3) Le roman, davantage l'aventure d'une écriture que l'écriture d'une aventure (J.Ricardou). Le génie du romancier ne réside-t-il pas dans le pur maniement du langage, dégagé des contingences du récit ? Cf Céline qui, dans l'usage qu'il fait de la langue populaire, affirme le primat du rythme et de la musicalité sur le sens. Le sens est volontairement estompé pour que le lecteur n'en soit que davantage disponible à l'écoute du rythme.

II- Réhabilitation de la dimension du conte : le génie du romancier présidant à la composition du récit, n'est-ce pas ce dernier qui en porte la trace la plus significative. N'en est-il pas la parfaite concrétisation ?

1) Réflexion sur le personnage romanesque, actant PARTICULIER du récit, mais aussi reflet d'une certaine UNIVERSALITE. Cf étymologie du mot "personnage" : "persona" (le "masque"), "per-sonare" ("résonner à travers"). Le romancier parfois vise à travers le type la possibilité d'atteindre à l'universel. Ex : la dimension christique du personnage de Gilliatt (voir Chapitre I, livre II, 3ème partie)
2) Le récit, plus qu'un tissu de relations, d'actions, de rebondissements, est une odyssée intellectuelle. (ici je sèche un peu : j'imagine que Proust est l'auteur à convoquer dans cette sous-partie, mais je n'ai aucun exemple qui me vienne à l'esprit).
3) Le génie se fonde sur l'exploitation des ressources techniques du récit. Un dépassement des contraintes ? Ici Balzac me semble très approprié (Le lys dans la vallée : je pense à la description qui est faite de la vallée où Félix est convaincu que vit Mme de Mortsauf : le lieu est à la fois décrit tel qu'il est, "objectivement", mais aussi comme une métaphore de la personne qui y réside : féminisation du paysage et végétalisation de la femme. Une description en mouvement.)

III) Le génie du romancier comme principe d'unité du roman : réconciliation de l'objectivité du conte et de la subjectivité du je écrivant.
je n'ai pas développé cette partie parce qu'elle ne me satisfait pas : il me semble que terminer une dissert sur un pseudo syncrétisme entre objectivité et subjectivité est un peu vreux, voire (aïe aïe) hors-sujet.

Voilà je vous ai présenté l'état de mes recherches. Pourriez-vous me dire (sans ambages 😉 !) ce qui ne va pas, ce qui va ; comment je dois orienter mon argumentation ; quels exemples convoquer.
Merci d'avoir eu le courage de lire mon embrouillamini… je n'ai même pas le courage de me relire
Je compte sur votre aide !
Merci d'avance…
Voilà quelques considérations assez communes et rapides sur une de ces formules sibyllines dont Malraux n'était pas avare.

Le roman moderne se démarque du conte dans lequel le charme réside dans la maîtrise du récit : le modèle en serait par exemple les Mille et une nuits. Shéhérazade serait l'auteur par excellence. Chez nous nous aurions l'Heptaméron de Marguerite de Navarre…
Le roman moderne apporte une rupture avec cette tradition en valorisant les ruptures du récit : récit imbriqué, descriptions, portraits, discours, considérations, toute rupture avec la trame linéaire du récit. Je pense à des précurseurs comme Diderot et son Jacques le fataliste, le roman épistolaire des Liaisons dangereuses avec sa polyphonie, ses récits révélateurs des acteurs, récits et philosophie du boudoir, récits et langage théâtral…
Le roman moderne devient un réceptacle universel, un genre à tout faire.
Je m'attacherais aussi à montrer le rôle irremplaçable de Balzac dans la naissance du roman moderne avec l'invention du génial retour de personnages dans cette Comédie humaine qui prétend rivaliser avec l'état-civil.
Je m'arrêterais sur Flaubert et sur sa vue multiple de la réalité, sur son ironie correctrice. Peut-être que Zola serait aussi le bienvenu avec ses tentatives d'intégrer la méthode scientifique dans le roman car le récit devient alors dans une certaine mesure contraint par le principe de causalité et l'expérience. Le roman devient laboratoire virtuel.
Pour Hugo, outre ce que tu cites et que je partage tout à fait, tu as aussi une tentative de sortir du récit traditionnel pour atteindre au genre poétique de l'épopée ou au roman symbolique : c'est vrai des Travailleurs de la mer, mais aussi de l'Homme qui rit, de Quatre-vingt-treize, des Misérables.
Un autre question serait de savoir si un roman digne de ce nom peut se passer du récit. A part un succès d'estime, ce type d'ouvrage n'est pas allé au-delà des intellectuels.
A contrario, le succès de la nouvelle se fonde justement sur sa concentration sur le récit.
Merci beaucoup Jean-Luc,

Je retiens vos considérations :
-sur le roman moderne qui ne se satisfait pas de la linéarité, et devient le "théâtre" de mille incursions. Le Roman bourgeois de Furetière n'est-il pas une bonne préfiguration de cette défiance vis-à-vis des artifices de la narration qu'on déroule continûment sans l'interroger ? Ce n'est pas une question rhétorique ! L'incipit de ce roman peut-il fournir un exemple satisfaisant, pas trop "canonique" ? (ici c'est une question purement méthodologique !).
-sur Flaubert (je n'y avais pas pensé ! merci!) qui double toujours son propos de cette remarquable ironie "correctrice" (je pense notamment au chapitre de Madame Bovary qui nous raconte le passage d'Emma au couvent, un chapitre qui DOIT se lire d'une main, l'autre tenant le Dictionnaire des Idées reçues…)
- sur le roman comme laboratoire de la pensée, le roman comme poétique du roman (même si, comme le disait Sainte-Beuve, le roman est de ces genres dont on n'édicte pas les lois, puisqu'il progresse par des chefs-d'oeuvre toujours imprévus).

J'ai aussi une question : A rebours n'es-il pas ce roman qui est la tentative la plus aboutie (parmi les romans "classiques" et reconnus) de renoncement au récit ? Dès le premier chapitre, l'action est condamnée au moment où Des Esseintes s'immerge "dans le silencieux repos de sa maison de Fontenay". Les données de l'intrigue traditionnelle sont éliminées ; on lit une accumulation de réflexions mues par une logique capricieuse. A rebours porte moins sur le contenu que sur le modèle de récit, les modes de narration et l'écriture.

Une autre question : le génie du romancier se traduit-il matériellement par le refus de la concentration, par un éclatement du récit qui lui ôte toute logique, tout systématisme ?
C'est une idée qui me séduit, mais que penser de la nouvelle alors ? Comme vous le signalez, la nouvelle, c'est l'art de la concentration. Le génie n'y a donc pas droit de cité ?
Cela fait beaucoup de questions, mais je tiens à vous dire que votre concours m'est très précieux. C'est peut-être pour cela que je vous sollicite de la sorte. Mais que me répondre ne soit pas une astreinte ! Si vous estimez que j'ai suffisamment d'éléments pour rendre un devoir acceptable, n'hésitez pas à me le dire !
Merci !
Bonsoir Hub,

Je souhaiterais d'abord revenir à une explication possible de l'affirmation de Malraux dont je ne connais malheureusement pas le contexte.

En ce début de XXe siècle qu'est devenu le roman "romanesque", celui qui ne serait qu'un récit ? On pourrait prétendre qu'il est usé jusqu'à la corde pour avoir tout misé sur le récit et ses péripéties (je suis un peu caricatural) :
- Roman d'aventures qui bégaie avec Pierre Benoît,
- Roman policier qui joue la surprise, Maurice Leblanc, Gaston Leroux…
- Roman populaire qui s'inscrit dans la continuité du roman noir ou gothique avec Chéri Bibi ou Fantomas,
- Roman officiel qui distribue des certitudes : Barrès, France, Rolland, le récit au service de l'idéologie.

Au-delà du simple récit dans la tradition romanesque avant Malraux :
Le récit cyclique du roman picaresque
Le récit orienté et le récit à motifs du roman de formation
Le récit complexe et philosophique de la fresque historique

Les romans qui semblent échapper au simple récit
Le roman encyclopédique qui cherche à rendre compte de la complexité du réel : Balzac, Zola . Le récit est construit selon le principe de causalité jusqu'au déterminisme. Il cultive l'attrait des aventures pour garder le lecteur dans ce foisonnement. S'il y renonce il va vers l'échec : Bouvard et Pécuchet, A rebours.
La quête spirituelle : Gide, Bernanos
La réflexion esthétique : Proust, le récit à intrigue est abandonné au profit d'une expérience de recréation d'un monde en voie de disparition.
Pour Malraux, Saint-Exupéry, Montherlant, Giono : le roman de la condition humaine, le récit devient une recherche des raisons de vivre. Les héros se déplacent dans un monde enténébré, sans certitude. Le récit est la quête de la sortie du labyrinthe. La réalité se dissout dans des bribes.

Enfin à ta question : le génie du romancier se traduit-il matériellement par le refus de la concentration, par un éclatement du récit qui lui ôte toute logique, tout systématisme ? Je ne crois pas que le génie se situe dans la destruction de la trame du récit, mais dans le refus de sa simplicité et de sa linéarité, trop éloignées de l'expérience psychologique du temps. Les grands romanciers vont donc inventer des structures plus complexes ou disjointes adaptées à leur projet (voir plus haut). Le récit reste indispensable au roman même à l'état larvaire.
Alors l'affirmation de Malraux peut se comprendre de la manière suivante : puisque le récit est obligatoire, le génie ne réside pas dans son utilisation même habile, mais dans le reste, c'est-à-dire la capacité à construire un univers personnel.

J'espère que ces considérations te permettront d'avancer.
Bonjour Jean-Luc,

je retiens toutes vos remarques, mais la lecture de votre dernière phrase ("Alors l'affirmation de Malraux peut se comprendre de la manière suivante : puisque le récit est obligatoire, le génie ne réside pas dans son utilisation même habile, mais dans le reste, c'est-à-dire la capacité à construire un univers personnel.") me rend tout à coup perplexe, même si je ne nie pas son exactitude.
Votre propos me semble parfaitement exact, et c'est cette idée qui doit orienter ma dissertation (l'idée de l'univers personnel qui dépasse la mise en oeuvre du récit). Mais le problème vient de ce que ma copie ne peut consister en une juxtaposition de "cas particuliers", une accumulation d'exemples d' "univers personnels". Je dois me soumettre aux contraintes conceptuelles de l'exercice de le dissertation. Je crains de mal m'exprimer. Cet univers personnel, siège du génie, ou plus précisément matérialisation de ce génie, ne présente-t-il pas des traits COMMUNS à l'ensemble des auteurs "géniaux" ?
Aïe aïe, dites moi si je dois reformuler mon propos ; je m'y perds moi-même.
Bonjour Hub,

Tu as très bien compris.
Il ne s'agit pas de juxtaposer plusieurs cas personnels, mais de montrer que le génie est bien dans ce regard personnel, cette réinterprétation de la réalité, en l'appliquant au genre romanesque qui s'appuie avant tout sur le récit.
Il suffirait par exemple de créer une équivalence entre génie et art ou artiste.
Si l'art n'est le plus souvent qu'une recomposition d'éléments pris dans la nature, on comprend que chaque écrivain voit la réalité au travers de sa personnalité. Selon les mots de Zola, "une oeuvre d'art est un coin de la création vu à travers un tempérament". Ainsi la Provence de Zola n'est pas celle de Mistral , d'un Daudet, à plus forte raison d'un Giono ou d'un Bosco.
En fait le réel est souvent absurde et sans beauté. L'art lui donne un sens, le reconstruit comme la tragédie qui transforme un fait divers en une question essentiellement humaine, dégagée de toute contingence, auréolée de son éternité. Ainsi le roman historique nous révèle le sens de l'aventure humaine au travers de la trame si dense des événements. Quatre-vingt-treize de Hugo simplifie la Révolution française en une épopée où se heurtent avec fracas des protagonistes symboliques : le marquis de Lantenac qui incarne l'ancien régime, Gauvain, son neveu, représentant l'idéalisme généreux de la République, Cimourdain, prêtre défroqué et séide de l'absolutisme révolutionnaire. Hugo juge le passé et nous enseigne aussi les principes qui doivent, à ses yeux, constituer la foi du monde.
La stylisation de l'artiste rend donc le réel plus beau et plus vrai. Il s'agit bien alors d'invention, de génie, c'est-à-dire de recomposition, de nouvelle synthèse, de la combinaison nouvelle de moyens en vue d'une fin. C'est affaire d'imagination, de sens des formes et des rythmes, d'association d'idées.
L'art ne peut être un simple choix parmi des éléments réels. Il doit être invention de formes nouvelles si nécessaire. Alors est dépassée la contradiction entre nature et art. L'artiste peut choisir, mais ce qui importe, c'est l'unité, la pensée créatrice qui allie aussi bien éléments réels qu'imaginaires en une oeuvre unique, composée, signifiante, répondant aux desseins de son créateur. L'artiste est alors démiurge, « le hasard et l'incompréhensible étaient ses deux grands ennemis » disait Baudelaire de Poe, il ajoutait : « S'il est une chose évidente c'est qu'un plan quelconque, digne du nom de plan, doit avoir été soigneusement élaboré en vue du dénouement, avant que la plume attaque le papier. Ce n'est qu'en ayant sans cesse la pensée du dénouement devant les yeux que nous pouvons donner à un plan son indispensable physionomie de logique et de causalité, - en faisant que tous les incidents, et particulièrement le ton général, tendant vers le développement de l'intention. (…) Pour moi, la première de toutes les considérations, c'est celle d'un effet à produire. » (…) (Préambule au Poème du Corbeau d'Edgar Poe).
L'art est sans doute une volonté de parfaire la création. "Le plus grand mystère, écrit Malraux, n'est pas que nous soyons jetés au hasard entre la profusion de la matière et celle des astres, c'est que dans cette prison nous tirions de nous-mêmes des images assez puissantes pour nier notre néant''. C'est peut-être tout simplement, la pathétique tentative d'échapper au temps, de parler aux hommes au-delà de la tragique destruction de la mort, en quelque sorte un désir d'éternité.
Bonjour Jean-Luc,

Je me permet de vous redemander de l'aide suite à mon premier courrier pour le sujet : Le génie du romancier est dans la part du roman qui ne peut être ramenée au récit".

Je pense avoir quelque peut avancé sur le sujet:

Ma première partie serait:
-L'intérêt du récit est ailleurs que dans l'intrigue elle même.
Dans cette partie je comte parler du fait que les romans peuvent nous apporter un certain savoir, je pense en particulier à la trilogie "Les fourmies" pour ce commentaire.


Ma seconde partie serait:
-Un roman n'est pas écrit seulement pour divertir, il a forcément un but précis.
Dans cette partie je voudrais évoquer la réflexion en tant que but, les personnages du roman qui, grâce à leur caractère, leur tempérament, … peuvent aussi nous amener à une certaine réflexion sur notre temps, notre condition, … Je pensait évoquer "La condition humaine" de Malraux.

Je pense aussi que parler de l'aspect historique d'un roman peut entrer dans le commentaire je pense en particulier à Balzac qui disait que l'oeuvre de sa vie était l'ensemble de ses roman, car en effet chaque roman décrit une condition,ou une classe sociale de l'époque de Balzac, et le tout nous montre assez fidèlement la société de son époque.


Je suis encore à cours d'idée quant à une éventuelle troisième partie, et au contenu des deux premières parties.

Comme je vous l'ai déjà fait remarquer, j'ai peur de ne pas bien comprendre le sujet ou en tous cas de ne pas réfléchir correctement dessus. J'aimerais vraiment que vous m'aidiez à le comprendre et à l'aborder correctement.

Amicalement.
Bonsoir Lanssade,

Essayons d'être simple.
Ce qui caractérise le roman est d'être essentiellement un récit. On pourrait dire autrement que le récit est l'épine dorsale du roman.
Ce récit peut constituer l'attrait immédiat du roman : roman d'aventures, roman policier, roman sentimental…
Rédiger un récit étonnant, nouveau, palpitant sans recourir aux procédés mélodramatiques demande déjà du génie. Il suffit de penser à la nouvelle qui cultive la briéveté et la chute du récit. Maupassant en est un bon exemple.
Il se trouve aussi que le roman prenant de la maturité, au XIXe siècle surtout, le récit continue à être l'ossature du genre, mais que le récit est accompagné de pauses multiples : descriptions, discours, portraits… dans lesquels le romancier trouve des occasions de manifester un autre génie que celui du conteur.
Il se trouve aussi que depuis le siècle des Lumières, le récit a été réutilisé pour critiquer, faire réfléchir, former…
Le génie du romancier se situe aussi dans sa capacité à créer un univers personnel, à nous restituer une vision personnelle de notre monde…
Aujourd'hui donc, le lecteur n'attend plus d'un roman qu'il se contente de raconter des histoires bien ficelées. Le lecteur exigeant attend aussi une réflexion, une information, un plaisir esthétique, un style…