À propos d’une pièce de Racine : "Il ne s’agit après tout que d’une conversation sous les lustres…

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir tout le monde, j'ai une dissertation a faire et pour tout vous dire, ce n'est pas mon fort … Je viens donc chercher de l'aide ici

Voici le sujet :

A propos d'une piece de Racine, Antoine Vitez, metteur en scene, déclarait : "Il ne s'agit après tout que d'une conversation sous les lustres. Mais pleine de dangers: on se fait des blessures par les mots qu'on dit"

Ce propos ne peut il s'appliquer, au dela de Racine au theatre en général ?

Voila, je vous remercie d'avance pour votre aide =)

Bonne soirée =)
je connais pas vraiment la pièce de theatre dont tu parles mais on peut dire que la phrase "on fait des blessures par les mots qu'o dit" rime avec le proverbe "il n ya que la vérité qui blesse" et donc que les mots ne sont toujours pas bien interprétés on leur donne le sens qui va avec notre humeur . bon les dissertations je te l'avoue je ne sais pas trop comment ça marche desolé 😞
voilà ce que je comprends du sujet :


conversation sous les lustres : conversation badine qui se déroule dans un salon, échange se déroulant dans un cadre social. Les lustres évoquent les châteaux, de grandes et belles pièces, hautes de plafond, éclairées par des lustres. Elles évoquent aussi une certaine catégorie sociale, les nobles ou les bourgeois, qui vivaient, recevaient ou étaient invités dans des salons. Ces salons sont des lieux de mondanités, d'où le terme conversation badine que j'ai utilisée au début.
Tout cela reste léger et sans conséquence dans un lieu de représentation sociale, qui est un salon. A ce titre, le salon est comparable au théâtre.


Mais pleine de dangers: on se fait des blessures par les mots qu'on dit
Cette partie de la phrase signifierait que les échanges ne sont pas si badins que cela. Au contraire ces conversations sont des combats, une épreuve ou une mise à l'épeuvre, puisqu'il y a danger.
Et ce danger vient du contenu des conversations. On dit couramment que les mots peuvent tuer, blesser, détruire, briser une carrière, sceller un destin.


Ce qu'on peut comprendre de cette citation c'est que finalement dans un contexte de représentation sociale, plein de codes et de sophistication, où l'apparence, l'apparat, tenir son rang a plus de valeur que tout est finalement un lieu d'adversité dans lequel les mots, aussi policés soit-ils, sont des armes de combat.
La similitude avec le théâtre est ainsi évidente, à savoir qu'un salon est un lieu de représentation et que les dialogues de théâtre sont semblables aux mots pleins d'esprit mais aussi meurtriers qui peuvent être tenus dans un salon.


Une dernière remarque : il est dit "on se fait…" et à mon avis, il faut l'entendre dans les deux sens : le mal que l'on peut faire aux autres, mais aussi le mal que l'on peut se faire à soi-même en disant certaines choses (qui ne se disent pas par exemple, des mots tabous, des idées taboues !).

Cependant je n'arrive pas a en sortir un plan pour ma dissertation, merci d'avance pour votre aide.
Bonsoir Darklad,

Tes réflexions sont bienvenues.

Je te partage les miennes :

Le théâtre est d'abord une représentation de la réalité au moyen d'un discours dialogué, destiné à faire progresser une action (drame) immobile, du moins perceptible au travers des propos. Pense à la bienséance qui interdit de montrer directement la violence, les combats. Les mots, par le récit, prennent en charge l'action. L'agitation du monde paraît toujours lointaine, comme filtrée par les propos des personnages.
Le fond de cette action est souvent la passion amoureuse d'où cette apparence de conversation de salon.
Mais les mots du théâtre jouent le rôle de révélateur des caractères, ils sont aussi le moyen d'agir sur autrui. La manipulation. Expression de l'implicite, de l'inavouable.
Le théâtre est le lieu de la violence verbale à défaut de la violence physique. Cette violence est parfois dissimulée par la politesse et les usages du monde mais finit toujours par affleurer.
Souvent le théâtre profère, menace, anathématise…
De plus le théâtre est fondé sur le conflit, en période paroxystique de crise jusqu'à un dénouement parfois tragique.

J'essaierais donc ce parcours :

Un théâtre parfois policé en apparence
mais aussi le lieu du cri et de l'affrontement
toujours révélateur de tensions parfois mortelles
pardon mais qu'on vous dites le théatre est souvent menaçant violent de part ses paroles et provoqur toujours un probleme cel veut il dire que les pièces comiques comme le tartufe en font partie
Bonjour Kouki,

Si Tartuffe a été l'objet d'une cabale, c'est bien parce que les propos n'y étaient pas anodins.

Certes, le faux dévot ne crie pas, ce serait d'ailleurs contraire à ses manigances, mais quand il pense avoir la situation bien en main, il n'hésite pas à menacer…

En outre, tu as bien perçu les conflits et les affrontements dans cette famille bourgeoise perturbée par le parasite hypocrite et le maître de maison aveugle, entêté et colérique…

Les aspects comiques voulus par Molière atténuent les aspérités dérangeantes de la critique de moeurs, mais pas au point que les dévots ne s'en soient trouvés irrités…
Merci de votre réponse Jean-Luc =) Je comprend maintenant mieux ce qu'il fallait que je sorte du sujet =)

Rebonjour Aurais-tu des exemple de piece de theatre pour ta deuxieme partie ?

Par exemple pour la manipulation, l'expression de l'implicite.

Merci encore

EDIT: J'ai pensé a Don Salluste pour la manipulation, qu'en dites vous ?