Devenir professeur

La filière littéraire

43 réponses · Page 2 / 3

Je ne veux pas vous décourager 😂 mais le métier de prof (que j'ai exercé quarante ans) est celui où l'on trouve le plus de dépressions nerveuses…
Et c'est bien triste… :/
J'ai du mal à voir comment on peut en arriver là
C'est un métier où il faut être solide psychologiquement. Si tu doutes de toi, c'est fini. Les élèves peuvent être très cruels (la plupart du temps, ils ne s'en rendent pas compte).
Je ne suis pas quelqu'un qui me laisse faire, et lorsque c'est le b…l en classe si ça ne tenait qu'à moi j'emploierais une solution radicale, mais après en tant qu'élèves on est du genre à dire "ce … m'a fichu dehors" "j'ai eu une heure de colle pour rien"
Le problème est que dès qu'on est un peu autoritaire, on est tout de suite pas apprécié des élèves (j'en suis une et je vois bien comment ça se passe :/) Je ne saurai pas quoi faire si j'étais dans le cas des profs mais des fois j'imagine à quel point c'est insupportable cette ambiance "je m'en foutiste"
En théorie, un prof n'est pas là pour se faire aimer mais pour faire travailler. Mais, en pratique, il est + agréable de travailler dans une ambiance "sympathique". Savoir où est le juste milieu, voilà le plus difficile à apprécier. Il faut que les élèves sachent "jusqu'où ils peuvent aller trop loin".
Je profite de l'occasion pour signaler que M. Peillon, d'un gouvernement qui se prétend de gauche, est en train de peaufiner une attaque massive contre notre métier, avec entre autres une baisse brutale et arbitraire de la rémunération d'un grand nombre de professeurs. A suivre prochainement dans l'actualité… :/

En tout cas, moi qui d'habitude étais le premier à insister sur la beauté de ma profession, je serai désormais plus réservé. En fait, je ne suis plus sûr qu'il soit sage de conseiller à qui que ce soit de vouloir devenir professeur en France dans l'avenir proche…
Euh, prof dans le public à l'étranger, c'est pire.
Jean-Luc Picard a écrit :Je profite de l'occasion pour signaler que M. Peillon, d'un gouvernement qui se prétend de gauche, est en train de peaufiner une attaque massive contre notre métier, avec entre autres une baisse brutale et arbitraire de la rémunération d'un grand nombre de professeurs. A suivre prochainement dans l'actualité… :/
De quoi s'agit-il ? :/
Mirliton a écrit :Euh, prof dans le public à l'étranger, c'est pire.
L'"étranger", c'est vaste ! 😜

En Allemagne, je ne pense pas que les profs du secondaire soient si mal lotis que ça, au contraire.
Mais sinon, je ne connais pas assez le reste de l'"étranger" pour me prononcer. 🙂
Je connais l'Espagne, l'Italie et le Royaume Uni (pas l'Allemagne ^^). Et, de très loin, les USA.
Tityre a écrit :
Jean-Luc Picard a écrit :Je profite de l'occasion pour signaler que M. Peillon, d'un gouvernement qui se prétend de gauche, est en train de peaufiner une attaque massive contre notre métier, avec entre autres une baisse brutale et arbitraire de la rémunération d'un grand nombre de professeurs. A suivre prochainement dans l'actualité… :/
De quoi s'agit-il ? :/
Par exemple :
https://www.snalc.fr/affiche_article.php?actu=1&id=885&id_rep=281

https://www.lille.snes.edu/spip.php?article2654
Le Snes qui défend les CPGE maintenant, on aura tout vu…

Le projet de M. Peillon me semble au contraire très juste, mais comme d'habitude, il n'ose pas aller assez loin tant le conservatisme domine dans ce pays.

A quand le statut unique pour le professeur du second degré et la suppression des classes préparatoires ? Vieilles promesses de la gauche qu'elle n'aura jamais le courage bien entendu de proposer une fois dans la majorité…
Oui, c'est vrai, cassons ce qui marche encore à peu près et suivons Peillon dans toutes ses lubies… 🙄
Et le problème n'est pas dans la légitimité ou non des CPGE (je n'ai pas eu une expérience entièrement positive de la prépa), mais dans la dégradation d'un statut et d'une rémunération qui, peu à peu, touchera aussi aussi les autres corps.
Des lubies ? Il essaye simplement de moderniser notre système, sans doute le plus idiot du monde…

Il ne sera jamais question de dégrader d'autres corps, écoutez un peu ce que dit M. Peillon avant de jeter l'opprobre sur lui, mais de mieux répartir les rémunérations entre les différents corps existants. Cela me semble juste que ceux qui ont le plus soient davantage mis à contribution pour augmenter les salaires de ceux qui sont dévalorisés. Pourquoi un prof de CPGE devrait-il être mieux payé qu'un prof de ZEP ?
Cela me semble juste que ceux qui ont le plus soient davantage mis à contribution pour augmenter les salaires de ceux qui sont dévalorisés
Ah vous trouvez ça normal dans le monde du travail ?
Non, ce que je trouverais normal ce serait de rapprocher les salaires de tous les enseignants de ceux des profs de CPGE par exemple. Pas d'exacerber les rancœurs entre les différents corps.
tropic a écrit :
Mirliton a écrit :Euh, prof dans le public à l'étranger, c'est pire.
En Allemagne, je ne pense pas que les profs du secondaire soient si mal lotis que ça, au contraire.
C'est vrai, en brut (au moins le double). Mais là-dessus il leur faut cotiser pour des tas de choses, notamment la Sécu, etc. Et ils travaillent beaucoup plus que les profs français : heures/semaine + obligation de rester au lycée durant les "heures ouvrables".
cr0ustibat a écrit : La filière lettres modernes est-elle intéressante ? On y apprend quoi?
L'enseignement en licence générale de lettres modernes (avec quelques variations suivant les universités) comporte dans l'ensemble :
- littérature française (histoire littéraire, étude des genres, stylistique etc)
- littérature comparée (étude comparée de textes en langue étrangère et en langue française)
- langue française (histoire de la langue, grammaire, linguistique etc)
- langue ancienne (latin ou grec)
- langue vivante (au choix)
- enseignement au choix (autre autre enseignement de lettre, langue supplémentaire, philo, histoire etc)
Il est sorti un rapport de la Cour des Comptes cette année et pas plus qu'ailleurs il n'est question de baisse globale de traitement des professeurs. Il est question de revalorisationet de redéfinition de mission et la comparaison est faite par rapport à d'autres fonctionnaires

Les chiffres collectés dans les comparaisons entre pays sont des montants bruts et sans ajouts de ce qui peut varier comme les Heures Sup et autres suppléments divers Or ces ajouts sont conséquents en France donc les résultats théoriques logiquement utilisés pour comparer seront différents de la réalité des traitements finalement perçus par les intéressés en France.

Il y a des exemples de traitements de professeurs dans le rapport
ex deux certifiés avec 15 ans d'ancienneté L'un reçoit 25240 euros et l'autre 38324, ce dernier cumulant HS + indeminités diverses + avancement plus rapide . L'avancement rapide pèse moins lourd dans le second montant que les HS et autres indemnités.
Bonjour à tous !

Je me pose quelques petites questions actuellement.
Je suis en hypokhâgne dans un grand lycée parisien (dont je tairai le nom, sait-on jamais) et je me pose des questions quant à mon avenir.
Ma mère étant professeur des écoles, je l'aide souvent à s'occuper des enfants, et découvre que j'apprécie cela. J'envisage depuis quelques années déjà de devenir professeur (mais au lycée plutôt, pas des écoles ou en collège).

Pensez-vous qu'il est bon d'être entrée en hypokhâgne de manière à parvenir à mes fins? Ou peut-être aurais-je du aller directement à la fac?
Evidemment, je sais pertinemment que l'ENS constitue, pour cela, la voie royale, mais je ne compte guère dessus. (Je ne pars pas défaitiste non plus, bien au contraire.)

Y a-t-il parmi vous des professeurs qui pourraient me parler de leur expérience personnelle. Cela m'aiderait réellement.

Et bien sur, je m'excuse par avance d'avoir posé une question qui a du l'être avant moi, mais je voulais une réponse plus… personnelle peut-être, de manière à me sentir plus concernée.

Merci par avance pour vos futures réponses (je l'espère) !

🙂
Je ne suis pas professeur, mais j'aimerais le devenir depuis longtemps, et avant d'intégrer l'ENS je m'étais posée la même question que toi et je m'étais renseignée auprès de mes profs notamment.

Oui, il est très utile d'être en HK/KH pour être professeur, car si tu n'as pas l'ENS, tu rejoindras les bancs de la fac avec des habitudes de travail et des méthodes qui feront que tu seras plus efficace à l'université, et que tu partiras avec un avantage pour les concours de recrutement du professorat. Car même si tu n'as pas le concours, rien que le fait de le passer et de le préparer sérieusement t'apprendra déjà beaucoup sur la façon de t'organiser, de gérer ton stress, et quand tu seras face au CAPES ou à l'agrégation, tu te sentiras certainement plus confiant(e), tu te connaîtras mieux et sauras mieux s'organiser pendant l'année de préparation au concours.