Bonjour, je dois rédiger un commentaire de texte sur Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux, un extrait de l'Acte 1 scène 7. J'ai établit une problématique qui est :
En quoi cette première rencontre apporte-t-elle un aspect comique ?
ainsi qu'un plan :
I- Un dialogue motivé par des intérêts dissimulés
II-Qui évolue vers un badinage amoureux comique
III- Mais, voué à l'échec
Je n'ai pas encore trouvé de sous-parties mais pensez-vous que la problématique et le plan soient justes pour ce texte ?
Un grand merci pour toute aide.
Bonsoir.
Je n'ai pas encore trouvé de sous-parties mais pensez-vous que la problématique et le plan soient justes pour ce texte ?
Difficile de te répondre sans le texte…
Affiche-le, ou donne-nous au moins la première phrase et la dernière phrase…
J'ai aussi pensé à un autre plan : I-Un badinage amoureux II-Par une scène comique III-Motivé par des fins différentes. Pensez-vous que celui-ci soit mieux ou bien le premier était-il plus complet ?
L'extrait débute par le début de la scène : "Ils se donnent la comédie" jusqu'à une réplique de Dorante :
"Eh bien ! Venge-t'en sur la mienne si tu me trouves assez bonne mine pour cela."
Acte I, scène 7
Silvia, à part. Ils se donnent la comédie, n’importe, mettons tout à profit, ce garçon-ci n’est pas sot, et je ne plains pas la soubrette qui l’aura ; il va m’en conter, laissons-le dire pourvu qu’il m’instruise.
Dorante, à part. Cette fille-ci m’étonne, il n’y a point de femme au monde à qui sa physionomie ne fit honneur, lions connaissance avec elle… (Haut.) Puisque nous sommes dans le style amical et que nous avons abjuré les façons, dis-moi, Lisette, ta maîtresse te vaut-elle ? Elle est bien hardie d’oser avoir une femme de chambre comme toi.
Silvia. Bourguignon, cette question-là m’annonce que suivant la coutume, tu arrives avec l’intention de me dire des douceurs, n’est-il pas vrai ?
Dorante. Ma foi, je n’étais pas venu dans ce dessein-là, je te l’avoue ; tout valet que je suis, je n’ai jamais eu de grande liaison avec les soubrettes, je n’aime pas l’esprit domestique ; mais à ton égard c’est une autre affaire ; comment donc, tu me soumets, je suis presque timide, ma familiarité n’oserait s’apprivoiser avec toi, j’ai toujours envie d’ôter mon chapeau de dessus ma tête, et quand je te tutoie, il me semble que je jure ; enfin j’ai un penchant à te traiter avec des respects qui te feraient rire. Quelle espèce de suivante es- tu donc avec ton air de princesse ?
Silvia. Tiens, tout ce que tu dis avoir senti en me voyant, est précisément l’histoire de tous les valets qui m’ont vue.
Dorante. Ma foi, je ne serais pas surpris quand ce serait aussi l’histoire de tous les maîtres.
Silvia. Le trait est joli assurément ; mais je te le répète encore, je ne suis pas faite aux cajoleries de ceux dont la garde-robe ressemble à la tienne.
Dorante. C’est-à-dire que ma parure ne te plaît pas ?
Silvia. Non, Bourguignon ; laissons là l’amour, et soyons bons amis.
Dorante. Rien que cela : ton petit traité n’est composé que de deux clauses impossibles.
Silvia, à part. Quel homme pour un valet ! (Haut.) Il faut pourtant qu’il s’exécute ; on m’a prédit que je n’épouserai jamais qu’un homme de condition, et j’ai juré depuis de n’en écouter jamais d’autres.
Dorante. Parbleu, cela est plaisant, ce que tu as juré pour homme, je l’ai juré pour femme moi, j’ai fait serment de n’aimer sérieusement qu’une fille de condition.
Silvia. Ne t’écarte donc pas de ton projet.
Dorante. Je ne m’en écarte peut-être pas tant que nous le croyons, tu as l’air bien distingué, et l’on est quelquefois fille de condition sans le savoir.
Silvia. Ah, ah, ah, je te remercierais de ton éloge si ma mère n’en faisait pas les frais.
Dorante. Eh bien venge-t’en sur la mienne si tu me trouves assez bonne mine pour cela.
Pourriez-vous me donner votre avis sur le plan que j'ai choisi ?
Merci.