Mauriac, Thérèse Desqueyroux - Questions

Entraide scolaire

21 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, est-ce que quelqu'un parmi vous a lu l'oeuvre de Thérése Desqueyroux François Mauriac ? j'ai des questions sur cet ouvrage
Bonsoir…
l'oeuvre de Thérése Desqueyroux François Mauriac
Ou plutôt "Thérèse Desqueyroux, l'œuvre de François Mauriac". 😉

Et toi, tu ne l'as pas lue ?
Qu'est-ce qu'on peut écrire comme introduction sur le xx éme siécle et l'oeuvre Thérése Desqueyroux de Francois Mauriac pour un commentaire composé ? Je veux aussi savoir si quelqu'un connait d'autres écrivains qui dressent un portrait d'une femme comme Thérèse ?
Quel travail depuis trois semaines ?
Je vais essayer d ecrire une introduction 🙂
Bonjour Gavilana.

J'ai lu "Thérèse desqueyroux" la semaine dernière. Je veux bien t'aider pour ton commentaire composé, mais il faut que tu me fournisses le passage du roman que tu dois commenter et que tu me donnes plus d'indications sur ce qu'on te demande de faire. C'est à dire quelle est la problématique? Quelle est la question posée?
D'autre part avant de rédiger ton introduction, il serait peut-être plus judicieux de rédiger au brouillon les idées que tu as sur le sujet et surtout de faire un plan pour ton développement.
Ton professeur t'as-t-il parlé des trois facultés rhétoriques à mettre en oeuvre pour élaborer un devoir? C'est au programme de seconde et première.

1. Inventio: recherche des idées. Capacité d'invention.

2. Dispositio: élaboration du plan. Art d'organiser son texte.

3. Elocutio: rédaction du devoir. Capacité à arranger le style.

Il faut suivre les trois étapes dans l'ordre. Tu ne peux pas rédiger une introduction si tu ne sais pas de quoi tu vas parler.
De plus dans ton introduction, il faut annoncer le plan que tu vas suivre dans le développement.
Quand tu auras élaboré ton plan avec quelques exemples, envoie le et je te dirai si tu vas dans la bonne direction.

Bon courage.


PS: - Rhétorique: Ensemble de procédés et de techniques réglant l'art de bien s'exprimer.
- Problématique: Questionnement. Ensemble de questions qu'on peut se poser sur un sujet.
j'ai foiré
T'as pas foiré : t'as rien foutu !
Bonsoir Gavilana.

Désolé de te répondre un peu tard pour ta conclusion sur le chapitre 11, mais je suis en vacances et je n'ai pas Thérèse Desqueyroux sous les yeux.

Si tu as déjà rédigé ton introduction et ton développement, tu peux procéder ainsi dans ta conclusion:

1. Résume en quelques lignes les idées auxquelles tu as abouti dans les 2 ou 3 axes de ton développement.

2. Ouvre le débat sur un autre auteur, ou un autre thème sous forme d'un questionnement qui pose une nouvelle problématique (ex: comparaison avec les rêveries de Mme Bovary ou la condition des femmes au début du 20ème siècle).

A toi de jouer!
Ce n'est pas grave, merci beaucoup pour ton aide 🙂
j'ai une question, dis moi si tu peux me passer ton adresse Email. voilà une question.
Quels vous semblent ils les caractéristiques majeurs du xx éme siécle. Illustrez par des exemples amplement commentés.
Gavilana a écrit :Quelles vous semblent les caractéristiques majeures du XX[sup]e[/sup] siècle ?
Mais à quel point de vue ?
Et quel rapport avec Thérèse Desqueyroux ?
Est-ce un autre devoir ?
J'ai fait ce devoir, non ca n'a aucun rapport avec Thérése ! là il me faut de l'aide sur Thérése j'ai essayé de répondre aux questions selon ma compréhension. La question est : Qui est le fils Azévédo et le petit Deguilhem ? Jean Azévédo : issue d'une famille juive; la famille Desqueyroux ne l'aime pas. fougueux, vif,dynamique vivant. Différent, réfléchit et lit beaucoup, il ne respecte pas les convenances. Ami d'Anne de la Trave, ils s'envoient des lettres d'amour, mais Jean ne répond pas à l'amour d'Anne, il ne partage pas les mêmes sentiments que la jeune femme et n'a aucune envie de l'épouser. le petit Deguilhem: inintéressant, il ne parle que de travail, considére que la femme doit rester à la maison, la famille Desqueyroux est d'accord pour qu'il épouse Anne, mais cette derniére ne l'aime pas. Quel rôle veut-on faire jouer à Thérése dans cete histoire ? Le rôle qu'ils veulent faire jouer à Thérése dans cette histoire est celui de la personne qui va dissuader Anne de sa relation avec Azévédo. Les parents d'Anne comptent sur Thérése. Comment réagit Thérése en lisant ces lettres ? Thérése en lisant ces lettres est étonnée, elle n'imagine pas que Anne est capable d'écrire ces paroles d'amour surtout qu'elle trouve que Anne a le coeur sec. On peut dire que Thérése est jalouse des passions que Anne vit avce Jean Azévédo. Commentez le passage tout en déduisant de l'ensemble de l'extrait le type de relation qui s'instaure entre Thérése et son mari:
''Pour Thérèse, elle souhaitait de rentrer à Saint-Clair comme une déportée qui s'ennuie dans un cachot provisoire est curieuse de connaître l'île où doit se consumer ce qui lui reste de vie'' Bien sûr, Bernad et Thérése, leurs centres d'intérêts ne convergent pas du tout, Thérése veut se libérer du joug de son mariae, elle veut être elle-m^ême. Elle veut se libérer de l'éttouffement de la société, de sa famille, son mari. Le mariage de Thérée et de Bernard a été conclu dans l'intérêt des deux familes, elle perd le sens de son existence, la vie conjugale avec son mari est éttoufante pour elle. Voilà l'extrait! Pour Thérèse, elle souhaitait de rentrer à Saint-Clair comme une déportée qui s'ennuie dans un cachot provisoire est curieuse de connaître l'île où doit se consumer ce qui lui reste de vie. Thérèse avait déchiffré avec soin la date imprimée sur chacune des trois enveloppes ; et déjà elle ouvrait la plus ancienne, lorsque Bernard poussa une exclamation, cria quelques paroles dont elle ne comprit pas le sens, car la fenêtre était ouverte et les autobus changeaient de vitesse à ce carrefour. Il s'était interrompu de se raser pour lire une lettre de sa mère. Thérèse voit encore le gilet de cellular, les bras nus musculeux ; cette peau blême et soudain le rouge cru du cou et de la face. Déjà régnait, en ce matin de juillet, une chaleur sulfureuse ; le soleil enfumé rendait plus sales, au-delà du balcon, les façades mortes.
Il s'était rapproché de Thérèse ; il criait : __ << Celle-là est trop forte ! Eh bien ! ton amie Anne, elle va fort. Qui aurait dit que ma petite soeur… >>
Et comme Thérèse l'interrogeait du regard.
__ << Crois-tu qu'elle s'est amourachée du fils Azévédo ? Oui, parfaitement : cette espèce de phtisique pour lequel ils avaient fait agrandir Vilméja… Mais si : ça a l'air très sérieux… Elle dit qu'elle tiendra jusqu'à sa majorité… Maman écrit qu'elle est complètement folle. Pourvu que les Deguilhem ne le sachent pas. Le petit Deguilhem serait capable de ne pas faire sa demande. Tu as des lettres d'elle ? Enfin, nous allons savoir… Mais ouvre-les donc.
__ Je veux les lire dans l'ordre. D'ailleurs, je ne saurais te les montrer. >>
Il la reconnaissait bien là ; elle compliquait toujours tout.
Enfin l'essentiel était qu'elle ramenât la petite à la raison : __ << Mes parents comptent sur toi tu peux tout sur elle… si… sil… Ils t'attendent comme leur salut. >>
Pendant qu'elle s'habillait, il allait lancer un télégramme et retenir deux places dans le sud express. Elle pouvait commencer à garnir le fond des malles
__ << Qu'est-ce que tu attends pour lire les lettres de la petite ?
__ Que tu ne sois plus là. >>
Longtemps après qu'il eut refermé la porte, Thérèse était demeurée étendue, fumant des cigarettes, les yeux sur les grandes lettres d'or noirci, fixées au balcon d'en face ; puis elle avait déchiré la première enveloppe. Non, non ; ce n'était pas cette chère petite idiote, ce ne pouvait être cette couventine à l'esprit court qui avait inventé ces paroles de feu. Ce ne pouvait être de ce coeur sec car elle avait le coeur sec : Thérèse le savait peut-être ! qu'avait jailli ce cantique des cantiques, cette longue plainte heureuse d'une femme possédée, d'une chair presque morte de joie, dès la première atteinte :…
aidez moi svp 😞
Bonjour Gavilana.

Dans Thérèse Desqueyroux, l'amour entre Anne de la Trave et Jean Azévédo est un amour passionnel. Avec lui, Anne vit une relation charnelle qui la satisfait physiquement. Elle l'aime, mais sa famille rejette cet amour et l'enferme afin qu'elle ne puisse plus le voir. Ils interceptent même les lettres qu'Azévédo lui envoie. La pression familiale est très forte. Jean Azévédo est juif et ils ne veulent pas qu'elle épouse un juif. Ils veulent qu'elle épouse Deguilhem, un homme de bonne famille.

Le rôle de Thérèse dans cette histoire est assez trouble. Thérèse est l'amie d'enfance d'Anne. D'une part, la famille de son mari Bernard fait pression sur elle pour qu'elle parle à Jean Azévédo et qu'elle le persuade de renoncer à son amour pour Anne. D'autre part, elle est jalouse d'Anne, parce que celle-ci a connu l'amour véritable auprès de Jean alors qu'elle, Thérèse, vit une relation médiocre et insatisfaisante avec son mari.

Elle va donc parler à jean Azévédo et le convaincre d'écrire une lettre de rupture à Anne pour mettre fin à leur relation. Celui-ci accepte et décide de quitter la région et de ne plus revoir Anne sans qu'on comprenne vraiment pourquoi (peut-être parce que Thérèse l'a bien manipulé ou tout simplement pour ne pas faire obstacle au mariage d'Anne?)

Pourquoi Thérèse agit-elle ainsi? Voici quelques hypothèses:

1. Elle est jalouse parce qu'Anne a connu le vrai amour alors qu'elle ne l'a pas connu.
2. Elle est subjuguée par Jean et aurait voulu être aimée par lui.
3. Anne est son amie d'enfance et elle l'aime secrètement. Il s'agît d'un amour saphique qu'elle n'ose s'avouer à elle-même. Donc Jean est un obstacle à son amour.
4. Elle subit la pression familiale et n'arrive pas à s'en libérer. Elle fait ce que sa famille attend d'elle: séparer Anne et Jean Azévédo.
5. Elle est "un monstre" et elle prend un plaisir sadique à détruire son amie Anne.

En ce qui concerne la relation de Thérèse avec son mari, tout est dit dans le texte que tu as publié: elle n'aime pas son mari, c'était un mariage d'intérêt pour satisfaire les deux familles et relier les propriétés des deux familles.
Elle ne peut pas supporter le joug familial et l'autorité de son mari. Elle se révolte à sa manière, comme elle peut.

Je ne pense pas personnellement qu'elle est un monstre. Je pense qu'elle est tout simplement une femme qui cherche à se libérer à une époque où la condition des femmes était la soumission à l'autorité de la famille et du mari (les années 1920). Et en même temps le sentiment de culpabilité que ce désir de révolte provoquait chez les femmes était un obstacle à leur prise de conscience et à leur possibilité de se libérer. C'est l'opposition désir d'indépendance-désir de révolte/culpabilité qui fait d'elle un "monstre".

Néanmoins elle finit par obtenir son indépendance à la fin du roman, lorsqu'elle arrive à Paris.
Ce qu'elle n'arrive pas à obtenir de son mari, c'est qu'il lui pardonne et donc reconnaisse ainsi qu'elle n'est pas un monstre.

J'espère t'avoir aidé.
Bonjour, j'ai un commentaire composé à faire sur un extrait du chapitre 12 de Thérèse Desqueroux
Mon professeur nous a imposé un plan qui est le suivant :

I- Le glissement de point de vue
II- La dramatisation du passage
III- La critique du conformisme bourgeois

La problématique est celle-ci : Il s'agit de montrer que le texte utilise la confrontation des personnages pour faire une critique de la bourgeoisie de Province.

A propos du premier axe, j'aimerai savoir si pour le "glissement du point de vue" , il faut s'attarder sur le changement "interne-externe-omniscient" , ou plutôt sur les points de vue des personnages que l'on devine à travers les mots qu'emploie l'auteur.

Merci de m'aider !
A défaut du texte, il sera difficile de t'aider.
Voici l'extrait :
Après des mois de séquestration, Thérèse n'est plus que l'ombre d'elle-même: sa belle-mère, sa belle-soeur et son mari Bernard sont stupéfaits de sa métamorphose. Ces bourgeois simples et conventionnels sont incapables de comprendre la jeune femme. Mais, de crainte du scandale, ils la laisseront partir.

Bernard devait se rappeler, bien des années après, qu'à l'approche de ce corps détruit, de cette petite figure blanche et fardée, il pensa d'abord: Cour d'Assises. Mais ce n'était pas à cause du crime de Thérèse. En une seconde, il revit cette image coloriée du Petit Parisien qui, parmi beaucoup d'autres, ornait les cabinets en planches du jardin d'Argelouse; - et tandis que bourdonnaient les mouches qu'au dehors grinçaient les cigales d'un jour de feu, ses yeux d'enfant scrutaient ce dessin rouge et vert qui représentait la la séquestrée de Poitiers .
Ainsi, contemplait-il, maintenant, Thérèse, exsangue, décharnée, et mesurait-il sa folie de n'avoir pas, coûte que coûte, écarté cette femme terrible, - comme on va jeter à l'eau un engin qui, d'une seconde àl 'autre, peut éclater. Que ce fût ou non à son insu, Thérèse suscitait le drame, - pire que le drame: le fait divers; il fallait qu'elle fût criminelle ou victime… Il y eut, du côté de la famille, une rumeur d'étonnement et de pitié si peu feinte, que le fils Desguilhem hésita dans ses conclusions, ne sut plus que penser.
Thérèse disait :
- Mais c'est très simple, le mauvais temps m'empêchait de sortir, alors j'avais perdu l'appétit. Je ne mangeais presque plus. Mieux vaut maigrir qu'engraisser… Mais parlons de toi, Anne, je suis heureuse…
Elle lui prit les mains (elle était assise, Anne debout). Elle la contemplait. Dans cette figure, qu'on eût cru rongée, Anne reconnaissait bien ce regard dont l'insistance naguère l'irritait. Elle se souvient qu'elle lui disait : "Quand tu auras fini de me regarder comme ça!"
- Je me réjouis de ton bonheur ma petite Anne.
Elle sourit brièvement au "bonheur d'Anne", au fils Deguilhem - à ce crâne, à ces moustaches de gendarme, à ces épaules tombantes, à cette jaquette, à ces petites cuisses grasses sous un pantalon rayé gris et noir (mais quoi! c'était un homme comme tous les hommes, - enfin, un mari.
Je ne vois pas la différence. Il faut montrer que l'auteur passe d'un point de vue à l'autre (en particulier ici du point de vue omniscient au point de vue interne de Bernard puis à celui de Thérèse)
La focalisation est omnisciente, le "glissement" ne peut donc la concerner. Ce glissement t'invite à considérer la multiplicité des opinions sur Thérèse. Le plus important est quand même de rendre compte de la "métamorphose" chez Bernard surtout, comment il passe de la coupable à la victime selon des considérations peu charitables qui révèlent en lui peur et mesquinerie.
En quoi voyons nous qu'il s'agit du point de vue de Bernard au début ?
Quelles sont les preuves de ce point de vue interne ?
Bernard devait se rappeler, bien des années après, qu'à l'approche de ce corps détruit, de cette petite figure blanche et fardée, il pensa d'abord: Cour d'Assises. Mais ce n'était pas à cause du crime de Thérèse. En une seconde, il revit cette image coloriée du Petit Parisien qui, parmi beaucoup d'autres, ornait les cabinets en planches du jardin d'Argelouse; - et tandis que bourdonnaient les mouches qu'au dehors grinçaient les cigales d'un jour de feu, ses yeux d'enfant scrutaient ce dessin rouge et vert qui représentait la la séquestrée de Poitiers .
Ainsi, contemplait-il, maintenant, Thérèse, exsangue, décharnée, et mesurait-il sa folie de n'avoir pas, coûte que coûte, écarté cette femme terrible, - comme on va jeter à l'eau un engin qui, d'une seconde àl 'autre, peut éclater. Que ce fût ou non à son insu, Thérèse suscitait le drame, - pire que le drame: le fait divers; il fallait qu'elle fût criminelle ou victime…