Un critique déclare "l’art de faire du neuf avec du vieux" à l’avantage de produire des objets plus

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous ! 🙂

En littérature comparé j'ai une dissertation à faire sur l'intertextualité, j'aimerai que vous m’aidiez à réfléchir sur le terme "fait exprès".
Voici le sujet: Un critique déclare "L'art de faire du neuf avec du vieux" à l'avantage de produire des objets plus complexes et plus savoureux que les produits "faits exprès" ; une fonction nouvelle se superpose et s’enchevêtre à une structure ancienne, et la dissonance entre ces deux éléments coprésents donne sa saveur à l'ensemble" Vous établirez dans quelle mesure ce jugement s'applique aux œuvres au programme. (L'étranger de Camus, Eschyle Les Euménides, Kafka le procès )

Pour moi le terme "fait exprès" renvoie à des produits qui sont destinés à être "plus savoureux et plus complexes"; donc des livres qui ne sont pas écrits pour la littérature mais dans un but précis, un but commercial.
Je sais pas si c'est très clair… Comment voyez-vous cela vous ?
A part sur ce mot pour lequel j'ai besoin d'information, je comprends très bien le sujet.
Pour moi le terme "fait exprès" renvoie à des produits qui sont destinés à être "plus savoureux et plus complexes"; donc des livres qui ne sont pas écrits pour la littérature mais dans un but précis, un but commercial.
Le terme "fait exprès" s'oppose à des produits qui sont destinés à être "plus savoureux et plus complexes".
Ce terme désigne des oeuvres de première intention : soit qu'elles répondent à une question d'actualité, à une mode, à une attente du public, à une expression franche voire naïve… Elles manquent de recul, de variété, de profondeur…
Selon ce critique, il serait dangereux d'être le premier, de coller à son temps…
C'est bien discutable
Merci de votre réponse Jean-Luc, je n'avais pas compris la chose comme ça. Oui c'est en effet bien discutable, mais c'est ça qui est intéressant 🙂

Je vous propose mes idées de plan pour le moment, j'ai du tout changer car j'avais fais un contre sens par rapport à la notion du terme "fait exprès". Ce sont des idées lancées sur le brouillon, pas encore organisées et peu approfondies, mais je vous en fait part pour savoir si vous êtes d'accord avec ça ou si vous avez d'autres idées qui ne sont pas forcément les mêmes que moi, je sais qu'il manque encore pleins de choses, mais j'ai pour le moment écris les grandes lignes, je veux des avis constructifs ! Merci d'avance !


1-Oui l'art de faire du neuf avec du vieux à l'avantage de produire des objets plus complexes et plus savoureux que les produits faits exprès.
- Montre la force du modèle tout en en s’émancipant : logique de dégradation comique. (Ex: Dans L'Orestie on assiste au noce de la justice tandis que dans Le procès de Kafka et L'étranger de Camus, il s'agit de remettre en question la justice. On se sert du modèle pour mieux faire le procès de la justice et montrer du doigt son dysfonctionnement. Ainsi on assiste à la transformation de la tragédie en tragique. Les œuvres fonctionnent sur un régime de mention restreinte (il y a peu de références directes au modèle, ce qui les rend d'autant plus importantes lorsqu'elles apparaissent), et le rapprochement est aussi marqué par l'expérience de la différence (il y a des changements considérables entre le modèle et les réécritures): Ainsi une fonction nouvelle se superpose et s’enchevêtre à une structure ancienne. Assigne à l’œuvre de départ, au modèle (ici l'Orestie) une nouvelle fonction. On ne lis pas L'Orestie de la même manière après avoir lu Kafka et Camus.

2- Les produits "fait exprès" sont cependant eux aussi complexes et savoureux
L'Orestie peut-être (d'après moi) considéré comme un produit "fait exprès". En effet, Eschyle à écrit cette tragédie dans un but précis, d'une part pour une question de mode (=tragédie, concours, dionysies), pour une question d'actualité et d'attente du public. La tragédie Grecque a pour but d’éduquer les citoyens à la vie de la cité, les mettre en garde contre certaine choses, leur donner des règles de conduites, leur apprendre à agir en tant que "bon" citoyen. L'Orestie est (entre autre) un questionnement sur le désordre que peut causer l’intérêt particulier pour la cité. De plus les qualités et moyens scénographiques mis en oeuvre par Eschyle rendaient la pièce particulièrement "savoureuse" aux yeux du public mais aussi complexe par la problématique évoquée. De plus le fait que Camus et Kafka reprennent le modèle de l'Orestie dans leurs œuvres souligne l'importance du point de départ, du modèle et le fait que les auteurs avait compris la complexité de l'oeuvre pour mieux la transformer. Le choix de l'Orestie comme modèle souligne donc la complexité de l'oeuvre mais aussi son aspect savoureux puisqu'elle a été choisis par les auteurs eux-mêmes comme modèle

Voilà ou j'en suis, qu'en pensez-vous ? Avez-vous des idées d'organisation ?
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Bonjour,
Je me permets de vous relancer craignant que mon message n'ait pas été remarqué au vu des nombreuses discussions qui apparaissent chaque jour.

Personne ne voudrait me donner son avis sur mon plan et répondre à mes interrogations ?

ps: j'avance petit à petit, et pour ma partie 3 je pense à le "mélange donne sa saveur à l'ensemble"

Décidement Genette n'inspire pas les foules 😜

Voici mon introduction:
De tout temps, l’homme a eu besoin de modèle sur qui calquer ses propres pas. L’art est un domaine particulièrement représentatif de ce phénomène. En peinture, comme en littérature, le pastiche, la parodie, ou la satire sont des procédés que l’homme met à son service pour réécrire, recréer son histoire. Ainsi, un critique contemporain déclare : « l’art de faire du neuf avec du vieux a l’avantage de produire des objets plus complexes et plus savoureux que les produits « fait exprès » : une fonction nouvelle se superpose et s’enchevêtre à une structure ancienne, et la dissonance entre ces deux éléments coprésents donne sa saveur à l’ensemble. » Par conséquent, créer quelque chose à partir d’une œuvre déjà existante aurait, d’après ce critique l’avantage de produire un produit qui aurait une structure dont le sens serait plus réfléchi, plus travaillé que des produits « faits exprès ». En effet, par opposition les produits « faits exprès » désigneraient des œuvres de premières intentions, créé dans un but précis, répondant à une question d’actualité, de mode, ou une attente du public… Elle manquerait donc de recul, de profondeur, de complexité. Cependant, d’après ce critique c’est « la dissonance entre ces deux éléments qui donne sa saveur à l’ensemble ». Par conséquent, il y a bien un lien entre « les produits faits exprès » et les œuvres qui s’en inspirent. Si ce lien intertextuel existe, les « produits faits exprès » sont-ils réellement moins complexes et savoureux que les œuvres qui s’en découlent ? Dans notre corpus, le thème de la justice et du procès fait partie inhérente des œuvres étudiées. Quelles sont les dissonances ou résonances qui lient ou éloignent nos œuvres, quelles relations intertextuelles prend corps au sein du texte lorsqu'il s’agit de faire « du neuf avec du vieux » ? Dans un premier temps nous étudierons en quoi « l’art de faire du neuf avec du vieux » peut donner des objets plus complexes et plus savoureux que « les produits faits exprès », puis, dans un second lieu nous verrons que les « produits faits exprès » peuvent être considéré à leur tour comme des œuvres complexes et savoureuses. Enfin, nous verrons que les dissonances autant que les ressemblances donne sa saveur à l’ensemble.

Je ne suis pas satisfaite de mon annonce de plan… Avez-vous des idées ? Concernant ma problématique, qu'en pensez-vous ?

Cher internaute, je reposte un petit message pour que mon post ne passe pas à la trappe.
Dans l'espoir d'avoir une réponse de l'un de vous… Bon dimanche !
Je découvre les couches sédimentaires du message précédent.
Je repars du début.
Les analyses des trois oeuvres entrent bien dans le sujet.
Pour moi, la discussion tourne autour des forces et faiblesses (dramatiques, esthétiques…) du "fait exprès" et des réemplois.
Mais aussi il faut tenir compte que toute oeuvre littéraire est forcément intertextuelle car elle s'inscrit dans une culture, une tradition, une langue.
Un grand merci à toi Jean-Luc ! J'avance à reculons car je n'étais pas sur de moi quant à mon plan. Grace à ta réponse je vais tenter d'ignorer mes doutes !