Formulation correcte avec le mot "multitude"

Langue française

39 réponses · Page 2 / 2

Plus précisément, relooker = "refaire l'apparence de"…
Ou, comme dit le Robert, "donner une nouvelle apparence, un nouveau look à" : relooker un produit.
Mais vous ne proposez pas de verbe équivalent…
Seulement une définition, une périphrase.

Et quid du relookage ?
Relooker : en mettre plein la vue, jeter de la poudre aux yeux, ravaler la façade…
Certes, on peut voir les choses comme ça, mais ce sont toujours des périphrases…
Quel verbe simple transitif direct bien français serait l'équivalent exact de relooker?
Je doute qu'il existe…
😀 Mais si il existe restyler, du style et de la classe voyez l'exemple :
"…je me restyle pour l'occasion et me reluque satisfait avec mes dreadlocks en pendeloques, mon jean en loques et quelques breloques seventies…Pourvu qu'elle apprécie mon look "cool man" et ne m'envoie pas me reloquer fissa ! "
Les québécois en usent apparemment en parlant des modifications apportées aux nouveautés automobiles mais utilisent relooker comme nous pour l'apparence humaine. 😜
Ce n’est pas une définition ou périphrase, mais bien ce que l’on doit (devrait) dire à la place de ce verbe chimérique ; certes, plus long et donc demande un effort, et ceci illustre bien que ces emprunts et ces usages permanents de l’anglais n’encouragent que le moindre effort, en plus de témoigner d’une soumission à la culture anglo-saxonne. Nos emprunts sont très sélectifs, alors que des milliers de langues existent.

A ne pas y prendre garde, le français ressemblera à ces pidgins des peuples colonisés.
Exemples ?

"Some people intend to say what they really feel. But that doesn’t hurt my feelings. What hurts the most is that they laughed at me and made fun of me but don’t really care about me. Yung tipong akala mo concern, yun pala nanglalait na. Mas gusto ko kasing diniretso ako. Yung kahit straight forward ka basta may concern sayo, di ako masasaktan don. "
"After all of what he’d have done to me, namimiss ko pa rin siya. As in. Grabi. Di ko alam bakit. Siguro dahil di ko kasama mga friends kong lalaki. Sila lang kasi yung reason bakit ko siya nakakalimutan. Ngayon na ibang school na."


Alors que ces gens pourraient, sans aucun problème, exprimer la même chose dans leur langue, mais, ici aussi, par facilité/paresse, complexe d’infériorité/identification, on cède. Certains peuples ont même abandonné leur langue, et donc, quelque part, renoncé d’exister, culturellement.

Il y a de cela des années, un grand intellectuel belge, un certain Jean-Claude Van Damme, était devenu la risée de tous, avec ses déclarations du style : Tu regardes à l'intérieur de toi et tu deviens aware of your own body ! , et tout le monde de commenter « écoutez-moi ce bouffon, incapable de s’exprimer correctement en français ». Il a fait bien des émules depuis…, nous sommes tous devenus de joyeux bouffons.
Pauvres Anglais, qui jadis ont emprunté des milliers de mots au français ! Et ils continuent de les utiliser. Comment peuvent-ils donc encore "exister culturellement" ? 😜

Et une langue concise n'est pas pour autant une langue paresseuse pour des paresseux, demandez aux latinistes… Le latin est la plupart du temps plus concis que le français.
En effet, environ 30 pourcent de « leurs » mots. Comme le disait Clémenceau : « L’anglais, ce n’est jamais que du français mal prononcé ». Raison de plus pour abandonner le français et définitivement adopter l’anglais, nous y gagnerons en temps, en énergie, en efficacité et en cohérence.

J’hésite à ouvrir une entrée pour le français,

https://en.wikipedia.org/wiki/Lists_of_endangered_languages
https://en.wikipedia.org/wiki/Extinct_language

Un conseil ? 😀

Ce qui est inquiétant ce n’est pas tant quelques emprunts ici et là, mais bien l’uniformisation culturelle vers laquelle nous nous dirigeons, toujours de plus en plus vite, entraînant, à terme, une sorte de « monoculture planétaire ». La diversité profite à tout le monde, autant la garder en vie.
En effet, environ 30 % de « leurs » mots. Comme le disait Clémenceau : « L’anglais, ce n’est jamais que du français mal prononcé ». Raison de plus pour abandonner le français et définitivement adopter l’anglais, nous y gagnerons en temps, en énergie, en efficacité et en cohérence.
Ouah, quelle confondante ironie… 😜 Mais cela ne répond pas à ma question…
Comment l'anglais a-t-il donc pu survivre à une telle invasion de mots français ?
La proportion de mots anglais en français étant bien moindre, il semble un peu excessif de nous alarmer en prophétisant une inéluctable extinction du français, chevalier du Déclin…
🙂 Quand la France sera reconnue comme étant en pointe dans certains domaines, la technologie, la pensée ou autres, ça s'inversera peut-être. En attendant que faire ? Mettre des sentinelles ou censeurs dans les médias ?
Tape donc "relouquer" sur la toile et tu verras une autre forme d'invasion et pourtant nous avons déjà des dépositaires du bon français à la source auprès de ces jeunes créateurs de langage….Relouquer après tout ça peut se justifier comme venant de reloquer et reluquer…ou ?…ç'est vrai que ça rappelle autre chose…mais francisé. 😜
Jehan a écrit :Et quid du relookage ?
Je me permets un petit diverticule sur ce fil qui en contient déjà pas mal.
Roger Martin du Gard écrit "téléphonage" pour "appel téléphonique" ou "coup de fil". Ce n'est pas si vilain. 🙂
Jano a écrit :Tape donc "relouquer" sur la toile et tu verras une autre forme d'invasion et pourtant nous avons déjà des dépositaires du bon français à la source auprès de ces jeunes créateurs de langage….Relouquer après tout ça peut se justifier comme venant de reloquer et reluquer…ou ?…ç'est vrai que ça rappelle autre chose…mais francisé. 😜
Comme déjà souligné, ces emprunts s’opèrent en permanence, partout : « c’est un fake », « c’est un hoax », « même s’il est faké…. », « C'est des jokes que je me souviens de mémoire»; jamais entendu parler de faux, canulars, blagues ?

Et l’Académie française qui cède à la pression de la rue, voire aux légumiers (« Avec Carrefour, je positive ») (et avec Ségolène, je bravitude, allons-y gaiement).




"…entre ici, langue française, avec ton terrible cortège."



Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.


Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.


Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

---------------------
Requiescat in pace.
Verbatim2 a écrit :Et l’Académie française qui cède à la pression de la rue, voire aux légumiers (« Avec Carrefour, je positive ») (et avec Ségolène, je bravitude, allons-y gaiement).
C'est une blague ?
Oh, notre chevalier du Déclin adore extrapoler…
Ce n'est pas encore fait, mais il encourage ironiquement nos académiciens, ces si révolutionnaires fossoyeurs de la langue, à "y aller gaiement".
C'est un grand pamphlétaire, notre Verbatim…
Même s'il a parfois tendance à rabâcher un peu. 😜
freddy.lombard a écrit :
Verbatim2 a écrit :Et l’Académie française qui cède à la pression de la rue, voire aux légumiers (« Avec Carrefour, je positive ») (et avec Ségolène, je bravitude, allons-y gaiement).
C'est une blague ?
Hélas non. C'est bien ce groupe commercial qui avait lancé, dans les années '80, cette expression dont le verbe "positiver" fut extrait, puis intégré dans nos dictionnaires (et donc avec la bénédiction de nos bicornes). Et tout naturellement "négativer" fit son apparition.
Bien sûr que nous connaissons ces termes. Quelle découverte !
En ce qui concerne positiver, en quoi est-il plus mal formé qu'activer ou objectiver, par exemple ?
Ah, bien sûr, on pourrait utiliser les périphrases "faire preuve d'optimisme" ou "prendre les choses du bon côté"… Mais quel mal à résumer tout cela en un seul mot ?
Les dictionnaires n'ont pas eu besoin d'attendre la bénédiction de l'Académie pour le consigner. Si les autres dictionnaires étaient aux ordres de l'Académie, ça se saurait.
D'autre part, même si c'est la publicité de Carrefour qui a popularisé ce verbe, il existait bien avant :
https://books.google.com/ngrams/graph?content=+positiver&year_start=1800&year_end=2008&corpus=7&smoothing=3&share=&direct_url=t1%3B%2Cpositiver%3B%2Cc0

Quant au nom bravitude, cité par le Wiktionnaire, il est surtout utilisé par plaisanterie et pour parodier le lapsus linguae de Ségolène.
Et il incite à forger ludiquement d'autres substantifs sur le même modèle, ce qui prouve la vitalité de la langue. Exemple : On ne louera jamais assez la bougonnitude militante de Verbatim ! 😜
De toute façon, le verbe "positiver", parfaitement formé, existait déjà en français depuis plus d'un siècle et demi quand la publicité s'en est emparé. Certes son emploi était plutôt cantonné dans les ouvrages traitant du positivisme, notamment dans ceux de son fondateur, Auguste Comte, comme dans ce livre de 1839 :
[lien invalide]781191FireShotScreenCapture100CoursdephilosophiepositiveLaphilosophiechimiqueetlaphilosophieAugusteComteGoogleLivresbooksgooglefrbooksid0mQV1F85LWICpgPA450dqpositivsaugustecomtehlfrsaXeifGCP.png][lien invalide]/781191FireShotScreenCapture100CoursdephilosophiepositiveLaphilosophiechimiqueetlaphilosophieAugusteComteGoogleLivresbooksgooglefrbooksid0mQV1F85LWICpgPA450dqpositivsaugustecomtehlfrsaXeifGCP.png[/img][/url]
Le sens était alors de "fonder sur des connaissances positives", comme le rappelle le TLFi.
La publicité a donné une nouvelle acception à ce verbe, mais elle n'a pas donné un nouveau verbe.
Au demeurant, l'Académie, à tort ou à raison, n'a pas jugé bon d'intégrer le verbe "positiver" dans son dictionnaire, contrairement à ce que laisse entendre Verbatim.
Quant au verbe "négativer", le TLFi nous apprend que la première attestation en français date de 1784, et qu'on le trouve par exemple chez Joseph de Maistre, en 1813 : «Nous avons, en effet, perdu notre procès (de quatre voix) en Angleterre; mais quand je dis perdu, ce mot doit être expliqué. Le bill n'a point été négativé, seulement la question est renvoyée.»
Mais là non plus, l'Académie ne l'a pas intégré dans son Dictionnaire.
Lamaneur a écrit :De toute façon, le verbe "positiver", parfaitement formé, existait déjà en français depuis plus d'un siècle et demi.
Tout à fait… Je viens d'ailleurs de rajouter un lien vers un graphique de fréquence.
Jehan, le graphique de Google Ngram Viewer est assez trompeur. En fait, en dehors des emplois faits par Comte ou ses adeptes, il y a assez peu d’attestations de « positiver » au XIXe siècle. Quand on examine les choses de plus près, les attestations que compte Google sur le graphique sont dans la plupart des cas non pertinentes, soit qu’il s’agisse d’un livre ou d’un passage en allemand (« positiver » est un adjectif allemand), soit le plus souvent qu’il s’agisse d’une faute du logiciel de lecture Google.
Le graphique Google avec « je positive » est plus éloquent, mais ne montre pas d'usage plus ancien que la publicité de Carrefour.
Au temps pour moi… Mais l'essentiel à retenir, c'est que le verbe est bien formé et qu'il existait déjà depuis longtemps, bien que le sens fût différent.