je veux une explication du poème " Heureux qui,comme Ulysse …"(Les regrets 1558) et je veux que vous me répondiez à ces question :
1-comment les muthes d'Ulysse et de jason sont'ils untilisés ?
2-que retient du Bellay des ces voyages épiques ?
3-En quoi la leçon est-elle singulière ?
je veux ces réponses le plus tôt possible
je vous remerci beaucoup d'avance 🙂
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison
Vivre entre ses parents le reste de son âge.
Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine,
Plus mon Loire gaulois que le Tibre Latin,
Plus mon petit Liré que le mont Palatin
Et plus que l’air marin la douceur angevine.
Bonjour , j'ai l'oral blanc de français qui approche je révise mes textes ;
Mais pour Heureux qui comme Ulysse de Du Bellay je n'arrive pas a répondre a la question suivante :
- Quelles valeurs personnelles l'exile du poéte met-il en évidence ?
Si possible j'aimerais une réponse rapide svp
Merci
Nous aimerions un travail rapide, s'il vous plaît 😉
Bonjour,
Je passe très bientôt mon oral de français et j'ai une petite question pour vous. Nous avons étudié de Du BELLAY, Les Regrets ; « Heureux qui, comme Ulysse » .
Comment est-ce que je dois répondre lorsque la question est :
En quoi ce poème est-il à la fois traditionnel et original ?
Merci
Le plan fait en classe était le suivant :
I. Les aspirations opposées de l'homme et de l'humaniste
a)choix du sonnet
b)structure du sonnet
-structure thématique traditionnelle
-structure soulignée par une opposition syntaxique
-structure soulignée par une opposition dans les thèmes et les registres
c)Admiration pour Rome, l'Antiquité
-l'auteur est sous l'influence des textes antiques
-les grands voyageurs évoqués sont empruntés à la mythologie
-Rome est évoquée dans la grandeur, la magnificence
II.Ce qui domine : la nostalgie du pays natal
a)place du thème dans le sonnet
b)tonalité élégiaque
c)l'évocation du pays natal
-dans les 2 quatrains : des symboles
-dans les tercets, deux lieux sont opposés : Rome et Liré. DB accentue la magnificence de Rome pour montrer l'ampleur de son attachement à son pays natal
le poème :
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.
limona a écrit :Comment est-ce que je dois répondre lorsque la question est :
En quoi ce poème est-il à la fois traditionnel et original ?
Hou là… Ça, c'est de la problématique!
Les sarcasmes font généralement avancer les choses. Sinon, sous réserve d'être quelque peu modifier à l'oral, le contenu de ton plan devrait suffire…
Quelques pistes :
- Originalité du traitement du mythe d'Ulysse qui est ici non pas célébré pour ses aventures mais décrit… à la retraite!
- Originalité du rapport aux auctoritates (modèles) antiques qui sont ici convoqués pour être ensuite rejetés, refusés
- Originalité de la structure, dont la régularité est "brouillée" par les enjambements et où l'opposition quatrains/ tercets est effacée (ou doublée) par un mouvement de "zoom avant puis arrière" qui part de la cheminée, se centre sur le "clos" puis s'élargit, repart jusqu'au panorama du dernier tercet
Brouillage également de l'opposition, moins régulière qu'il n'y paraît :
RomeL'Anjou
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaîtl'ardoise fine :
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marinla doulceur angevine
Ce sont de "faux" parallélismes : il y a ici 2 structures différentes, Plus me plaît x que y, Plus que y me plaît x :
la structure est bien moins régulière et "rigide" qu'il n'y paraît!
Noter également la paronomase "mon petit Liré" / "mont Palatin" qui efface l'opposition, et "angevine" qui ajoute un "e", de la féminité, de la douceur au "-in" de "latin" : plutôt que de s'opposer à Rome, il s'agit de l'utiliser pour la dépasser.
- Originalité d'un lyrisme qui revendique la "médiocrité" et l'intimité à l'opposé des rêves de gloire et de la "divinité" du poète revendiqués par la Pléïade. Originalité des images de fragilité (ardoise) préférées aux images topiques de gloire et d'éternité ("le marbre") : Du Bellay renverse les valeurs "traditionnelles".
Ceci dit, je réfute quelque peu l'idée ici de "tradition", puisque le sonnet vient d'être "inventé" et que tout ce qui dans le poème correspond aux innovations de la Pléïade est original, moderne et n'est pas encore traditionnel, ne le deviendra que plus tard. (Point de vue que tu peux défendre lors de l'explication si ta séquence porte sur la Pléïade)
J'espère que ces quelques remarques rapides t'aideront.
Bonjour,
est ce que qqn sait qu'a voulu dire du Bellay dans heureux qui comme ulysse des Regrets par << plus mon loir gaulois que le tibre latin >> ? et par <<le front audacieux )) ? Merci pour votre aide et essayer svp de trouver le corrige de la serie s pour ce bac d'Amerique du Nord, merci …. 🙂 🙂 En plus est-ce qu'on aura le meme objet d'etude? pour moi je fais partie des centres etrangers … 🙂 merci
Bonjour,
Mélodie de la mer a écrit :est ce que qqn sait qu'a voulu dire du Bellay dans heureux qui comme ulysse des Regrets par << plus mon loir gaulois que le tibre latin >> ? et par <<le front audacieux )) ?
Du Bellay oppose deux fleuves : la Loire qui passe non loin de Liré, son village natal et le Tibre qui arrose Rome.
Le front audacieux désigne les façades imposantes des palais romains.
Pour ce qui est du fleuve, les éditions de Du Bellay se partagent en Loir (qui suppose une diérèse) et Loire; le genre ne doit pas te surprendre, le nom des fleuves étant masculin en latin et Du Bellay, en bon humaniste (déçu toutefois), voulant rendre hommage à l'Antiquité. Quoi qu'il en soit, il s'agit à l'évidence de la Loire et non du Loir, qui coule fort loin de Liré.
Quant à l'expression front audacieux, elle désigne - de façon péjorative - l'architecture jugée par Du Bellay grandiloquente et tapageuse des monuments et des demeures antiques ou inspirées de l'Antiquité (les époques doivent ici se confondre pour le poète).
Dans les tercets de ce sonnet, Du Bellay oppose la simplicité, la chaleur et l'authenticité de son pays natal à la froide majesté désincarnée des monuments romains. Il faut dire qu'il a été bien déçu par son séjour à Rome!
Jean-Luc a écrit :Bonjour,
Mélodie de la mer a écrit :est ce que qqn sait qu'a voulu dire du Bellay dans heureux qui comme ulysse des Regrets par << plus mon loir gaulois que le tibre latin >> ? et par <<le front audacieux )) ?
Du Bellay oppose deux fleuves : la Loire qui passe non loin de Liré, son village natal et le Tibre qui arrose Rome.
Le front audacieux désigne les façades imposantes des palais romains.
Merci et est ce qu'on aura le meme objet d'etude ?
🙂
Bonsoir,
que dois-je retenir des biographies des auteurs? Si vous en avez la liste des principaux pour le commentaire, je vous remercie vivement de me la présenter…
Merci d'avance 😉 Savez-vous des procédés de la focalisation interne qui permettent la dramatisation du récit ? Merci
Tu peux consulter cette page
Focalisation.
Bonjour,
j'aimerais savoir en quoi ce poème de Du Bellay comporte une mise en abyme ? (et qu'est ce qu'une mise en abyme exactement ?)
Merci d'avance !
Une mise en abyme est comme un jeu de miroirs qui se renvoient leur image.
En littérature, on parle de mise en abyme quand une pièce de théâtre inclut elle-même une autre pièce de théâtre : par exemple Hamlet qui invite des comédiens à jouer devant la cour… De même il peut exister des romans en abyme comme les Faux-monnayeurs de Gide puisque l'oncle Édouard, écrivain, est présenté en train d'écrire un roman intitulé Les Faux-monnayeurs qui a pour personnage principal un romancier.
Dans le poème de Joachim du Bellay l'Odyssée est une mise en abyme, son poème évoque un autre poème. On pourrait lui préférer la notion d'intertextualité.
Bonjour,
j'ai un commentaire à faire sur la poésie "Heureux qui, comme Ulysse" de Du Bellay avec comme problématique "en quoi peut-on parler d'une poésie de l'exil?".
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.
J'ai trouvé 3 grands axes de réponse:
I. Le thème du voyage évoqué selon la tradition humaniste
II. L'évocation nostalgique de la terre natale
III. La dureté romaine
J'ai cependant du mal à trouver des sous parties… merci d'avance pour votre aide
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx(sans objet)
j'ai un commentaire à faire sur la poésie "Heureux qui, comme Ulysse" de Du Bellay avec comme problématique "en quoi peut-on parler d'une poésie de l'exil?".
N'appelez pas cela une problématique, ce n'en est pas une !
C'est une question, qui vous donne un point de départ pour votre commentaire. Il vous reste à problématiser. Comme Gabiana vous le rappelle, il s'agit d'un sonnet, et tous les sonnets sont construits sur le contraste quatrains/tercets ou, plus élaboré encore, montée de treize vers, et chute.