Bonjour à tous !! 🙂
Voila je dois rédiger une lettre qui a pour sujet : Imaginez la lettre que la Marquise de Merteuil aurait pu écrire à une de ses amies pour lui raconter cette scène d’humiliation. Elle montrera comment cette mort sociale en public va à l'encontre de tous ses principes et détruit totalement l'image de femme de confiance qu'elle s'était créée auprès de sa parente, madame de Volanges.
J'ai oublier de préciser que la scène d'humiliation est tirée de la lettre 173 des liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos.
Oh ma chère amie ! Quelle journée désastreuse fut ce jeudi !! Quelle humiliation !!
Si vous saviez ce qui se passa durant cette journée !
En arrivant de la campagne, je me suis rendu dans ma loge ou je me trouver seule, cependant personne ne vint à ma porte et ce durant tout le spectacle.
J'entra, suivant mon usage au petit salon qui était déjà plein. J’entendis des chuchotements sans y prêter une quelconque importance puis je pris mes aises et décida de m'installer sur une place vide sur l'une des banquette, quand soudainement, toute les personnes qui m'entouraient se levèrent comme de concert et m'abandonna. Quel affront de leur part !!
Comment peut on oser faire ça à une femme d'un si haut rang. Et de surcroît, tout le public se mit à applaudir l'acte de ses femmes, à croire qu'elles se donnèrent en spectacle.
Et puis, comme ma décadence avait déjà atteint son paroxysme, ce cher M. de Prévan se montra. Dès que les personnes l'aperçurent, elle se ruèrent vers lui et l’applaudirent de toute leur force.
Quelle déshonneur pour ma personne ! je due prétendre ne pas avoir entendu.
Je devrais me venger mais je ne suis pas sujette à la rancune.
Merci d'avance ^^ 🙂
Personne ?
Voila je dois rédiger une lettre qui a pour sujet : Imaginez la lettre que la Marquise de Merteuil aurait pu écrire à une de ses amies pour lui raconter cette scène d’humiliation. Elle montrera comment cette mort sociale en public va à l'encontre de tous ses principes et détruit totalement l'image de femme de confiance qu'elle s'était créée auprès de sa parente, madame de Volanges.
Lettre CLXXIIIAlors j'ai déjà raconter la scène d'humiliation du point de vue de la Marquise de Merteuil cependant je ne vois pas comment expliquer que cette humiliation public va à l’encontre de ses principes et comment son image de femme de confiance auprès de madame de Volanges est détruite.
Madame de Volanges à Madame de Rosemonde
Ô mon amie ! de quel voile effrayant vous enveloppez le sort de ma fille ! & vous paraissez craindre que je ne tente de le soulever ! Que me cache-t-il donc qui puisse affliger davantage le cœur d’une mère, que les affreux soupçons auxquels vous me livrez ?
J’allais fermer ma lettre, quand un homme de ma connaissance est venu me voir, & m’a raconté la cruelle scène que madame de Merteuil a essuyée avant-hier. Comme je n’ai vu personne tous ces jours derniers, je n’en avais rien su jusqu’à ce moment ; en voilà le récit, tel que je le tiens d’un témoin oculaire.
Madame de Merteuil, en arrivant de la campagne, avant-hier jeudi, s’est fait descendre à la Comédie Italienne, où elle avait sa loge ; elle y était seule, et, ce qui dut lui paraître extraordinaire, aucun homme ne s’y présenta pendant tout le spectacle. À la sortie, elle entra, suivant son usage, au petit salon, qui était déjà rempli de monde ; sur-le-champ il s’éleva une rumeur, mais dont apparemment elle ne se crut pas l’objet. Elle aperçut une place vide sur l’une des banquettes, & elle alla s’y asseoir ; mais aussitôt toutes les femmes qui y étaient déjà se levèrent comme de concert, & l’y laissèrent absolument seule. Ce mouvement marqué d’indignation générale fut applaudi de tous les hommes, & fit redoubler les murmures, qui, dit-on, allèrent jusqu’aux huées.
Pour que rien ne manquât à son humiliation, son malheur voulut que M. de Prévan, qui ne s’était montré nulle part depuis son aventure, entrât dans le même moment dans le petit salon. Dès qu’on l’aperçut, tout le monde, hommes & femmes, l’entoura & l’applaudit ; & il se trouva, pour ainsi dire, porté devant Mme de Merteuil, par le public qui faisait cercle autour d’eux. On assure que Madame de Merteuil a conservé l’air de ne rien voir & de ne rien entendre, & qu’elle n’a pas changé de figure ! mais je crois ce fait exagéré. Quoi qu’il en soit, cette situation, vraiment ignominieuse pour elle, a duré jusqu’au moment où on a annoncé sa voiture ; & à son départ, les huées scandaleuses ont encore redoublé. Il est affreux de se trouver parente de cette femme. M. de Prévan a été, le même soir, fort accueilli de tous ceux des officiers de son corps qui se trouvaient là, & on ne doute pas qu’on ne lui rende bientôt son emploi & son rang.
La même personne qui m’a fait ce détail m’a dit que Mme de Merteuil avait pris la nuit suivante une très forte fièvre, qu’on avait cru d’abord être l’effet de la situation violente où elle s’était trouvée ; mais qu’on sait, depuis hier au soir, que la petite vérole s’est déclarée, confluente & d’un très mauvais caractère. En vérité, ce serait, je crois, un bonheur pour elle d’en mourir. On dit encore que toute cette aventure lui fera peut-être beaucoup de tort pour son procès, qui est près d’être jugé, & dans lequel on prétend qu’elle avait besoin de beaucoup de faveur.
Adieu, ma chère & digne amie. Je vois bien dans tout cela les méchants punis ; mais je n’y trouve nulle consolation pour leurs malheureuses victimes.
Paris, ce 18 décembre 17…
J'ai oublier de préciser que la scène d'humiliation est tirée de la lettre 173 des liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos.
Oh ma chère amie ! Quelle journée désastreuse fut ce jeudi !! Quelle humiliation !!
Si vous saviez ce qui se passa durant cette journée !
En arrivant de la campagne, je me suis rendu dans ma loge ou je me trouver seule, cependant personne ne vint à ma porte et ce durant tout le spectacle.
J'entra, suivant mon usage au petit salon qui était déjà plein. J’entendis des chuchotements sans y prêter une quelconque importance puis je pris mes aises et décida de m'installer sur une place vide sur l'une des banquette, quand soudainement, toute les personnes qui m'entouraient se levèrent comme de concert et m'abandonna. Quel affront de leur part !!
Comment peut on oser faire ça à une femme d'un si haut rang. Et de surcroît, tout le public se mit à applaudir l'acte de ses femmes, à croire qu'elles se donnèrent en spectacle.
Et puis, comme ma décadence avait déjà atteint son paroxysme, ce cher M. de Prévan se montra. Dès que les personnes l'aperçurent, elle se ruèrent vers lui et l’applaudirent de toute leur force.
Quelle déshonneur pour ma personne ! je due prétendre ne pas avoir entendu.
Je devrais me venger mais je ne suis pas sujette à la rancune.
Merci d'avance ^^ 🙂
Personne ?



