Cursus de lettres modernes ou d’histoire ?
23 réponses · Page 1 / 2
Bonjour à tous,
je suis nouveau sur ce forum que je viens tout juste de découvrir par hasard au fil de mes prospections concernant mon orientation. Voilà, cette année je suis entrain de suivre un bts (2ème année) qui n'a strictement rien de comparable à l'apprentissage des lettres. En effet, à l'époque de l'élection des choix post-bac j'avais opté pour obtenir dans un premier temps un diplôme court dans l'optique que ce-dernier serait garant d'une voie sûre et qu'après son obtention je pourrais véritablement m'adonner à mes aspirations profondes. Une hésitation est encore présente sur mon choix post-bts (à la fin de l'année donc) :
- suivre un cursus de lettres modernes
- suivre un cursus d'Histoire
Je n'arrive pas à choisir entre ces deux parcours et c'est la raison même de ce message. Les lettres me passionnent dans le sens où j'imagine ce cursus un peu plus libre que celui correspondant à l'Histoire, où j'y vois une liberté plus propre au domaine de l'imaginaire, de l'artistique. Aussi, une autre interrogation, je me suis passionné par les mythes et l'antiquité. Le parcours de lettres modernes amène t'il aussi à l'étude d'oeuvres historiques/sociologiques (je pense à J-P Vernant, Lévi Strauss…) ? Je me questionne aussi sur le niveau pour réussir ces parcours (les notes du bac français sont elles par exemple un bon indice pour la réussite en lettres ?…)
En bref, je souhaite suivre un parcours riche qui peut tendre le plus possible vers l'érudition, le goût de la culture et du savoir non pas pour "en jeter" devant tout le monde (se vanter…) mais personnellement pour comprendre mieux la vie tout simplement.
Merci de vos réponses et de votre lecture.
C'est très noble de vouloir mettre en avant ton désir d'apprendre et ta soif de culture. Aussi je pense qu'une licence de lettres modernes répondra à tes attentes, mais il faut que tu reprennes en première année (L1). Attention, une licence de lettres modernes n'est PAS une licence de littérature : dès la deuxième année, tu étudieras la styllistique, la linguistique, l'ancien français, le latin, la phonétique… C'est une filière qui vise à décortiquer la langue, à analyser le sens des mots, leur évolution, etc. Demande-toi si c'est que tu veux vraiment faire. Enfin, il existe 2 mentions en licence de lettres : moderne (ceux que je t'ai décrit plus haut) et classique (au programme : littérature du moyen âge à nos jours, français, latin ET grec). La licence de lettres modernes me paraît clairement plus accessible dans ton cas, même si, des deux mentions, la licence de lettres classiques est la plus littéraire.
Au niveau de la licence d'histoire, tu apprendras…l'histoire 😜 antique, médiévale, moderne, contemporaine. Il se peut que tu fasses du latin aussi, un ami en fac d'histoire a un cours de 2 heures / semaine !
D'après ce que j'ai pu lire dans ton message, la licence de lettres, de part son étude des textes (antiques et mythiques !) te comblera certainement ! Mais ce n'est pas une fin en soi, d'où ma question : une licence de lettres (ou d'histoire) : pour faire quoi ensuite ? Enseignant ? Bibliothécaire ? Responsable de l'organisation culturelle ?
Réfléchis bien à ton projet professionnel !
Tout d'abord merci de ta réponse 🙂. Concernant les différents parcours professionnels, je me suis renseigné sur les débouchés à savoir ceux de la culture, la communication, l'enseignement ainsi que les différents concours administratifs possibles. A vrai dire tous les parcours sont intéressants à mes yeux mais j'ai une préférence toutefois pour l'enseignement et ceux du livre (mais paraît-il que ce secteur est saturé). Mon rêve serait d'enseigner à un niveau universitaire mais je suis conscient du niveau à atteindre et c'est pourquoi je n'ose pas y penser. Ce que je peux dire c'est que j'aspire à faire de longues études (je ne dis pas que je vais y réussir) passionnantes. Une chose est sûre, je souhaite me destiner le plus possible au savoir et à la réflexion. Reprendre en première année ne constitue donc en rien un problème pour moi, peu m'importe du travail à fournir, des années sur les bancs austères de l'université. Si ce n'est pas trop indiscret, quel est ton parcours ? Lettres modernes ? Lettres classiques ?
C'est super de voir des gens motivés par le savoir et la culture ! Le meilleur plan pour toi je pense c'est d'aller en fac de lettres, une bonne fac, où tu pourras passer ta licence, ton master et pourquoi pas l'agrégation ! La filière de la prépa me semble un peu compromise dans ton cas (ils acceptent à bac +1 maximum alors bac+2 :/ ) mais cela ne constitue en rien un pré-échec que d'aller en fac ! Je me souviens très bien d'un maître de conférence qui, aux journées portes ouvertes (JPO) de sa fac, avait dit "si un étudiant se donne avec la même énergie dans ses études à l'université qu'en classe préparatoire, il aura autant si ce n'est beaucoup plus de chances de se distinguer lors des concours ou stages". Parce que, ne l'oublions pas, la fac a une longueur d'avance sur la prépa en ce qui concerne les stages et la professionnalisation ! Tu peux donc finir ton BTS cette année et, dans un même temps, commencer à te familiariser avec les grandes œuvres littéraires, histoire de préparer d'ores et déjà ta rentrée universitaire 2014/2015 ^^
Mon parcours ? Lettres modernes ? Classiques ? Ni l'un ni l'autre 😜 J'ai eu mon bac L l'an dernier et je suis actuellement en L1 droit, mais entre nous, j'envisage sérieusement de me ré-orienter en classe prépa lettres ! Non pas que le droit me déplaise, au contraire c'est très intéressant, on développe sa culture générale et judiciaire jour après jour, on comprend mieux le monde qui nous entoure, mais, ma vraie passion, ce sont les lettres 🙂 Je vais finir mon année universitaire mais je n'exclus pas l'idée de m'inscrire en hypokhâgne à la rentrée prochaine 😉
Si tes résultats de lycée étaient corrects et ton travail en BTS sérieux, je ne doute pas que tu puisses trouver une prépa (certes, ça ne sera pas H4) qui t'accepterait. Un étudiant comme toi aurait l'avantage de la maturité, ce qui n'est pas donné à tout le monde en sortant du lycée.
L'université est tout à fait envisageable. Mais il te faudra trouver les ressources en toi-même pour te dépasser car ce ne sera pas l'environnement qui te tirera forcément vers le haut.
Charlie-30 a écrit :(L1). Attention, une licence de lettres modernes n'est PAS une licence de littérature : dès la deuxième année, tu étudieras la styllistique, la linguistique, l'ancien français, le latin, la phonétique… C'est une filière qui vise à décortiquer la langue, à analyser le sens des mots, leur évolution, etc. Demande-toi si c'est que tu veux vraiment faire. Enfin, il existe 2 mentions en licence de lettres : moderne (ceux que je t'ai décrit plus haut) et classique (au programme : littérature du moyen âge à nos jours, français, latin ET grec). La licence de lettres modernes me paraît clairement plus accessible dans ton cas, même si, des deux mentions, la licence de lettres classiques est la plus littéraire. […] Réfléchis bien à ton projet professionnel !
Tout dépend des universités, l'UE de langue française (grammaire, phonétique, syntaxe, morphosyntaxe etc) commence parfois dès la 1ère année de licence. C'est les enseignements dominants et la littérature comparée qui font la différence entre les deux licences de lettre.
Licence de lettres classiques : dominante latin et grec, langue et littérature française
Licence de lettres modernes : dominante langue et littérature française, littérature comparée, langue ancienne et/ou vivante
Le diplôme peut-être dit de "littérature française" à partir du master.
Je rejoins Charlie, faire des lettres ou de l'histoire c'est bien gentil mais cela ne nourrit pas son homme : un diplôme universitaire n'est pas un métier…
Pour ma part j'ai fait une khâgne lettres modernes et j'ai obtenu les équivalences pour m'inscrire en L3 de lettres modernes et d'histoire : c'est un bon compromis quand les deux enseignements plaisent. J'ai poursuivi en master de lettres
Tout d'abord merci de vos réponses 🙂. Koch je pensais que je ne pouvais pas rattacher une prépa littéraire après deux ans de post-bac ? (j'ai envoyé hier un email à un lycée préparant une prépa lettres mais bon … je suis sceptique). Y-a t'il une réelle différence de niveau entre les prépas et l'université selon vous ? Si oui, alors comment parfaire son cursus universitaire pour pallier à cela ?
Si, je suis presque certain de cette possibilité. Mais c'est relativement rare car il faut trouver une motivation rare pour repartir en CPGE après 2 ans de post-bac. D'autant que dans ton cas tu sors déjà de 2 ans d'un "système lycée" avec le BTS. On peut légitimement avoir envie de voir ailleurs. Il y a désormais des prépas (d'ailleurs pas extrêmement sélectives) dont la formation est assurée à la fois par un lycée et une université. Bref, juridiquement, c'est possible. Le problème peut se poser au niveau du conseil pédagogique. Quelle est leur idée de la classe-type? S'ils aiment diversifier les profils, tu as ta chance. Comme l'a rappelé Titania, la prépa peut t'offrir la chance d'étudier à la fois l'histoire et la littérature.
Il existe cependant un double cursus lettres-histoire à Paris-Est Créteil. La différence de niveau se fait surtout sentir dans la composition des promotions. Les prépas sont bien plus homogènes et le niveau moyen est généralement meilleur. Mais il y a des étudiants très brillants à la fac aussi. Seulement, ils sont un peu noyés dans le flot d'étudiants… moyens (pour être sympa). Les exigences des prépas cadrent peut-être davantage avec celles des concours de l'enseignement. D'où une rigueur supérieure. A l'université, la L1 et la L2 sont peut-être plus laxistes… Mais tu auras déjà des enseignements dans des disciplines techniques que ne connaîtront pas les anciens prépas.
C'est à toi de voir ce qui peut te tenter, te booster le plus. Si tu vas à la fac, essaie de faire comprendre ta motivation auprès de tes chargés de td pour qu'ils te guident davantage. Lis beaucoup, forge-toi une culture littéraire ample et sois exigeant sur la maîtrise des exercices scolaires (dissertation, commentaire).
Koch a écrit : La différence de niveau se fait surtout sentir dans la composition des promotions. Les prépas sont bien plus homogènes et le niveau moyen est généralement meilleur. Mais il y a des étudiants très brillants à la fac aussi. Seulement, ils sont un peu noyés dans le flot d'étudiants… moyens (pour être sympa). Les exigences des prépas cadrent peut-être davantage avec celles des concours de l'enseignement. D'où une rigueur supérieure. A l'université, la L1 et la L2 sont peut-être plus laxistes… Mais tu auras déjà des enseignements dans des disciplines techniques que ne connaîtront pas les anciens prépas.
J'ai eu la même impression en arrivant à l'université.
Je confirme également que l'on peut entrer en prépa près deux années post-bac : nous avons eu un cas dans ma promo
La différence entre prépa et université est aussi flagrante quant au volume de travail. Une L1 ou une L2 c'est 20-25heures de cours, en prépa on peut arriver à 40h/semaine avec les DST et les khôlles. Attention, ce n'est pas non plus le bagne mais le travail à fournir n'est en rien comparable à celui qui sera demandé en université. Ceci dit, si on veut exceller en université il est tout à fait possible de travailler sur le même rythme qu'en prépa mais ce sera de son propre chef…
Koch a écrit :Les prépas sont bien plus homogènes et le niveau moyen est généralement meilleur. Mais il y a des étudiants très brillants à la fac aussi. Seulement, ils sont un peu noyés dans le flot d'étudiants… moyens (pour être sympa). Les exigences des prépas cadrent peut-être davantage avec celles des concours de l'enseignement. D'où une rigueur supérieure. A l'université, la L1 et la L2 sont peut-être plus laxistes…
Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre… ou lire plutôt. Sérieusement, il y a encore des gens qui peuvent tenir des propos pareils en 2013 ?
La L1 et L2 à l'université ne sont pas "laxistes", elles te considèrent simplement comme un adulte donc c'est à toi d'organiser ton travail, on ne t'assiste pas comme en classe préparatoire, personne ne te prendra par la main. On se moque bien de connaître le niveau d'une promotion à l'université ; tes résultats, ta motivation et ton attitude face au travail ne concernent que toi. Le flot d'étudiants "moyens" disparaît rapidement et quand bien même il resterait, cela n'a aucune importance, à l'université tu ne travailles que pour toi et pas par rapport aux autres.
Rien ne prépare mieux aux concours de l'enseignement que le cursus universitaire. En licence de lettres, tous tes cours sont modelés sur les épreuves du capes et de l'agrégation, après c'est à toi de travailler dès la L1 dans l'optique des concours que tu vises. C'est assez effarant de prétendre que la CPGE prépare très bien aux concours de l'enseignement quand on connaît l'absence totale de l'ancien français et du français moderne en prépa littéraire, disciplines qui constituent à peu près la moitié des épreuves des concours.
AntoineParis a écrit :Koch a écrit :Les prépas sont bien plus homogènes et le niveau moyen est généralement meilleur. Mais il y a des étudiants très brillants à la fac aussi. Seulement, ils sont un peu noyés dans le flot d'étudiants… moyens (pour être sympa). Les exigences des prépas cadrent peut-être davantage avec celles des concours de l'enseignement. D'où une rigueur supérieure. A l'université, la L1 et la L2 sont peut-être plus laxistes…
Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre… ou lire plutôt. Sérieusement, il y a encore des gens qui peuvent tenir des propos pareils en 2013 ?
La L1 et L2 à l'université ne sont pas "laxistes", elles te considèrent simplement comme un adulte donc c'est à toi d'organiser ton travail, on ne t'assiste pas comme en classe préparatoire, personne ne te prendra par la main. On se moque bien de connaître le niveau d'une promotion à l'université ; tes résultats, ta motivation et ton attitude face au travail ne concernent que toi. Le flot d'étudiants "moyens" disparaît rapidement et quand bien même il resterait, cela n'a aucune importance, à l'université tu ne travailles que pour toi et pas par rapport aux autres.
Rien ne prépare mieux aux concours de l'enseignement que le cursus universitaire. En licence de lettres, tous tes cours sont modelés sur les épreuves du capes et de l'agrégation, après c'est à toi de travailler dès la L1 dans l'optique des concours que tu vises. C'est assez effarant de prétendre que la CPGE prépare très bien aux concours de l'enseignement quand on connaît l'absence totale de l'ancien français et du français moderne en prépa littéraire, disciplines qui constituent à peu près la moitié des épreuves des concours.
Je parlais de "laxisme", j'entendais par là les exigences des professeurs. Généralement, les exercices de dissertation sont hebdomadaire, la notation en CPGE est bien plus "sèche", les professeurs sont bien plus critiques envers ton travail, l'émulation peut être importante et le rythme intense, et, en ce sens, on te prépare plus à ce qui attend les étudiants qui vont passer d'autres concours encore plus exigeants que l'ENS, et cela, dès le bac+1. Il y a un certain laxisme également (mais plus général et à un autre niveau de responsabilité - c'est-à-dire pas les professeurs) dans le sens où on l'on ne prépare presque pas les étudiants aux oraux des concours. Voilà ce que j'entendais et rien de plus. Je sais très bien comment fonctionne une université et l'autonomie qui en découle.
On est tous au courant des épreuves techniques des concours mais elles ont finalement moins de poids que la littérature, écrit et oral confondus (et elles ne constituent pas la moitié des épreuves sur ce plan-là). Ces matières-là se rattrapent assez rapidement entre la L3 et le M2 puisqu'elles sont fondées sur une grosse partie de "par cœur", surtout l'ancien français (le français moderne, c'est plus délicat sur ce plan-là, c'est vrai).
Bref, on ne va pas refaire le débat ici, c'est toujours la même histoire : la pluridisciplinarité, l'entraînement et l'aisance à disserter d'un côté (la prépa) et de l'autre, un éventail de "disciplines concours" bien abordé avec en prime davantage de liberté (l'université). J'ai d'ailleurs précisé que de très bons étudiants étaient formés à l'université donc je n'ai jamais nié que le système pouvait porter ses fruits. D'ailleurs, je suis sûr que si on réduisait les promotions de manière drastique et qu'on accordait plus de moyens, il y aurait probablement plus d'agrégés formés de A à Z à la fac. Mais bon, là encore, c'est un autre débat…
Merci encore de vos différentes réponses ! Une question me taraude encore, suite à une discussion avec une personne suivant un parcours philosophie à l'université j'ai pu me rendre compte qu'au sein de l'enseignement on consacrait pas mal de son temps à l'étude de mythes. Or c'est bien la beauté du muthos que j'aime au plus profond, je trouve les textes particulièrement intéressants et beaux. Ainsi pensez-vous qu'il y ait plus de chances d'étudier les mythes dans un parcours histoire, philosophie ou lettres ?
Existe t'il d'ailleurs un métier consacré à l'étude des mythes ? La philologie peut-elle déboucher sur des spécialités s'attardant à l'étude des mythes ?
Merci de votre lecture 🙂
J'avais assisté à un cours sur les mythes qui correspondait à un cursus de lettres, et cette année en prépa on a un cours de culture antique !
Tout dépend des mythes, mais c'est peut-être en lettres que tu auras le plus de chances de travailler dessus. Ceci dit il n'est pas certain qu'il y ait un enseignement sur ce thème en licence.
Même si tu t'inscris en philosophie ou en histoire tu peux suivre ce que l'on appelle une "mineure" ou une "UE libre", c'est à dire un enseignement au choix (dans n'importe quelle discipline enseignée dans ton université - les lettres avec un enseignement sur les mythes en l'occurence) qui compte à part entière dans ton cursus.
Lorsque vous parlez du cursus lettres vous pensez à lettres modernes ou classiques ? Car en effet je crois savoir que le programme de lettres classiques s'attardent plus à la période antique. Les lettres classiques sont peut-être alors susceptibles de traiter plus de mythes ? Si oui, croyez-vous qu'il soit possible de rattacher le parcours lettres classiques sans avoir JAMAIS pratiqué de grec ou encore de latin ? (j'ai vu que l'université de nantes, la fac à laquelle je me destine stipule qu'il n'est pas obligatoire de connaître des langues mortes avant de débuter lettres classiques, toutefois je me pose des questions sur la difficulté de rattraper ce retard ? Est-ce faisaible selon vous ? Les efforts sont-ils dès lors très importants ? )
Oui c'est chaud de commencer en L1 lettres classiques sans avoir jamais fait au moins une langue morte.
Mais c'est loin d'être impossible, si tu t'en donnes les moyens.
Les mythes s'étudient dans les deux spécialités, il ne faut pas confondre Antiquité et mythologie, même si les deux sont étroitement liés ^^
Les mythes peuvent être étudiés dans de nombreuses disciplines : lettres modernes ou classiques, philosophie, psychanalyse, anthropologie et, peut-être dans une moindre mesure, l'histoire.
Ici, plus que l'objet d'étude, c'est surtout la méthode d'analyse qui va changer et la finalité de la recherche. (Par ailleurs, ces disciplines se nourrissent les unes des autres malgré tout)
C'est peut-être difficile pour toi, à ce niveau, de distinguer toutes les nuances des approches. Mais si c'est la beauté du mythe en soi qui t'intéresse, je pense que les lettres te conviendront. Il n'est cependant pas assuré que tu étudies pléthore de mythes littéraires pendant le premier cycle. Il faut que tu regardes bien les brochures de licence.
Si tu veux quelques exemples de centres de recherche plutôt littéraires branchés sur la question, je te conseille de regarder ces quelques sites (ce n'est pas exhaustif) :
https://www.u-grenoble3.fr/
https://www.uclouvain.be/415217.html
TomPassion, réfléchis bien aussi aux métiers possibles.
Disons que si tu t'intéresses aux mythes, tu te diriges vers la recherche (en histoire antique, voire archéologie, en linguistique comparée (un peu à la Dumézil), en littérature comparée (à la Pierre Brunel)…). Les carrières de l'enseignement s'imposeront forcément à toi. Tu ne pourras pas seulement vivre en étudiant les mythes. A toi de voir si tu es prêt à faire de longues études, un peu hasardeuses et qui ne déboucheront pas forcément sur ce plaisir premier, la mythologie.
Merci de vos différentes interventions. Je me demande aussi, pouvons-nous exercer une profession dédiée uniquement à la recherche en sciences humaines/lettres dans un centre style CNRS en évitant ainsi d'enseigner dans diverses universités ?
ps: la seule piste que j'ai actuellement se nomme INSHS
A priori non.