Subordonnée relative, phrase non verbale et phrase complexe

Langue française

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je prépare cette année le CRPE (concours de recrutement de professeur des écoles) donc pendant ces vacances c'est grammaire à fond ! Mais j'ai un problème …
Je révise avec la "nouvelle grammaire du collège" aux éditions Magnard et, même si c'est du niveau collège, la subordonnée me pose problème. Je vais essayer d'être la plus claire possible :

_ Leçon sur la phrase verbale et la phrase non verbale :
on me dit que "ton pleurnichard qui se veut méchant" est une phrase non verbale car, même s'il y a un verbe conjugué, ce n'est pas le noyau de la phrase; donc si je suis leur raisonnement, une proposition subordonnée relative est considéré comme un groupe adjectival et non verbale n'est-ce pas ?

_ Leçon sur la phrase simple et la phrase complexe :
on me dit qu'une proposition est un groupe de mots organisés autour d'un verbe conjugué donc la phrase "Léa écoute sa cousine qui chante à la radio" contient 2 propositions "Léa écoute sa cousine" et "qui chante à la radio" ; on me dit aussi qu'une phrase complexe contient plusieurs verbes conjugués et donc contient autant de propositions que de verbes conjugués.
"Qui chante à la radio" est une proposition relative, on est d'accord mais si on suit le raisonnement de la leçon d'avant "sa cousine qui chante à la radio" n'est pas une proposition verbale donc … Pourquoi on me dit que dans la phrase "Léa …" il y a 2 propositions ( =phrase complexe) alors que selon la leçon précédente dans cette même phrase on devrait considérer qu'un seul verbe ( =phrase simple) ?

J'espère avoir été assez claire, si vous avez des questions n'hésitez pas !

Bonne journée
Khouan3011,

J'ai trouvé votre questionnement intéressant. La leçon sur la phrase simple et complexe est la plus claire et la plus facile à comprendre. Celle sur la phrase verbale et non verbale est un peu plus subtile.

Dans l'exemple que vous citez "qui se veut méchant" est bel et bien une proposition relative. Qui dit proposition dit verbe (et le plus souvent, verbe conjugué à un mode personnel et temporel, comme c'est le cas ici). Cette proposition est constituée dans un pronom relatif sujet (qui), d'un verbe (se veut) et d'un adjectif attribut du sujet (méchant). Puisque la proposition a un antécédent (ton pleurnichard), elle est complément de cet antécédent et a une fonction adjectivale. On dira donc que la proposition subordonnée relative "qui se veut méchant" est épithète du nom pleurnichard.

Puisqu'il y a un verbe dans cette phrase, pourquoi votre grammaire considère-t-elle qu'il s'agit d'une phrase non verbale ? L'analyse de votre grammaire n'a rien à voir avec la présence d'une subordonnée relative. Elle est tout simplement due au fait que votre phrase est dépourvue de verbe noyau, pour la bonne et simple raison que la phrase "ton pleurnichard qui se veut méchant" est dépourvue de proposition principale !

Je crois que votre grammaire essaie de montrer qu'il ne suffit pas qu'il y ait un verbe conjugué (et donc une proposition) pour qu'il y ait une phrase verbale. En fait, une proposition indépendante suffit à faire une phrase verbale (simple en l'occurrence), mais une proposition subordonnée ne suffit pas à faire une phrase verbale. Pour parler de phrase, il faut un verbe noyau, et donc une proposition indépendante (dans le cas d'une phrase simple) ou une proposition principale (dans le cas d'une phrase complexe). Or, dans votre exemple, on a simplement un groupe nominal et une proposition subordonnée, mais aucune proposition principale (et donc aucun verbe qui pourrait être considéré comme le noyau de la phrase).

Cela dit, l'exemple donné dans votre grammaire est un cas d'école qui reflète très mal la majorité des énoncés, car la plupart du temps, les propositions subordonnées se trouvent dans des phrases qui contiennent une proposition principale (et donc un verbe noyau qui permettra de parler de phrase). Rares sont les cas où l'on a une proposition subordonnée sans proposition principale.

J'espère vous avoir quelque peu aidée.

Bon courage pour le concours,
FC.
Phrase verbale et phrase averbale
On appelle phrase averbale une phrase qui ne contient pas de verbe principal :
Attention à la marche !
Bienheureux les pauvres en esprit.


Une phrase averbale peut contenir un verbe, mais c'est le verbe d'une proposition subordonnée.
Bienheureux celui qui connaît une telle expérience
(connaît est le verbe de la proposition subordonnée relative qui connaît une telle expérience ; la phrase pourrait se réduire à bienheureux celui-là).
(Réverso)
C'est un raccourci malheureux de dire qu'une phrase contient autant de propositions que de verbes conjugués, même si c'est le cas le plus fréquent. Il y a les phrases averbales, et il y a aussi les propositions infinitives et participiales.