~Bonjour,
Je suis en seconde et pendant ces vacances notre prof nous a demandé de rédiger un commentaire sur le Menteur de Corneille. Cela peut étonner certains de faire des dissertation en seconde, mais d'habitudes le prof nous donnait les points puis nous devions commenter. Cette fois c'est nous même qui devions former notre propre plan.
Voici le passage que nous devions lire:
Pour mieux comprendre
'Le soir' quand Clarice et Lucrèce parle de ça à Dorante, la nuit dernière, Dorante faisait la cour sous les balecons à Clarice, en l'appelant Lucrèce, à cause du quiproquo. Clarice ne comprenant pas à qui ces mots doux étaient destinés, lui demande de lui parler de Clarice. Et comme Dorante les confondaient, il lui a dit qu'il detèstait Clarice et qu'il ne la connait même pas.
C'est pour cela que Lucrèce et Clarice lui demandait pourquoi persister à mentir, vu qu'elles ne comprenaient rien.
Ensuite, elles ont parlé du père de Dorante et d'un hymène brisé. En fait, c'était Dorante qui avait menti à son père en lui faisant croire qu'il s'était marié de force avec une femme sans son consentement, tout cela pour qu'il ne se marie pas à Clarice. Vu que son père était venu lui demandé de se marier à elle, mais Dorante voulait se marier à "Lucrèce", enfin à Clarice, sans le savoir.
Si quelque chose n'est pas claire (j'ai du mal à expliquer pour ceux qui n'ont pas lu l'oeuvre) n'hésitez pas à me le dire en commentant.
Mon plan:
La problématique: Le dénouement du quiproquo
A Changement de stratégie pour Dorante
1- Dorante apprend que celle qui croyait Lucrèce était en fait Clarice. Il s'est donc fait prendre à son propre jeu.
2- Il continue de mentir en faisant croire aux deux jeunes femmes que toutes ces galanteries offertes à Clarice était pour rendre jalouse Lucrèce. (il argumente ces fourberies, et n'hésite pas à lui demander d'accepter ses vœux une fois qu'il convaincra son père)
B Organisation de l'hymen
1- Dorante tente le tout pour le tout et séduit Lucrèce en employant le langage précieux. (Elle avait mes discours, mais vous aviez mon cœur,
Où vos yeux faisaient naître un feu, que j'ai fait taire)
2- La jalousie apparente de Clarice qui tente tout pour ne pas convaincre Lucrèce de croire aux mensonges. (mais cela suffit t'il pour en consacré un point?)
3- Le (comique?) dans les dialogues entre Alcippe et Clarice, puis Géronte et Lucrèce, quand il s'agit d'avoir leur accord pour l'hymen. (le fait que les phrases dites et répondues ont le même sens dans les deux dialogues)
C Conclusion de l'histoire
1- La morale de Cliton (qui n'en est pas vraiment une puisqu'elle consiste à recommander d'apprendre à mentir, alors que ce n'est pas censé être une qualité)
2- ?
Voilà ce que j'ai fais pour l'instant. Bien sûr j'ai voulu en tirer un maximum sans forcément faire le tri. C'est encore un brouillon et j'aimerai vraiment avoir des conseils, si ce n'est de l'aide.
Que pourrai je modifié pour rendre mon plan présentable?
Ai je mal choisis les points?
Dois je supprimer/modifier certaines choses?
Et surtout comment dois je m'y prendre pour rédiger?
C'est en quelque sorte la première fois que l'on doit rédiger nos propres points alors j'aimerai vraiment que ce soit "bon".
~Merci
Je suis en seconde et pendant ces vacances notre prof nous a demandé de rédiger un commentaire sur le Menteur de Corneille. Cela peut étonner certains de faire des dissertation en seconde, mais d'habitudes le prof nous donnait les points puis nous devions commenter. Cette fois c'est nous même qui devions former notre propre plan.
Voici le passage que nous devions lire:
Clarice
Je ne sais plus moi-même à mon tour où j’en suis.
Lucrèce, écoute un mot.
Dorante, à Cliton.
Lucrèce ! Que dit-elle ?
Cliton, à Dorante.
Vous en tenez, monsieur : Lucrèce est la plus belle,
Mai laquelle des deux ? J’en ai le mieux jugé,
Et vous auriez perdu si vous aviez gagé.
Dorante, à Cliton.
Cette nuit, à la voix, j’ai cru la reconnaître.
Cliton
Clarice sous son nom parlait à sa fenêtre ;
Sabine m’en a fait un secret entretien.
Dorante, à Cliton.
Bonne bouche ! J’en tiens, mais l’autre la vaut bien ;
Et, comme dès tantôt je la trouvais bien faite,
Mon cœur déjà penchait où mon erreur le jette.
Ne me découvre point ; et dans ce nouveau feu
Tu me vas voir, Cliton, jouer un nouveau jeu.
Sans changer de discours, changeons de batterie.
Lucrèce, à Clarice.
Voyons le dernier point de son effronterie.
Quand tu lui diras tout, il sera bien surpris.
Clarice, à Dorante.
Comme elle est mon amie ; elle m’a tout appris :
Cette nuit vous l’aimiez, et m’avez méprisée.
Laquelle de nous deux avez-vous abusée ?
Vous lui parliez d’amour en termes assez doux.
Dorante
Moi ! Depuis mon retour je n’ai parlé qu’à vous.
Clarice
Vous n’avez point parlé cette nuit à Lucrèce ?
Dorante
Vous n’avez point voulu me faire un tour d’adresse ?
Et je ne vous ai point reconnue à la voix ?
Clarice
Nous dirait-il bien vrai pour la première fois ?
Dorante
Pour me venger de vous j’eus assez de malice
Pour vous laisser jouir d’un si lourd artifice,
Et, vous laissant passer pour ce que vous vouliez,
Je vous en donnai plus que vous ne m’en donniez.
Je vous embarrassai, n’en faites point la fine.
Choisissez un peu mieux vos dupes à la mine :
Vous pensiez me jouer, et moi je vous jouais,
Mais par de faux mépris que je désavouais.
Car enfin je vous aime, et je hais de ma vie
Les jours que j’ai vécus sans vous avoir servie.
Clarice
Pourquoi, si vous m’aimez, feindre un hymen en l’air,
Quand un père pour vous est venu me parler ?
Quel fruit de cette fourbe osez-vous vous promettre ?
Lucrèce, à Dorante.
Pourquoi, si vous l’aimez, m’écrire cette lettre ?
Dorante, à Lucrèce.
J’aime de ce courroux les principes cachés :
Je ne vous déplais pas, puisque vous vous fâchez.
Mais j’ai moi-même enfin assez joué d’adresse :
Il faut vous dire vrai, je n’aime que Lucrèce.
Clarice, à Lucrèce.
Est-il un plus grand fourbe ? Et peux-tu l’écouter ?
Dorante, à Lucrèce.
Quand vous m’aurez ouï, vous n’en pourrez douter.
Sous votre nom, Lucrèce, et par votre fenêtre,
Clarice m’a fait pièce, et je l’ai su connaître ;
Comme en y consentant vous m’avez affligé,
Je vous ai mise en peine, et je m’en suis vengé.
Lucrèce
Mais que disiez-vous hier dedans les Tuileries ?
Dorante
Clarice fut l’objet de mes galanteries…
Clarice, bas, à Lucrèce.
Veux-tu longtemps encore écouter ce moqueur ?
Dorante, à Lucrèce.
Elle avait mes discours, mais vous aviez mon cœur,
Où vos yeux faisaient naître un feu que j’ai fait taire,
Jusqu’à ce que ma flamme ait eu l’aveu d’un père ;
Comme tout ce discours n’était que fiction,
Je cachais mon retour et ma condition.
Clarice, à Lucrèce.
Vois que fourbe sur fourbe à nos yeux il entasse
Et ne fait que jouer des tours de passe-passe.
Dorante, à Lucrèce.
Vous seule êtes l’objet dont mon cœur est charmé.
Lucrèce, à Dorante.
C’est ce que les effets m’ont fort mal confirmé.
Dorante
Si mon père à présent porte parole au vôtre,
Après son témoignage, en voudrez-vous quelque autre ?
Lucrèce
Après son témoignage il faudra consulter
Si nous aurons encor quelque lieu d’en douter.
Dorante, à Lucrèce.
Qu’à de telles clartés votre erreur se dissipe.
à Clarice.
Et vous, belle Clarice, aimez toujours Alcippe :
Sans l’hymen de Poitiers il ne tenait plus rien ;
Je ne lui ferai pas ce mauvais entretien,
Mais entre vous et moi vous savez le mystère.
Le voici qui s’avance, et j’aperçois mon père.
Scène VII
Géronte, Dorante, Alcippe, Clarice, Lucrèce, Isabelle, Sabine, Cliton.
Alcippe, sortant de chez Clarice et parlant à elle.
Nos parents sont d’accord, et vous êtes à moi.
Géronte, sortant de chez Lucrèce, et parlant à elle.
Votre père à Dorante engage votre foi.
Alcippe, à Clarice.
Un mot de votre main, l’affaire est terminée.
Géronte, à Lucrèce.
Un mot de votre bouche achève l’hyménée.
Dorante, à Lucrèce.
Ne soyez pas rebelle à seconder mes vœux.
Alcippe
Êtes-vous aujourd’hui muettes toutes deux ?
Clarice
Mon père a sur mes vœux une entière puissance.
Lucrèce
Le devoir d’une fille est dans l’obéissance.
Géronte
Venez donc recevoir ce doux commandement.
Alcippe, à Clarice.
Venez donc ajouter ce doux consentement.
Alcippe rentre chez Clarice avec elle et Isabelle, et le reste rentre chez Lucrèce.
Sabine, à Dorante, comme il rentre.
Si vous vous mariez, il ne pleuvra plus guères.
Dorante
Je changerai pour toi cette pluie en rivières.
Sabine
Vous n’aurez pas loisir seulement d’y penser.
Mon métier ne vaut rien quand on s’en peut passer.
Cliton, seul.
Comme en sa propre fourbe un menteur s’embarrasse !
Peu sauraient comme lui s’en tirer avec grâce.
Vous autres qui doutiez s’il en pourrait sortir,
Par un si rare exemple apprenez à mentir.
Pour mieux comprendre
'Le soir' quand Clarice et Lucrèce parle de ça à Dorante, la nuit dernière, Dorante faisait la cour sous les balecons à Clarice, en l'appelant Lucrèce, à cause du quiproquo. Clarice ne comprenant pas à qui ces mots doux étaient destinés, lui demande de lui parler de Clarice. Et comme Dorante les confondaient, il lui a dit qu'il detèstait Clarice et qu'il ne la connait même pas.
C'est pour cela que Lucrèce et Clarice lui demandait pourquoi persister à mentir, vu qu'elles ne comprenaient rien.
Ensuite, elles ont parlé du père de Dorante et d'un hymène brisé. En fait, c'était Dorante qui avait menti à son père en lui faisant croire qu'il s'était marié de force avec une femme sans son consentement, tout cela pour qu'il ne se marie pas à Clarice. Vu que son père était venu lui demandé de se marier à elle, mais Dorante voulait se marier à "Lucrèce", enfin à Clarice, sans le savoir.
Si quelque chose n'est pas claire (j'ai du mal à expliquer pour ceux qui n'ont pas lu l'oeuvre) n'hésitez pas à me le dire en commentant.
Mon plan:
La problématique: Le dénouement du quiproquo
A Changement de stratégie pour Dorante
1- Dorante apprend que celle qui croyait Lucrèce était en fait Clarice. Il s'est donc fait prendre à son propre jeu.
2- Il continue de mentir en faisant croire aux deux jeunes femmes que toutes ces galanteries offertes à Clarice était pour rendre jalouse Lucrèce. (il argumente ces fourberies, et n'hésite pas à lui demander d'accepter ses vœux une fois qu'il convaincra son père)
B Organisation de l'hymen
1- Dorante tente le tout pour le tout et séduit Lucrèce en employant le langage précieux. (Elle avait mes discours, mais vous aviez mon cœur,
Où vos yeux faisaient naître un feu, que j'ai fait taire)
2- La jalousie apparente de Clarice qui tente tout pour ne pas convaincre Lucrèce de croire aux mensonges. (mais cela suffit t'il pour en consacré un point?)
3- Le (comique?) dans les dialogues entre Alcippe et Clarice, puis Géronte et Lucrèce, quand il s'agit d'avoir leur accord pour l'hymen. (le fait que les phrases dites et répondues ont le même sens dans les deux dialogues)
C Conclusion de l'histoire
1- La morale de Cliton (qui n'en est pas vraiment une puisqu'elle consiste à recommander d'apprendre à mentir, alors que ce n'est pas censé être une qualité)
2- ?
Voilà ce que j'ai fais pour l'instant. Bien sûr j'ai voulu en tirer un maximum sans forcément faire le tri. C'est encore un brouillon et j'aimerai vraiment avoir des conseils, si ce n'est de l'aide.
Que pourrai je modifié pour rendre mon plan présentable?
Ai je mal choisis les points?
Dois je supprimer/modifier certaines choses?
Et surtout comment dois je m'y prendre pour rédiger?
C'est en quelque sorte la première fois que l'on doit rédiger nos propres points alors j'aimerai vraiment que ce soit "bon".
~Merci



