Choisir entre prépa et fac de philo
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Très honnêtement, je peine à comprendre tes raisons. Par exemple, dire que l'ENS ne t'intéresse pas, je ne vois pas sur quoi ça se fonde (puisque les normaliens sont tenus d'aller suivre leur master ailleurs qu'à l'ENS ou dans un master cohabilité).
Mais oui, évidemment que si tu travailles beaucoup, à la fac comme ailleurs, tu as tes chances.
Je comprends ta confusion (si je ne suis pas précis ou peu clair je m'en excuse)
Ce que je veux dire par là c'est que l'ENS ne se situe pas dans la ville dans laquelle je pourrais suivre le master qui me tente, mais je ne connais pas si bien le fonctionnement de l'ENS alors je peux me tromper bien évidemment
Mes raisons peuvent paraître obscures; ce que je pense c'est que viser l'ENS est déjà très ambitieux mais que ce qui me dérange le plus c'est d'avoir à bûcher pour des matières qui ne seront pas utiles pour mon parcours de philosophie (je ne néglige en aucun cas ce qu'elles apportent mais je dois quand même un minimum me concentrer sur la philo si je veux réussir, enfin je pense) et que cette licence me paraît l'idéale puisqu'elle donne quand même pas mal de clefs, et qu'elle me fera travailler plus qu'en licence classique sans pour autant me mettre une pression abominable dans une optique absolue de concours… Je cherche la stimulation, mais je cherche une stimulation "saine" (en tout cas que j'estime saine)
Loin de moi l'idée que la prépa soit complètement saine, du moins pour tous les étudiants.
Cela dit, croire qu'il n'y a pas de lien entre ce qu'on étudie en prépa et ce qu'on fait en philosophie, d'autant plus en France, est évidemment faux. La prépa donne une formation et une culture classiques qui forment un socle solide pour aborder ensuite la philosophie.
Encore une fois, je ne souhaite pas remettre en cause la difficulté de la prépa. C'est dur. Mais l'agrégation de philosophie l'est également, comme l'est le CAPES. Et l'obtention d'une bourse doctorale. Bref, c'est un domaine où la stimulation ne sera pas que saine. Alors, tu peux passer par la voie de la fac, ce qui te permettra peut-être d'étudier pendant trois ans en évitant cette tension. Et encore une fois, je ne dis pas que c'est un choix sans valeur. Être heureux, c'est important. Mais je pense que tu ne pourras pas éviter longtemps la question. Le mérite (et le problème) de la prépa, c'est qu'elle t'oblige d'emblée à t'y confronter.
Artz, merci pour ta réponse
Je penche à nouveau pour la prépa, je vais probablement voir pour faire une journée d'immersion et comparer les deux
Ce qui me fait peur en réalité c'est que malgré mes résultats corrects, mon organisation du travail a toujours été désastreuse et il m'arrive souvent de réviser la veille, voire le matin voire pas du tout mais de frôler quand même le 20, ce qui fait qu'inconsciemment je me complais dans le désordre (ou en tout cas je ne fais rien pour en sortir) alors que je suis conscient de ma méthode abonimable de travail et que j'en ai honte (sauf en philo, matière pour laquelle tout travail est pour moi un plaisir)
Selon toi/vous (tous les avis sont les bienvenus) la prépa va-t-elle m'aider sur ce point ou m'enfoncer d'avantage?
On le répète souvent ici : le profil type du khâgneux, c'est quelqu'un qui a eu des bonnes notes au lycée sans trop travailler. Parce que ça veut dire que tu en as encore sous le pied.
Une journée d'immersion, ça semble une bonne idée !
Bonjour,
Scipio, je me reconnais tout à fait dans ton dernier message. Je suis en Khâgne, et plusieurs moments douloureux (nuits blanches en série, lors des concours blancs -aie!-) m'ont amenée à m'améliorer sur ce point, sans faire beaucoup de miracles toutefois. A un moment ou un autre, en prépa, tu seras forcé de t'y mettre en avance, ou tu y perdras des dents (et surtout des heures de sommeil). Mais je te rassure, même en Hypokhâgne, j'ai toujours tout fait en retard (ce que je ne conseille pas, cela va de soi 🙄 ) et je m'en suis sortie. La Khâgne, c'est autre chose…
Merci à vous pour ces réponses, ça me rassure 🙂
Donc si je comprends bien, l'hypokhâgne est plus difficile que le lycée mais beaucoup moins ardue que la khâgne? 😀 Bleuha, peux-tu me parler de ces concours blancs? 🙂
Artz, merci pour toutes les réponses que tu m'as apportées, tu m'es d'une aide précieuse vraiment 🙂 As-tu trouvé également la marche très haute entre l'hypokhâgne et la khâgne?
C'est très différent. L'hypokhâgne pose un socle culturel. La khâgne prépare à un concours. Du coup, le programme fait qu'on a une direction plus claire, mais il y a plus de pression aussi si l'on veut l'ENS. Et puis, dans ma classe, il y avait une moitié de khûbes, environ donc le niveau était clairement assez élevé.
Mais je n'ai pas trouvé cela insurmontable, non.
Bonjour,
Clairement, ce n'est pas insurmontable, mais la difficulté principale est l'organisation du travail, surtout en période de Concours blancs. En Khâgne il faut arriver à réviser toutes les matières même si certaines peuvent apparaître plus chronophages (l'histoire risque de saborder d'autres matières qui ne sont pas à négliger, par exemple) et à réviser à la fois dans l'idée du devoir qui arrive et du concours à la fin de l'année. Sans compter les oraux ; personnellement je m'aperçois à la fin de l'année que je suis très proche de la barre d'admissibilité… Sauf que je n'ai pas travaillé les oraux (parce que moi, admissible ? Jamais) et j'ai gâché toute chance pour cette année. Mais on s'éloigne sans doute du sujet 🙂