Camus, L’Étranger - Moi j’écoutais et j’entendais qu’on me jugeait intelligent…

Entraide scolaire

20 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour.
je suis embêté pour une problématique, si vous pourriez m'aider ça serait sympa de votre part.
en quoi cet extrait de l'étranger de camus illustre-t-il bien son titre du roman?
Moi j’écoutais et j’entendais qu’on me jugeait intelligent. Mais je ne comprenais pas bien comment les qualités d’un homme ordinaire pouvaient devenir des charges écrasantes contre un coupable. Du moins, c’était cela qui me frappait et je n’ai plus écouté le procureur jusqu’au moment ou je l’ai entendu dire : « A-t-il seulement exprimé des regrets ? Jamais, Messieurs. Pas une seule fois au cours de l’instruction cet homme n’a paru ému de son abominable forfait. » À ce moment, il s’est tourné vers moi et m’a désigné du doigt en continuant à m’accabler sans qu’en réalité je comprenne bien pourquoi. Sans doute, je ne pouvais pas m’empêcher de reconnaître qu’il avait raison. Je ne regrettais pas beaucoup mon acte. Mais tant d’acharnement m’étonnait. J’aurais voulu essayer de lui expliquer cordialement, presque avec affection, que je n’avais jamais pu regretter vraiment quelque chose. J’étais toujours pris par ce qui allait arriver, par aujourd’hui ou par demain. Mais naturellement, dans l’état où l’on m’avait mis, je ne pouvais parler à personne sur ce ton. Je n’avais pas le droit de me montrer affectueux, d’avoir de la bonne volonté. Et j’ai essayé d’écouter encore parce que le procureur s’est mis à parler de mon âme.
Il disait qu’il s’était penché sur elle et qu’il n’avait rien trouvé, Messieurs les jurés. Il disait qu’à la vérité, je n’en avais point, d’âme, et que rien d’humain, et pas un des principes moraux qui gardent le cœur des hommes ne m’était accessible. « Sans doute, ajoutait-il, nous ne saurions le lui reprocher. Ce qu’il ne saurait acquérir, nous ne pouvons nous plaindre qu’il en manqué. Mais quand il s’agit de cette cour, la vertu toute négative de la tolérance doit se muer en celle, moins facile, mais plus élevée, de la justice. Surtout lorsque le vide du cœur tel qu’on le découvre chez cet homme devient un gouffre où la société peut succomber. » C’est alors qu’il a parlé de mon attitude envers maman. Il a répété ce qu’il avait dit pendant les débats. Mais il a été beaucoup plus long que lorsqu’il parlait de mon crime, si long même que, finalement, je n’ai plus senti que la chaleur de cette matinée.

merci d'avance
Au début on pense que le mot "étranger" est lié à la nationalité. En fait on se rend compte qu'il signifie que cet homme est comme un étranger : il est différent et est considéré comme un être à part, qui n'a pas les réactions attendues. On le voit bien dans ce passage.
merci beaucoup 🙂
si d'autres personnes ont des idées , n'hésitez pas svp. parce qu'en faite on doit s'enregistrer et il faut que sa dure 8 minutes et pour l'instant ça ne dure que 4 minutes
Difficile de t'aider sans savoir les idées que tu as déjà développées dans ton enregistrement…
Pourrais-tu les résumer ?
Intro :
Le texte présenté est extrait de L'Etranger de Albert Camus, paru en 1942. L'œuvre de Camus se caractérise par deux thèmes principaux: celui de l'absurde qui naît du décalage entre un besoin d'idéal et le monde réel et celui de la révolte crée par le spectacle des crimes engendrés par l'humanité. Dans L'Etranger, Camus présente un homme que des circonstances extérieures vont amener à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.

On a l'impression qu'il ne se connait pas lui-même, il se rend pas compte de ce qui lui arrive(qualité d'un homme ordinaire…contre un coupable)
il reste étranger à ses sentiments
il ignore ce qu'il fait là
on a l'impression que les jurés aussi car il ne le juge même pas pour son meurtre
il est étranger à lui-même, passif et innatentif à son propre procès
Il est étranger à la société dans laquelle il vit


ses relations avec les autres :
Elles sont marquées par l'indifférence et le manque de communication.
- Indifférence par rapport à sa mère: absence d'émotion
Un personnage qui centre tout sur lui: absence d'émotions, de communication.

Cet extrait illustre bien son titre qui est l'étranger parce que meursault est hors de la société,il est étranger aux normes, aux conventions sociales ou même à sa propre existence sur Terre parce qu'il semble indifférent à ce qu'il sse passe,il reste étranger aux sentiments qui accompagnent les codes sociaux car il n'essaye pas de paraître triste , il a une vision floue du monde.

on peut dire que voyage au bout de la nuit et l'étranger sont tout les deux sont une critique assez acerbe de l'époque. L'un critique de façon assumée et directe, et l'autre le fait plus de façon indirecte en montrant son détachement.
Meursault est étranger à la société et aux hommes.
  Il semble naïf, simple, soumis à ses impressions premières
Il ne comprend pas l'enjeu de l'existence humaine et la place de la mort, à laquelle il paraît indifférent.. Lorsqu'on étudie l'écriture de Camus, le vocabulaire semble limité,simple,réduit et les phrases sont courtes, presque comme les pensées d'un enfant.Meursault se sent complètement exclu de la société, ne comprend pas ses règles.
de plus lors de son procès il "se sent de trop", il a l'impression même si on parle de lui qu'il est exclu. Il se sent étranger à tout.
À travers et extrait meursault se sent jugés , il a l'air surpris.
Conclusion :
Cet extrait de L'Etranger présente un personnage en apparence assez simple mais qui devient plus complexe, notamment par son extrême sensibilité aux sensations et à sa vision confuse du monde qui annoncent le meurtre. On peut rapprocher ce texte de La Condition Humaine d'André Malraux à la différence que Meursault est un personnage passif, qui va subir les événements, alors que Tchen est un homme actif, qui agit poussé par un idéal. le roman remet en question le système judiciaire qui mettrait a mort un homme parce qu'il n'éprouve pas les mêmes élotions que les autres.



Au début on pense que le mot "étranger" est lié à la nationalité. En fait on se rend compte qu'il signifie que cet homme est comme un étranger : il est différent et est considéré comme un être à part, qui n'a pas les réactions attendues. On le voit bien dans ce passage.
On remarque aussi que le personnage est inconnu à son procès !!

Étranger à quelqu'un, inconnu : Meursault nous paraît étrange : on ne le connaît pas bien à la fin et les autres personnages non plus. Étranger à lui-même
Est-ce que toutes ces idées sont bien illustrées par des lectures d'extraits du texte analysés ? (procédés, mots choisis, etc.)
matt974, vous faites un contresens fâcheux à propos de la notion de révolte chez Camus ; il s'agit d'une révolte philosophique et non sociale (encore moins sociétale), et qui consiste pour l'homme "révolté" à dénoncer vigoureusement notre condition d'être mortel, alors que notre aptitude à ressentir le bonheur et à concevoir l'absolu semble nous promettre l'éternité. C'est du reste pour avoir accédé au stade de cette révolte que Meursault accepte la mort dans la sérénité). En ce sens, votre définition de l'absurde camusien est schématique, mais acceptable.
Meursault est indifférent face aux accusation qu'on lui reproche 😉
merci 🙂
Bonsoir, je suis élève de Seconde et j'ai de grandes difficultés en français.
Trois questions me posent problème à propos d'un extrait de l'Etranger d'Albert Camus.

Voici l'extrait (en sachant que Meursault a tué un arabe récemment.)
Moi j’écoutais et j’entendais qu’on me jugeait intelligent. Mais je ne comprenais pas bien comment les qualités d’un homme ordinaire pouvaient devenir des charges écrasantes contre un coupable. Du moins, c’était cela qui me frappait et je n’ai plus écouté le procureur jusqu’au moment ou je l’ai entendu dire : « A-t-il seulement exprimé des regrets ? Jamais, Messieurs. Pas une seule fois au cours de l’instruction cet homme n’a paru ému de son abominable forfait. » À ce moment, il s’est tourné vers moi et m’a désigné du doigt en continuant à m’accabler sans qu’en réalité je comprenne bien pourquoi. Sans doute, je ne pouvais pas m’empêcher de reconnaître qu’il avait raison. Je ne regrettais pas beaucoup mon acte. Mais tant d’acharnement m’étonnait. J’aurais voulu essayer de lui expliquer cordialement, presque avec affection, que je n’avais jamais pu regretter vraiment quelque chose. J’étais toujours pris par ce qui allait arriver, par aujourd’hui ou par demain. Mais naturellement, dans l’état où l’on m’avait mis, je ne pouvais parler à personne sur ce ton. Je n’avais pas le droit de me montrer affectueux, d’avoir de la bonne volonté. Et j’ai essayé d’écouter encore parce que le procureur s’est mis à parler de mon âme.
Il disait qu’il s’était penché sur elle et qu’il n’avait rien trouvé, Messieurs les jurés. Il disait qu’à la vérité, je n’en avais point, d’âme, et que rien d’humain, et pas un des principes moraux qui gardent le cœur des hommes ne m’était accessible. « Sans doute, ajoutait-il, nous ne saurions le lui reprocher. Ce qu’il ne saurait acquérir, nous ne pouvons nous plaindre qu’il en manqué. Mais quand il s’agit de cette cour, la vertu toute négative de la tolérance doit se muer en celle, moins facile, mais plus élevée, de la justice. Surtout lorsque le vide du cœur tel qu’on le découvre chez cet homme devient un gouffre où la société peut succomber. » C’est alors qu’il a parlé de mon attitude envers maman. Il a répété ce qu’il avait dit pendant les débats. Mais il a été beaucoup plus long que lorsqu’il parlait de mon crime, si long même que, finalement, je n’ai plus senti que la chaleur de cette matinée.




1. Etudiez le champ lexical de la justice. Quel type d'univers contribue-t-il à mettre en place ?

2. Qui parle dans cet extrait ? Quel est l'intérêt de ce choix narratif ?

3. En vous appuyant sur les trois dernières phrases du texte, montrez que cet extrait relève d'un satire de la justice.


Pour la question 1, je ne vois pas autre chose à dire hors mis que ce soit sur l'univers de la justice, d'un procès…

Pour la question 2, je sais que c'est Meursault.

Après je ne sais pas plus,
Merci à ceux qui répondront, bonne soirée

PS : J'espère des réponses au plus vite!
1° Il est évident que si l'on ne se base que sur le champ lexical de la justice, on ne peut pas conclure grand chose. Pour les juges, l'essentiel est d'établir que Meursault a tué parce qu'il a une âme de criminel et que, par surcroît, il est intelligent. La carence affective (infirmée un moment par Meursault, du reste) serait évidemment acceptable sur le plan naturel, mais elle devient dangereuse sur le plan social (cf fin du texte). Le narrateur, qui n'a été poussé à l'acte que par une gêne physique (il dira, de bonne foi, à l'avocat général qu'il a tué "à cause du soleil") reste presque totalement étranger à la construction aberrante du procureur et des juges, tendant à établir un lien de causalité entre son attitude sociale (il n'a pas pleuré à l'enterrement de sa mère, etc…) et son acte.

2° Comme tu le dis, c'est Meursault qui "parle". Il faut que ce soit lui car on perçoit mieux ainsi l'absurdité de la société à laquelle il se confronte : vu qu'il ne s'analyse pas vraiment, qu'il ne se juge pas (en cela, c'est à peine un personnage, plutôt parfois une simple instance narrative), le monde extérieur le traverse comme un milieu transparent et nous atteint sans explication, sans clé pour le comprendre, sans cohérence même alors que jusqu'à présent, nous croyions qu'il était juste et cohérent. La comédie des hommes devient absurde quand on la regarde d'un peu haut, comme Meursault à sa fenêtre le dimanche qui voit des supporters sortir d'un car et clamer : "On les a eus !"

3° Les trois dernières phrases montrent que Meursault sera condamné pour une série de motifs qui n'ont rien à voir avec son crime : il a apparemment négligé de s'occuper de sa mère, ne l'a pas publiquement regretté, ne s'est pas comporté comme on l'attendait. Comme s'en étonnera son avocat : "Enfin, est-il accusé d'avoir enterré sa mère ou d'avoir tué un homme ?" En fait, la justice juge l'homme plus que le fait, et se lance dans des constructions arbitraires en croyant qu'elles sont logiques et naturelles.
Bonjour je passe le 24 à l'oral de francais mais je n'ai pas assez d'information sur un passage de l'etranger qui est celui ci dessous
Moi j’écoutais et j’entendais qu’on me jugeait intelligent. Mais je ne comprenais pas bien comment les qualités d’un homme ordinaire pouvaient devenir des charges écrasantes contre un coupable. Du moins, c’était cela qui me frappait et je n’ai plus écouté le procureur jusqu’au moment où je l’ai entendu dire : « A-t-il seulement exprimé des regrets ? Jamais, Messieurs. Pas une seule fois au cours de l’instruction cet homme n’a paru ému de son abominable forfait. » À ce moment, il s’est tourné vers moi et m’a désigné du doigt en continuant à m’accabler sans qu’en réalité je comprenne bien pourquoi. Sans doute, je ne pouvais pas m’empêcher de reconnaître qu’il avait raison. Je ne regrettais pas beaucoup mon acte. Mais tant d’acharnement m’étonnait. J’aurais voulu essayer de lui expliquer cordialement, presque avec affection, que je n’avais jamais pu regretter vraiment quelque chose. J’étais toujours pris par ce qui allait arriver, par aujourd’hui ou par demain. Mais naturellement, dans l’état où l’on m’avait mis, je ne pouvais parler à personne sur ce ton. Je n’avais pas le droit de me montrer affectueux, d’avoir de la bonne volonté. Et j’ai essayé d’écouter encore parce que le procureur s’est mis à parler de mon âme.

Il disait qu’il s’était penché sur elle et qu’il n’avait rien trouvé, Messieurs les jurés. Il disait qu’à la vérité, je n’en avais point, d’âme, et que rien d’humain, et pas un des principes moraux qui gardent le cœur des hommes ne m’était accessible. « Sans doute, ajoutait-il, nous ne saurions le lui reprocher. Ce qu’il ne saurait acquérir, nous ne pouvons nous plaindre qu’il en manqué. Mais quand il s’agit de cette cour, la vertu toute négative de la tolérance doit se muer en celle, moins facile, mais plus élevée, de la justice. Surtout lorsque le vide du cœur tel qu’on le découvre chez cet homme devient un gouffre où la société peut succomber. » C’est alors qu’il a parlé de mon attitude envers maman. Il a répété ce qu’il avait dit pendant les débats. Mais il a été beaucoup plus long que lorsqu’il parlait de mon crime, si long même que, finalement, je n’ai plus senti que la chaleur de cette matinée. Jusqu’au moment, du moins, où l’avocat général s’est arrêté et après un moment de silence, a repris d’une voix très basse et très pénétrée : « Cette même cour, Messieurs, va juger demain le plus abominable des forfaits : le meurtre d’un père. » Selon lui, l’imagination reculait devant cet atroce attentat. Il osait espérer que la justice des hommes punirait sans faiblesse. Mais, il ne craignait pas de le dire, l’horreur que lui inspirait ce crime le cédait presque à celle qu’il ressentait devant mon insensibilité. Toujours selon lui, un homme qui tuait moralement sa mère se retranchait de la société des hommes au même titre que celui qui portait une main meurtrière sur l’auteur de ses jours. Dans tous les cas, le premier préparait les actes du second, il les annonçait en quelque sorte et il les légitimait. « J’en suis persuadé, Messieurs, a-t-il ajouté en élevant la voix, vous ne trouverez pas ma pensée trop audacieuse, si je dis que l’homme qui est assis sur ce banc est coupable aussi du meurtre que cette cour devra juger demain. Il doit être puni en conséquence. » Ici, le procureur a essuyé son visage brillant de sueur. Il a dit enfin que son devoir était douloureux, mais qu’il l’accomplirait fermement. Il a déclaré que je n’avais rien à faire avec une société dont je méconnaissais les règles les plus essentielles et que je ne pouvais pas en appeler à ce cœur humain dont j’ignorais les réactions élémentaires. « Je vous demande la tête de cet homme, a-t-il dit, et c’est le cœur léger que je vous la demande. Car s’il m’est arrivé au cours de ma déjà longue carrière de réclamer des peines capitales, jamais autant qu’aujourd’hui, je n’ai senti ce pénible devoir compensé, balancé, éclairé par la conscience d’un commandement impérieux et sacré et par l’horreur que je ressens devant un visage d’homme où je ne lis rien que de monstrueux. »
I.Meusault pendant son procés ;
a)Pensée d'un personnage

je ne vois pas bien le cheminement de la pensée de Meusault dans cette extrait
Bonjour, je me permet de vous contacter car le français n'est vraiment pas mon fort. Je dois rendre une lecture Analytique en classe et dans celle-ci une question me gène : "Relever trois procédés réthoriques employé dans le réquisitoire. Quelle est leur fonction".

J'ai remarqué la présence d'un question réthorique et je l'ai immédiatement relevée, jusque là pas de soucis.

C'est pour la suite que je peine, je n'arrive pas vraiment à en trouver d'autre mais j'ai comme une idée. La phrase suivante m'interpèle grandement et je suis presque sûr de pouvoir relever une figure de rhétorique mais je ne parviens pas à l'identifier, m'aideriez vous ?

La phrase en question : "Surtout lorsque le vide du coeur tel qu'on le découvre chez cet homme devient un gouffre où la société peut succomber." Le coeur et l'histoire du gouffre qui fait succomber la société m'inspire vraiment mais pas moyen d'identifier ce procédé.

Si jamais cela vous intéresse, je vous renseigne sur le recueil dont il s'agit : L'étranger, Albert Camus
La lecture analytique porte sur le texte p152 "Moi j'écoutais et j'entendais…" à p154 "…je n'ai plus senti que la chaleur de cette matinée".
Bonjour,

"Il disait qu’il s’était penché sur elle et qu’il n’avait rien trouvé, Messieurs les jurés."
Irruption du style direct dans un récit au style indirect.

Quant au "gouffre", j'y verrais bien une hyperbole, figure d'exagération.

Mais attends d'autres avis.
Pendant que nous parlons de cet extrait, une autre question me turlupine.

"Faites une recherche sur le mythe de Sisyphe que Camus utilise comme titre de l'un de ses essais contemporain de L'étranger. En quoi ce mythe permet-il d'éclairer le sens de l'estrait étudié ?
Dans cet essai, Camus écrit : "dans un univers soudain privé d'illusions et de lumière, l'homme se sent étranger […]. Ce divorce entre l'home et sa vie, l'auteur et son décor, c'est proprement le sentiment de l'absurdité." Rédigez une définition de l'absurde pour caractériser le personnage de Meursault. Vous vous appuierez en priorité sur les 3 textes d'étude, mais vous pouvez également élargir vos références à l'ensemble de l'oeuvre."

Donc j'ai fais mes recherches sur le mythe : Sisyphe qui trompe les dieux à plusieurs reprise, est condamné à monter une lourde pierre en haut d'une montagne mais celle-ci retombe sans cesse avant d'atteindre le sommet ( résumé très bref mais c'est ça en gros ). Mais je ne vois absolument pas comment ce mythe me permet "d'éclairer le sens de l'extrait étudié"… Je ne vois aucun rapport entre le mythe et l'extrait.

Sinon pour la deuxième partie de la question, les trois textes d'étude sont : celui traité au dessus, l'incipit ainsi que le texte p91 à 93. Faut-il que je décrive Meursault comme un homme dont les réactions vont à l'encontre de la logique et du bon sens ? Je trouve que la question n'est pas très claire ( ressenti personnel, elle en inspira d'autres certainement plus qu'à moi). Merci d'avance.
Bonjour,

Deux pistes que tu peux approfondir :
- l'accablement de Meursault, au début de l'extrait, semblable à celui de Sisyphe qui doit rouler son rocher,
- le "divorce" dont parle Camus : Meursault est étonné par ce qu'on lui reproche, il est étranger au portrait qu'on trace de lui.
Faut-il que je décrive Meursault comme un homme dont les réactions vont à l'encontre de la logique et du bon sens ?
A l'encontre de la logique et du bon sens, non. A l'encontre de la conduite des autres, sans doute un peu.

Pour ce qui est du mythe de Sisyphe, l'absurde se trouve dans le fait que Sisyphe est condamné à pousser au
sommet d’une montagne un rocher qui retombe à chaque fois, et à chaque fois, Sisyphe qui pourrait préférer la mort, accomplit de nouveau sa tâche inutile. Toute existence peut être décrétée absurde et sans espoir. Et pourtant, nous dit Camus : Il faut imaginer Sisyphe heureux.
Surtout lorsque le vide du coeur tel qu'on le découvre chez cet homme devient un gouffre où la société peut succomber."
Métaphore filée ou gradation ascendante.
Bonsoir à tous, bien qu'il soit un peu tard je vous adresse ce dernier message pour vous remercier de votre aide, j'ai pu finir mon travail dans les temps avec des réponses qui sont satisfaisantes. Bonne continuation