Différences entre le théâtre classique et le drame romantique

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour !
Je suis en première ES, et en vacances aussi ! mais qui dit vacances dit devoirs, évidemment. Ma prof de français nous a demandé de faire la différence entre le théâtre classique et le drame romantique… qui me viendrait en aide?

PS : j'ai déjà noté que la règle des trois unités et la règle de bienséance ont été supprimées pour le drame romantique.. mais je n'arrive pas à faire la différence entre le théâtre classique et le drame romantique !

Merci à ceux qui peuvent me venir en aide !
C'est déjà beaucoup ! Les auteurs romantiques mêlent aussi les registres : comme dans la vie, on peut passer du tragique ou grotesque, ce qui n'est pas conforme aux règles classiques (même si Molière dans certaines pièces comme Dom Juan n'hésite pas à entremêler comique, tragique, fantastique… mais disons que ce n'est pas l'exemple à suivre !)
Le théâtre romantique s'affranchit également de certaines règles qu'avait imposé le théâtre classique.
Par exemple, les trois unités (de temps, de lieu et d'action) ne sont plus respectées (cf. Lorenzaccio de Musset).
De même, la bienséance héritée du théâtre grec est oubliée: les Romantiques s'identifient d'avantage au théâtre Elisabethain (cf. Shakespeare), héritier du théâtre latin où l'on n'hésite pas à mettre en scène mort, sexe et débauche.
Si certaines pièces romantiques contredisent cela, d'autres se libèrent du carcan de l'alexandrin au profit de la prose.

Thomas
la bienséance héritée du théâtre grec
La bienséance d'Aristophane, par exemple ?
Qu'appelle-t-on bienséance ?
Cela peut être la vraisemblance psychologique (ne pas faire d'Achille un poltron…).
Cela peut-être le respect des conventions ni mort, ni sexe ni débauche.
On trouve mort, surtout mort, sexe et débauche dans le théâtre grec.
Si la mort est présente, elle est surtout évoquée, plus rarement représentée. La civilisation latine, elle, présentait beaucoup d'attrait pour tous ces spectacles violents. Aussi, avec la redécouverte des textes antiques à la Renaissance, le théâtre français s'intéresse plutôt aux pièces grecques et le théâtre britannique aux pièces latines. D'où une certaine violence chez Shakespeare, et une violence seulement évoquée dans la majorité des tragédies classiques, où sang, violence et rapprochements physiques n'étaient pas montrés sur scène.