Bonjour à toutes et à tous,
Je suis en première année de licence de lettres modernes et je dois réaliser un commentaire composé sur un extrait d'Une Histoire sans nom de Barbey d'Aurevilly. J'ai beau lire et relire le passage, je n'arrive pas à trouver de problématique. Je cerne bien le thème de la mort et la relation mère-fille, mais je n'arrive pas à trouver la problématique. Pourriez-vous m'aider ? Avez-vous des conseils pour trouver une problématique lors de commentaires de textes ? Je vous remercie par avance. Bonne journée à tout le monde.
Voici l'extrait :
Je suis en première année de licence de lettres modernes et je dois réaliser un commentaire composé sur un extrait d'Une Histoire sans nom de Barbey d'Aurevilly. J'ai beau lire et relire le passage, je n'arrive pas à trouver de problématique. Je cerne bien le thème de la mort et la relation mère-fille, mais je n'arrive pas à trouver la problématique. Pourriez-vous m'aider ? Avez-vous des conseils pour trouver une problématique lors de commentaires de textes ? Je vous remercie par avance. Bonne journée à tout le monde.
Voici l'extrait :
Mais Lasthénie, écrasée par toutes les abominations de cette nuit, au lieu de répondre à sa mère, la regardait avec des yeux grands et vides qui semblaient morts…
Et ils sont restés morts, ces yeux si beaux, couleur des saules, et depuis on ne les revit jamais plus briller, même dans les larmes, dont ils ont versé des torrents ! Mme de Ferjol ne tira jamais rien de sa fille, ni cette nuit, ni plus tard, et ce fut de cette nuit funeste qu’elles entrèrent toutes deux, la mère et la fille, dans cette vie infernale dont elles ont vécu, les infortunées ! et à laquelle il n’y a rien de comparable dans les situations trangiques et pathétiques des plus sombres histoires. Ce fut vraiment là une histoire sans nom ! un drame étouffant et étouffé entre ces deux femmes du même sang, qui s’aimaient pourtant - qui ne s’étaient jamais quittées, - qui avaient toujours vécu dans le même espace, - mais dont l’une n’avait jamais été mère, ni l’autre fille, par la confiance et par l’abandon… Ah ! elles payaient cher maintenant la réserve et la concentration réciproques dans lesquelles elles avaient vécu. Et durent-elles s’en repentir ! Ce fut un drame profond, d’âme à âme, prolongé, mystérieux et dont il fallut épaissir le mystère, même aux yeux d’Agathe, qui ne pouvait pas connaître cette ignonimie d’une grossesse que Mme de Ferjol, bien plus que Lasthénie, aurait voulu engloutir sous terre ; car Lasthénie, à ce moment là, ne croyait pas à sa grossesse. Dans la nouveauté de ses sensations, elle croyait à une maladie inconnue, aux symptômes trompeurs, et à une erreur monstrueuse de sa mère. Elle se révoltait contre cette erreur… Elle se débattait douloureusement sous l’insulte de sa mère… Elle ne courbait pas la tête sous le déshonorant soufflet de ses reproches. Elle avait l’entêtement sublime de l’innocence… Et parce qu’elle ne ressemblait pas à cette mère passionnée, despotique et fougueuse, qui aurait rugi, comme une lionne, si elle eût été à la place de Lasthénie :
« Comme vous vous repentirez un jour de m’avoir fait tant souffrir, ma mère ! » lui disait-elle avec la douceur d’un agneau qui se laisse égorger.



