Bonjour,
je suis en Première ES et je dois réaliser un commentaire composé sur le texte suivant.
Objet d'étude : la question de l'homme dans les genres de l'argumentation
Il s'agit de mon premier commentaire composé sans aide, ce qui explique le fait que j'ai des difficultés à trouver un plan et une problématique qui tiennent la route.
Mes recherches :
Il s'agit d'un texte qui délivre une leçon de vie, qui est de s'ouvrir au monde et de ne pas regarder trop près. Ne pas penser qu'à soit, ne pas être égoïste. Un texte qui donne un conseil au mélancolique pour "guérir".
Il y a un rapport entre l'âme et le corps puisqu'il dit que la pensée est liée au corps : lien entre la destinée de l'homme et les fonctions de son corps.
J'ai appris que pour commencer le plan d'un commentaire il fallait parler de la forme du texte donc en première partie je pourrais mettre I. Une leçon de vie..
J'ai vraiment un grand problème pour faire le plan donc si vous pouviez m'aider ce serait très gentil !!!!!!
je suis en Première ES et je dois réaliser un commentaire composé sur le texte suivant.
Objet d'étude : la question de l'homme dans les genres de l'argumentation
Regarde au loinJ'ai analysé chaque phrase, afin de comprendre le texte et également pour trouver des figures de style.
Au mélancolique je n'ai qu'une chose à dire : « Regarde au loin. » Presque
toujours le mélancolique est un homme qui lit trop. L'oeil humain n'est point
fait pour cette distance ; c'est aux grands espaces qu'il se repose. Quand vous
regardez les étoiles ou l'horizon de la mer, votre oeil est tout à fait détendu ; si
l'oeil est détendu, la tête est libre, la marche est plus assurée ; tout se détend et
s'assouplit jusqu'aux viscères. Mais n'essaie point de t'assouplir par volonté ;
ta volonté en toi, appliquée en toi, tire tout de travers et finira par t'étrangler ;
ne pense pas à toi ; regarde au loin.
Il est très vrai que mélancolie est maladie ; et le médecin en peut
quelquefois deviner la cause et donner le remède ; mais ce remède ramène
l'attention dans le corps, et le souci que l'on a de suivre un régime en détruit
justement l'effet ; c'est pourquoi le médecin, s'il est sage, te renvoie au philosophe.
Mais, lorsque tu cours au philosophe, que trouves-tu ? Un homme qui
lit trop, qui pense en myope, et qui est plus triste que toi.
L'État devrait tenir école de sagesse comme de médecine. Et comment ?
Par vraie science, qui est contemplation des choses, et poésie grande comme
le monde. Car la mécanique de nos yeux, qui se reposent aux larges horizons,nous enseigne une grande vérité. Il faut que la pensée délivre le corps et le
rende à l'Univers, qui est notre vraie patrie. Il y a une profonde parenté entre
notre destinée d'homme et les fonctions de notre corps. L'animal. dès que les
choses voisines le laissent en paix, se couche et dort ; l'homme pense ; si c'est
une pensée d'animal, malheur à lui. Le voilà qui double ses maux et ses
besoins ; le voilà qui se travaille de crainte et d'espérance ; ce qui fait que son
corps ne cesse point de se tendre, de s'agiter, de se lancer, de se retenir, selon
les jeux de l'imagination ; toujours soupçonnant, toujours épiant choses et
gens autour de lui. Et s'il veut se délivrer, le voilà dans les livres, univers
fermé encore, trop près de ses yeux, trop près de ses passions. La pensée se
fait une prison et le corps souffre ; car dire que la pensée se rétrécit et dire que
le corps travaille contre lui-même, c'est dire la même chose. L'ambitieux refait
mille fois ses discours, et l'amoureux mille fois ses prières. Il faut que la
pensée voyage et contemple, si l'on veut que le corps soit bien.
À quoi la science nous conduira, pourvu qu'elle ne soit ni ambitieuse, ni
bavarde, ni impatiente ; pourvu qu'elle nous détourne des livres et emporte
notre regard à distance d'horizon. Il faut donc que ce soit perception et
voyage. Un objet, par les rapports vrais que tu y découvres, te conduit à un
autre et à mille autres, et ce tourbillon du fleuve porte ta pensée jusqu'aux
vents, jusqu'aux nuages, et jusqu'aux planètes. Le vrai savoir ne revient jamais
à quelque petite chose tout près des yeux ; car savoir c'est comprendre
comment la moindre chose est liée au tout ; aucune chose n'a sa raison en elle,
et ainsi le mouvement juste nous éloigne de nous-mêmes ; cela n'est pas moinssain pour l'esprit que pour les yeux. Par où ta pensée se reposera dans cet
univers qui est son domaine, et s'accordera avec la vie de ton corps qui est liée
aussi à toutes choses. Quand le chrétien disait : « Le ciel est ma patrie », il ne
croyait pas si bien dire. Regarde au loin.
ALAIN, Propos, 15 mai 1911
Il s'agit de mon premier commentaire composé sans aide, ce qui explique le fait que j'ai des difficultés à trouver un plan et une problématique qui tiennent la route.
Mes recherches :
Il s'agit d'un texte qui délivre une leçon de vie, qui est de s'ouvrir au monde et de ne pas regarder trop près. Ne pas penser qu'à soit, ne pas être égoïste. Un texte qui donne un conseil au mélancolique pour "guérir".
Il y a un rapport entre l'âme et le corps puisqu'il dit que la pensée est liée au corps : lien entre la destinée de l'homme et les fonctions de son corps.
J'ai appris que pour commencer le plan d'un commentaire il fallait parler de la forme du texte donc en première partie je pourrais mettre I. Une leçon de vie..
J'ai vraiment un grand problème pour faire le plan donc si vous pouviez m'aider ce serait très gentil !!!!!!



