Lucien, Histoires Vraies, Livre I - Baccalauréat 2014

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Pour les sessions 2014 et 2015, l'oeuvre au programme pour le grec ancien est le livre I des Histoires Vraies de Lucien. Pour aider les hellénistes, ceux qui passeront l'épreuve en candidat libre ou qui n'ont pas de professeur qui se charge de la préparation, je pense qu'il serait bien de faire le mot à mot progressivement de l’œuvre, avec les conseils avisés des experts hellénistes présents sur ce forum concernant les spécificités linguistiques que l'on pourrait rencontrer dans la traduction.

Voici les 4 premiers paragraphes :
Ὥσπερ τοῖς ἀθλητικοῖς καὶ περὶ τὴν τῶν σωμάτων ἐπιμέλειαν ἀσχολουμένοις οὐ τῆς εὐεξίας μόνον οὐδὲ τῶν γυμνασίων φροντίς ἐστιν, ἀλλὰ καὶ τῆς κατὰ καιρὸν γινομένης ἀνέσεως — μέρος γοῦν τῆς ἀσκήσεως τὸ μέγιστον αὐτὴν ὑπολαμβάνουσιν — οὕτω δὴ καὶ τοῖς περὶ τοὺς λόγους ἐσπουδακόσιν ἡγοῦμαι προσήκειν μετὰ τὴν πολλὴν τῶν σπουδαιοτέρων ἀνάγνωσιν ἀνιέναι τε τὴν διάνοιαν καὶ πρὸς τὸν ἔπειτα κάματον ἀκμαιοτέραν παρασκευάζειν
Γένοιτο δ´ ἂν ἐμμελὴς ἡ ἀνάπαυσις αὐτοῖς, εἰ τοῖς τοιούτοις τῶν ἀναγνωσμάτων ὁμιλοῖεν, ἃ μὴ μόνον ἐκ τοῦ ἀστείου τε καὶ χαρίεντος ψιλὴν παρέξει τὴν ψυχαγωγίαν, ἀλλά τινα καὶ θεωρίαν οὐκ ἄμουσον ἐπιδείξεται, οἷόν τι καὶ περὶ τῶνδε τῶν συγγραμμάτων φρονήσειν ὑπολαμβάνω· οὐ γὰρ μόνον τὸ ξένον τῆς ὑποθέσεως οὐδὲ τὸ χαρίεν τῆς προαιρέσεως ἐπαγωγὸν ἔσται αὐτοῖς οὐδ´ ὅτι ψεύσματα ποικίλα πιθανῶς τε καὶ ἐναλήθως ἐξενηνόχαμεν, ἀλλ´ ὅτι καὶ τῶν ἱστορουμένων ἕκαστον οὐκ ἀκωμῳδήτως ᾔνικται πρός τινας τῶν παλαιῶν ποιητῶν τε καὶ συγγραφέων καὶ φιλοσόφων πολλὰ τεράστια καὶ μυθώδη συγγεγραφότων, οὓς καὶ ὀνομαστὶ ἂν ἔγραφον, εἰ μὴ καὶ αὐτῷ σοι ἐκ τῆς ἀναγνώσεως φανεῖσθαι ἔμελλον.
Κτησίας ὁ Κτησιόχου ὁ Κνίδιος, ὃς συνέγραψεν περὶ τῆς Ἰνδῶν χώρας καὶ τῶν παρ´ αὐτοῖς ἃ μήτε αὐτὸς εἶδεν μήτε ἄλλου ἀληθεύοντος ἤκουσεν. Ἔγραψε δὲ καὶ Ἰαμβοῦλος περὶ τῶν ἐν τῇ μεγάλῃ θαλάττῃ πολλὰ παράδοξα, γνώριμον μὲν ἅπασι τὸ ψεῦδος πλασάμενος, οὐκ ἀτερπῆ δὲ ὅμως συνθεὶς τὴν ὑπόθεσιν. Πολλοὶ δὲ καὶ ἄλλοι τὰ αὐτὰ τούτοις προελόμενοι συνέγραψαν ὡς δή τινας ἑαυτῶν πλάνας τε καὶ ἀποδημίας, θηρίων τε μεγέθη ἱστοροῦντες καὶ ἀνθρώπων ὠμότητας καὶ βίων καινότητας· ἀρχηγὸς δὲ αὐτοῖς καὶ διδάσκαλος τῆς τοιαύτης βωμολοχίας ὁ τοῦ Ὁμήρου Ὀδυσσεύς, τοῖς περὶ τὸν Ἀλκίνουν διηγούμενος ἀνέμων τε δουλείαν καὶ μονοφθάλμους καὶ ὠμοφάγους καὶ ἀγρίους τινὰς ἀνθρώπους, ἔτι δὲ πολυκέφαλα ζῷα καὶ τὰς ὑπὸ φαρμάκων τῶν ἑταίρων μεταβολάς, οἷς πολλὰ ἐκεῖνος πρὸς ἰδιώτας ἀνθρώπους τοὺς Φαίακας ἐτερατεύσατο.
Τούτοις οὖν ἐντυχὼν ἅπασιν, τοῦ ψεύσασθαι μὲν οὐ σφόδρα τοὺς ἄνδρας ἐμεμψάμην, ὁρῶν ἤδη σύνηθες ὂν τοῦτο καὶ τοῖς φιλοσοφεῖν ὑπισχνουμένοις· ἐκεῖνο δὲ αὐτῶν ἐθαύμασα, εἰ ἐνόμιζον λήσειν οὐκ ἀληθῆ συγγράφοντες. Διόπερ καὶ αὐτὸς ὑπὸ κενοδοξίας ἀπολιπεῖν τι σπουδάσας τοῖς μεθ´ ἡμᾶς, ἵνα μὴ μόνος ἄμοιρος ὦ τῆς ἐν τῷ μυθολογεῖν ἐλευθερίας, ἐπεὶ μηδὲν ἀληθὲς ἱστορεῖν εἶχον—οὐδὲν γὰρ ἐπεπόνθειν ἀξιόλογον—ἐπὶ τὸ ψεῦδος ἐτραπόμην πολὺ τῶν ἄλλων εὐγνωμονέστερον· κἂν ἓν γὰρ δὴ τοῦτο ἀληθεύσω λέγων ὅτι ψεύδομαι. Οὕτω δ´ ἄν μοι δοκῶ καὶ τὴν παρὰ τῶν ἄλλων κατηγορίαν ἐκφυγεῖν αὐτὸς ὁμολογῶν μηδὲν ἀληθὲς λέγειν. Γράφω τοίνυν περὶ ὧν μήτε εἶδον μήτε ἔπαθον μήτε παρ´ ἄλλων ἐπυθόμην, ἔτι δὲ μήτε ὅλως ὄντων μήτε τὴν ἀρχὴν γενέσθαι δυναμένων. Διὸ δεῖ τοὺς ἐντυγχάνοντας μηδαμῶς πιστεύειν αὐτοῖς.
J'essaierai d'en rendre la traduction "mot à mot" après vérification de mon travail !

Merci d'avance pour votre collaboration !
Voici les deux premiers paragraphes A NE REGARDER QU'APRES LE TRAVAIL FAIT, comme tu l'as bien précisé sur la mp …



De même qu’aux athlètes et à ceux se préoccupant de l’entretien du corps n’est pas seulement le souci du haut niveau physique ni des exercices gymniques, mais aussi du repos intervenant au moment opportun – et certes ils le considèrent comme une part très importante de leur entraînement – de même aussi, en vérité, à ceux s’appliquant à ce qui concerne les belles-lettres, je pense qu’il convient, après l’abondante lecture de sujets plutôt sérieux, de détendre leur effort intellectuel et de le rendre plus vigoureux pour l’effort par la suite.

Mais cette pause serait pour eux bien appropriée s’ils avaient commerce avec telles de leurs lectures qui non seulement, par leur finesse et leur agrément procurent un plaisir intellectuel simple, mais proposent aussi quelque sujet de méditation non sans charme littéraire ; telle chose, je crois qu’on la pensera au sujet des écrits que voici ; car ce n’est pas seulement l’insolite du sujet ni l’agrément du principe qui leur sera attrayant, ni parce que nous avons produit des fictions variées de manière plausible et avec vraisemblance, mais parce que chacune des choses rapportées fait allusion, non sans comique, à quelques-uns des anciens poètes et historiens et philosophes, ayant écrit de nombreuses choses prodigieuses et fabuleuses, que je mentionnerais par leur nom, s’ils n’allaient pas se manifester à toi-même aussi à la lecture.

C’est Ctésias, fils de Ctésiochos, Cnidien, qui a écrit sur le pays des Indiens et sur ce qui les concerne des choses qu’il n’a ni vues ni entendues de quelqu’un disant la vérité. Jambule, d’autre part, a aussi écrit, sur ce qu’il y a dans l’Océan, de nombreuses choses incroyables, ayant forgé une fiction certes reconnue de tous, et cependant ayant composé un sujet non sans charme. De leur côté, beaucoup d’autres aussi, ayant choisi les mêmes choses qu’eux, ont écrit précisément comme leurs aventures et leurs voyages à eux, rapportant les énormes proportions des bêtes sauvages et les cruautés des hommes et les singularités de leurs vies ; mais pour eux, l’initiateur et le maître d’une telle bouffonnerie est l’Ulysse d’Homère, racontant à ceux qui entourent Alcinoos l’esclavage des vents et certains hommes à l’œil unique et mangeurs de chair crue et sauvages, et encore des êtres à plusieurs têtes et, sous l’effet de drogues, les métamorphoses de ses compagnons, choses avec lesquelles il se donne beaucoup de dehors trompeurs face à ces hommes naïfs, les Phéaciens.

En fait, ayant abordé tous ceux-ci, je n’ai pas reproché sévèrement à ces hommes de mentir, voyant que désormais cela était habituel même à ceux qui déclarent hautement philosopher ; mais je me suis étonné d’eux relativement à cela : s’ils pensaient rester non découverts, ayant écrit des choses non véridiques. C’est pourquoi moi aussi, par recherche de la gloriole, m’étant attaché à laisser quelque chose à ceux après nous, afin que je ne sois pas le seul exclu de la liberté dans la composition de récits fabuleux, comme je n’avais rien de vrai à rapporter – car je n’avais rien éprouvé de mémorable – je me suis tourné vers une fiction beaucoup plus mesurée que les autres ; car je produirai de vrai au moins une seule chose en disant que je mens. Or ainsi, il me semble échapper à l’accusation venant des autres en reconnaissant ne rien dire de vrai. J’écris donc sur des choses que je n’ai ni vues, ni éprouvées, ni apprises d’autres, et qui plus est n’étant absolument pas ni ne pouvant être dès l’origine. Voilà pourquoi il faut que ceux qui les abordent n’y croient nullement.

PS : J'adore l'humour du dernier paragraphe. Lucien est trop peu connu ! De plus, il écrit fort bien dans une langue qui est déjà sensiblement différente de celle qu'il pratique à son époque et dans sa province…
Par curiosité, qu'est-il attendu du candidat (de quelle série ?) devant un de ces textes ? Les decouvre-t-il le jour même ?
Série L
« Épreuve écrite
Épreuve obligatoire et épreuve de spécialité
Durée : 3 heures
Coefficient : 4

L'épreuve porte sur un extrait ou deux extraits de l'œuvre inscrite au programme de la classe terminale et renouvelée tous les deux ans. L'épreuve est divisée en deux parties. Le dictionnaire est utilisé pour chaque partie. Le support de l'épreuve est un extrait d'une trentaine à une quarantaine de lignes ou vers (selon la nature et la difficulté du texte) accompagné d'une traduction, placée en regard du texte latin ou grec, à l'exception d'un passage consacré à la version, tiré lui aussi de l'œuvre au programme. Après une lecture attentive du texte et de sa traduction, le candidat réalise, selon l'ordre qui lui convient, les deux parties de l'épreuve :

- Questions (60 points) : trois questions sont posées sur le texte ; les deux premières sont évaluées sur 15 points, la troisième sur 30 points.

La première question porte sur un fait de langue - morphologie, syntaxe, lexique - constitutif du système linguistique grec ou latin et cherche à en évaluer l'acquisition ; elle demande au candidat d'observer, de repérer, d'analyser ou encore de procéder à des transpositions variées. La deuxième question porte sur une comparaison de traductions, qui nécessite la mise en œuvre de compétences linguistiques en grec, ou en latin, et en français. La troisième question porte sur le sens du texte et sa qualité littéraire ; elle conduit le candidat à adopter une démarche de commentaire ; elle établit nécessairement un lien entre le texte et l'œuvre au programme à laquelle il se réfère ; elle invite aussi le candidat à relier ce texte à des textes ou à des œuvres artistiques qui, au cours des siècles, en sont les prolongements. De façon complémentaire, elle évalue des compétences d'ordre linguistique et littéraire.

- Version (40 points) : Elle porte sur un extrait appartenant au texte (éventuellement à son contexte immédiat). Cet extrait comprend de 50 à 60 mots selon la nature du texte et les difficultés du passage. »
Mes traductions des 4 premiers paragraphes du livre I rejoignent à quelques mots près les traductions de Jacques.
Voici ma traduction du paragraphe 5 :
Ὁρμηθεὶς γάρ ποτε ἀπὸ Ἡρακλείων στηλῶν
καὶ ἀφεὶς εἰς τὸν ἑσπέριον ὠκεανὸν
οὐρίῳ ἀνέμῳ τὸν πλοῦν ἐποιούμην.
En effet, parti un jour des colonnes d'Hercule,
et étant porté vers l'Océan occidental,
je fis un voyage avec un vent favorable.
Αἰτία δέ μοι τῆς ἀποδημίας καὶ ὑπόθεσις ἡ τῆς διανοίας περιεργία καὶ πραγμάτων καινῶν ἐπιθυμία
καὶ τὸ βούλεσθαι μαθεῖν τί τὸ τέλος ἐστὶν τοῦ ὠκεανοῦ καὶ τίνες οἱ πέραν κατοικοῦντες ἄνθρωποι.
La cause mais aussi le but de mon voyage étaient la curiosité de mon esprit et le désir de nouvelles choses :
je voulais apprendre (=le fait de vouloir apprendre) quelle était la limite de l'Océan, (mais aussi) quels étaient les hommes qui habitaient au-delà.
Τούτου γέ τοι ἕνεκα πάμπολλα μὲν σιτία ἐνεβαλόμην,
ἱκανὸν δὲ καὶ ὕδωρ ἐνεθέμην,
πεντήκοντα δὲ τῶν ἡλικιωτῶν προσεποιησάμην
τὴν αὐτὴν ἐμοὶ γνώμην ἔχοντας,
Pour cela, j'ai en effet embarqué (à bord du navire) une grosse quantité de nourriture,
j’ai, de plus, emmené suffisamment d’eau,
j’ai ajouté (=engagé) cinquante personnes parmi les jeunes de mon âge ayant le même projet que moi,

ἔτι δὲ καὶ ὅπλων πολύ τι πλῆθος παρεσκευασάμην
καὶ κυβερνήτην τὸν ἄριστον μισθῷ μεγάλῳ πείσας παρέλαβον
καὶ τὴν ναῦν — ἄκατος δὲ ἦν — ὡς πρὸς μέγαν καὶ βίαιον πλοῦν ἐκρατυνάμην.
j’ai, enfin, aussi préparé une grande quantité d’armes, j'ai engagé, (l’) ayant convaincu par une forte somme, le meilleur des pilotes,
et j'ai fait renforcer le navire, qui était léger, en vue d’un long et violent voyage.
C'est plutôt bien. Efforce-toi de rendre la nuance introduite par les verbes au moyen : "je me suis amassé", "je me suis préparé", car il y a manifestement une intention de l'auteur… Traduis aussi toutes les particules dans la mesure du possible. A la fin "tumultueux" (image de la violence de la tempête qui va malmener le navire).
Traduction du paragraphe 6 [Traduction des paragraphe 7 - 11 - 12 à venir]


Ἡμέραν οὖν καὶ νύκτα οὐρίῳ πλέοντες
ἔτι τῆς γῆς ὑποφαινομένης
οὐ σφόδρα βιαίως ἀνηγόμεθα,
= Voyageant un jour et une nuit par vent favorable
La terre se montrant encore un peu
Nous n’étions pas emportés très violemment
τῆς ἐπιούσης δὲ ἅμα ἡλίῳ ἀνίσχοντι
ὅ τε ἄνεμος ἐπεδίδου καὶ τὸ κῦμα ηὐξάνετο
καὶ ζόφος ἐπεγίνετο
= Mais le lendemain, avec le lever du soleil,
Le vent augmenta, les flots grossirent
et l’obscurité survint
καὶ οὐκέτ´ οὐδὲ στεῖλαι τὴν ὀθόνην δυνατὸν ἦν.
= et il n’était plus du tout possible de carguer la voile
Ἐπιτρέψαντες οὖν τῷ πνέοντι καὶ παραδόντες ἑαυτοὺς = Nous nous confiâmes et nous abandonnâmes en effet
nous-même au vent
ἐχειμαζόμεθα ἡμέρας ἐννέα καὶ ἑβδομήκοντα,
= Nous fûmes ballotés pendant soixante-dix-neuf jours
τῇ ὀγδοηκοστῇ δὲ ἄφνω ἐκλάμψαντος ἡλίου
καθορῶμεν οὐ πόρρω νῆσον ὑψηλὴν καὶ δασεῖαν,
= Mais soudain, lors du quatre-vingtième, au lever du
soleil, nous remarquâmes, assez proche [=pas très loin],
une île élevée et boisée
οὐ τραχεῖ περιηχουμένην τῷ κύματι·
= Et tout autour le bruit apaisé des flots retentissait
καὶ γὰρ ἤδη τὸ πολὺ τῆς ζάλης κατεπαύετο.
= Et en effet déjà, le plus gros de la tempête était passé.
Προσσχόντες οὖν καὶ ἀποβάντες
= Nous étant dirigés vers la terre et ayant débarqué
ὡς ἂν ἐκ μακρᾶς ταλαιπωρίας πολὺν μὲν χρόνον ἐπὶ γῆς ἐκείμεθα,
= Nous nous étions en effet étendus quelque temps sur
terre, comme après de longues souffrances
διαναστάντες δὲ ὅμως ἀπεκρίναμεν ἡμῶν αὐτῶν
τριάκοντα μὲν φύλακας τῆς νεὼς παραμένειν,
= Mais cependant, s’étant relevés, nous choisîmes trente
d’entre les nôtres pour rester auprès du bateau à
surveiller
εἴκοσι δὲ σὺν ἐμοὶ ἀνελθεῖν ἐπὶ κατασκοπῇ τῶν ἐν τῇ
νήσῳ
= Et aussi vingt avec moi pour aller dans les terres en vue
d’examiner ce qui se trouve [les choses] sur l’île.
CMW a écrit :Traduction du paragraphe 6 [Traduction des paragraphe 7 - 11 - 12 à venir]


Ἡμέραν οὖν καὶ νύκτα οὐρίῳ πλέοντες
ἔτι τῆς γῆς ὑποφαινομένης
οὐ σφόδρα βιαίως ἀνηγόμεθα,
= Voyageant un jour et une nuit par vent favorable
La terre se montrant encore un peu
Nous n’étions pas emportés très violemment
Sois plus précis dans ta traduction :
Naviguant donc un jour et une nuit… Nous n'étions pas du tout emportés violemment.
τῆς ἐπιούσης δὲ ἅμα ἡλίῳ ἀνίσχοντι
ὅ τε ἄνεμος ἐπεδίδου καὶ τὸ κῦμα ηὐξάνετο
καὶ ζόφος ἐπεγίνετο
= Mais le lendemain, avec le lever du soleil,
avec le soleil levant
Le vent augmenta, les flots grossirent

Attention aux temps : ce sont des imparfaits.
et l’obscurité survint
καὶ οὐκέτ´ οὐδὲ στεῖλαι τὴν ὀθόνην δυνατὸν ἦν.
= et il n’était plus du tout possible de carguer la voile
Et il n'était même plus possible…
Ἐπιτρέψαντες οὖν τῷ πνέοντι καὶ παραδόντες ἑαυτοὺς = Nous nous confiâmes et nous abandonnâmes en effet
nous-même au vent
Ce sont des participes, et tu n'as pas traduit oun ! Par contre, pas "en nous-mêmes"
ἐχειμαζόμεθα ἡμέρας ἐννέα καὶ ἑβδομήκοντα,
= Nous fûmes ballotés pendant soixante-dix-neuf jours
Le verbe est à l'imparfait ; certes il est difficile de le traduire ainsi en français.
τῇ ὀγδοηκοστῇ δὲ ἄφνω ἐκλάμψαντος ἡλίου
καθορῶμεν οὐ πόρρω νῆσον ὑψηλὴν καὶ δασεῖαν,
= Mais soudain, lors du quatre-vingtième, au lever du
soleil, nous remarquâmes, assez proche [=pas très loin],
une île élevée et boisée
… le quatre-vingtième jour… le soleil apparaissant dans tout son éclat (respecte l'image !)… Nous observons (le temps !) non loin
οὐ τραχεῖ περιηχουμένην τῷ κύματι·
= Et tout autour le bruit apaisé des flots retentissait
Ta traduction n'est pas littérale…
καὶ γὰρ ἤδη τὸ πολὺ τῆς ζάλης κατεπαύετο.
= Et en effet déjà, le plus gros de la tempête était passé.
Προσσχόντες οὖν καὶ ἀποβάντες
= Nous étant dirigés vers la terre et ayant débarqué
et oun ?
ὡς ἂν ἐκ μακρᾶς ταλαιπωρίας πολὺν μὲν χρόνον ἐπὶ γῆς ἐκείμεθα,
= Nous nous étions en effet étendus quelque temps sur
terre, comme après de longues souffrances

Comme des hommes au sortir d'une longue souffrance, nous restions (restâmes) étendus sur la terre un bon moment.

διαναστάντες δὲ ὅμως ἀπεκρίναμεν ἡμῶν αὐτῶν
τριάκοντα μὲν φύλακας τῆς νεὼς παραμένειν,
= Mais cependant, s’étant relevés, nous choisîmes trente
d’entre les nôtres pour rester auprès du bateau à
surveiller
… nous étant relevés… pour rester comme gardiens du navire
εἴκοσι δὲ σὺν ἐμοὶ ἀνελθεῖν ἐπὶ κατασκοπῇ τῶν ἐν τῇ
νήσῳ
= Et aussi vingt avec moi pour aller dans les terres en vue
d’examiner ce qui se trouve [les choses] sur l’île.
Et d'autre part …
Merci beaucoup, il faut effectivement que je sois plus rigoureux dans mes traductions de verbes et de petites particules comme oun.

Concernant ceci :
οὐ τραχεῖ περιηχουμένην τῷ κύματι·

que j'avais traduit "Et tout autour le bruit apaisé des flots retentissait", ce n'est effectivement pas littéral mais je ne vois pas comment traduire autrement !

Je publierai dès que j'aurai le temps les paragraphes 7 11 et 12

Paragraphe 11
Δόξαν δὲ ἡμῖν καὶ ἔτι πορρωτέρω προελθεῖν,
συνελήφθημεν τοῖς Ἱππογύποις παρ´ αὐτοῖς
καλουμένοις ἀπαντήσαντες.

Οἱ δὲ Ἱππόγυποι οὗτοί εἰσιν ἄνδρες ἐπὶ γυπῶν μεγάλων
ὀχούμενοι
καὶ καθάπερ ἵπποις τοῖς ὀρνέοις χρώμενοι·
μεγάλοι γὰρ οἱ γῦπες καὶ ὡς ἐπίπαν τρικέφαλοι.


Μάθοι δ´ ἄν τις τὸ μέγεθος αὐτῶν ἐντεῦθεν·
νεὼς γὰρ μεγάλης φορτίδος ἱστοῦ ἕκαστον τῶν πτερῶν
μακρότερον καὶ παχύτερον φέρουσι.( ?)

Τούτοις οὖν τοῖς Ἱππογύποις προστέτακται
περιπετομένοις τὴν γῆν,
εἴ τις εὑρεθείη ξένος, ἀνάγειν ὡς τὸν βασιλέα·

καὶ δὴ καὶ ἡμᾶς συλλαβόντες ἀνάγουσιν ὡς αὐτόν.


Ὁ δὲ θεασάμενος καὶ ἀπὸ τῆς στολῆς εἰκάσας,

Ἕλληνες ἆρα, ἔφη, ὑμεῖς, ὦ ξένοι;
συμφησάντων δέ,
Πῶς οὖν ἀφίκεσθε, ἔφη, τοσοῦτον ἀέρα διελθόντες;


καὶ ἡμεῖς τὸ πᾶν αὐτῷ διηγούμεθα·

καὶ ὃς ἀρξάμενος τὸ καθ´ αὑτὸν ἡμῖν διεξῄει, ὡς καὶ
αὐτὸς ἄνθρωπος ὢν τοὔνομα Ἐνδυμίων
ἀπὸ τῆς ἡμετέρας γῆς καθεύδων ἀναρπασθείη ποτὲ


καὶ ἀφικόμενος βασιλεύσειε τῆς χώρας·

εἶναι δὲ τὴν γῆν ἐκείνην ἔλεγε τὴν ἡμῖν κάτω
φαινομένην σελήνην.

Ἀλλὰ θαρρεῖν τε παρεκελεύετο
καὶ μηδένα κίνδυνον ὑφορᾶσθαι·
πάντα γὰρ ἡμῖν παρέσεσθαι ὧν δεόμεθα.
Ayant décidé (=nous) d’avancer encore plus loin
Nous fûmes arrêtés, ayant rencontré les Hippogypes
comme ils sont appelés chez eux.

Ces Hippogypes sont des hommes transportés sur de
grands vautours,
Utilisant ces oiseaux comme des chevaux,
en effet, ces vautours sont grands, et en général pourvu
de trois têtes.

On peut connaître leur taille de cette manière :
chacune de leurs plumes est plus longue et plus grosse
que le mât d'un grand navire marchand ……………………..

Ces Hippogypes avaient en effet la mission de voler tout
autour du territoire
et de conduire devant le roi quelque étranger s’ils en
trouvaient.
Et c’est pourquoi, étant saisis, ils nous conduisent vers
lui.

Celui-ci nous ayant considéré, et s’étant fondé sur nos
vêtements :
"Etes-vous donc Grecs, demandait-t-il, étrangers ?"
Comme nous répondions par l’affirmative,
"Comment donc, s’interrogea-t-il, êtes-vous arrivés ici
après avoir traversé une si grande distance dans l’espace
?"
Et nous lui racontons tout.

Et il se mit à raconter qu’il était un homme lui aussi dont
le nom est Endymion
et qu’un jour, pendant qu’il dormait, il avait été enlevé
de notre terre,

et, étant arrivé, il était devenu le roi de ce pays.

Il dit alors que cette terre qui nous apparaît d’en bas
était la lune.

Mais Il nous exhorta à avoir confiance
et de ne craindre aucun danger :
car tout ce dont nous aurons besoin sera à mis notre
disposition
Mes questions : Je n'arrive pas à traduire ou ne voit le sens voulu pour les mots ou groupes de mots suivants : "φέρουσι" "καὶ ὃς".
Je pense avoir compris le sens de la dernier phrase mais pas forcément avoir respecté la syntaxe.


Paragraphe 12 :
Ἢν δὲ καὶ κατορθώσω, ἔφη, τὸν πόλεμον ὃν ἐκφέρω
νῦν πρὸς τοὺς τὸν ἥλιον κατοικοῦντας,
ἁπάντων εὐδαιμονέστατα παρ´ ἐμοὶ καταβιώσεσθε.

Καὶ ἡμεῖς ἠρόμεθα τίνες εἶεν οἱ πολέμιοι καὶ τὴν αἰτίαν
τῆς διαφορᾶς·

Ὁ δὲ Φαέθων, φησίν, ὁ τῶν ἐν τῷ ἡλίῳ κατοικούντων
βασιλεύς

— οἰκεῖται γὰρ δὴ κἀκεῖνος ὥσπερ καὶ ἡ σελήνη—
πολὺν ἤδη πρὸς ἡμᾶς πολεμεῖ χρόνον.

ἤρξατο δὲ ἐξ αἰτίας τοιαύτης·
τῶν ἐν τῇ ἀρχῇ τῇ ἐμῇ ποτε τοὺς ἀπορωτάτους
συναγαγὼν
ἐβουλήθην ἀποικίαν ἐς τὸν Ἑωσφόρον στεῖλαι,
ὄντα ἔρημον καὶ ὑπὸ μηδενὸς κατοικούμενον·

ὁ τοίνυν Φαέθων φθονήσας ἐκώλυσε τὴν ἀποικίαν
κατὰ μέσον τὸν πόρον ἀπαντήσας
ἐπὶ τῶν Ἱππομυρμήκων.
Τότε μὲν οὖν νικηθέντες—οὐ γὰρ ἦμεν ἀντίπαλοι τῇ
παρασκευῇ—
ἀνεχωρήσαμεν·

νῦν δὲ βούλομαι αὖθις ἐξενεγκεῖν τὸν πόλεμον
καὶ ἀποστεῖλαι τὴν ἀποικίαν.

ἢν οὖν ἐθέλητε, κοινωνήσατέ μοι τοῦ στόλου,

γῦπας δὲ ὑμῖν ἐγὼ παρέξω τῶν βασιλικῶν ἕνα ἑκάστῳ

καὶ τὴν ἄλλην ὅπλισιν·
αὔριον δὲ ποιησόμεθα τὴν ἔξοδον.
Οὕτως, ἔφην ἐγώ, γιγνέσθω, ἐπειδή σοι δοκεῖ.
Si je mène à bien, dit-il, la guerre que j’engage en ce
moment contre ceux qui habitent le Soleil,
vous passerez auprès de moi la vie la plus heureuse de
toutes.
Et nous lui demandions quels étaient ses ennemis, et
quelle était la cause du différend.

Phaéthon, répond-il, le roi de ceux qui habitent sur le
Soleil

Et certes en effet celui-ci est habité comme la lune
Il mène contre nous une guerre depuis déjà quelque
temps.
Il a commencé à partir de cette raison-même :
Ayant rassemblé un jour les personnes les plus pauvres
de mon royaume,
J’avais formé le projet d’envoyer une colonie vers
l’étoile du Matin, étant déserte et habitée par personne.

Or Phaeton, par jalousie, empêcha cette colonisation en
nous affrontant à mi-chemin
sur ses Hippomyrmèques.
A l’époque alors, nous ne fûmes pas vainqueurs, - en
effet, nous n’étions pas de même grandeur par
l’armement – nous fûmes forcés de nous retirer.

Mais à présent, je veux de nouveau engager la guerre y
envoyer une colonie.

Aussi, si vous le consentez, partagez avec moi cette
expédition.
Je vous fournirais alors des vautours royaux, un à
chacun,
ainsi que le reste de l’armement.
Nous ferons le départ demain.
Ainsi donc, dis-je, cela sera puisque cela te semble bon.
ἐκλάμψαντος ἡλίου καθορῶμεν οὐ πόρρω νῆσον

Un verbe au présent dans un récit au passé: effet stylistique ?

Est-ce fréquent chez les anciens?
Il s'agit d'un présent de narration tout à fait banal…
Manque de pratique … ça me semblait étrange!
Bonjour,

Je souhaite faire un commentaire composé sur le texte n°2 des histoires vraies, celui décrivant la tempête et le début du voyage jusqu'à l'arrivée des marins sur l'île.
J'ai bien compris que le but n'était pas de demander un plan fait et je ne compte en effet pas le faire… 😉
Cependant, étant scientifique, je ne suis pas particulièrement douée pour l'élaboration de commentaires; je me demandais donc si il était possible de consacrer une partie (la IIIème) à la comparaison avec l'Odyssee d'Homère (chants V et IX) sachant que ma problématique est " comment Lucien rend-il son voyage réaliste? " .
Si vous pouviez m.aider j'en serais très reconnaissante!

Merci d'avance!
😉
Non, un rapprochement ne peut se faire qu'en conclusion, ou alors, de façon ponctuelle. C'est dans la matière du texte et seulement celle-ci que vous devez étudier.
Entendu merci beaucoup! Ce ne serait donc pas possible d'établir ce rapprochement dans le développement afin de justifier le fait que Lucien se serve de cette ressemblance pour rendre son récit plus réaliste?
Si, en parlant d'absence d'événements extraordinaires, d'héroïsme, etc…
Bonjour, dans la phrase du §7, ligne 13 le temps de l'infinitif de Καταμαθεῖν est-il l'infinitif présent actif? et pour ἂρχεται est-ce bien un infinitif présent moyen passif? et je me demandais à qu'elle proposition ils pouvaient appartenir…?
Pourriez-vous m'éclairer s'il vous plait?
Non : vous constaterez que le verbe καταμανθάνω a perdu son -ν. Il s'agit donc de l'infinitif aoriste.
Quant à ἄρχεται, c'est la 3ème personne du présent moyen de ἄρχω.
L'infinitif dépend de δόξαν : "l'idée me vint de chercher à comprendre à partir d'où commence (le fleuve)"
Merci beaucoup! De plus, j'ai une question toujours sur le paragraphe §7 où il faut analyser les formes de verbes en -μι et les mettre au présent : παρῄμεν (l8) ἁνῄειν (l13) ἦν (l16) ἐκερράνυμεν (l21)

παρῄμεν = optatif présent 1ere pers du sing
ἁνῄειν = ?
ἦν = imparfait de εἰμί = ἐστί(ν) au présent
ἐκερράνυμεν = indicatif présent 1ère pers du pluriel

Je ne suis pas du tout sûre de mes réponses, j'ai vraiment beaucoup de mal…
clairedrt a écrit :Merci beaucoup! De plus, j'ai une question toujours sur le paragraphe §7 où il faut analyser les formes de verbes en -μι et les mettre au présent : παρῄμεν (l8) ἁνῄειν (l13) ἦν (l16) ἐκερράνυμεν (l21)

παρῄμεν = optatif présent 1ere pers du sing
Que viendrait faire ici un optatif ? C'est un simple imparfait de l'indicatif, 1ère personne du pluriel, du verbe πάρειμι. Attention il s'agit du composé de εἶμι, non de εἰμί , comme le montre l'iota souscrit.
ἁνῄειν = C'est un autre composé de εἶμι, cette fois-ci à la première personne du singulier.
ἦν = imparfait de εἰμί = ἐστί(ν) au présent.
ἐκερράνυμεν = indicatif présent 1ère pers du pluriel
Non. Il y a un augment, donc c'est un temps du passé. Ici, l'imparfait.

Je ne suis pas du tout sûre de mes réponses, j'ai vraiment beaucoup de mal…
Consulte bien le Bailly et ta grammaire.