Bonjour à tous,
Je dois avouer que, étant donné mon niveau d'études, j'ai un peu honte de poster dans cette section, principalement alimentée par les lycéens. Seulement voilà, c'est mon premier devoir de littérature en khâgne, et je ne voudrais pas me louper - vous me passerez l'expression.
Il s'agit donc de la traditionnelle dissertation. Traditionnelle étant vraiment le mot adéquat, au vu de l'apparente trivialité du sujet qui, à mon sens, fait toute sa difficulté.
Voici la citation à discuter et commenter :
- Les Tragiques, d'Agrippa d'Aubigné
- Le Siècle de Louis XIV, de Voltaire
- Cromwell, de Victor Hugo
- Le Faiseur, de Balzac
- Dans la solitude des champs de coton, de Koltès
Ma réflexion m'a menée à une ébauche de plan détaillé, sur lequel quelques commentaires, bons ou mauvais, ne seraient pas de refus. J'ai d'abord choisi la problématique suivante : Dans quelle mesure l’œuvre littéraire a t-elle un impact sur la morale du lecteur ? Elle n'est cependant pas définitive, car elle me paraît trop faible. Mais le plan qui en découle ne me paraît pas abominable :
I – La littérature, croisade des mœurs
A) Châtier à travers le rire moqueur
- Citation tirée la préface de Tartuffe
- Zola en tant qu'exemple même de la satire sociale
- Les Tragiques, satire des grands du royaume (notamment dans "Les Princes") et Le Faiseur, satire moliéresque de l'avare
- la reprise des mœurs à l'époque classique, à travers le rire (« castigat ridendo mores ») mais aussi la pitié et la terreur (la tragédie, plus lyrique).
B) Châtier à travers l'éloge d'un idéal chimérique
- Zola, à 20 ans, tenait plus du poète lyrique, à l'image de Musset, que de l'écrivain satirique
- Exemple de La Princesse de Clèves, idéal de moralité
II – Mais si la littérature peut « corriger les mœurs », la morale peut elle aussi influer sur l'activité littéraire
A) L'interdit religieux
- Prévaut pendant de longs siècles ; mise en place de l'Index, etc.
B) Le censure publique
- Madame Bovary et Les Fleurs du Mal
- La morale n'est-elle pas plus forte que la littérature ?
III – Finalement, le rôle du poète est-il de partir en guerre ?
- Ici, j'aimerais parler de Sartre qui, il me semble, a parlé de l'essence de la littérature en tant qu'elle doit être engagée ou non. Mais je n'arrive plus à me souvenir de quel côté il penchait… Quelqu'un pour m'éclairer ?
A) « J'écris pour agir »
- Défenseurs d'une littérature engagée politiquement, philosophiquement, moralement : les Lumières, Hugo, les naturalistes dont Zola…
B) L’œuvre mise au service de la morale est esthétiquement altérée
- Théorie de l'art pour l'art : refus de la littérature utile
- Baudelaire et les hérésies moderne : la littérature ne peut pas enseigner et encore moins moraliser.
CONCLUSION :
- Cependant, Baudelaire dit aussi : « Je ne veux pas dire que la poésie n'ennoblisse pas les mœurs, – qu'on me comprenne bien, – que son résultat final ne soit pas d'élever l'homme au-dessus du niveau des intérêts vulgaires ; ce serait évidemment une absurdité. »
Ce n'est qu'un premier jet, un peu brouillon et pas très détaillé… Mais vos propositions seraient les bienvenues.
En vous remerciant d'avance,
Amaryllis.
Je dois avouer que, étant donné mon niveau d'études, j'ai un peu honte de poster dans cette section, principalement alimentée par les lycéens. Seulement voilà, c'est mon premier devoir de littérature en khâgne, et je ne voudrais pas me louper - vous me passerez l'expression.
Il s'agit donc de la traditionnelle dissertation. Traditionnelle étant vraiment le mot adéquat, au vu de l'apparente trivialité du sujet qui, à mon sens, fait toute sa difficulté.
Voici la citation à discuter et commenter :
« Le poète a deux armes pour corriger les hommes : la satire et le cantique, l'éclat de rire de Satan et le sourire de Dieu ; l'une, fouet qui corrige en déchirant, l'autre, baiser qui rend meilleur en faisant entrevoir le ciel. […] Le poète satirique met à nu l'homme et ses perversités, il les fait rougir et combat son vice par sa honte ; le chantre lyrique, au contraire, crée une chimère, un homme idéal, le présente à l'homme réel et ramène ce dernier à la vertu par la sublime couleur dont il l'a peint. »La réflexion doit être basée sur les connaissances et lectures personnelles, mais également sur celles qui sont au programme du concours de l'ENS cette année, à savoir :
Émile ZOLA, lettre du 10 août 1860 à Jean-Baptiste Baille
(Correspondance, tome I 1858-1867, Éditions du CNRS, 1978, p.405)
- Les Tragiques, d'Agrippa d'Aubigné
- Le Siècle de Louis XIV, de Voltaire
- Cromwell, de Victor Hugo
- Le Faiseur, de Balzac
- Dans la solitude des champs de coton, de Koltès
Ma réflexion m'a menée à une ébauche de plan détaillé, sur lequel quelques commentaires, bons ou mauvais, ne seraient pas de refus. J'ai d'abord choisi la problématique suivante : Dans quelle mesure l’œuvre littéraire a t-elle un impact sur la morale du lecteur ? Elle n'est cependant pas définitive, car elle me paraît trop faible. Mais le plan qui en découle ne me paraît pas abominable :
I – La littérature, croisade des mœurs
A) Châtier à travers le rire moqueur
- Citation tirée la préface de Tartuffe
- Zola en tant qu'exemple même de la satire sociale
- Les Tragiques, satire des grands du royaume (notamment dans "Les Princes") et Le Faiseur, satire moliéresque de l'avare
- la reprise des mœurs à l'époque classique, à travers le rire (« castigat ridendo mores ») mais aussi la pitié et la terreur (la tragédie, plus lyrique).
B) Châtier à travers l'éloge d'un idéal chimérique
- Zola, à 20 ans, tenait plus du poète lyrique, à l'image de Musset, que de l'écrivain satirique
- Exemple de La Princesse de Clèves, idéal de moralité
II – Mais si la littérature peut « corriger les mœurs », la morale peut elle aussi influer sur l'activité littéraire
A) L'interdit religieux
- Prévaut pendant de longs siècles ; mise en place de l'Index, etc.
B) Le censure publique
- Madame Bovary et Les Fleurs du Mal
- La morale n'est-elle pas plus forte que la littérature ?
III – Finalement, le rôle du poète est-il de partir en guerre ?
- Ici, j'aimerais parler de Sartre qui, il me semble, a parlé de l'essence de la littérature en tant qu'elle doit être engagée ou non. Mais je n'arrive plus à me souvenir de quel côté il penchait… Quelqu'un pour m'éclairer ?
A) « J'écris pour agir »
- Défenseurs d'une littérature engagée politiquement, philosophiquement, moralement : les Lumières, Hugo, les naturalistes dont Zola…
B) L’œuvre mise au service de la morale est esthétiquement altérée
- Théorie de l'art pour l'art : refus de la littérature utile
- Baudelaire et les hérésies moderne : la littérature ne peut pas enseigner et encore moins moraliser.
CONCLUSION :
- Cependant, Baudelaire dit aussi : « Je ne veux pas dire que la poésie n'ennoblisse pas les mœurs, – qu'on me comprenne bien, – que son résultat final ne soit pas d'élever l'homme au-dessus du niveau des intérêts vulgaires ; ce serait évidemment une absurdité. »
Ce n'est qu'un premier jet, un peu brouillon et pas très détaillé… Mais vos propositions seraient les bienvenues.
En vous remerciant d'avance,
Amaryllis.



