Bonjour,
je suis en terminale S, et j'ai une dissertation de philosophie à rendre :
Une oeuvre d'art peut -elle renoncer à la beauté ?
J'ai défini mes termes même si celui de la beauté est très compliqué et assez subjectif.
Et j'ai ensuite reformuler la question.
Mais dans la méthode que le prof nous a donné, nous devons ensuite définir les enjeux du sujet hors, je n'arrive pas à les faire ressortir.
J'aurais peut être : -Pourquoi vouloir renoncer à la beauté ?
-Et la beauté étant subjective, Tout oeuvre n'y renonce-t-elle pas en réalité ?
-En choisissant de traiter des sujets sans beauté, l'artiste ne renonce-t-il pas lui même à la beauté
de son oeuvre ?
Mais je ne suis vraiment pas sure de ces enjeux, est-ce que quelqu'un pourrait m'aider ? Me donner des pistes ? Svp.
Merci d'avance.
Bonjour !
La première dissert' de philo… Etape difficile.
Quelques remarques :
- Pourquoi renoncer à la beauté ? Certes… La question se posera nécessairement. Mais il faudrait que tu expliques comment tu as compris "renoncer à la beauté", donc que tu définisses et reformule (ce que tu dis avoir fait mais sans qu'on le voie)
- Au passage : attention à l'usage immodéré de l'adjectif "subjectif" : définir les termes du sujet est compliqué, oui, mais pas subjectif, la définition visant à définir un terme qui renvoie pour tous au même signifié (ou à la même réalité).
- De même : la beauté est subjective ? C'est toi qui le dis ! D'autres voix s'élèvent contre cette idée, notamment celle d'un certain Immanuel Kant… Du coup, l'idée se défend, mais attention à ne pas la poser d'emblée comme acquise : loin s'en faut !
- Le dernier point est, pour le coup, vraiment intéressant, et tu touches au nœud du problème. L'artiste traite des sujets sans beauté… oui, parfois. On conviendra que Mona Lisa n'est pas non plus un gros tas immonde. Mais parfois (et tu peux t'inspirer de la tradition des vanités, par exemple les Ambassadeurs de Holbein ou, en musique, la Thrène à la mémoire des victimes de Hiroshima, de Penderecki), il y a une volonté de représenter le laid. Mais pourquoi ? Quel est le critère premier de ce qu'on juge immédiatement beau ? Une "mode" ? En ce cas, que penser de la transgression de critères du beau établis ? Recherche du laid ? Recherche d'une autre forme de beauté ? Et s'il peut (le verbe "pouvoir" est essentiel dans la formulation du sujet) y avoir refus de la beauté, à ce moment se pose la question du pourquoi. Et la question du résultat : est-ce qu'on peut dire qu'une vanité, c'est moche ? Est-ce qu'il n'y a pas une autre forme de beauté malgré (ou pas malgré mais avec) l'artiste ? Et en ce cas à quoi tient-elle ?
Je ne sais pas si je t'aurai aidée. Ce ne sont que quelques idées en vrac. Tu as assurément d'autres choses à dire, plus intéressantes, en t'appuyant ensuite sur des textes philosophiques de ta connaissance.
Courage pour cette épreuve qui, je l'espère, te semble intéressante !
Merci, pour cette réponse oui je pense que ça m'aidera.
J'ai défini le terme "renoncer" en disant que c'était se passer de la beauté.
Oui le plus gros problème c'est le terme "beauté" auquel on ne peut pas trouver de définition puisque les avis divergent.
Pour le laid je pensais prendre en exemple le tableau de Guernica de Picasso.
Je pensais parler de la forme de beauté passée grâce a la technique et non au sujet traité, mais je ne suis pas sûre que ce soit un bon argument.
Le problème c'est que nous n'avons pas encore fait d'exemple en cours, alors pour la première dissert je suis un peu perdue.
C'est très gentil de votre part de m'avoir répondu.