Ressources pour apprendre l’espéranto

Langues vivantes

97 réponses · Page 1 / 5

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour.

Si l'espéranto intéresse certaines personnes, voici ma sélection de liens internet pour l'apprendre rapidement :

Grammaire

Cours d'espéranto en 10 leçons
Pour partir de zéro, c'est actuellement le meilleur cours que je connaisse. C'est donc le cours à lire en premier. On peut aussi le télécharger en pdf (53 pages).

● Lernu!, grammaire détaillée
Ce cours est entièrement rédigé en espéranto. Il suffit de cliquer sur un mot pour avoir instantanément la traduction de ce mot en français. Ce cours est disponible aussi en pdf (211 pages). Ce cours appartient au site plurilingue lernu! Qui contient aussi :
-Un cours de grammaire pour débutant. Mais je pense que le cours d'espéranto en 10 leçons (voir ci-dessus) est meilleur.
-Plusieurs forums dont un en français.
-Plusieurs dictionnaires dont espéranto→français et français→espéranto. Mais ViVo (voir ci-dessous) est meilleur.

PMEG (Plena Manlibro de Esperanta Gramatiko)
C'est le manuel complet de grammaire espéranto en ligne, rédigé par un membre de l'Académie d'espéranto. Attention, tout est écrit en espéranto. En fait, le cours de grammaire détaillé de lernu! est un résumé du livre PMEG. Le PMEG est disponible aussi en pdf (696 pages). Il y a beaucoup de pages car :
-toute la grammaire est présente, y compris les nuances,
-il y a beaucoup d'exemples (plus que nécessaire) et
-le livre ne parle pas que de la grammaire au sens restreint mais aussi de la construction des mots.

Dictionnaires

ViVo (Vikia Vortaro)
ViVo est une interface qui recherche dans plusieurs dictionnaires à la fois.
En haut à gauche, dans "Menuo>>>Lingvo", on ajoute (Aldoni) et on supprime (Forigi) les langues qu'on veut. Quand on tape un mot dans une langue, ViVo traduit ce mot dans les autres langues.
Remarque 1 : Les dictionnaire de lernu! font partie des dictionnaires utilisés par ViVo.
Remarque 2 : Quand on traduit un mot, en général, une page du dictionnaire ReVo apparaît sur la droite. Chaque page de ReVo regroupe des mots espérantos ayant le même radical et donne leur(s) définition(s) en espéranto, puis, en bas de page, traduit ces mots vers plusieurs langues dont le français.

PIV (Plena Ilustrita Vortaro)
C'est le PIV (dictionnaire complet illustré) en ligne. Ce dictionnaire est unilingue, donc difficilement accessible aux débutants. Chaque page de PIV regroupe des mots espérantos ayant le même radical et donne leur(s) définition(s) en espéranto. PIV contient plus de mots que ReVo.
Pour l'utiliser, il faut :
-soit s'inscrire (registriĝi) gratuitement,
-soit simplement se connecter (ensaluti) si on a un compte sur lernu!.

EDEL (Etymological Dictionary of the Esperanto Language)
C'est un dictionnaire étymologique. Il n'est pas utile pour apprendre l'espéranto, mais il permet de savoir d'où viennent les radicaux espérantos.
J'aimerais poser une question concernant l'espéranto, espérant (pas fait exprès !) ne pas polluer ce nouveau topic…
Les linguistes (trop souvent confondus de nos jours avec les grammairiens ou les spécialistes d'une langue) parlent volontiers de structure à propos des langues ; cela signifie, on le sait, qu'une langue est un système cohérent qui évolue suivant ses lois propres, indépendamment de la volonté délibérée de ses locuteurs, à l'origine tout au moins car par la suite l'évolution peut être ralentie par des contraintes historiques ou sociétales, sans parler du cas de sa forme écrite.
Or le cas de l'espéranto est intéressant, puisque c'est une langue artificielle dont l'initiateur a conçu la phonétique et la grammaire avec sans doute l'espoir qu'elle formerait un ensemble achevé, le cas du lexique et de la formation des mots étant évidemment exclu.
Ma question est simple : est-ce que les pratiquants de l'espéranto ont constaté des changements structuraux depuis la grammaire initiale de Zamenhof, témoignant du fait qu'une langue artificielle suivrait les mêmes lois que les langues naturelles, et ce bien qu'elle ne soit pas la langue d'un groupe humain particulier ?
J'ai aussi une question. J'ai vaguement entendu parler de cette langue. Alors je voudrais savoir où cette langue est parlée, s'il vous plaît, et si elle était enseignée quelque part, en France. Merci.
Ma question est simple : est-ce que les pratiquants de l'espéranto ont constaté des changements structuraux depuis la grammaire initiale de Zamenhof, témoignant du fait qu'une langue artificielle suivrait les mêmes lois que les langues naturelles, et ce bien qu'elle ne soit pas la langue d'un groupe humain particulier ?
En tout cas, il y a une différence entre la manière d'écrire de Zamenhof et l'espéranto actuel.

Je tire les exemples suivants du PMEG :

Zamenhof écrivait souvent le pronom "Vi" (toi, vous) avec un V majuscule. Maintenant, cet usage est rare : on écrit "vi".

Zamenhof pouvait utiliser "la plej" (le plus) avant un groupe adverbial. Exemple : "la plej bele" = "le plus bellement". Maintenant, on préfère ne pas utiliser "la" dans ce cas et dire "plej bele".

Zamenhof utilisait parfois le pronom "ĝi" dans des cas où, maintenant, ce pronom disparaît.
"Ĝi estis varmega posttagmezo." = "C'était une après-midi torride."
Maintenant, on supprimerait "ĝi" (C'), car le vrai sujet de "estis" (était) est "varmega posttagmezo" (une après-midi torride). On écrirait alors :
"Estis varmega posttagmezo." = (littéralement) "Une après-midi torride était."

L'expression "ŝi aĝis tridek jarojn" (elle avait trente ans) est moderne. Zamenhof aurait écrit "ŝi havis aĝon de tridek jaroj" (elle avait un âge de 30 ans).

Cela dit, je ne sais pas si, à l'époque, les gens écrivaient comme Zamenhof. Il faut préciser qu'à l'époque de Zamenhof, la grammaire espéranto était très imprécise. Heureusement, elle s'est affinée par la suite.
Verbum a écrit :Alors je voudrais savoir où cette langue est parlée, s'il vous plaît, et si elle était enseignée quelque part, en France. Merci.
Actuellement, il me semble que le seul moyen est de contacter une association espérantiste. Elle donne des infos sur les lieux et dates de chaque regroupement d'espérantophones à proximité, qu'il s'agisse de cours, de discussions dans un bar ou d'autres choses.

A part ça, je précise que, actuellement, en France, il n'est malheureusement pas possible de choisir l'espéranto au bac. Une pétition avait été lancée, mais le gouvernement l'a rejetée.
Je nuance un peu. Je ne dirais pas que la grammaire du début était imprécise, mais seulement non développée dans les détails.
Elle énonçait avec précision les 16 règles de base, qui n'ont pas changé depuis.
C'était une structure solide.

Dans les exemples cités par Police12, certains me semblent des "zamenhofismes", si je puis dire.
Cela fait très longtemps que l'on peut dire aussi Estis varmega posttagmezo ou Ŝi aĝis tridek jarojn, rien dans les règles fondamentales ne s'y opposant. Notons que la souplesse de construction et la facilité pour passer d'une catégorie grammaticale à une autre permettent de multiples variantes pour exprimer une même idée… Cela permet d'exprimer sa "patte" personnelle. Exemple : « J'irai à l'hôtel à vélo. » peut tout aussi bien se dire : Mi iros al la hotelo per biciklo. que Mi alhotelos bicikle. ou Mi biciklos hotelen.

Pour ce qui est de l'évolution, j'ajouterais quelques exemples, entre autres : l'adoption de quelques nouveaux affixes au cours des ans : -end (qui doit être…) , -iv (qui peut… ), mis- (indiquant la défectuosité, l'incorrection), etc. Le suffixe traditionnel -uj (sens de base : contenant) est beaucoup moins utilisé pour former également des noms de pays ou d'arbres fruitiers, comme c'était jadis l'usage. On utilise de moins en moins la lettre ĥ (son de la "jota" espagnole), remplacée de plus en plus souvent par k.

Création de néologismes formant des doublets sémantiques, surtout usités en poésie.
Ainsi, à côté du classique maljuna (vieux, contraire de juna, jeune), on utilise aussi olda… On a liva (gauche) à côté du classique maldekstra, etc.

De multiples renseignements de tous ordres, et pas seulement grammaticaux, dans l'article de Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Esp%C3%A9ranto
Merci à tous deux de vos réponses. On peut donc dire que la langue évolue de façon relativement uniforme (sauf pour ce qui concerne les nuances individuelles) malgré la "diaspora" naturelle des usagers ?
En anglais, il faut écrire colour en Angleterre mais color aux États-Unis.

En espéranto, je n'ai rien vu de tel. Les débutants ne font probablement pas les mêmes fautes selon leur langue maternelle, mais la grammaire et le vocabulaire officiels ne dépendent pas du lieu géographique.
Je suis très intéressé par ce sujet.
Je suis très intéressé par ce sujet. = Tre interesas min tiu temo… 😉

Je pense que grâce aux liens fournis plus haut par Police12, tu trouveras déjà beaucoup d'informations.
Je suis très intéressé par ce sujet.
Jehan a écrit :Je suis très intéressé par ce sujet. = Tre interesas min tiu temo… 😉
Tiens, il n'y a pas de passif en espéranto ?
Sisi. On peut dire aussi :
Mi estas tre interesata de tiu temo. (Mot à mot : Je suis beaucoup intéressé par ce sujet.)

Cependant, pour énoncer l'objet de l'intérêt avant le sujet, il n'y a pas besoin de passer au passif. Par exemple, on peut dire aussi :
Min tre interesas tiu temo. (Mot à mot : Moi beaucoup intéresse ce sujet.)
Cette liberté dans l'ordre des mots est possible, car le "n" que j'ai mis en gras indique quel est l'objet du verbe interesas.
De plus, l'espéranto a trois participes passifs :

Participe présent passif : skribata ( en train d'être écrit)
Participe passé passif : skribita (écrit, ayant été écrit)
Participe futur passif : skribota (qui sera écrit; à écrire)

Et trois participes actifs :

Participe présent actif : skribanta (écrivant, en train d'écrire)
Participe passé actif : skribinta (ayant écrit)
Participe futur actif : skribonta (qui écrira; devant écrire)
Bonjour, je viens de découvrir cette langue, dont j'avais jamais entendu parler.
Je fais du latin depuis 5 ans et je voulais savoir s'il y a des similitudes entre ces deux langues?
Et pensez vous que l'esperanto pourra devenir une langue plus connue et plus parlée dans le futur? Parce-que je pense essayer de l'apprendre mais j'hésite
Les trois-quarts des racines espéranto sont des racines d'origine latine.
Mais la grammaire de l'espéranto est beaucoup plus simple à apprendre, et très logique.
Tu peux consulter les liens donnés dans le premier message de cette discussion pour t'informer, et parcourir les autres messages.
L'espéranto a au moins une qualité : c'est un beau rêve.

Y a-t-il des classes, avant ou après le bac, où on puisse l'étudier ?
Je pense qu'avec les liens donnés dans la discussion, tu trouveras tous les renseignements souhaités, je ne me souviens pas de tous les détails. L'idéal du créateur de la langue (fraternité entre tous les humains) est certes un beau rêve non atteint , mais sa langue a dépassé le stade du simple rêve et fonctionne très bien. Voir encore une fois les divers liens.
herodote92 a écrit :Je m'y serais mis sérieusement depuis un bout de temps si j'avais trouvé le moindre encouragement dans ce sens, mais généralement ce sont plutôt les ricanements et moues de mépris d'usage. Et puis c'est vrai que l'anglais, l'allemand et le russe, ça occupe déjà pas mal… En réalité, l'espéranto m'intéresse surtout pour voir comment a été résolu (ou pas) dans cette langue tel ou tel problème linguistique : de ce point de vue au moins, c'est certainement enrichissant.
Par conception même, la grammaire est assez simple, mais je pense que tu le sais déjà. Après, comme pour toute langue, il y a un effort pour assimiler un lexique de 2000 ou 3000 mots pour être à l'aise.
Mais également par conception même de la langue, le lexique s'étend de lui même assez vite avec les dérivations et compositions, ce qui est souvent assez différent des autres langues.
Spontanément, je ne sais pas comment on dit "poulain", "jument", ou "étalon" en anglais ou en allemand, je ne connais que "horse", alors que je n'ai pas besoin d'aller chercher ces mots dans un dictionnaire en connaissant le radical "ĉeval-" en esperanto.
Hélas, même l'espéranto, malgré l'absence (en principe) de genre, n'est pas exempt de noirs soupçons de sexisme : https://marcimat.magraine.net/Esperanto-genre-et-sexisme

(Au fait, qu'est-ce que les femmes attendent pour créer leur propre langue, qui serait totalement épurée de toute trace de sexisme ? Comme ça elles pourraient l'utiliser à leur gré et on aurait la paix.) 😉
Il y a effectivement des débats en cours à ce sujet.
Mais la personne (débutante apparemment) qui a écrit cet article s'avance beaucoup en prétendant qu'il y a un consensus pour un nouveau suffixe de ce type.
Pour ma part, et pour pour beaucoup d'autres, j'y suis plutôt hostile, surtout si ce n'est pas validé par des linguistes compétents qui comprennent bien les toutes implications.
Ce n'est pas le fait d'ajouter un nouveau préfixe/suffixe qui pose problème (il y en a d'autres en attente d'approbation, surtout des affixes scientifiques), tout comme une langue s'enrichit naturellement de nouveau mots, mais on touche ici à quelque chose de plus fondamental, le système de genres.
De plus, il y a tous les militants de la reconnaissance d'autres genres bizarres qui risquent de s'engouffrer dans la brèche et qui voudront ensuite leur petit suffixe (et qui font aussi pression sur les langues classiques pour les tordre suivant leur idéologie).
En français, ce type de réforme, ça donne cette abomination qu'est l'écriture inclusive.