Beckett, En attendant Godot, acte II

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir à tous !
Je suis nouvelle ici et j'aurai besoin de votre avis sur le plan que j'envisageais de faire pour mon commentaire de texte. Il porte sur les dernières minutes de En attendant Godot par Beckett.
J'ai passé du temps là-dessus et je ne suis pas totalement convaincue d'être sur la bonne voie…
Voilà. Merci d'avance !


PLAN

I - Une pièce de théâtre
1) Le langage dramatique
2) Les paroles des personnages (Quiproquos…)
3) Les didascalies/Débit/Intonation

II - Un drame moderne
1) Situations grotesques
2) La noirceur du comique
3) Message de l'auteur

Le soleil se couche, la lune se lève. Vladimir reste immobile. Estragon se réveille, se déchausse, se lève, les chaussures à la main, les dépose devant la rampe, va vers Vladimir, le regarde.
ESTRAGON : Qu’est-ce que tu as ?
VLADIMIR : Je n’ai rien.
ESTRAGON : Moi je m’en vais.
VLADIMIR : Moi aussi.
Silence.
ESTRAGON : Il y avait longtemps que je dormais ?
VLADIMIR : Je ne sais pas.
Silence.
ESTRAGON : Où irons-nous ?
VLADIMIR : Pas loin.
ESTRAGON : Si si, allons-nous-en loin d’ici !
VLADIMIR : On ne peut pas.
ESTRAGON : Pourquoi ?
VLADIMIR : Il faut revenir demain.
ESTRAGON : Pour quoi faire ?
VLADIMIR : Attendre Godot.
ESTRAGON : C’est vrai. (Un temps.) Il n’est pas venu ?
VLADIMIR : Non.
ESTRAGON : Et maintenant il est trop tard.
VLADIMIR : Oui, c’est la nuit.
ESTRAGON : Et si on le laissait tomber ? (Un temps.) Si on le laissait tomber ?
VLADIMIR : Il nous punirait. (Silence. Il regarde l’arbre.) Seul l’arbre vit.
ESTRAGON (regardant l’arbre.) : Qu’est-ce que c’est ?
VLADIMIR : C’est l’arbre.
ESTRAGON : Non mais quel genre ?
VLADIMIR : Je ne sais pas. Un saule.
ESTRAGON : Viens voir. (Il entraîne Vladimir vers l’arbre. Ils s’immobilisent devant. Silence.) Et si on se pendait ?
VLADIMIR : Avec quoi ?
ESTRAGON : Tu n’as pas un bout de corde ?
VLADIMIR : Non.
ESTRAGON : Alors on ne peut pas.
VLADIMIR : Allons-nous en.
ESTRAGON : Attends, il y a ma ceinture.
VLADIMIR : C’est trop court.
ESTRAGON : Tu tireras sur mes jambes.
VLADIMIR : Et qui tirera sur les miennes ?
ESTRAGON : C’est vrai.
VLADIMIR : Fais voir quand même. (Estragon dénoue la corde qui maintient son pantalon. Celui-ci, beaucoup trop large, lui tombe autour des chevilles. Ils regardent la corde.) A la rigueur ça pourrait aller. Mais est-elle solide ?
ESTRAGON : On va voir. Tiens.
Il prennent chacun un bout de la corde, et tirent. La corde se casse. Ils manquent de tomber.
VLADIMIR : Elle ne vaut rien.
Silence.
ESTRAGON : Tu dis qu’il faut revenir demain ?
VLADIMIR : Oui.
ESTRAGON : Alors on apportera une bonne corde.
VLADIMIR : C’est ça.
Silence.
ESTRAGON : Didi.
VLADIMIR. : Oui.
ESTRAGON : Je ne peux plus continuer comme ça.
VLADIMIR : On dit ça.
ESTRAGON : Si on se quittait ? Ça irait peut-être mieux.
VLADIMIR : On se pendra demain. (Un temps.) A moins que Godot ne vienne.
ESTRAGON : Et s’il vient ?
VLADIMIR : Nous serons sauvés.
Vladimir enlève son chapeau - celui de Lucky - regarde dedans, y passe la main, le secoue, le remet.
ESTRAGON : Alors, on y va ?
VLADIMIR : Relève ton pantalon.
ESTRAGON : Comment ?
VLADIMIR : Relève ton pantalon.
ESTRAGON : Que j’enlève mon pantalon ?
VLADIMIR : RE-lève ton pantalon.
ESTRAGON : C’est vrai.
Il relève son pantalon. Silence.
VLADIMIR : Alors, on y va ?
ESTRAGON : Allons-y.
Ils ne bougent pas.
Bonjours, pendant les vacances, j'ai un commentaire à faire sur En attendant Godot, c'est l'acte II, la scène de dénouement.

Je dois faire un commentaire qui présente UN seul axe, avec ses sous-parties, en ayant comme problèmatique : " nous verrons dans quelle mesure cette scène est une scène de dénouement par le mélange des registres "

J'ai fait mon introduction, et j'ai pris comme axe, " Le mélange des registre ". En 1ère partie de cet axe, je présente les différents registres dans le texte ( comique, tragique et pathétique, si il y en a d'autre dites le moi svp). Je cite les différents endroits où ils sont visibles, les quiproquos…
Et j'aimerai faire une autre sous-partie, mais je ne vois pas quoi je pourrais présenter ?

Si vous avez une idée pour ma seconde sous-partie, aidez moi.


Merci et bonsoir à tous !
Bonsoir,

Ton extrait débute-t-il au même endroit que celui ci-dessus ? Merci.

Muriel
Non, il commence à : " VLADIMIR : Il faut revenir demain." 😉 Que puis-je faire comme seconde sous-partie ? je suis coincé et sans idée…


ps: c'est mon 1er commentaire J'ai peut-être une idée pour ma sous-partie, je vais démontrer pourquoi on peut parler de comique de l'absurde par le mélange des registres. Est-ce une bonne idée ?

De l'aide vite, je n'ai plus qu'aujourd'hui pour finir :roll:



Bonne journée à tous

Bonjour je dois faire un commentaire linéaire sur cette extrait de pièce e theatre qui s’appelle en attendant Godot et je suis bloqué pour le moment j’ai écrit quelque idée comme le discours n’a aucun sens e réfléxion , phrase trop courte et que les 2 personnages sont grotesque sont ridicule et ne sont pas pris au sérieux pouvez vous me donner d’autre idées sil vous plait .Voici l’extrait que j’étudie ci dessous ps je suis en première . merci d’avanceESTRAGON (regardant l’arbre). — Qu’est-ce que c’est ?VLADIMIR — C’est l’arbre.ESTRAGON — Non, mais quel genre ?VLADIMIR — Je ne sais pas. Un saule.ESTRAGON — Viens voir. (Il entraîne Vladimir vers l’arbre. Ils s’immobilisentdevant. Silence.) Et si on se pendait ?VLADIMIR — Avec quoi ?ESTRAGON — Tu n’as pas un bout de corde ?VLADIMIR — Non.ESTRAGON — Alors on ne peut pas.VLADIMIR — Allons-nous-en.ESTRAGON — Attends, il y a ma ceinture.VLADIMIR — C’est trop court.ESTRAGON — Tu tireras sur mes jambes.VLADIMIR — Et qui tirera sur les miennes ?ESTRAGON — C’est vrai.VLADIMIR — Fais voir quand même. (Estragon dénoue la corde qui maintient sonpantalon. Celui-ci, beaucoup trop large, lui tombe autour des chevilles. Ils regardent lacorde.) A la rigueur ça pourrait aller. Mais est-elle solide ?ESTRAGON — On va voir. Tiens.Ils prennent chacun un bout de la corde et tirent. La corde se casse. Ils manquent detomber.VLADIMIR — Elle ne vaut rien

Moment tragi-comique. Scène apparemment absurde. Tenter de faire voir le néant. Deux centres d’intérêt : un arbre, une corde.

Registre : humour du malheur.

Banalité d’un dialogue qui paraît sans contenu et qui aborde un sujet grave. L’écart crée un humour noir qui renvoie au tragique de la condition humaine. Dialogue vide , des formules qui ne mènent à aucune décision, qui tombent dans le vide. Des mots qui n’aident pas à vivre. Des mots pour combler l’attente et le vide.

Un thème tragique : le suicide par pendaison et le grotesque de la suggestion : "Si on se pendait". Comique de geste aussi avec le pantalon qui tombe, la corde qu’on tire et qui se casse.

merci cela va beaucoup m’aider