Professorat - Se syndiquer ?

La filière littéraire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je me demandais… et je n'ai pas trouvé de réponse sur le forum…

En tant que prof / jeune prof, est-ce qu'il est conseillé de se syndiquer ?
Qu'est ce qu'être syndiqué apporte, concrètement ?
Quelle est la différence entre les différents syndicats ?

Merci pour vos réponses.
En début de carrière ça peut être intéressant. Un syndicat t'aide et te défend lors des mutations, en cas de problèmes dans ton établissement. C'est un appui qui peut t'aider à ne pas te sentir seule face aux difficultés dans tous les domaines. Ensuite c'est toi qui vois si tu es satisfaite et convaincue et si tu souhaites rester syndiquée par convictions ou non. Ceci dit on peut s'en passer aussi.
Quant au choix du syndicat, tu peux te renseigner sur chacun. Certains disent qu'il vaut mieux aller vers le plus gros, donc qui aurait plus de poids (le snes en clair), d'autres disent qu'un petit syndicat sera plus proche, plus à l'écoute. Le snalc est considéré comme plus de droite, contrairement à tous les autres. Certains sont encore plus à gauche, (comme FO je crois), mais je ne connais pas toutes les subtilités. Le choix peut se faire aussi en fonction des représentants dans ton établissement. Ces collègues te seront vite présentés. Si tu partages leur façon de voir, si tu penses pouvoir dialoguer avec elles en cas de problème, tu peux adhérer au syndicat qu'elles représentent. En général il y a au moins 2 syndicats différents représentés, parfois plus. Au départ j'ai choisi en fonction des affinités avec les gens. Ensuite j'ai arrêté d'être syndiquée, mais en revanche je vais aux réunions "heures syndicales" pour me tenir au courant
Oui, il est utile d'être syndiqué en début de carrière. Ils sont efficaces en cas de litige avec l'administration, t'informent de tes perspectives de mutation, te soutiennent pédagogiquement, etc. Dans mon premier poste, en collège, la représentante de mon syndicat était extrêmement dévouée.

Les 2/3 de la cotisation sont déductibles de l'ISR, ce qui rend le coût final très supportable.

Je recommande de choisir le SNES, essentiellement en raison de son poids, et parce que c'est un syndicat de gauche (il est suicidaire de se syndiquer à droite dans un milieu où 90% des gens s'affichent à gauche).
Merci pour toutes ces informations. Je vais sérieusement y réfléchir.
Par contre, c'est quoi l'ISR ? Moi et les abréviations… 🙄
Impôt sur le revenu. 🙂
Je suis globalement d'accord avec ce qui a été dit sur le sujet par mes collègues. J'aimerais simplement ajouter que les syndicats exagèrent parfois leur rôle en ce qui concerne les mutations. Pour parler honnêtement, je n'aime pas trop entendre que les syndicats "défendent" les enseignants ou leurs dossiers lors des mutations, car lors du mouvement il n'y a pas grand-chose à défendre. Le mouvement est géré par des règles qui sont globalement respectées. Lorsque j'étais commissaire paritaire certains collègues s'adressaient à moi comme s'il était en mon pouvoir de leur faire obtenir tel ou tel poste, ce qui n'était bien entendu pas du tout le cas. Je pouvais les aider à formuler leurs voeux, et je pouvais attirer l'attention de l'administration sur un cas particulier, mais rien de plus !

Les syndicats sont souvent de très bon conseil au moment de formuler des voeux d'affection, car ils connaissent bien les rouages du système. Cela dit, je voudrais signaler que l'administration a fait beaucoup de progrès ces dernières années au niveau de l'information. Tous les ans, le MEN met en ligne une excellente brochure pour aider les enseignants à faire leurs voeux, et chaque rectorat met en place une sorte de cellule conseil. Je cherche simplement à montrer qu'on peut aussi très bien formuler des voeux sans recourir à l'aide d'un syndicat.

Concernant le choix d'un syndicat, je voudrais aussi ajouter que le SNALC est officiellement apolitique. Ce point est inscrit dans ses statuts. En outre, je n'aime pas l'idée selon laquelle il serait suicidaire d'adhérer à un syndicat soi-disant orienté à droite sous prétexte que les enseignants sont majoritairement de gauche. Cela suppose que les enseignants sont intolérants et quelque peu sectaires. On peut être enseignant et ne pas voter à gauche, ni lire Télérama, ni épouser un prof et faire des enfants qui deviendront eux-mêmes profs ! Prof est un métier est non une chapelle.

J'ai beaucoup d'estime pour les collègues du SNES qui m'ont donné des conseils quand je les ai sollicités. Cela dit, il il y a des choses que je n'aime pas au SNES. Par exemple, je n'aime pas le fait qu'il y ait des espaces réservés aux adhérents sur leur site internet, et je n'aime pas non plus que l'on me demande si je suis syndiqué quand je leur téléphone. Pour moi, cela revient à dire "si tu paies, on te renseigne, sinon va voir ailleurs". Le SNALC est par exemple opposé par principe à ce type de position, et sur son site internet toutes les informations sont disponibles à tous. En outre, leurs représentants se font un devoir de répondre à tous les collègues, syndiqués ou non.

Enfin, je suis tout à fait d'accord pour distinguer le syndicat et ceux qui le représentent dans les établissements. Il m'est arrivé de solliciter les représentants d'un syndicat dont je ne me sens pas du tout proche tout simplement parce que les collègues qui le représentaient étaient fort sympathiques et très efficaces. Si l'aspect idéologique est important, l'aspect humain l'est tout autant (et peut-être même plus).

Bonne fin de vacances à tous,
FC.