Quel est le courant littéraire de George Orwell ?

Entraide scolaire

20 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Pourriez-vous m'indiquer le courant littéraire de George Orwell (1903-1950)?
Tous les écrivains n'appartiennent pas forcément à un courant littéraire bien précis…
Il n'en manque pas qui sont inclassables.
Les romans d'Orwell sont de genre dystopique (contraire d'une utopie admettant aucun bonheur).
Certes, mais ne confondons pas "genre" et "courant littéraire"… 😉
Bien évidemment. Vous ne m'apprenez rien. Néanmoins, Orwell n'appartient à aucun courant littéraire.
Néanmoins, Orwell n'appartient à aucun courant littéraire.
C'est justement ce que je voulais sous-entendre dans mon premier message…
De plus, c'est un auteur de langue anglaise, étranger donc aux courants littéraires français.

Seuls deux de ses romans sont des paraboles, 1984 et la Ferme des animaux.
On lui doit aussi des témoignages, Dans la dèche à Paris et à Londres, sur son expérience de SDF, et Hommage à la Catalogne, récit de sa guerre d'Espagne.


Et d'autres encore, que je n'ai pas lus, dont je ne parlerai donc pas.


… Au fait, j'ai parlé trop vite, certains mouvements traversent les frontières.
Si l'on devait rapprocher George Orwell d'auteurs français, je le mettrais bien dans la mouvance d'Albert Londres, à une très importante nuance près : Londres enquête, à fond, de l'extérieur, Orwell parle de l'intérieur.
livre95 a écrit :Bien évidemment. Vous ne m'apprenez rien. Néanmoins, Orwell n'appartient à aucun courant littéraire.
Vous avez une certaine acuité pour taper à côté dans vos réponses ( vos bourdes ne ne comptent même plus … ) tout en essayant de les rattraper avec un ton tellement pompeux qu'il en est risible … Quid de l'humilité ?!
( Désolé pour cette parenthèse )
Ah bon ? Je fais de nombreuses erreurs. Donnez moi des preuves. Mon ton n'est pas absolument pas pompeux mais je ne suis quand même pas idiot. Je vois bien qu'entre courant littéraire et genre, il y a une petite différence de vocabulaire.

Mais si vous voulez, désormais, je ferais très attention à ce que je dis. De plus, si l'on prend le temps de regarder, nous pourrons voir que vous aussi, vous en avez fait des bourdes.

De plus, je ne me suis jamais fais reprendre sur ce forum sauf il y a quelques jours sur le taux d'achat des livres de Zola.

Alors avant d'affirmer, il faut prouver.
Bon, on arrête là ces considérations personnelles ?
Donc, finalement il n'appartient à aucun courant littéraire.
C'est cela.
J'ai pourtant bien cru reconnaître certains codes de la philosophie de l'absurde dans 1984. Un expert peut-il m'éclairer?
Le plus simple est sans doute que vous nous disiez quels étaient ces codes de la philosophie de l'absurde que vous avez cru reconnaître dans cette œuvre d'Orwell.
Ceci afin de partir sur des bases très concrètes.
Je m'en occupe, laissez moi quelques heures.

Je ne relirai pas tout le livre pour vous offrir l'intégralité des passages absurdes, mais je vous donne ceux dont je me rappel.

Premier élément aux alentours de la page 134:
"Oui, pensa-t-il encore, je reviendrai. J'acheterai d'autres échantillons de beaux laissés pour compte".

Ce passage est mon préféré car il résume (selon mes connaissances et mon expérience de l'absurde) une partie de la philosophie de l'absurde, et nous allons voir pourquoi (j'ai toujours rêvé de dire
ça ).

Dans ce passage, la dystopie dans laquelle vie Winston est dépourvu de beauté, d'art etc. La manière dont les objets que Winston convoite sont décrit est très particulière. Ils ne sont justement pas considérés comme des "objets beaux", leur nature d'objet est reléguée au second plan laissant la place à leur essence. Le beau alors ce dematerialise en une forme infinie et noble.

Par ailleurs, le livre nous le fait sentir au plus profond de nous, la vie sous le régime de Big Brother n'a pas de sens. C'est très simple de le comprendre, les gens n'ont pas le droit de penser par eux-mêmes, pas de le droit de s'exprimer contre le Partie; tout les points d'attaches de la vie actuelle sont bafoués: les enfants sont des monstres violents, dénonçant leur parents comme sous Vichy; le passé est abolie et modelé au bon vouloir du Partie; le sex a reprit une apparence odieuse tel que le voyaient les autorités religieuses il y a plusieurs siècles; l'art et la culture sont anéantis, autocratie et manipulation etc, etc.

Le manque de sens de la vie n'est pas exprimé de manière littéral de la par de Winston, ce n'est pas sur ce point précis que je veux intervenir. C'est directement l'éblouissement de Winston qui me fascine. Face à un monde dénué de sens il semblerait que notre protagoniste ait trouvé son but. Collecter le beau, l'amasser; découvrir le passé; et par-dessus tout: apprendre, Winston veut vivre de ce qu'il aime.
Voila une "revolte" de toute beauté!

Autre élément, Winston lors de sa première rencontre amoureuse avec Julia, "la fille aux cheveux noirs", autours de la page 182, lui demande combien de fois elle a fait l'amour. Elle lui répond une vingtaine de fois. Voila la reponse de Winston:
-"écoutes, plus tu as eu d'hommes, plus je t'aime".
Cette façon de consommer l'amour me rappel inévitablement le passage que Camus vout à Dom Juan dans Le Mythe de Sisyphe.
Tout comme pour la beauté et le passé que cherche Winston, l'amour est quelque chose qu'il désir en nombre. Cela est tout à fait en accord avec "la morale de l'épuisement" tel que décrite dans le Mythe de Sisyphe.

Comme dernière élément, (je n'ai pas retrouvé la page) je me souviens d'un moment où Winston pense au suicide mais cette pensée le quitte immédiatement, il savait déjà que ce n'est pas une solution. C'est l'un des points fondamentaux de l'absurde.

Voilà quelques éléments qui me rappellent l'absurde. Désolé pour mon manque de connaissances, je ne suis pas un expert, de plus je n'ai pas terminé le livre, j'espère tout de même que mes analyses sont pertinentes, j'attends vos reponses.
Tome Blanche

Je ne vous suivrai pas sur le terrain de vos "ressentis" sur ce livre…

Il me semble tout de même assez gonflé de vouloir analyser un livre que vous n'avez pas lu en entier. Vous ne connaissez pas en effet les ressorts de "l'absurde". Mais vous pouvez y travailler en lisant des travaux de recherche (par exemple)

Winston fait tout pour trouver une force de vie qui lui est refusée par le système totalitaire dans lequel il vit. Il pense rencontrer une alliée (ou pas?)Et il n'aura guère le choix de sa vie face au rouleau compresseur qui entend soumettre les corps et les esprits.
Quant au suicide…..peut-être y parvient-il en y étant contraint.

Une phrase m'a frappée :
"ce passage est mon préféré car il résume (..) une partie de la philosophie de l'absurde , et nous allons voir pourquoi (j'ai toujours rêvé de dire cela)

Peut-être aimez vous en effet convaincre ou transmettre : c'est fort louable mais assurez vous bien de savoir de quoi vous parlez. Je ne peux que vous encourager ainsi à lire les œuvres dans leur totalité, à éviter les rapprochements hasardeux , à vous cultiver ….
Merci pour votre réponse.
Je n'ai en effet pas terminé de lire 1984, je ne pense pas que cela est grave, je ne suis pas littéraire et je n'ai pas vocation d'analyser le livre de manière méthodique. Je n'ai pas la volonté de lire 4fois le livre afin d'en decouvrir les coutures. Je souhaite uniquement le lire, l'apprécier et le comprendre. Je n'ai pas besoin de lire en entier un livre de 400pages pour en commenter 5lignes.

Maintenant je vous invite à mon tour, à nuancer mes propos. Je me suis tromper, si je ne sais pas où, cela ne m'avance pas. Dites moi donc mes erreurs que je puisses alors les corriger.
Tome Blanche , je vous cite
je n'ai pas besoin de lire en entier un livre de 400 pages pour en commenter 5 lignes.
Et bien si!

Il n'y a rien d'absurde dans ce chef d'œuvre d'Orwell qui déroule les rouages implacables d'une société totalitaire. Winston croit échapper un temps, en écrivant son livre, en rencontrant Julia…Il faut vraiment lire le livre (non pas 4 fois mais au moins le terminer)
Merci beaucoup.
Je t'en prie .

Je pense que tu pourrais aborder l'absurde par le théâtre avec Samuel Beckett ou Eugène Ionesco .

Tu verras c'est très ….déroutant mais sous la plume de Beckett En attendant Godot se cachent des codes et des messages . Tout cela est bien expliqué sur des sites faciles à trouver sur le net .

Bonne lecture 😉