Quelles études pour devenir archéologue ?

La filière littéraire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je suis actuellement en 1ère Littéraire (bientôt en terminale !) et je suis passionnée par le latin, que j'étudie depuis la 5ème. Certes, le latin est une passion pour moi, mais l'archéologie et plus particulièrement l'antiquité gréco-romaine l'est tout autant depuis mes 8 ans.

En ce qui concerne l'archéologie, je sais qu'il y a presque autant de parcours différents qu'il y a d'archéologues. Mais un de ces parcours m'a beaucoup intéressée.

J'ai récemment entendu dire que la plupart des archéologues spécialistes de l'Antiquité gréco-romaine qui parviennent à devenir enseignants-chercheurs sortent de l'ENS. J'aimerais essayer d'y entrer, d'autant plus que la prépa me permettrait de débuter l'apprentissage du grec ancien tout en continuant celui du latin. En revanche, j'ai peur de ne pas pouvoir me réorienter directement en L3 archéologie si j'échoue. Je sais par exemple qu'il est nécessaire d'avoir effectué un stage de fouilles pour passer en troisième année de licence et, même s'il est possible de remplir cette condition pendant l'été en tant que bénévole, je me demande si de bonnes notions de latin, de grec et d'histoire peuvent suffire pour suivre des cours dans cette filière.

D'après vous, ce parcours est-il le plus convenable pour quelqu'un de littéraire ?
Autre chose, comment parvenir "réellement" au métier d'archéologie ? (Quelle licence ? Master 1 ? Master 2 ?)
Quelle prépa (ou autre école) serait la mieux pour ce qui est de l'archéologie ?
Faut-il s'inscrire à des concours lors des années de classe préparatoire ?

Et oui, ça en fait des questions…Mais n'ayant personne qui ne soit vraiment allé loin dans ses études, je suis obligée de me débrouiller et cela devient compliqué à ce stade..

Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Cordialement,
Yoko.
Bonjour Yoko,
Je ne suis pas spécialiste, je ne pourrai donc que te fournir un exemple très partiel que je connais.
Tu peux faire une formation en Histoire, avec une option Histoire de l'Art - par exemple. Un diverticule par Hypokhâgne est même permis 🙂 .
Par la suite l'INP ou l'École du Louvre peuvent offrir des débouchés très honorables.
Jette quand-même un œil sur le site de l'Étudiant, il est plutôt bien fait. Pour plus d'exhaustivité il faut contacter l'Onisep et le cas échéant acquérir la brochure ad-hoc (ton investissement te sera remboursé au centuple !).
(Bonjour freddy.lombard,
Le message que j'ai écrit pour vous remercier s'est supprimé. Néanmoins, j'espère avoir une réponse plus précise bien que ce soit aimable de votre part de m'avoir conseillée)

Je repose donc ma question..Si quelqu'un peut m'aider, ce serait vraiment gentil de sa part..

Bonjour,

Je suis actuellement en 1ère Littéraire (bientôt en terminale !) et je suis passionnée par le latin, que j'étudie depuis la 5ème. Certes, le latin est une passion pour moi, mais l'archéologie et plus particulièrement l'antiquité gréco-romaine l'est tout autant depuis mes 8 ans.

En ce qui concerne l'archéologie, je sais qu'il y a presque autant de parcours différents qu'il y a d'archéologues. Mais un de ces parcours m'a beaucoup intéressée.

J'ai récemment entendu dire que la plupart des archéologues spécialistes de l'Antiquité gréco-romaine qui parviennent à devenir enseignants-chercheurs sortent de l'ENS. J'aimerais essayer d'y entrer, d'autant plus que la prépa me permettrait de débuter l'apprentissage du grec ancien tout en continuant celui du latin. En revanche, j'ai peur de ne pas pouvoir me réorienter directement en L3 archéologie si j'échoue. Je sais par exemple qu'il est nécessaire d'avoir effectué un stage de fouilles pour passer en troisième année de licence et, même s'il est possible de remplir cette condition pendant l'été en tant que bénévole, je me demande si de bonnes notions de latin, de grec et d'histoire peuvent suffire pour suivre des cours dans cette filière.

D'après vous, ce parcours est-il le plus convenable pour quelqu'un de littéraire ?
Autre chose, comment parvenir "réellement" au métier d'archéologie ? (Quelle licence ? Master 1 ? Master 2 ?)
Quelle prépa (ou autre école) serait la mieux pour ce qui est de l'archéologie ?
Faut-il s'inscrire à des concours lors des années de classe préparatoire ?

Et oui, ça en fait des questions…Mais n'ayant personne qui ne soit vraiment allé loin dans ses études, je suis obligée de me débrouiller et cela devient compliqué à ce stade..

Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Cordialement,
Yoko.
Bonjour,

Il est vrai qu'il est possible de devenir enseignant-chercheur en archéologie en passant par l'ENS, cela supposant bien entendu de réussir les concours parce que je ne connais pas d'équivalence avec l'université en archéologie. Tout au mieux, si vous prenez l'option histoire des arts en prépa pourrez vous avoir une équivalence en histoire de l'art/archéologie. A l'université, la scission entre l'histoire de l'art et l'archéologie ne se fait qu'en 3ème année de licence, donc si vous rejoignez les bancs de la fac à fin de l'hypokhâgne, il y a une réelle possibilité de réorientation.

En fait, la première question qu'il faut vous poser est de savoir si vous voulez faire de l'archéologie de terrain ou si vous préférez étudier les données (laboratoires SRA ou universitaires). Pour savoir cela, le mieux est de faire un premier stage de fouilles pour vous faire une idée de ce qu'un chantier de fouilles implique réellement.
En somme, si vous voulez vraiment tâter le terrain, la meilleure formation reste l'université d'archéologie. Elle prépare mieux au terrain avec des cours spécifiques (archéométrie, logiciels informatiques…).

Dans la recherche pure, bien entendu il y là encore l'université, mais également l'Ecole du Louvre pour une part (ma formation). A savoir que cette dernière n'a pas pour but premier de former des archéologues mais bien des acteurs des musées (conservation du patrimoine, médiation, régie, etc..) mais le premier cycle (équivalent de la licence) est très complet en archéologie et histoire de l'art (de la préhistoire au XX°s + 1 ou 2 spécialités choisies par l'élève et qu'il suivra pendant les trois années) bien qu'il n'y ait pas de cours d'informatique. Après, je connais des conservateurs qui dirigent des chantiers de fouilles ou qui font également partie des organismes de la recherche universitaire en archéologie.
Gardez bien à l'esprit que si l'ENS peut mener à la recherche archéologique cela reste une minorité au vu de la difficulté du concours pour y entrer (à vous de voir votre niveau scolaire et surtout votre motivation) mais également parce qu'il faut encore une fois passer par l'université (comme pour préparer l'habilitation à diriger la recherche).

Pour ce qui est "de parvenir réellement au métier d'archéologie" comme vous dites, sachez qu'il y a une multitude de métiers qui gravitent autour de l'archéologie (comme archéozoologue, archéo-anthropologue, céramologue, etc…) et qu'il n'y a donc pas qu'une seule voie tout comme il n'y a pas qu'un seul métier. Vous aurez remarqué dans mon propos que je privilégie l'université (même si n'y ayant pas encore mis les pieds) car c'est la voie première pour l'archéologie même si l'on peut très bien ne pas faire un parcours linéaire (école du Louvre, Ecole Pratique des Hautes Etudes, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales).

Généralement, les étudiants font une licence d'archéologie, puis un master professionnel d'archéo s'ils veulent devenir technicien de fouilles par exemple ou un master recherche ainsi qu'une thèse (et après post-doc et etc…) s'ils veulent faire de la recherche. Mais comme je l'ai déjà dit, avec la réforme LMD il est assez facile de passer d'une formation à l'autre et donc de ne pas avoir un parcours totalement linéaire.

Au niveau des débouchés :
-l'INRAP et le CNRS, qui ne s'intègrent qu'en réussissant des concours
-enseignant-chercheur à l'université/ENS/autre école qui permet également de faire de la recherche de terrain
-les métiers du patrimoine

J'espère vous avoir aidé et bon courage !
Pour compléter la réponse d'Austennienne : l'Ecole du Louvre, c'est histoire de l'art/archéologie directement. Si tu es aussi intéressé par les langues anciennes à proprement parler, l'idéal à mon avis, est de commencer par un parcours traditionnel en Lettres classiques à la fac en suivant des modules d'archéo s'ils existent dès le départ, ou en histoire des arts.
La prépa est aussi une solution excellente, à mon avis, que tu intègres l'ENS ou non, mais il est clair que tu seras moins spécialisé d'entrée de jeu. Une formation en lettres classiques, donc, et une sous-admissibilité, admissibilité ou admission te permettra aisément d'obtenir une deuxième équivalence de L2 (en 2e année) et L3 (si tu dois "khûber", i.e. redoubler la khâgne), autrement dit choisir une L2/L3 de lettres classiques ET d'histoire, par exemple. Dès lors, tu auras des parcours d'archéo qui s'ouvriront à toi. C'est à mon avis le meilleur parcours si tu veux à terme maîtriser le latin et le grec. Ensuite, il s'agira de prendre des cours d'épigraphie, paléographie, codicologie, papyrologie, etc. (il y en a à l'ENS, à l'EPHE, et sans doute dans un certain nombre de facs), et faire des stages d'archéologie comme bénévole (en général, il faut avoir 18 ans).
Bonjour Austennienne et chaant59,

Tout d'abord pour répondre à Austennienne..Alors, j'aimerais vraiment pouvoir tenter l'ENS (même avec 20% de réussite, il me semble) car je ne suis pas plus tentée que ça par l'université. Même s'il faut repasser par l'université, ça me tente beaucoup plus. J'avais lu l'interview d'une archéologue qui disait passer son master 2 après avoir fait une prépa qui lui a permis d'obtenir une licence en Lettres classiques, d'entrer à l'ENS, une année de master de lettres classiques, une année pour passer l'agrégation de lettres classiques pour ensuite réintégrer un parcours d'archéologie en s'inscrivant en master 2 d'archéologie dans une université. (Oui ça fait beaucoup, mais ce chemin me motive plus qu'une université !)

Ensuite, pour ce qui est de savoir si je préfère l'archéologie de terrain ou si je préfère étudier les données, je compte faire un stage l'année prochaine. Mais faut-il s'inscrire des mois à l'avance pour ce genre de stage ? Et y en a-t-il en ce moment en Bretagne ? Et puis, pour ce genre de stage, faut-il faire un dossier pour être pris ? (comme un CV, je veux dire) Je veux vraiment mettre toutes les chances de mon côté car ce n'est pas la motivation qui manque ! Je ne sais pas si c'est le terrain ou les données que je préférerais mais je sais déjà qu'aider un archéologue à traduire certains textes, ça me plairait déjà beaucoup, enfin ça reste un exemple. Puis j'ai découvert une langue il n'y a pas longtemps qui me plairait tout particulièrement. C'est le cunéiforme, mais je ne suis pas sûre qu'il y ait cette langue dans des écoles étant donné qu'il n'y a plus qu'une dizaine de personnes qui la parlent dans le monde..

Je le sais bien qu'il y a une multitude de métier gravitant autour de l'archéologie. Et c'est pour cela que j'aimerais faire un stage afin de découvrir qu'est-ce qui me plairait le plus.

Concernant mon niveau scolaire, je l'avais posté sur un sujet pour savoir si je pourrais être acceptée en prépa. Je sais qu'il n'est pas formidable mais je fais tout ce que je peux à chaque trimestre en ne me lassant jamais de travailler :
Yoko a écrit :Bonjour à tous,

Je voulais également demander votre avis. Tout comme Tailys, je viens de terminer mon année de 1ère L et je me demandais si mon niveau était à la hauteur pour intégrer une prépa, notamment celle de Chateaubriand à Rennes voire même Henri IV (soyons fous !). Je suis vraiment déterminée à intégrer une prépa et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour y parvenir. Sans vouloir m'en vanter, j'ai été 1ère de la classe tout au long de l'année et on peut dire que ma dure labeur a payée !

(Pour reprendre le plan de Tailys..) Voici donc mes moyennes générale :
1er trimestre : 15,67
2ème trimestre : 16,85
3ème trimestre : 16,20

En ce qui concerne les appréciations, les professeurs me qualifient d'élève sérieuse, ambitieuse. Je viens de remarquer qu'en littérature, en français, en histoire-géographie et en latin, ils relevaient également mes qualités littéraires en disant que mes analyses étaient toujours aussi fines, que ma réflexion était excellente et mon expression agréable. Souvent, disent-ils, que je suis une élève brillante et qui a atteint l'excellence ces trimestres. (enfin pour ma part, je dirais plus que ce sont des notes correctes plus que de l'excellence.)

Passons à mes notes du premier trimestre :

Allemand : 16,13
Anglais : 10,34 (Oui, le professeur ne faisait que des contrôles surprises et surtout, ce qui me faisait baisser énormément, c'était la note orale puisqu'il ne connaissait aucun des prénoms des élèves de sa classe..Il me confondait notamment avec une élève en face de moi qui ne parlait jamais..)
Français : 15,90
Littérature : 17,00
Histoire-Géographie : 15,07
Sciences-physique : 19,00 (Je ne sais pas si ça compte !)
SVT : 15,15
Latin (en comptant la spécialité Latin + l'option) : 16,80 (en ne comptant que l'option, j'ai toujours eu 20 de moyenne, l'exercice de version étant beaucoup plus compliqué)

Mon second trimestre :

Allemand : 18,75
Anglais : 11,50 (A cause de ma note d'orale encore une fois alors qu'il n'avait toujours pas retenu mon prénom..Je me souviens qu'une élève parlait tout le temps et qui avait eu 9/20 également en note d'orale.)
Français : 15,67
Littérature : / Professeur absent
Histoire-Géographie : 16,79
Sciences-physique : 20,00
SVT : 17,80
Latin : 17,44

Et enfin, mon troisième trimestre :

Allemand : 15,13
Anglais : 14,80 (Enfin ! Il a retenu mon prénom !)
Français : 17,33
Littérature : 16,67
Histoire-Géographie : 18,50
Sciences-physique : / Professeur absent
SVT : 15,60
Latin : 15,40

Je ne sais pas si Henri IV est à ma portée mais, rien que d'aller à Chateaubriand me ferait énormément plaisir !

Merci de votre réponse !
Comme vous pouvez le voir, c'est loin d'être un dossier extraordinaire et ce n'est que mon année de première mais je donne tout ce que je peux pour ne pas me décevoir avant tout.

Et qu'est-ce que la réforme LMD, s'il vous plaît ? Au niveau étude, je suis vraiment zéro. J'ai dû me débrouiller pour savoir à quoi correspondait chaque école et quel diplôme pouvons-nous avoir avec chacune d'elle. Alors si vous me parlez de réforme..

Sinon, je dois dire que vous m'avez bien aidée et je vous remercie pour tous ces conseils et informations.

Pour revenir à chaant59, les Lettres classiques m'ont vraiment intéressées lorsque j'ai vu les cours qui s'y faisaient. Malheureusement, ce n'est pas cela qui me tente le plus..Les cours tel que civilisation et j'en passe me passionnent beaucoup plus ! D'accord, je suis une fan incontestable de la grammaire que ce soit en français ou en latin mais la civilisation m'absorbe complètement. Pour ce qui est de l'Ecole du Louvre, ça ne m'intéresse pas du tout, ce n'est pas la direction dans laquelle je désirerais aller..

D'accord, je serais moins spécialisée, mais en admettant que je fasse des stages à chaque été en imaginant que j'aide à différent poste, je pourrais quand même être un minimum spécialisée, non ?

Et pardonnez-moi mais je n'ai pas compris ce paragraphe..
chaant59 a écrit :La prépa est aussi une solution excellente, à mon avis, que tu intègres l'ENS ou non, mais il est clair que tu seras moins spécialisé d'entrée de jeu. Une formation en lettres classiques, donc, et une sous-admissibilité, admissibilité ou admission te permettra aisément d'obtenir une deuxième équivalence de L2 (en 2e année) et L3 (si tu dois "khûber", i.e. redoubler la khâgne), autrement dit choisir une L2/L3 de lettres classiques ET d'histoire, par exemple.
Regarde aussi les parcours "sciences de l'antiquité" accessibles à partir des licences de lettres classiques et/ou d'histoire (qui comportent aussi souvent l'archéologie dans leur intitulé). L'idéal étant d'obtenir la double équivalence de L2 ou L3 après la khâgne.
Plusieurs universités proposent le cunéiforme dans leur parcours…
Pour trouver des chantiers de fouilles : https://www.culture.gouv.fr/culture/fouilles/
D'abord, je vais tenter d'éclaircir mon paragraphe et les histoires de LMD (une réforme qui commence à dater : oublions ce qu'il y avait avant, pour permettre une explication plus limpide).
Les études post-bac se font ainsi :
- L1
- L2
- L3
- M1
- M2
- Doctorat (a priori en 3 ans, parfois plus)

Quand tu fais une prépa, tu la fais en 2 à 3 ans (voire 4).
- l'hypokhâgne donne une équivalence de L1 dans la discipline choisie. Le conseil de classe valide cette équivalence.
- la khâgne (carré = première année de khâgne, i.e. pas de redoublement) donne une équivalence de L2 dans la discipline choisie comme spécialité. Le conseil de classe valide cette équivalence. Si l'on est admis (= intégration d'une ENS) ou admissible (= on a passé l'écrit et on est admis à passer l'oral) ou sous-admissible (= une liste complémentaire de personnes ayant eu une moyenne intéressante à l'écrit du concours, sans toutefois pouvoir aller à l'oral car les places sont assez peu nombreuses), les universités donnent une autre équivalence de L2 en sus, dans la discipline choisie par l'étudiant (parmi les disciplines qu'il a continué à pratiquer).
- la khûbe (= deuxième année de khâgne, quand on redouble parce qu'on n'a pas eu l'ENS la première année) donne une équivalence de L3 dans la discipline choisie comme spécialité. Le conseil de classe valide cette équivalence. Si l'on est admis ou admissible ou sous-admissible, les universités donnent une autre équivalence de L3 en sus, dans la discipline choisie par l'étudiant (parmi les disciplines qu'il a continué à pratiquer).


Si tu ne veux pas envisager l'Ecole du Louvre, il te reste, je crois, deux solutions :
- la prépa
- l'université directement (je crois que certaines universités prévoient des parcours d'archéo dès la L1, mais attention : il faut garder ses arrières ! On ne trouve pas d'un claquement un poste d'archéologue. D'où la nécessité (à mon sens, mais je suis un Lettres classiques vraiment classique) d'être agrégé de Lettres classiques ou d'histoire.)
A mon sens, il faut d'abord passer par une formation plus généraliste d'abord. Tu parlais de civilisation grecque et latine : si c'est ce domaine qui t'intéresse, la connaissance du latin et du grec sont indispensables.
Merci beaucoup Anne345, et beaucoup proposent le cunéiforme dites-vous ? Je ne savais vraiment pas ! Merci pour ces informations précieuses. (De plus, je ne savais pas qu'il y avait des fouilles aussi près de chez moi, ce n'est que mieux !)

Chaant59, en ce qui concerne le khâgne et le khûbe, cela change quoi si l'on est admis/admissible/sous-admissible ? Admissible voudrait dire que l'on pourrait tout de même entrer à l'ENS puisque l'on passe l'oral ? Et sous-admissible signifie qu'on ne peut être accepté à l'ENS ?

Je sais bien que les postes d'archéologue sont très peu nombreux..Et c'est pour cela tout de même que j'aimerais faire le même cursus que l'archéologue ayant répondu à l'interview. D'accord, la connaissance du grec et du latin sont indispensables mais pensez-vous vraiment que la prépa ne serait pas mieux ? Déjà rien que pour acquérir de la maturité, s'organiser dans le travail et j'en passe. Et il me reste aussi la fac histoire de l'art et de l'archéologie mais ça ne me tente pas tant que ça non plus.

J'ai également découvert l'Ecole de Chartes il n'y a pas si longtemps. J'ai lu que les bacheliers généraux excellents latinistes étaient pris. Je ne dis pas que je suis excellente en latin, loin de là, mais comme on dit, qui ne tente rien n'a rien ! Est-ce que par exemple, en faisant l'Ecole de Chartes, nous pouvons "être embauchés par un archéologue" pour pouvoir traduire ses découvertes ?
Yoko a écrit :Ensuite, pour ce qui est de savoir si je préfère l'archéologie de terrain ou si je préfère étudier les données, je compte faire un stage l'année prochaine. Mais faut-il s'inscrire des mois à l'avance pour ce genre de stage ? Et y en a-t-il en ce moment en Bretagne ? Et puis, pour ce genre de stage, faut-il faire un dossier pour être pris ? (comme un CV, je veux dire) Je veux vraiment mettre toutes les chances de mon côté car ce n'est pas la motivation qui manque ! Je ne sais pas si c'est le terrain ou les données que je préférerais mais je sais déjà qu'aider un archéologue à traduire certains textes, ça me plairait déjà beaucoup, enfin ça reste un exemple.
Comme l'a dit Anne345, le site culture.gouv est la référence principale pour trouver des chantiers de fouilles ouverts aux bénévoles. Le site ouvre en mars de chaque année et les régions mettent peu à peu à jour les chantiers de fouilles donc il ne faut pas s'y prendre au dernier moment. Néanmoins, pour cette année, si jamais vous trouvez un chantier près de chez vous qui vous intéresse et qui n'est pas complet (et comme l'a dit Chaant59, si vous avez 18 ans), n'hésitez pas à contacter les organisateurs pour le mois d'août, on ne sait jamais !
Quand on fait une demande de stage, généralement (mais pas automatiquement) on vous demande de fournir un CV et une lettre de motivation et c'est tout !

Au sujet de la réforme LMD, je ne l'ai mentionnée que parce qu'elle est encore assez fraîche dans certaines écoles (comme l'école du Louvre), et notamment parce qu'elle a un impact important sur les possibilités de passerelles entre formations, ce sur quoi j'insistais et qui est à mon sens bien plus enrichissant qu'un parcours linéaire. Je suis désolée si mon propos était peu clair.

Pour ce qui est de votre idée d'aider un archéologue à traduire des textes, il me semble qu'il ne faut malheureusement pas trop compter dessus. Un archéologue spécialisé en antiquité gréco-latine maîtrise le grec et le latin, il n'a donc pas besoin de quelqu'un pour lui traduire les textes.

La prépa est une très bonne formation généraliste qui vous apprendra à travailler régulièrement (si ce n'est pas déjà le cas mais au vu de vos notes 😜) et surtout efficacement. Les cours sont très intéressants et ouvrent de nouveaux horizons. Et si vous ne réussissez pas le concours de l'ENS, vous pourrez toujours aller en lettres classiques à l'université comme le disait Chaant59, ce qui est une formation non négligeable pour un archéologue spécialiste de l'antiquité gréco-romaine.

Être sous-admissible signifie qu'on ne peut pas passer les oraux d'admission au concours de l'ENS mais que les résultats étaient tout à fait honorables. C'est pourquoi ceux qui sont sous-admissibles ont droit à une double équivalence.

L'école des Chartes, à l'instar de l'ENS, fait passer un concours d'entrée aux élèves de prépas spécifiques (Henri IV, Fustel de Coulanges à Strasbourg et Fermat à Toulouse pour le concours A). Néanmoins, l'école ne prépare pas du tout au métier d'archéologue. Les étudiants qui réussissent le concours deviennent des archivistes-paléographes. C'est quelque chose qui pourrait vous intéresser puisqu'ils maîtrisent parfaitement des langues anciennes, étudient et conservent de nombreuses archives et autres livres anciens.

Et même je pense que c'est ce qui vous conviendrait peut-être le mieux car vous semblez finalement bien plus intéressée par les langues que par l'archéologie. L'archéologue, surtout s'il est spécialiste de la Grèce ou de la Rome antiques, utilise nécessairement des langues mortes ; mais le gros du travail c'est quand même de fouiller et/ou d'étudier des structures d'habitat par exemple, des sépultures avec leur mobiliers archéologiques ou encore de créer des typologies d'objets. En somme de comprendre une société donnée. Un archéologue travaille avant tout sur des objets créés par la main de l'homme. Les textes sont un médium important mais loin d'être primordial.
A la limite, l'épigraphie pourrait vous plaire puisqu'elle allie langues anciennes et archéologie mais là encore, comme c'était le cas tout à l'heure, l'archéologue spécialiste d'une civilisation classique la maîtrisera.
L'explication d'Austennienne est à mon avis complète. En effet, la réforme LMD a ceci d'essentiel qu'elle permet les passerelles entre les disciplines et entre les pays européens. Ainsi est-il possible de "passer par" l'Ecole du Louvre, sans y faire toute ma scolarité, mais Austennienne te renseignera mieux que moi, d'autant que c'est une Ecole importante et reconnue, dans la discipline.

Insistons encore une fois sur la diversité des parcours des archéologues : certains viennent de l'histoire, d'autres des lettres classiques, d'autres de l'histoire des arts… L'archéologie était jadis une discipline connexe ou secondaire. Même si elle tend à prendre son indépendance, on ne peut être archéologue sans être linguiste, historien, épigraphe, paléographe, etc. D'où la diversité des parcours.

Quant à l'Ecole des Chartes, pour avoir fréquenté quelques chartistes, elle est concentrée sur l'histoire française à partir du moyen âge.
Rebonsoir Austennienne et chaant59,

Malheureusement, Austennienne, je n'ai pas encore 18 ans. Mais d'ici l'année prochaine, je ferais des demandes pour être bénévole ! Je préfère déjà m'informer à ce sujet étant donné que je ne connais personne qui soit dans ce milieu. Et dans un CV justement, pour pouvoir être prise dans ce genre de stage, que pensez-vous qu'il convient de mettre ou même de faire avant de faire ce stage afin de le mettre dans le CV ? Ou même, pourriez-vous m'en donner un exemple par message privé ?

Pour ce qui est de la réforme LMD, ce n'est pas grave. Vous ne pouviez pas savoir que je n'allais pas comprendre.

Et vous avez raison, un archéologue n'a pas besoin d'un traducteur étant donné qu'il maîtrise la matière..Je n'y avais même pas pensé, je n'ai pas été très logique sur ce coup..

Oui, la prépa me tente vraiment. J'espère acquérir une certaine maturité, une solide organisation et culture générale. J'aimerais trouver ma voie en allant en prépa mais avec plus de précision que de "l'archéologie" car comme vous dites, peut-être que le métier d'archiviste-paléographe me conviendrait mieux !

Je comprends mieux pour les sous-admissibles ! Et donc, les admissibles peuvent passer les oraux et donc être pris à l'ENS tout comme les admis, c'est ça ?

Pour l'Ecole de Chartes, je le savais déjà en ce qui concerne le concours et le métier d'archiviste-paléographe. Mais que font-ils exactement dans leur métier à part étudier et conserver ? Je ne sais pas comment le formuler mais, est-ce qu'ils interviennent dans un autre domaine ?

Vous savez, j'ai toujours adoré chercher des fossiles. Surtout lorsque je n'étais encore qu'une petite fille, j'adorais aller dans les forêts, casser des cailloux et trouver de petits oeufs oranges à l'intérieur. Oui, j'aime beaucoup les langues mais la fouille est quelque chose qui m'intéresse aussi. Je n'ai plus qu'à aller faire un stage l'été prochain ! En ce qui concerne la civilisation, j'aime beaucoup aussi. Les structures telles que les colonnes ioniques et j'en passe me passionnent ! Les textes peuvent être importants, par exemple, j'avais vu dans un documentaire sur Arte que des archéologues avaient découverts le centre d'une ville qu'ils ont nommés eux-mêmes (car elle n'avait pas de nom) grâce à des papyrus. Ils ne l'auraient jamais découverte s'il n'y avait pas eu ces écrits. De mon point de vue, je trouve que tout compte, les écrits comme tout ce qui touche à la société !
Et pour ce qui est de l'épigraphie, comment intervient un épigraphe dans l'archéologie si l'archéologue lui-même maîtrise ce domaine ? ..Le mieux serait donc d'être archéologue tout simplement.

Chaant59, j'avais lu quelque part qu'il était impossible de faire une fac d'histoire pour devenir archéologue. Je ne sais pas si cela est vrai mais je l'avais lu sur ce forum il me semble. Et je sais bien qu'il y a diverses chemins pour parvenir jusqu'au métier d'archéologue, mais j'aimerais reprendre le cursus de l'archéologue en question que je vous avais citée et qui passait en master 2. Et pour Chartes, elle n'est donc pas centrée sur l'Antiquité ? Car en prenant d'excellents latinistes c'est un peu dommage tout de même..
J'essaie de répondre à tes questions, dans le désordre :
- un admissible peut préparer l'oral. S'il loupe l'oral, il garde le statut d'admissible et peut l'écrire sur le CV. S'il a l'oral, il est admis à l'ENS et intègre cette école à la rentrée suivante.
- Dans un CV pour ce genre de stages, il convient de mettre tes diplômes, tes éventuelles distinctions, tes expériences professionnelles et en particulier archéologiques éventuelles. Evidemment, on commence toujours par être débutant. Il faut en général y joindre une lettre de motivation pour témoigner de ta passion pour l'Antiquité, tes projets professionnels, etc. Il y a aussi des stages payants de ce genre ouverts aux plus jeunes (dès 16 ans je crois) avec des associations comme Rempart (je ne fais pas de pub, je n'ai jamais testé).
- En gros (mais en très gros ; si tu as d'éventuelles questions, je peux te mettre en relation avec une élève de l'école des chartes qui te répondra quand elle aura un peu de temps. Fais signe par MP) les archivistes-paléographes sont conservateurs d'archives. Ils s'occupent donc d'archives de tout genre, sont capables de les authentifier, et de les mettre en valeur (expositions, conférences…), de les mettre à disposition des historiens. Le mieux serait de te renseigner auprès des Archives départementales de ton département : elles sont en accès libre. Tu pourras y rencontrer probablement des archivistes. Tu pourrais même envisager d'y faire un stage en accord avec ton lycée. Avec un peu de tact, pas de raison que ça échoue.
- Ce n'est pas dommage pour les Chartistes. On forme d'excellents latinistes et hellénistes pour étudier l'Antiquité, mais pas seulement. Ceux qui passent par l'Ecole des Chartes sont confrontés à des textes en latin de la période médiévale notamment.
- Je ne crois pas qu'il y ait d' "épigraphes" à proprement parler. Il y a des archéologues, des historiens, des antiquisants qui ont une formation en épigraphie et la mettent à profit pour étudier leur discipline.
- La prépa : certains détestent. J'ai adoré. Enfin, j'ai adoré l'hypokhâgne, année enrichissante quoique difficile. La khâgne, avec ses programmes en vue d'un concours, est un peu plus lassante, mais elle reste deux bonnes années pour moi. Par ailleurs, la formation en latin/grec m'y paraît excellente. N'hésite pas si tu as des questions à ce sujet.

N'hésite pas à reposer des questions laissées de côté. Ca peut arriver. Désolé 🙂
- D'accord, merci chaant59, je comprends mieux pour ce qui est de l'admissibilité et de la sous-admissibilité !

- Mes éventuelles distinctions, dites-vous ? Vous voulez dire..La mention du bac et du brevet peut-être ? (Je ne suis pas sûre que le brevet serve à quelque chose enfin bon..) Je n'ai pas d'expérience professionnelle si ce n'est le ramassage d'échalotes..Je ne sais pas si ça peut servir non plus ! Mais je suivrais tous vos conseils à la lettre. Pour ce qui est des stages, j'en ai même vu un cet après-midi dans le journal qui était gratuit pour les moins de 18 ans ! Dommage que je n'avais personne pour m'y emmener..

- (D'accord, je le ferais si besoin ! Merci énormément pour votre aide ! Si jamais j'intègre quoique ce soit, je ne vous oublierais pas vous et Austennienne et viendrais vous remercier.) Et en terminale, vous pensez que c'est une bonne idée de faire un stage ? De mon point de vue, je ne trouve pas..Je révise déjà 6h par jour. Je vais avoir du mal à caser la durée du stage. Et les Archives départementales sont sans doute très loin de chez moi, je ne suis pas sûre qu'on accepterait de m'y amener..Mais je demanderais ! En y pensant, ça serait pas mal de le faire en été juste avant le stage de fouilles archéologiques..

- Ah je vois ! Je me disais aussi..

- Ah d'accord, je ne savais pas..Je pensais tout de même qu'il existait des épigraphes, en tant que métier..

- La prépa, c'est sûr que ce n'est pas une partie de plaisir et je m'attends à ce que ce soit difficile et à redoubler d'effort pour surmonter ces difficultés ! La formation en latin/grec est excellente ? Cela me comblerait de bonheur ! Et vous n'avez pas fait une 3ème année en prépa ?

C'est très gentil de votre part de m'aider autant en tout cas..
- Eventuelles distinctions : je pensais surtout aux concours, par exemple (Concours général, Concours Cicéron, etc.)
- Réviser 6h par jour, c'est beaucoup en Terminale. C'est une année importante, mais prends garde de ne pas te fatiguer. Après, je n'étais pas un modèle de travail en terminale (mon âme gauchisante avait tendance à préférer les manifestations à l'occasion, notamment)
- J'ai fait une 3e année de prépa : que veux-tu, intégrer l'ENS du premier coup n'est pas permis à tous !
- La prépa est surtout une question de gestion : savoir travailler ET surtout se reposer et garder sa bonne humeur.
- La formation y est excellente dans la prépa où j'étais. Elle est probablement très bonne aussi à la fac.
- Pour se déplacer éventuellement aux AD : pense aux trains et aux bus ! Tu peux aussi faire un stage pendant les vacances si ça te tente (de préférence celles de la Toussaint, encore loin du bac). Mais vas-y au moins une journée "pour voir". Essaie peut-être même de prendre une sorte de rendez-vous, en écrivant gentiment au directeur des AD que tu aimerais bien rencontrer un archiviste pour lui poser quelques questions, que tu es peut-être tentée par les Chartes, etc.

En tout cas, profite de ces vacances !
Chaant
Vous savez, tout le monde est débutant un jour ou l'autre. Lorsque j'ai postulé pour mon premier chantier de fouilles, j'avais valorisé sur mon CV mon parcours littéraire et mes jobs d'été qui étaient assez physiques, histoire de montrer que je pouvais tenir le rythme de la fouille. C'étaient des points que j'avais repris dans ma lettre de motivation, tout en expliquant pourquoi je souhaitais fouiller sur ce chantier en particulier. Les organisateurs de chantier savent très bien qu'il y a toujours des "petits nouveaux", même si je sais que certains n'en prennent pas. N'hésitez donc pas à commencer sur un chantier-école, particulièrement attentif à la formation des novices.

Une petite précision quant aux archivistes-paléographes : beaucoup d'entre eux passent par la suite d'autres concours comme la conservation des bibliothèques ou la conservation du patrimoine en spécialité archives, qui est une spécialité qui leur est réservée. D'autres encore passent l'agrégation ou continuent en thèse.

En effet, comme l'a dit Chaant59, il n'existe pas d'épigraphiste à proprement parlé, c'est plutôt une corde de plus à l'arc de l'archéologue.

Et pour ma part, quand j'étais en hypokhâgne, j'ai trouvé les cours géniaux mais une ambiance franchement désagréable et un encadrement trop strict (alors même que je n'avais pas voulu aller à l'université par peur d'être livrée à moi-même !). J'aurais aimé choisir mes lectures, chose que je n'ai pas du tout eu le temps de faire, en fait je n'ai rien lu pour moi cette année-là. C'est pourquoi je me suis empressée de partir à la fin de l'année. Mais bien des élèves ont adoré leur(s) année(s), et c'est, je crois, une expérience à tenter, on en retire toujours quelque chose.
Bonjour chaant59 et Austennienne !

- C'est dommage pour les distinctions, je n'en ai jamais eu malheureusement..
- Rien que pour le bac de français, j'ai révisé environ 12h par jour pendant une semaine et quelques jours en plus. Je suis vraiment perfectionniste et j'aime que le travail soit bien fait et que rien ne soit laissé au hasard.
- Ah je vois ! Je pensais juste que vous aviez fait 2 années de prépa, c'est pour cela..
- Oui, ça je l'ai bien compris en lisant tous les témoignages, les conseils, etc.
- Dans quelle prépa étiez-vous si ce n'est pas indiscret..? Mis à part Henri IV, Louis Le Grand, Chateaubriand et Caen, je suis loin de toutes les connaître. Et puis, selon vous, quelle prépa serait la meilleure que l'on puisse intégrer ?
- Les trains, oui, les bus non ! Ca n'existe pas chez nous..Et personne ne voudrait m'amener, alors je pense que si je fais des stages, je les ferais en été plutôt. Mais c'est d'accord, j'écrirais au directeur des AD en suivant vos conseils !

Passez de bonnes vacances (si vous en avez) vous aussi chaant59 !

Au tour d'Austennienne !

Si ce n'est pas indiscret, avec toutes vos explications aussi précises, votre rêve ne serait pas de devenir archéologue à tout hasard ?
En tout cas, je suivrais vos conseils en ce qui concerne le CV. Mais, comment avez-vous valorisé votre parcours littéraire ? (A part grâce au bac..) Et chez moi, il n'y a pas de chantier-école. D'ailleurs, je n'en ai jamais entendu parler..Et comment avez-vous trouvé votre premier chantier de fouilles ? Ca vous a plu ?
Ensuite, pour les archivites-paléographes, la conservation des bibliothèques ou même du patrimoine ne m'intéressent pas du tout..Je m'ennuie à mourir quand j'entends les professionnels du patrimoine. Désolée, ce n'est vraiment pas mon truc ! Peut-être la bibliothèque peut être bien lorsque je serais d'un âge avancé mais je me sens capable pour faire quelque chose de plus "tonique", je dirais.
Pour reprendre ma question, dans quelle prépa étiez-vous si ce n'est pas indiscret ? Je sais qu'il y a beaucoup de prépa avec un esprit de compétition qui rôde partout. Mais j'ai entendu dire que ce n'était pas la même chose à Chateaubriand, c'est pour cela que ça me tenterait aussi. De mon côté, je n'ai pas peur d'être livrée à moi-même. Je le fais depuis très longtemps surtout concernant les cours. Je me suis toujours débrouillée dans quoique ce soit. C'est simplement que j'aimerais acquérir de la maturité, d'approfondir chaque matière, de prendre mon temps et de voir si finalement je suis faite pour la recherche et non le terrain. Pour ce qui est des lectures, on n'a pas toujours le choix, il faut bien se plier aux règles..J'aimerais vraiment tenté une prépa ! (Enfin..faut-il déjà que j'aie mon bac, une bonne moyenne à mon bac, et que je sois prise..)
Pour les distinctions, elles sont un plus, mais elles ne sont en rien nécessaires. Je n'en ai pour ma part jamais eu.
J'étais pour ma part, jusqu'à il y a quelques semaines, à H4. Je rejoins Austennienne sur les lectures orientées : c'est très pénible en khâgne, même si j'avais des profs qui nous laissaient assez libres (mes profs de philo notamment, l'un des deux ne faisait aucune biblio, l'autre en faisait de très longues qu'il était impossible d'épuiser : on fait en fonction de ses intérêts). Je l'ai moins ressenti en hypokhâgne où, à part en histoire où les manuels sont une base nécessaire avant des livres plus poussés, on nous a laissé très libres de nos lectures, en particulier en français où j'avais un prof génial qui nous poussait à lire beaucoup et qui nous "obligeait" à lire des livres intéressants (il nous a fait lire par exemple Stendhal et ne nous poussait pas à lire des critiques, ce qui me convenait parfaitement).
Pour plagier un film fort connu : il n'y a pas de bonne ou de mauvaise prépa. Je crois que la vie, c'est avant tout des rencontres. Il y a des gens qui ont adoré de petites prépa de province et qui sont passé par une prépa parisienne et ont détesté. D'autres ont détesté la prépa tout simplement. D'autres ont adoré. Pour ma part, mon passage à H4 restera un souvenir extraordinaire, j'y ai rencontré des personnes formidables (pas seulement, mais en bonne partie, et mes professeurs ont presque toujours été de l'ordre du génial) ; j'ai une amie qui est passée à LLG et a détesté ; il y a probablement des personnes qui ont détesté H4, d'autres qui ont adoré LLG. Statistiquement, c'est Henri-IV qui offre le plus de chances de réussite à Ulm, mais un bon élève peut être bon partout. Je ne crois pas qu'il faille opposer les prépas et les mettre en concurrence. Il me semble important, en terminale, de faire quelques portes ouvertes de prépas que tu es susceptible de demander. Rencontrer quelques élèves, prendre quelques contacts, voir les lieux, ça peut donner une idée. Outre cela, je ne suis pas en mesure de dire : il faut choisir telle ou telle prépa.


Je me permets de répondre à une partie de ce que tu adresses à Austennienne : si tu n'es pas intéressée par la conservation de bibliothèques ni du patrimoine, les Chartes risquent de te décevoir ! Toutefois, je crois que l'image que tu t'en fais est assez négative : ce ne sont pas seulement des métiers de vieilles personnes en tailleur/costard des années 50. Il me semble qu'il y a moyen de s'y amuser. Sur ce forum, Polo a passé des concours pour les bibliothèques et elle est une littéraire passionnée qui n'a rien d'un vieux rat de bibliothèque. Contacter des professionnels est donc la meilleure solution pour avoir une idée plus exacte de ces métiers.

Enfin, il ne faut pas s'épuiser en terminale, surtout si tu es en TL : on a la chance d'étudier des disciplines qui limitent un apprentissage par cœur lassant et inintéressant (une mauvaise pente dans laquelle il ne faut pas non plus se laisser pousser en prépa : ça paie rarement) et qui permettent de préférer une étude intelligente et passionnante : bref : lire ce qui nous intéresse, tel est notre privilège, et il faut en profiter.
En allant en prépa, je ne m'attends pas à ce que ce soit le paradis non plus. Je pense bien qu'il y a des moments pénibles mais ces moments peuvent être payants au bout du compte. Et puis ce que vous dites d'Henri IV donne vraiment envie ! Bien sûr, il y aura toujours quelques petites contraintes..

C'est vrai qu'après les prépas restent une question de goût..En terminale, je ne pourrais qu'aller visiter la prépa de Chateaubriand, les autres étant trop loin de chez moi. Même en prenant le train, c'est hors de prix pour moi d'aller à Paris rien que pour visiter une prépa. C'est pour cela que je regarde bien attentivement les sites pour les prépas que je ne pourrais pas visiter..Et pardonnez-moi mon ignorance, mais je ne sais pas ce qu'est "l'Ulm". Pour ce qui est de Chateaubriand, j'ai tout simplement quelqu'un de ma famille qui y a été il y a 2 ans. Il m'a un peu expliquée comment il l'avait vécu et ça donnait vraiment envie !
chaant59 a écrit :ce ne sont pas seulement des métiers de vieilles personnes en tailleur/costard des années 50. Il me semble qu'il y a moyen de s'y amuser. Sur ce forum, Polo a passé des concours pour les bibliothèques et elle est une littéraire passionnée qui n'a rien d'un vieux rat de bibliothèque.
Vous m'avez fait rire en disant cela ! Non ce n'est pas le genre de cliché que j'avais en tête, haha ! Mais j'irais voir aux AD et pourquoi pas y faire un stage pendant mon été l'an prochain. Je ferais également une lettre au directeur comme vous me l'avez conseillée en suivant vos conseils. Et après tout..Chacun ses goûts comme on dit, mais la conservation ne me tente pas du tout surtout ce qui touche au patrimoine !

Voyez-vous, je veux donner le meilleur de moi-même et je ferais tout pour y parvenir. Mon but est d'aider mes parents à payer mes études et ce serait mieux si je pouvais décrocher la mention très bien pour eux. Je ne veux pas me relâcher par prétexte qu'il ne faut pas que je m'épuise. Je suis jeune, j'ai des ressources et j'aime le travail surtout ! Travailler ne me dérange pas. Un apprentissage par coeur, ça dépend de quoi vous voulez parler. Tout ce qui touche à l'histoire nous ne pouvons pas l'inventer, il faut donc apprendre les dates, les faits historiques, etc. J'aurais d'autres exemples à vous proposer mais ce n'est pas le sujet. Mais je trouve toujours le temps de lire et ça me convient !
L'idée, c'était plutôt : ne fais pas comme moi en terminale, qui ai lu mon manuel de philo sans lire beaucoup d'œuvres intégrales. J'en ai honte, et j'ai par ailleurs eu une sale note bien méritée au bac. J'aurais mieux fait de ne pas apprendre bêtement mes citations par cœur et de lire vraiment les philosophes. Je ne dis pas : n'apprends pas tes leçons, mais je dis : attention à n'être pas trop scolaire, c'est un penchant qui a été le mien et que je regrette. Aimer travailler est formidable et témoigne de ce qu'on aime ce qu'on fait. Une chance qui n'est pas donnée à tous.

L'ENS de la rue d'Ulm est une ENS, celle de Paris (l'autre est à Lyon ; il y en a une troisième à Cachan, mais elle est hors de propos ici). La prépa a son jargon qu'on adopte sans plus trop y penser : je te prie de bien vouloir accepter mes excuses.

Un billet de train réservé trois mois à l'avance, ça peut être abordable. Mais je ne sais pas de quel coin de la France tu viens, et il est clair que, sans être énorme, c'est déjà une somme importante qu'on ne peut pas forcément se permettre. Si tu veux parler davantage d'H4, n'hésite pas à m'écrire en MP. Sache quand même que les portes ouvertes d'H4 et LLG sont traditionnellement le même jour, et qu'il y a sur ce forum des "guides" potentiels pour te mener à travers les lignes du métro parisien le jour voulu.