Bonjour,
Je suis un "ex-collégien" et un "futur lycéen", j'ai donc fini ma troisième. Pour le brevet, pas de problèmes, j'ai eu mention TB (ce qui ne sert à rien en fait, je ne suis pas boursier) ce n'est pas pour ça que je suis là.
En fait, je commence à travailler le programme de seconde. En effet, les chutes sont nombreuses et je n'ai pas envie d'avoir trop de moyennes "en dessous de mon âge" (au collège, j'avais que le sport en dessous… et encore, pas tout le temps…). Donc, je me suis mis à travailler la dissertation. C'est pour ça que je suis sur ce forum, car, un site spécialisé dans la littérature me donnera sûrement des avis sérieux et constructifs.
Donc, j'en ai faite une, en essayant de faire le meilleur possible. J'aimerais recevoir des avis constructifs afin de m'améliorer et d'avoir de bonnes bases pour la seconde. N'hésitez pas à exiger plus du niveau seconde, après tout, quand on maîtrise le dur, on maîtrise l'aisé. Donc, ma dissertation avait cette problématique: « Le héros commun d'une œuvre littéraire peut-il intéresser le lecteur ou le spectateur ? »
J'y ai donc répondu. Ce qui m'a fait bizarre d'ailleurs, en troisième, l'argumentation ce n'est que notre avis et on ne nous demande pas une étude si poussée.
Pour m'auto-critiquer, je suis satisfait de mon plan, vu qu'il s'agit de ma première dissertation (oui, je sais, au bac, je me fais allumé avec ça, enfin bref). Malgré cela, je relève énormément de défauts: je ne sais pas si citer les personnages de Molière pour l'utilité des héros non parfaits était une bonne idée, car, sont-ils vraiment des héros? Sûrement meilleure que de citer du Disney pour références cinématographiques (ouverture dans la conclusion). Enfin, je ne sais pas si qualifié Les Misérables de "Référence réaliste romanesque" est admis dans une dissertation. Enfin, il faut faire des erreurs pour se tromper. Puis, vous verrez le reste des défauts en la lisant, si vous le voulez bien. Enfin, j'apprécierai que vous me donniez une note (cette fois-ci, en fonction du niveau seconde) pour savoir où je me situe. Merci d'avance! Voici donc ma dissertation:
« Le héros commun d'une œuvre littéraire peut-il intéresser le lecteur ou le spectateur ? »
Introduction.
On dit souvent que les héros sont ceux de la vie quotidienne. Mais, dans une œuvre littéraire, ces personnages ont-il leur place dans l'estime du lecteur ? Le personnage régulier est-il totalement dénué d'intérêt ? Ou, au contraire, peut-il avoir un apport dans l'œuvre où il se situe ?
I) Un héros frustrant le lecteur ou le spectateur.
Au début d'une œuvre, le lecteur s'attend à être transporté dans un fantasme imaginaire à travers le héros, que ce soit dans une personnalité fantastique ou un monde féerique. Un héros régulier (humain, ayant des qualités et des défauts) peut « casser » cette image et empêcher le lecteur ou le spectateur de rêver.
a) Un héros humain avec des défauts…
Un héros doit être fort, beau et dégager un charisme qui le démarque des autres personnages de l'œuvre où il se situe. Par exemple, dans Le Malade Imaginaire de Molière, le personnage principal (Argan) a un gros défaut, celui de la naïveté envers les médecins, mais tous les autres personnages possèdent des défauts (Béline est vicieuse, Thomas Diafoirus est benêt), ce qui, malgré son statut de « malade imaginaire », n'est pas plus intéressant que les autres personnages.
b) … en opposition avec l'image du héros…
Cependant, l'image classique du héros est un héros qui force le respect et l'admiration du lecteur ou du spectateur. Ulysse de l'Odysée, œuvre attribuée à Homère, est un héros rusé et fort ne montrant aucun défaut. Sa force est notamment démontrée dans l'extrait où Ulysse résiste au chant de sirènes. Sa bravoure et sa force impressionnent le lecteur, qui éprouve de l'admiration pour ce dernier.
c) … qui ne fait pas rêver.
En contradiction, un héros étant un personnage régulier ayant des faiblesses ne peut conquérir le lecteur ou le spectateur par sa force extraordinaire, étant donné que lui-même est capable de faire preuve de la même force. Par exemple, Le bizarre incident du chien pendant la nuit de Mark Harddon ne fait pas rêver le lecteur, par la régularité de son héros : un jeune homme de quinze ans ayant des défauts (comme celui de ne pas supporter les personnes) qui vit dans une ville basique avec un voisinage basique (une dame avec son chien) qui n'impressionne pas le lecteur en fonction de sa vie, sa personnalité parfaite et les situations qu'il rencontre, qui sont régulières (voir des voitures dans un bus).
Les héros réguliers, qui correspondent trop à la vie réelle deviennent facilement ennuyeux. Cependant, ces personnages peuvent devenir intéressants, bien plus que les héros parfaits ne possédant aucun défaut.
II) Un héros intéressant.
Un personne parfait en tous points risque de faire éprouver un sentiment d'infériorité au lecteur/spectateur face au personnage (en particulier pour le spectateur qui l'a en face de lui). Le lecteur/spectateur se rapproche plus facilement d'un héros simple. Mais ces personnages simples, ne sont-ils pas intéressants dans leur contexte et en fonction du rôle qu'ils ont, le message qu'ils ont à passer ? L'évolution de ces personnages n'enrichit-elle pas l'œuvre ?
a) Un héros auquel le lecteur peut s'identifier.
Les personnages réguliers nous ressemblent à tous à travers des qualités et des défauts que l'on peut retrouver en chacun de nous. Ainsi, le lecteur/spectateur peut se sentir davantage concerné par l'œuvre car les situations sont plausibles de se produire dans l'univers du lecteur/spectateur et les personnages réalistes nous offrent des repères de la réalité dans l'œuvre. On peut citer Fanny, d(L)es Misérables de Victor Hugo (la référence romanesque pour le réalisme) , qui, à cause de la pauvreté et pour garder sa fille en « mains sûres » vend ses dents et ses cheveux : ces actes peuvent se produire dans la réalité.
b) Un héros servant à dénoncer un fait.
L'auteur peut également se servir de son héros afin de dénoncer un fait de société ou un trait de caractère, souvent à travers la caricature. Ainsi, le message grossier passe plus facilement vers le lecteur/spectateur, alors que par opposition, un personnage parfait, sans défauts n'aurait pu faire passer ce message. Harpagon personnage central de L'Avare, une comédie de Molière, dénonce à travers son défaut caricaturé l'avarice qui est un des sept pêchés capitaux : on le voit particulièrement à travers cette réplique prononcée par « l'avare » : « Quand il y a à manger pour huit, il y en a bien pour dix. »
c) Un héros qui s'améliore.
Un héros qui est composé de défauts peut tenter de s'améliorer, corriger ses défauts afin de devenir le modèle du héros parfait représenté par Ulysse face à un héros parfait qui ne peut pas combattre ses défauts inexistants. Dante, du roman Boys don't cry (Les garçons ne pleurent pas) de Malorie Blackman, adolescent récemment diplômé du baccalauréat n'osant même pas toucher sa fille, ni la regarder, devient un père modèle, aimant et idéal. On passe donc d'un adolescent classique à un père parfait pouvant se rapprocher de la perfection des héros parfaits (Ulysse, Michel Strogoff…).
Conclusion.
Le héros parfait oblige le lecteur/spectateur à l'admirer, alors qu'un héros régulier ne faisant rien d'extraordinaire ne mérite pas toujours ce respect, en plus de ne pas se démarquer des autres personnages. Cependant, ces personnages ne sont pas dénués d'intérêt car ils permettent au lecteur de se rapprocher du roman, de dénoncer un fait ou de forcer le lecteur à l'admirer en fonction du combat que le héros mènera afin d'éliminer ses défauts. La même problématique pourrait se poser au cinéma : il existe des héros parfaits qui impressionnent le lecteur en allant atteindre leur but, leur rêve (Raiponce de Walt Disney, une jeune fille artiste voulant voir les étoiles) ou des héros qui tentent de s'améliorer afin d'adopter cette image de héros parfait que le spectateur aime tant (Hercule de Walt Disney, un jeune homme faible devant devenir fort afin de devenir un dieu).
Je suis un "ex-collégien" et un "futur lycéen", j'ai donc fini ma troisième. Pour le brevet, pas de problèmes, j'ai eu mention TB (ce qui ne sert à rien en fait, je ne suis pas boursier) ce n'est pas pour ça que je suis là.
En fait, je commence à travailler le programme de seconde. En effet, les chutes sont nombreuses et je n'ai pas envie d'avoir trop de moyennes "en dessous de mon âge" (au collège, j'avais que le sport en dessous… et encore, pas tout le temps…). Donc, je me suis mis à travailler la dissertation. C'est pour ça que je suis sur ce forum, car, un site spécialisé dans la littérature me donnera sûrement des avis sérieux et constructifs.
Donc, j'en ai faite une, en essayant de faire le meilleur possible. J'aimerais recevoir des avis constructifs afin de m'améliorer et d'avoir de bonnes bases pour la seconde. N'hésitez pas à exiger plus du niveau seconde, après tout, quand on maîtrise le dur, on maîtrise l'aisé. Donc, ma dissertation avait cette problématique: « Le héros commun d'une œuvre littéraire peut-il intéresser le lecteur ou le spectateur ? »
J'y ai donc répondu. Ce qui m'a fait bizarre d'ailleurs, en troisième, l'argumentation ce n'est que notre avis et on ne nous demande pas une étude si poussée.
Pour m'auto-critiquer, je suis satisfait de mon plan, vu qu'il s'agit de ma première dissertation (oui, je sais, au bac, je me fais allumé avec ça, enfin bref). Malgré cela, je relève énormément de défauts: je ne sais pas si citer les personnages de Molière pour l'utilité des héros non parfaits était une bonne idée, car, sont-ils vraiment des héros? Sûrement meilleure que de citer du Disney pour références cinématographiques (ouverture dans la conclusion). Enfin, je ne sais pas si qualifié Les Misérables de "Référence réaliste romanesque" est admis dans une dissertation. Enfin, il faut faire des erreurs pour se tromper. Puis, vous verrez le reste des défauts en la lisant, si vous le voulez bien. Enfin, j'apprécierai que vous me donniez une note (cette fois-ci, en fonction du niveau seconde) pour savoir où je me situe. Merci d'avance! Voici donc ma dissertation:
« Le héros commun d'une œuvre littéraire peut-il intéresser le lecteur ou le spectateur ? »
Introduction.
On dit souvent que les héros sont ceux de la vie quotidienne. Mais, dans une œuvre littéraire, ces personnages ont-il leur place dans l'estime du lecteur ? Le personnage régulier est-il totalement dénué d'intérêt ? Ou, au contraire, peut-il avoir un apport dans l'œuvre où il se situe ?
I) Un héros frustrant le lecteur ou le spectateur.
Au début d'une œuvre, le lecteur s'attend à être transporté dans un fantasme imaginaire à travers le héros, que ce soit dans une personnalité fantastique ou un monde féerique. Un héros régulier (humain, ayant des qualités et des défauts) peut « casser » cette image et empêcher le lecteur ou le spectateur de rêver.
a) Un héros humain avec des défauts…
Un héros doit être fort, beau et dégager un charisme qui le démarque des autres personnages de l'œuvre où il se situe. Par exemple, dans Le Malade Imaginaire de Molière, le personnage principal (Argan) a un gros défaut, celui de la naïveté envers les médecins, mais tous les autres personnages possèdent des défauts (Béline est vicieuse, Thomas Diafoirus est benêt), ce qui, malgré son statut de « malade imaginaire », n'est pas plus intéressant que les autres personnages.
b) … en opposition avec l'image du héros…
Cependant, l'image classique du héros est un héros qui force le respect et l'admiration du lecteur ou du spectateur. Ulysse de l'Odysée, œuvre attribuée à Homère, est un héros rusé et fort ne montrant aucun défaut. Sa force est notamment démontrée dans l'extrait où Ulysse résiste au chant de sirènes. Sa bravoure et sa force impressionnent le lecteur, qui éprouve de l'admiration pour ce dernier.
c) … qui ne fait pas rêver.
En contradiction, un héros étant un personnage régulier ayant des faiblesses ne peut conquérir le lecteur ou le spectateur par sa force extraordinaire, étant donné que lui-même est capable de faire preuve de la même force. Par exemple, Le bizarre incident du chien pendant la nuit de Mark Harddon ne fait pas rêver le lecteur, par la régularité de son héros : un jeune homme de quinze ans ayant des défauts (comme celui de ne pas supporter les personnes) qui vit dans une ville basique avec un voisinage basique (une dame avec son chien) qui n'impressionne pas le lecteur en fonction de sa vie, sa personnalité parfaite et les situations qu'il rencontre, qui sont régulières (voir des voitures dans un bus).
Les héros réguliers, qui correspondent trop à la vie réelle deviennent facilement ennuyeux. Cependant, ces personnages peuvent devenir intéressants, bien plus que les héros parfaits ne possédant aucun défaut.
II) Un héros intéressant.
Un personne parfait en tous points risque de faire éprouver un sentiment d'infériorité au lecteur/spectateur face au personnage (en particulier pour le spectateur qui l'a en face de lui). Le lecteur/spectateur se rapproche plus facilement d'un héros simple. Mais ces personnages simples, ne sont-ils pas intéressants dans leur contexte et en fonction du rôle qu'ils ont, le message qu'ils ont à passer ? L'évolution de ces personnages n'enrichit-elle pas l'œuvre ?
a) Un héros auquel le lecteur peut s'identifier.
Les personnages réguliers nous ressemblent à tous à travers des qualités et des défauts que l'on peut retrouver en chacun de nous. Ainsi, le lecteur/spectateur peut se sentir davantage concerné par l'œuvre car les situations sont plausibles de se produire dans l'univers du lecteur/spectateur et les personnages réalistes nous offrent des repères de la réalité dans l'œuvre. On peut citer Fanny, d(L)es Misérables de Victor Hugo (la référence romanesque pour le réalisme) , qui, à cause de la pauvreté et pour garder sa fille en « mains sûres » vend ses dents et ses cheveux : ces actes peuvent se produire dans la réalité.
b) Un héros servant à dénoncer un fait.
L'auteur peut également se servir de son héros afin de dénoncer un fait de société ou un trait de caractère, souvent à travers la caricature. Ainsi, le message grossier passe plus facilement vers le lecteur/spectateur, alors que par opposition, un personnage parfait, sans défauts n'aurait pu faire passer ce message. Harpagon personnage central de L'Avare, une comédie de Molière, dénonce à travers son défaut caricaturé l'avarice qui est un des sept pêchés capitaux : on le voit particulièrement à travers cette réplique prononcée par « l'avare » : « Quand il y a à manger pour huit, il y en a bien pour dix. »
c) Un héros qui s'améliore.
Un héros qui est composé de défauts peut tenter de s'améliorer, corriger ses défauts afin de devenir le modèle du héros parfait représenté par Ulysse face à un héros parfait qui ne peut pas combattre ses défauts inexistants. Dante, du roman Boys don't cry (Les garçons ne pleurent pas) de Malorie Blackman, adolescent récemment diplômé du baccalauréat n'osant même pas toucher sa fille, ni la regarder, devient un père modèle, aimant et idéal. On passe donc d'un adolescent classique à un père parfait pouvant se rapprocher de la perfection des héros parfaits (Ulysse, Michel Strogoff…).
Conclusion.
Le héros parfait oblige le lecteur/spectateur à l'admirer, alors qu'un héros régulier ne faisant rien d'extraordinaire ne mérite pas toujours ce respect, en plus de ne pas se démarquer des autres personnages. Cependant, ces personnages ne sont pas dénués d'intérêt car ils permettent au lecteur de se rapprocher du roman, de dénoncer un fait ou de forcer le lecteur à l'admirer en fonction du combat que le héros mènera afin d'éliminer ses défauts. La même problématique pourrait se poser au cinéma : il existe des héros parfaits qui impressionnent le lecteur en allant atteindre leur but, leur rêve (Raiponce de Walt Disney, une jeune fille artiste voulant voir les étoiles) ou des héros qui tentent de s'améliorer afin d'adopter cette image de héros parfait que le spectateur aime tant (Hercule de Walt Disney, un jeune homme faible devant devenir fort afin de devenir un dieu).



