Le héros commun d’une œuvre littéraire peut-il intéresser le lecteur ou le spectateur ?

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je suis un "ex-collégien" et un "futur lycéen", j'ai donc fini ma troisième. Pour le brevet, pas de problèmes, j'ai eu mention TB (ce qui ne sert à rien en fait, je ne suis pas boursier) ce n'est pas pour ça que je suis là.

En fait, je commence à travailler le programme de seconde. En effet, les chutes sont nombreuses et je n'ai pas envie d'avoir trop de moyennes "en dessous de mon âge" (au collège, j'avais que le sport en dessous… et encore, pas tout le temps…). Donc, je me suis mis à travailler la dissertation. C'est pour ça que je suis sur ce forum, car, un site spécialisé dans la littérature me donnera sûrement des avis sérieux et constructifs.

Donc, j'en ai faite une, en essayant de faire le meilleur possible. J'aimerais recevoir des avis constructifs afin de m'améliorer et d'avoir de bonnes bases pour la seconde. N'hésitez pas à exiger plus du niveau seconde, après tout, quand on maîtrise le dur, on maîtrise l'aisé. Donc, ma dissertation avait cette problématique: « Le héros commun d'une œuvre littéraire peut-il intéresser le lecteur ou le spectateur ? »

J'y ai donc répondu. Ce qui m'a fait bizarre d'ailleurs, en troisième, l'argumentation ce n'est que notre avis et on ne nous demande pas une étude si poussée.

Pour m'auto-critiquer, je suis satisfait de mon plan, vu qu'il s'agit de ma première dissertation (oui, je sais, au bac, je me fais allumé avec ça, enfin bref). Malgré cela, je relève énormément de défauts: je ne sais pas si citer les personnages de Molière pour l'utilité des héros non parfaits était une bonne idée, car, sont-ils vraiment des héros? Sûrement meilleure que de citer du Disney pour références cinématographiques (ouverture dans la conclusion). Enfin, je ne sais pas si qualifié Les Misérables de "Référence réaliste romanesque" est admis dans une dissertation. Enfin, il faut faire des erreurs pour se tromper. Puis, vous verrez le reste des défauts en la lisant, si vous le voulez bien. Enfin, j'apprécierai que vous me donniez une note (cette fois-ci, en fonction du niveau seconde) pour savoir où je me situe. Merci d'avance! Voici donc ma dissertation:

« Le héros commun d'une œuvre littéraire peut-il intéresser le lecteur ou le spectateur ? »


Introduction.

On dit souvent que les héros sont ceux de la vie quotidienne. Mais, dans une œuvre littéraire, ces personnages ont-il leur place dans l'estime du lecteur ? Le personnage régulier est-il totalement dénué d'intérêt ? Ou, au contraire, peut-il avoir un apport dans l'œuvre où il se situe ?

I) Un héros frustrant le lecteur ou le spectateur.

Au début d'une œuvre, le lecteur s'attend à être transporté dans un fantasme imaginaire à travers le héros, que ce soit dans une personnalité fantastique ou un monde féerique. Un héros régulier (humain, ayant des qualités et des défauts) peut « casser » cette image et empêcher le lecteur ou le spectateur de rêver.

a) Un héros humain avec des défauts…

Un héros doit être fort, beau et dégager un charisme qui le démarque des autres personnages de l'œuvre où il se situe. Par exemple, dans Le Malade Imaginaire de Molière, le personnage principal (Argan) a un gros défaut, celui de la naïveté envers les médecins, mais tous les autres personnages possèdent des défauts (Béline est vicieuse, Thomas Diafoirus est benêt), ce qui, malgré son statut de « malade imaginaire », n'est pas plus intéressant que les autres personnages.

b) … en opposition avec l'image du héros…

Cependant, l'image classique du héros est un héros qui force le respect et l'admiration du lecteur ou du spectateur. Ulysse de l'Odysée, œuvre attribuée à Homère, est un héros rusé et fort ne montrant aucun défaut. Sa force est notamment démontrée dans l'extrait où Ulysse résiste au chant de sirènes. Sa bravoure et sa force impressionnent le lecteur, qui éprouve de l'admiration pour ce dernier.

c) … qui ne fait pas rêver.

En contradiction, un héros étant un personnage régulier ayant des faiblesses ne peut conquérir le lecteur ou le spectateur par sa force extraordinaire, étant donné que lui-même est capable de faire preuve de la même force. Par exemple, Le bizarre incident du chien pendant la nuit de Mark Harddon ne fait pas rêver le lecteur, par la régularité de son héros : un jeune homme de quinze ans ayant des défauts (comme celui de ne pas supporter les personnes) qui vit dans une ville basique avec un voisinage basique (une dame avec son chien) qui n'impressionne pas le lecteur en fonction de sa vie, sa personnalité parfaite et les situations qu'il rencontre, qui sont régulières (voir des voitures dans un bus).

Les héros réguliers, qui correspondent trop à la vie réelle deviennent facilement ennuyeux. Cependant, ces personnages peuvent devenir intéressants, bien plus que les héros parfaits ne possédant aucun défaut.

II) Un héros intéressant.

Un personne parfait en tous points risque de faire éprouver un sentiment d'infériorité au lecteur/spectateur face au personnage (en particulier pour le spectateur qui l'a en face de lui). Le lecteur/spectateur se rapproche plus facilement d'un héros simple. Mais ces personnages simples, ne sont-ils pas intéressants dans leur contexte et en fonction du rôle qu'ils ont, le message qu'ils ont à passer ? L'évolution de ces personnages n'enrichit-elle pas l'œuvre ?

a) Un héros auquel le lecteur peut s'identifier.

Les personnages réguliers nous ressemblent à tous à travers des qualités et des défauts que l'on peut retrouver en chacun de nous. Ainsi, le lecteur/spectateur peut se sentir davantage concerné par l'œuvre car les situations sont plausibles de se produire dans l'univers du lecteur/spectateur et les personnages réalistes nous offrent des repères de la réalité dans l'œuvre. On peut citer Fanny, d(L)es Misérables de Victor Hugo (la référence romanesque pour le réalisme) , qui, à cause de la pauvreté et pour garder sa fille en « mains sûres » vend ses dents et ses cheveux : ces actes peuvent se produire dans la réalité.

b) Un héros servant à dénoncer un fait.

L'auteur peut également se servir de son héros afin de dénoncer un fait de société ou un trait de caractère, souvent à travers la caricature. Ainsi, le message grossier passe plus facilement vers le lecteur/spectateur, alors que par opposition, un personnage parfait, sans défauts n'aurait pu faire passer ce message. Harpagon personnage central de L'Avare, une comédie de Molière, dénonce à travers son défaut caricaturé l'avarice qui est un des sept pêchés capitaux : on le voit particulièrement à travers cette réplique prononcée par « l'avare » : « Quand il y a à manger pour huit, il y en a bien pour dix. »

c) Un héros qui s'améliore.

Un héros qui est composé de défauts peut tenter de s'améliorer, corriger ses défauts afin de devenir le modèle du héros parfait représenté par Ulysse face à un héros parfait qui ne peut pas combattre ses défauts inexistants. Dante, du roman Boys don't cry (Les garçons ne pleurent pas) de Malorie Blackman, adolescent récemment diplômé du baccalauréat n'osant même pas toucher sa fille, ni la regarder, devient un père modèle, aimant et idéal. On passe donc d'un adolescent classique à un père parfait pouvant se rapprocher de la perfection des héros parfaits (Ulysse, Michel Strogoff…).

Conclusion.

Le héros parfait oblige le lecteur/spectateur à l'admirer, alors qu'un héros régulier ne faisant rien d'extraordinaire ne mérite pas toujours ce respect, en plus de ne pas se démarquer des autres personnages. Cependant, ces personnages ne sont pas dénués d'intérêt car ils permettent au lecteur de se rapprocher du roman, de dénoncer un fait ou de forcer le lecteur à l'admirer en fonction du combat que le héros mènera afin d'éliminer ses défauts. La même problématique pourrait se poser au cinéma : il existe des héros parfaits qui impressionnent le lecteur en allant atteindre leur but, leur rêve (Raiponce de Walt Disney, une jeune fille artiste voulant voir les étoiles) ou des héros qui tentent de s'améliorer afin d'adopter cette image de héros parfait que le spectateur aime tant (Hercule de Walt Disney, un jeune homme faible devant devenir fort afin de devenir un dieu).
Bonjour,


D'abord, mettons-nous d'accord sur une petite chose : le plan détaillé (Introduction, grand I avec sous-parties, grand II avec sous parties, conclusion) n''est pas sensé apparaître dans la dissertation. Tu peux le faire sur ton brouillon pour mieux visualiser tes arguments et tes exemples, mais il ne doit pas figurer dans le devoir que tu rends.
Je précise juste au cas où tu ne le saurais pas.



Comme tu t'es renseigné sur la dissertation, je suppose que tu en connais les étapes. L'introduction est elle-même divisée en quatre sous-étapes :
-la phrase d'accroche
-citation et analyse du sujet
-la problématique (qui se présente sous forme de question)
-l'annonce du plan.

Ton introduction est trop courte, et la phrase d'accroche ("On dit souvent que …") n'est pas terrible. Il vaut mieux éviter de commencer par une phrase bateau du style De tout temps / En tout lieu / On dit / Selon certains / …
C'est trop vague, le correcteur se dit que tu ne savais pas comment aborder ton sujet.

Ensuite, et c'est bien pour ça que ton introduction est trop courte, tu n'as pas cité ni analysé le sujet. Tu ne peux pas poser directement la problématique sans avoir expliqué au correcteur pourquoi on traite le sujet, ce qu'il sous-entend, ce qu'il pose comme problème. Car dis-toi bien que le sujet n'a pas été choisi au hasard, il reflète une interrogation qui divise encore le milieu littéraire. Là, le sujet porte sur le héros.
Ça me fait penser à un sujet qu'on m'avait donné au lycée : "Un héros médiocre peut-il être un héros de roman ?" C'est la même chose (à la différence que la référence au spectateur t'invite à ne pas rester cloisonné dans le domaine littéraire) présentée différemment.

Ta problématique coince. Une problématique c'est une question, pas trois.
Une problématique intéressante serait : Qu'es-ce qu'un héros ?
Car c'est ça qui intéresse le plus en fait, et il faut que ça ressorte dans la problématique. En te posant la question de qu'est-ce qu'un héros, tu vas avoir plus de grain à moudre, tu vas pouvoir aborder plusieurs thèmes, plusieurs facettes du héros.
Tu l'as d'ailleurs fait dans ton développement, tu as donc compris la portée du sujet. Assez curieusement, ta problématique est bancale mais le développent est correct.

Ensuite il faut annoncer le plan, ce que tu n'as pas fait. Rien de bien compliqué, ça pourrait se présenter comme suit : Premièrement nous aborderons ceci. Puis, dans un second temps, nous en viendrons à cela.

Tu constates donc que l'introduction coince pas mal. Et sache qu'un prof/correcteur va juger la pertinence de ta dissertation dès ton introduction. S'il constate que tu n'as pas compris le sujet, que ta problématique est mauvaise et que ton plan part n'importe comment, c'est compromis.


Passons au développement.
Déjà je constate que tu présentes chaque grande partie avant d'entamer la première sous-partie et que tu as fait une transition entre les deux grandes parties. C'est bien. Et rare. Si tu as compris ça avant d'entre au lycée ça devrait aller par la suite.
Tu sais aussi utiliser les connecteurs logiques.
Tu as saisi l'idée du développement. Une grande partie = une thèse de laquelle il ne faut pas dévier. Une sous-partie = un argument qui vient conforter la thèse à l'aide d'un exemple à chaque fois.
Seul problème : c'est trop court.


La conclusion est bien, mais j'ai quand même du mal à voir l'ouverture mine de rien. Elle intervient au moment où tu rebondis sur le cinéma c'est ça ?



En somme, c'est bien pour un début. Il faut que tu t'entraînes à mieux maîtriser l'introduction et après ça ira tout seul.
Ce qui va également coincer, c'est la longueur. Une dissertation c'est une copie double minimum, et ce pour une raison bien simple : en faisant moins tu ne peux pas traiter le sujet en profondeur. Ce que tu as fait est beaucoup trop court, trop superficiel. Il faut que tu creuses tes arguments et que tu développes tes exemples (un truc que je faisais tout le temps). Développer les exemples c'est ce qu'il y a de plus simple : tu expliques en quoi l'exemple est pertinent, ce que fait le personnage et l'effet qu'il produit sur le lecteur.
Sur un sujet comme celui-là tu aurais aussi tout simplement pu parler de l’antihéros, du dix-neuvième siècle jusqu'au au Nouveau Roman, là tu aurais eu de la matière. S'il t'arrive un jour de coincer sur une partie entière, pense à l'histoire de la littérature, aux courants littéraires, aux ambitions des écrivains, ça peut toujours te secourir.
Je me doute bien que tu ne connais pas tout (tu sors de troisième, je ne l'oublie pas), mais mon conseil te servira peut-être un jour.

Tu peux citer Molière autant que tu veux, il a donné naissance à un panel de personnages qui peuvent être utilisés et réutilisés autant de fois que tu veux. Ils ne sont pas des héros héroïques mais tu peux y faire référence va.
Je ne dirais pas que Les misérables sont La référence du réalisme. D'ailleurs, on fait surtout référence à un auteur quand on parle de référence dans un courant littéraire, pas vraiment à une œuvre. Pour moi la référence du réalisme c'est avant tout Balzac, mais bon je pense que ton prof te pardonnera.

Pour la note c'est difficile à dire. Je ne suis pas prof (du moins pas encore), et il faudrait avoir fait un barème.
Ce qui est sûr (ne le prend pas mal) c'est que je te mettrais déjà zéro pour l'introduction et la moitié des points pour le développement car trop court pour un sujet pareil. Mais de là à te donner une note sur vingt c'est trop me demander.


Ne t'inquiète pas pour la dissertation, tu auras l'occasion de t'exercer en cours. D'ailleurs il se peut que ta classe n'ait pas le temps de l'aborder en seconde (je sais que ça arrive parfois).
Tout a fait d'accord. De plus le heros commun est très représenté dans le nouveau roman au 20ème siècle ( Margueritte Duras ) dans Modérato Cantabile par exemple, le heros interrese ( Anne desbaredes ) ou encore Georges Duroy dans Bel ami, qui intéresse également le lecteur, mais il s'agit d'un heros négatif
En espérant vous avoir un peu aide, bonsoir.
Moi qui ai été prof (je suis maintenant à la retraite), je ne serais pas aussi indulgente que le préopinant.

D'accord, la dissertation est construite, mais elle est vide.
« Le héros commun d'une œuvre littéraire peut-il intéresser le lecteur ou le spectateur ? »

Introduction.

On dit souvent que les héros sont ceux de la vie quotidienne. Mais, dans une œuvre littéraire, ces personnages ont-il leur place dans l'estime du lecteur ? Le personnage régulier est-il totalement dénué d'intérêt ? Ou, au contraire, peut-il avoir un apport dans l'œuvre où il se situe ?
Premier malentendu : dans ma pratique personnelle, le personnage régulier c'est le personnage construit selon les règles, c'est une notion du XVIIe siècle qui concerne plus particulièrement la scène car longtemps le roman a été considéré comme un genre sans règles.
Mais je sais qu'à travers la francophonie les mêmes choses n'ont pas forcément les mêmes noms. J'accepte ce personnage régulier au sens de personnage sans qualité pour reprendre le titre de Robert Musil.
I) Un héros frustrant le lecteur ou le spectateur.

Au début d'une œuvre, le lecteur s'attend à être transporté dans un fantasme imaginaire à travers le héros, que ce soit dans une personnalité fantastique ou un monde féerique. Un héros régulier (humain, ayant des qualités et des défauts) peut « casser » cette image et empêcher le lecteur ou le spectateur de rêver.
Affirmation sans preuve. Il n'y a donc qu'un type de lecteur, et ce lecteur demande qu'on le transporte dans le fantasme ? Si la chose était vraie, ni Balzac, ni Flaubert, ni Zola n'auraient trouvé de lecteurs !
a) Un héros humain avec des défauts…

Un héros doit être fort, beau et dégager un charisme qui le démarque des autres personnages de l'œuvre où il se situe. Par exemple, dans Le Malade Imaginaire de Molière, le personnage principal (Argan) a un gros défaut, celui de la naïveté envers les médecins, mais tous les autres personnages possèdent des défauts (Béline est vicieuse, Thomas Diafoirus est benêt), ce qui, malgré son statut de « malade imaginaire », n'est pas plus intéressant que les autres personnages.
Un héros doit… Mais qui dit cela ? Cette règle est-elle impérative ?
Pour le théâtre classique, oui, le héros se doit d'être jeune et beau, comme dans les séries télévisés et les films américains. Voir le célèbre Titanic, où le personnage principal, interprété par Leonardo di Caprio n'a rien d'autre à faire dans le scénario que d'être beau. Oui, il est beau, il est beau, mais le rôle intéressant à écrire, intéressant à jouer, c'est celui de son rival.
Bref, l'aspect physique est une accroche, mais ensuite il faut qu'il y ait une action bien construite.
b) … en opposition avec l'image du héros…

Cependant, l'image classique du héros est un héros qui force le respect et l'admiration du lecteur ou du spectateur. Ulysse de l'Odysée, œuvre attribuée à Homère, est un héros rusé et fort ne montrant aucun défaut. Sa force est notamment démontrée dans l'extrait où Ulysse résiste au chant de sirènes. Sa bravoure et sa force impressionnent le lecteur, qui éprouve de l'admiration pour ce dernier.
Nouvelle affirmation sans preuve.
Il fallait définir le héros, préalablement, car ce terme est polysémique :
pour la mythologie gréco-latine, le héros est un métis divin/humain, comme Achille dont la mère est la déesse Thétis, ou Héraclès dont le père est Zeus ; ce métissage donne des qualités surhumaines ;
par dérivation, le héros est un homme ou une femme qui dépasse la médiocrité humaine et accomplit des exploits : exemple Jeanne d'Arc ;
comme la geste du héros forme le centre d'oeuvres littéraires, héros a pris le sens de personnage principal.
Or le devoir passe sans prévenir d'un sens à l'autre…
c) … qui ne fait pas rêver.

En contradiction, un héros étant un personnage régulier ayant des faiblesses ne peut conquérir le lecteur ou le spectateur par sa force extraordinaire, étant donné que lui-même est capable de faire preuve de la même force. Par exemple, Le bizarre incident du chien pendant la nuit de Mark Harddon ne fait pas rêver le lecteur, par la régularité de son héros : un jeune homme de quinze ans ayant des défauts (comme celui de ne pas supporter les personnes) qui vit dans une ville basique avec un voisinage basique (une dame avec son chien) qui n'impressionne pas le lecteur en fonction de sa vie, sa personnalité parfaite et les situations qu'il rencontre, qui sont régulières (voir des voitures dans un bus).

Les héros réguliers, qui correspondent trop à la vie réelle deviennent facilement ennuyeux. Cependant, ces personnages peuvent devenir intéressants, bien plus que les héros parfaits ne possédant aucun défaut.
Toujours les affirmations sans preuve…
Vous décidez unilatéralement qu'un personnage de fiction doit faire rêver, alors qu'il peut aussi faire réfléchir. L'exemple donné repose sur un énorme contre-sens : le héros-narrateur du Bizarre incident du chien pendant la nuit n'est absolument pas banal : c'est un autiste. Tout l'intérêt du texte vient de ce que le lecteur voit le monde par les yeux d'un autiste, trouvant absurde ce que lui, lecteur, trouve normal, et trouvant normal ce que lui, lecteur, juge anormal. La plongée sur les rails du métro pour sauver le rat apprivoisé est un bon exemple de ce renversement des valeurs.
II) Un héros intéressant.

Un personne parfait en tous points risque de faire éprouver un sentiment d'infériorité au lecteur/spectateur face au personnage (en particulier pour le spectateur qui l'a en face de lui). Le lecteur/spectateur se rapproche plus facilement d'un héros simple. Mais ces personnages simples, ne sont-ils pas intéressants dans leur contexte et en fonction du rôle qu'ils ont, le message qu'ils ont à passer ? L'évolution de ces personnages n'enrichit-elle pas l'œuvre ?
Le personnage parfait en tout point risque d'ennuyer fortement le lecteur/spectateur ! Il est trop prévisible, or la fiction doit surprendre.
a) Un héros auquel le lecteur peut s'identifier.

Les personnages réguliers nous ressemblent à tous à travers des qualités et des défauts que l'on peut retrouver en chacun de nous. Ainsi, le lecteur/spectateur peut se sentir davantage concerné par l'œuvre car les situations sont plausibles de se produire dans l'univers du lecteur/spectateur et les personnages réalistes nous offrent des repères de la réalité dans l'œuvre. On peut citer Fanny, d(L)es Misérables de Victor Hugo (la référence romanesque pour le réalisme) , qui, à cause de la pauvreté et pour garder sa fille en « mains sûres » vend ses dents et ses cheveux : ces actes peuvent se produire dans la réalité.
Après le contre-sens, l'erreur factuelle ! La mère de Cosette ne se nomme pas Fanny (Fanny est un personnage de la trilogie marseillaise de Pagnol) mais Fantine.
On peut sans irrévérence noter que Hugo a lourdement chargé sa barque : abandonnée par son séducteur, ne trouvant pas de travail, réduite à se prostituer…
Vendre ses cheveux (on peut recommencer…), vendre ses dents (ce qui est irréversible), cela se faisait en effet au XIXe siècle, et c'est un trait réaliste. Cependant, pour nous lecteurs de 2013, c'est plutôt fortement exotique et dépaysant.
Aujourd'hui, Fantine aurait droit à l'allocation de parent isolé, le lecteur de 2013 ne se sent donc pas concerné.
b) Un héros servant à dénoncer un fait.

L'auteur peut également se servir de son héros afin de dénoncer un fait de société ou un trait de caractère, souvent à travers la caricature. Ainsi, le message grossier passe plus facilement vers le lecteur/spectateur, alors que par opposition, un personnage parfait, sans défauts n'aurait pu faire passer ce message. Harpagon personnage central de L'Avare, une comédie de Molière, dénonce à travers son défaut caricaturé l'avarice qui est un des sept pêchés capitaux : on le voit particulièrement à travers cette réplique prononcée par « l'avare » : « Quand il y a à manger pour huit, il y en a bien pour dix. »
Hors sujet, puisque la question porte sur les attentes du lecteur.
c) Un héros qui s'améliore.

Un héros qui est composé de défauts peut tenter de s'améliorer, corriger ses défauts afin de devenir le modèle du héros parfait représenté par Ulysse face à un héros parfait qui ne peut pas combattre ses défauts inexistants. Dante, du roman Boys don't cry (Les garçons ne pleurent pas) de Malorie Blackman, adolescent récemment diplômé du baccalauréat n'osant même pas toucher sa fille, ni la regarder, devient un père modèle, aimant et idéal. On passe donc d'un adolescent classique à un père parfait pouvant se rapprocher de la perfection des héros parfaits (Ulysse, Michel Strogoff…).
Si le héros parfait est un bon père, Ulysse qui a déserté le domicile conjugal pendant vingt ans (dont dix de combat, un de navigation et neuf de passion torride pour la nymphe Calypso) n'a aucun droit à ce titre. De bons esprits ont fait remarquer qu'un chef de guerre qui revient du combat sans ses hommes passe en Conseil de guerre. On juge actuellement le capitaine du Costa concordia pour beaucoup moins que cela…
Ulysse n'est pas parfait (la perfection, c'est Achille, un héros, et Hector, purement humain). Ce qui fait le charme d'Ulysse, c'est qu'il est humain.
Conclusion.

Le héros parfait oblige le lecteur/spectateur à l'admirer, alors qu'un héros régulier ne faisant rien d'extraordinaire ne mérite pas toujours ce respect, en plus de ne pas se démarquer des autres personnages. Cependant, ces personnages ne sont pas dénués d'intérêt car ils permettent au lecteur de se rapprocher du roman, de dénoncer un fait ou de forcer le lecteur à l'admirer en fonction du combat que le héros mènera afin d'éliminer ses défauts. La même problématique pourrait se poser au cinéma : il existe des héros parfaits qui impressionnent le lecteur en allant atteindre leur but, leur rêve (Raiponce de Walt Disney, une jeune fille artiste voulant voir les étoiles) ou des héros qui tentent de s'améliorer afin d'adopter cette image de héros parfait que le spectateur aime tant (Hercule de Walt Disney, un jeune homme faible devant devenir fort afin de devenir un dieu).
Raiponce et Hercule ne sont PAS des créations des studios Disney.
Hercule est un personnage mythologique, qui n'a pas à devenir fort puisque dès le berceau il s'est montré capable d'étrangler les deux serpents que Héra avait envoyés le tuer.
Hercule est fort, il est fils d'un dieu, il devient dieu après sa mort… et cela n'a rien à voir avec le sujet…

Tout vient, on vous l'a déjà dit, que vous n'avez pas délimité le sujet ni discerné une problématique.
Pour moi, la problématique n'est pas une question. Qu'est-ce qu'un héros, c'est un sujet d'exposé, sans plus. La problématique, c'est une problème à résoudre, et ce problème est énoncé dans le sujet : un personnage sans qualités présente-t-il de l'intérêt ? Le sujet sous entend une équation : personnage exceptionnel = personnage intéressant.
Ce qui pose la problématique suivante : le personnage est-il intéressant parce qu'il est exceptionnel, ou est-il exceptionnel parce qu'il est intéressant ?
Je vous avouerais, Delia, que ce sujet m'a assez marqué quand j'étais au lycée (l'intitulé était différent mais l'idée était la même).
Vous semblez opter pour un plan dialectique, ce qui est tout à fait logique et pertinent. Personnellement, j'étais plus enclin à partir sur un plan thématique (cf ma suggestion de problématique que j'aurais sans doute étoffée).

Mon prof de l'époque m'avait dit qu'on pouvait tout à fait admettre plusieurs types de plans pour un même sujet du moment que la réflexion était intéressante et approfondie, êtes-vous d'accord ?
Je suis vraiment périmée, moi ! Je n'ai jamais raisonné par type de plan, ce qui est enfermer la réflexion dans un cadre rigide.
Quels mots me viennent à l'esprit devant ce sujet ? Je les liste, je les trie, je les classe, et ils me donnent ma problématique, qui me donne mon plan. Mon plan à moi qui n'est pas forcément celui du voisin.
Il n'existe pas de réponse univoque, en lettres.
Alors moi et les dissertation… :/

Ton travail me semble bien,
toutefois, ne stresse pas trop avec ça, tu vas travailler la méthode avec tes professeurs, et tu travailleras des textes qui te donneront des exemples.

Pour le sujet de cette dissertation, ça se rapproche beaucoup de l'objet d'étude de première Le Personnage de Roman. (d'ailleurs la dissertation est souvent abordée en fin de seconde, assez rapidement…)
Dans cette optique, ça serait intéressant pour toi de travailler sur les œuvres réalistes et naturalistes (du XIX: Zola, Flaubert, Balzac, Maupassant…), qui sont en plus au programme de seconde (et ça t'aidera pour l'année prochaine, pour aborder cet objet d'étude).
Bien sur ici le sujet est "œuvre littéraire", tu peux donc aussi t'inspirer du théâtre…

Essais aussi de voir des personnages qui ne sont pas commun, par exemple dans Le Comte de Monte-Cristo de Dumas. Le romantisme c'est pas mal aussi. (XIX aussi)

Les personnages du XIX sont particulièrement riche et intéressant.

Tu peux aussi regarder des sites comme Hachette éducation, qui donne accès à des manuels numériques et donc à des textes.

Encore une fois, repose toi!!! 😀
Quelques conseils bibliographiques pour aborder votre année de seconde avec sérénité et joie !

Pour l'objet d'étude du roman [Le roman et la nouvelle au XIXe siècle : réalisme et naturalisme], vous pouvez lire sans hésiter des romans et des nouvelles de Balzac. Par exemple Eugénie Grandet, Le Père Goriot, La Recherche de l'Absolu ou encore le Chef d’œuvre inconnu.

Mais vous pouvez aussi continuer votre chemin littéraire avec Bel-Ami de Maupassant ou Le Rouge et le Noir de Stendhal. Sans oublier La Chartreuse de Parme et sa célèbre scène d'exposition (la scène de la bataille).

Si vous avez du courage, vous pouvez lire Madame Bovary, en sautant des passages, peut-être ennuyant pour un adolescent (voilà pourquoi je pense qu'il est un peu "hors sujet" à votre âge).

Quant à Zola, qui est le chef de fil du naturalisme, je vous conseille deux ouvrages issus des Rougon-Macquart. Vous pouvez commencer par La Fortune des Rougon (le premier tome de la longue série) mais ne devez pas oublier la Curée (l'un des plus célèbre). Vous pouvez aussi consulter (en bibliothèque) le passionnant essais d'Henri Mitterand qui a réunis les Carnets d'Enquêtes de Zola. Pour la petite histoire, Zola "enquêtait" sur le terrain avant d'écrire ses romans pour saisir au plus près la réalité.

Mais vous devez lire également tous les livres qui vous passent par la tête ou devant les yeux, sans vous soucier du programme !

Aller, un dernier petit conseil pour la route, Ostinto de l'immense écrivain Louis René des Forêts (un recueil d'impressions de l'auteur avec une pointe de poésie).

PS : Je reste à votre disposition pour les autres objets d'étude.
Pour le théâtre Corneille, Molière et Racine me semble de bons choix (tragédies et comédies). Pour la poésie vous pouvez découvrir Hugo, Lamartine, Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Apollinaire, Eluard, Desnos (…). Enfin les Fables de la Fontaine reste un bon moyen de s’initier à l’objet d'étude sur l'argumentation. Vous pouvez aussi y rajouter Candide de Voltaire.
Sans oublier La Chartreuse de Parme et sa célèbre scène d'exposition (la scène de la bataille).
Perdu !

L'exposition de la Chartreuse, c'est l'entrée des Français à Milan en 1796.
La célébrissime description de Waterloo vu du rang, c'est un certain nombre de pages plus loin.
mais ne devez pas oublier la Curée (l'un des plus célèbre).
Perdu encore !
Le plus célèbre roman de Zola, c'est Germinal, coude à coude avec l'Assommoir et la Bête humaine.
Le mieux, c'est de tous les lire, dans l'ordre. Germinal et l'Argent ont pas de mal de choses à nous apprendre sur la crise actuelle.
Certes je vous accorde votre réponse pour la Chartreuse de Parme. Mais je ne suis pas du tout d'accord avec Zola (quels sont vos chiffres !). En tout cas, la Curée est mon préféré mais ne nous fâchons pas pour si peu.
Vous avez le droit de préférer la Curée, mais force est de constater que c'est le grand absent des manuels. Il y a mieux à conseiller à un élève de seconde qu'une crapoteuse histoire d'inceste, tout de même.

Oui, je sais, on doit suspendre son jugement moral devant une oeuvre littéraire et ne pas recommencer le procès de Madame Bovary. Il n'en faut pas moins être prudent avec des ados… et leurs parents !
Bonjour à tous!

Donc déjà, merci de vos réponses enrichissantes, toutes, j'aurais jamais cru avoir autant d'intention, merci!
Moreau a écrit : Ton introduction est trop courte, et la phrase d'accroche ("On dit souvent que …") n'est pas terrible. Il vaut mieux éviter de commencer par une phrase bateau du style De tout temps / En tout lieu / On dit / Selon certains / …
C'est trop vague, le correcteur se dit que tu ne savais pas comment aborder ton sujet.
Effectivement, je ne savais comment aborder mon sujet et j'ai beau eu me creuser la tête, je ne trouvais pas, du coup j'ai fait une phrase qui me fait penser au début de l'émission "Le jour où tout a basculé." (Je ne sais toujours pas pourquoi…)
Delia a écrit : Un héros doit… Mais qui dit cela ? Cette règle est-elle impérative ?
Pour le théâtre classique, oui, le héros se doit d'être jeune et beau, comme dans les séries télévisés et les films américains. Voir le célèbre Titanic, où le personnage principal, interprété par Leonardo di Caprio n'a rien d'autre à faire dans le scénario que d'être beau. Oui, il est beau, il est beau, mais le rôle intéressant à écrire, intéressant à jouer, c'est celui de son rival.
Bref, l'aspect physique est une accroche, mais ensuite il faut qu'il y ait une action bien construite.
Oui, c'est vrai que beauté n'est pas spécialement un critère d'héroïsme, sans oublier que j'ai cité Argan, personne qui n'est pas spécialement connu pour sa beauté. Puis d'ailleurs, un personnage sans qualité spécifique peut très bien être d'une beauté époustouflante… Donc, cet argument me semble inapproprié… Mine de rien, on en voit des choses avec du recul!
Moreau a écrit : Sur un sujet comme celui-là tu aurais aussi tout simplement pu parler de l’antihéros, du dix-neuvième siècle jusqu'au au Nouveau Roman, là tu aurais eu de la matière. S'il t'arrive un jour de coincer sur une partie entière, pense à l'histoire de la littérature, aux courants littéraires, aux ambitions des écrivains, ça peut toujours te secourir.
Ouh, au collège on n'a pas vu ça du tout, j'en ai entendu parler qu'en visitant ce forum avant de m'y inscrire. 😂
Delia a écrit : Après le contre-sens, l'erreur factuelle ! La mère de Cosette ne se nomme pas Fanny (Fanny est un personnage de la trilogie marseillaise de Pagnol) mais Fantine.
Je ne cache pas que je ne connaissais pas cette oeuvre de Marcel Pagnol (d'ailleurs, je connaissais ce dramaturge juste de nom et de ses oeuvres, je ne connais que Marius). Là, c'est juste une étourderie, honte à moi, fin collège je me trompe dans le nom des personnages principaux des Misérables. 😂
Delia a écrit :
chantereine a écrit : b) Un héros servant à dénoncer un fait.
L'auteur peut également se servir de son héros afin de dénoncer un fait de société ou un trait de caractère, souvent à travers la caricature. Ainsi, le message grossier passe plus facilement vers le lecteur/spectateur, alors que par opposition, un personnage parfait, sans défauts n'aurait pu faire passer ce message. Harpagon personnage central de L'Avare, une comédie de Molière, dénonce à travers son défaut caricaturé l'avarice qui est un des sept pêchés capitaux : on le voit particulièrement à travers cette réplique prononcée par « l'avare » : « Quand il y a à manger pour huit, il y en a bien pour dix. »
Hors sujet, puisque la question porte sur les attentes du lecteur.
Oh? Ici j'estimais qu'il pouvait faire réfléchir le lecteur sur son comportement, mais c'est vrai qu'en lisant un livre, je m'attends à ce qu'il dénonce des faits mais je ne m'attends pas à réfléchir sur moi-même.
Delia a écrit : Vous décidez unilatéralement qu'un personnage de fiction doit faire rêver, alors qu'il peut aussi faire réfléchir. L'exemple donné repose sur un énorme contre-sens : le héros-narrateur du Bizarre incident du chien pendant la nuit n'est absolument pas banal : c'est un autiste. Tout l'intérêt du texte vient de ce que le lecteur voit le monde par les yeux d'un autiste, trouvant absurde ce que lui, lecteur, trouve normal, et trouvant normal ce que lui, lecteur, juge anormal. La plongée sur les rails du métro pour sauver le rat apprivoisé est un bon exemple de ce renversement des valeurs.
Oui, je sais, j'avais adoré ce roman (hormis la fin qui… bouarf, c'est nul la manière dont ils se sont réconciliés, c'est matérialiste), mais j'essayais de me dire: "Peut-être que le correcteur ne l'aura pas lu!" Mais par rapport à ma pensée à ce moment (enfin, personnellement, un héros avec des défauts est plus intéressant qu'un héros parfait, mais bon)
Delia a écrit : Si le héros parfait est un bon père, Ulysse qui a déserté le domicile conjugal pendant vingt ans (dont dix de combat, un de navigation et neuf de passion torride pour la nymphe Calypso) n'a aucun droit à ce titre. De bons esprits ont fait remarquer qu'un chef de guerre qui revient du combat sans ses hommes passe en Conseil de guerre. On juge actuellement le capitaine du Costa concordia pour beaucoup moins que cela…
Oh? Parce qu'au collège, avec mon professeur, en sixième, nous avions étudié qu'Ulysse était le modèle du héros parfait car il était fort, rusé et prudent, et on l'a brièvement revu en cinquième en étudiant les romans de chevalerie et Michel Strogoff de Jules Verne. D'ailleurs, je viens te tilter, pour un exemple plus classique et plus parlant pour le correcteur que "Boys don't cry." si je ne pouvais pas parler de l'évolution de Axel (du garçon terrifié à l'aventurier) de Voyage au centre de la Terre.
Delia a écrit : Raiponce et Hercule ne sont PAS des créations des studios Disney.
Hercule est un personnage mythologique, qui n'a pas à devenir fort puisque dès le berceau il s'est montré capable d'étrangler les deux serpents que Héra avait envoyés le tuer.
Hercule est fort, il est fils d'un dieu, il devient dieu après sa mort… et cela n'a rien à voir avec le sujet…
Oui, je sais, Raiponce quant à elle est un conte, et à la base, les parents de Raiponce, pauvres ont volé des raiponces à leur voisine qui a pris leur fille en échange… D'ailleurs, je crois que le prince s'était crevé les yeux en tombant dans des ronces ou quelque chose dans le genre, ça fait longtemps que je l'ai lu Raiponce… Enfin, je suis conscient que Hercule et Raiponce ne sont pas des idées originales de Disney (comme la Belle au bois dormant ou Aurore était la fille de la princesse, et comme la princesse des neiges qui s'apprête à sortir prochainement).

Aussi, merci à livre95, Delia et tortuga pour leurs conseils littéraires, que je m'empresserai de lire, moi qui aime lire!
tortuga a écrit : Tu peux aussi regarder des sites comme Hachette éducation, qui donne accès à des manuels numériques et donc à des textes.
Oui, je m'en étais rendu compte, c'est quand on se met en "enseignant", ça m'a énormément aidé!

D'ailleurs, en revoyant le message de livre95, j'avais l'intention de lire Candide, je m'y suis intéressé en ayant découvert l'opérette de Leonard Bernstein (lui, je l'ai connu de West Side Story).

Après, il me reste pleins de livres à lire, au collège, en "grands auteurs' on étudie les philosophes des Lumières, Victor Hugo, Molière, Corneille, La Fontaine et Edmond de Rostand. Remarque, j'ai envie d'y mettre Guy de Maupassant.
tortuga a écrit : Ton travail me semble bien,
toutefois, ne stresse pas trop avec ça, tu vas travailler la méthode avec tes professeurs, et tu travailleras des textes qui te donneront des exemples.
Oui, je comptais pas me torturer mais juste travailler un peu, pour ne pas faire des réponses trop courtes et avoir de trop mauvaises notes…
Moreau a écrit : Ne t'inquiète pas pour la dissertation, tu auras l'occasion de t'exercer en cours. D'ailleurs il se peut que ta classe n'ait pas le temps de l'aborder en seconde (je sais que ça arrive parfois).
Oui, je suis également au courant, ma soeur, qui passe en première littéraire m'a dit qu'elle n'avait pas abordé le sujet, alors c'est bon.

Donc merci à tous et bien entendu, bon "reste de vacances".