Comment est organisée la progression dans chacun des deux textes ?

Entraide scolaire

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour pouvez vous m'aider à faire ce controle svp
TEXTE A : Au soleil (1884)
Quoi que nous fassions, nous mourrons ! Quoi que nous croyions, quoi que nous pensions, quoi que nous tentions, nous mourrons, Et il semble qu'on va mourir demain sans rien connaître encore, bien que dégoûté de tout ce qu'on connaît. Alors on se sent écrasé sous le sentiment de 1'" éternelle misère de tout ", de l'impuissance humaine et de la monotonie des actions.

On se lève, on marche, on s'accoude à sa fenêtre. Des gens en face déjeunent, comme ils déjeunaient hier, comme ils déjeuneront demain : le père, la mère, quatre enfants. Voici trois ans, la grand-mère était encore là. Elle n'y est plus. Le père a bien changé depuis que nous sommes voisins. Il ne s'en aperçoit pas ; il semble content ; il semble heureux. Imbécile !

Ils parlent d'un mariage, puis d'un décès, puis de leur poulet qui est tendre, puis de leur bonne qui n’est pas honnête. Ils s'inquiètent de mille choses inutiles et sottes. Imbéciles !

La vue de leur appartement, qu’ils habitent depuis dix-huit ans, m'emplit de dégoût et d'indignation. C'est cela, la vie ! Quatre murs, deux portes, une fenêtre, un lit, des chaises, une table, voilà ! Prison, prison ! Tout logis qu'on habite longtemps devient prison !

Oh ! Fuir, partir ! Fuir les lieux connus, les hommes, les mouvements pareils aux mêmes heures, et les mêmes pensées, surtout !

Quand on est las, las à pleurer du matin au soir, las à ne plus avoir la force de se lever pour boire un verre d'eau, las des visages amis vus trop souvent et devenus irritants, des odieux et placides voisins, des choses familières et monotones, de sa maison, de sa rue, de sa bonne qui vient dire : " que désire Monsieur pour son dîner ? ", et qui s'en va en relevant à chaque pas, d'un ignoble coup de talon, le bord effiloqué de sa jupe sale, las de son chien trop fidèle, des taches immuables des tentures, de la régularité des repas, du sommeil dans le même lit, de chaque action répétée chaque jour, las de soi-même, de sa propre voix, des choses qu'on répète sans cesse, du cercle étroit de ses idées, las de sa figure vue dans la glace, des mines qu'on fait en se rasant, en se peignant, il faut partir, entrer dans une vie nouvelle et changeante.

Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité connue pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.
TEXTE B : Les Sœurs Rondoli (1884)
Connaissez-vous rien de plus lamentable que la nuit qui tombe sur une ville étrangère ? On va devant soi au milieu d'un mouvement, d'une agitation qui semblent surprenants comme ceux de songes. On regarde ces figures qu'on n'a jamais vues, qu'on ne reverra jamais, on écoute ces voix parler de choses qui vous sont indifférentes, en une langue qu'on ne comprend même point. On éprouve la sensation atroce de l'être perdu. On a le cœur serré, les jambes molles, l'âme affaissée. On marche comme si on fuyait, on marche pour ne pas rentrer dans l'hôtel où on se trouverait plus perdu encore parce qu'on y est chez soi, dans le chez-soi payé de tout le monde, et on finit par tomber sur la chaise d'un café illuminé, dont les dorures et les lumières vous accablent mille fois plus que les ombres de la rue. Alors, devant le bock baveux apporté par un garçon qui court, on se sent si abominablement seul qu'une sorte de folie vous saisit, un besoin de partir, d'aller autre part, n’importe où, pour ne pas rester là, devant cette table de marbre et sous ce lustre éclatant. Et on s'aperçoit soudain qu'on est vraiment et toujours et partout seul au monde, mais que dans les lieux connus, les coudoiements familiers vous donnent seulement l'illusion de la fraternité humaine. C'est en ces heures d'abandon, de noir isolement dans les cités lointaines qu'on pense largement, clairement et profondément. C'est alors qu'on voit bien toute la vie d'un seul coup d'œil en dehors de l'optique d'espérance éternelle, en dehors de la tromperie des habitudes prises et de l'attente du bonheur toujours rêvé.

C'est en allant loin qu'on comprend bien comme tout est proche et court et vide ; c'est en cherchant l'inconnu qu'on s'aperçoit bien comme tout est médiocre et vite fini ; c'est en parcourant la terre qu'on voit bien comme elle est petite et sans cesse à peu près pareille.
Questions (10 points)

1. En observant le premier paragraphe du texte A (Au soleil) et le dernier paragraphe du texte B. (Les Sœurs Rondoli), dites quel est le constat commun. (2 points)


j'ai dis : Le constat commun est qu'on ne peut pas maitriser la vie , le temps

2. Comment est organisée la progression dans chacun des deux textes ? Quelle différence observez-vous à propos du voyage ? (4 points)

je n'arrive pas

3. Quels sont les procédés d'écriture communs aux deux textes qui visent à persuader le lecteur ? (4 points)
il y a l'usage des pronoms : nous mourrons
on va devant soi ce qui appellent a la complicité du lecteur

et les figure d'insistance : on marche …. on marche
nous mourrons ….. nous mourrons


Travail d'écriture (10 points)

" Tout logis qu'on habite longtemps devient prison ! " Réfutez ce jugement.
mais pour ça je n'ai pas reussi

Merci d avance
Bonjour,
J'ai le même sujet que toi.
Mes réponses sont :
1) Le constat commun entre les deux textes sont la lassitude, la remise en question, de la solitude, de routine. Dans ces deux textes, l'auteur se remet en question premièrement parce que nous allons mourir puis il y a la lassitude de la routine, de la solitude, l'inquiétude de choses inutiles et enfin le voyage où l'ont sort de la réalité pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve et de l'attente du bonheur toujours rêvé.

2) Dans le premier texte, l'organisation de la progression est la remise en question car nous allons mourir, la routine, l'inquiétude de choses inutiles, l'envie de changement car tout logis devient prison, puis vient la lassitude et le voyage.
Dans le second texte, l'auteur se lamente de l'inconnu et devient las de la solitude puis dans le noir isolement, il voit sa vie en un coup d'œil d'effiler et est en attente du bonheur toujours en rêve (voyage).
La différence observée est la réalité du rêve, dans le premier, c'est une réalité inexplorée tant dis que dans l'autre c'est un monde en dehors de la tromperie des habitudes prises et de l'attente du bonheur toujours rêvé.

3) Dans le premier texte, il y a une répétition du mot « las », il y a le champs lexical de la routine. De plus, les phrases exclamatives soulignent l'indignation et la colère. Dans le second texte, il y a le champs lexical de noir (sombre, noir, nuit …). Dans les deux textes il y a des comparaisons, des métaphores, des métonymies, des personnifications, des antonomases, des hyperboles, des anaphores, des gradations, des antithèses et des oxymore.

Par contre pour la rédaction, je n'ai pas compris non plus.
Peux-tu m'aider ?
" Tout logis qu'on habite longtemps devient prison ! " Réfutez ce jugement.
La maison qu'on a souvent considéré comme le port d'attache, le havre de paix, si elle reste un objectif pour beaucoup de nos contemporains ne semble plus être un lieu unique qui fasse rêver. Certains se demandent même si la sédentarité n'est pas un handicap dans un monde où tout bouge et où tant d'hommes et de femmes se déplacent par nécessité ou par choix. La maison est-elle une chaîne qui enferme dans une sécurité trompeuse et empêche la découverte ? Sainte-Beuve proposait de "Naître, vivre et mourir dans la même maison". Pourquoi pas ? Certains dénonceront le piège et la prison, d'autres apprécieront le lieu rassurant. En ce qui me concerne, je défendrai la maison, le logis qu'on habite longtemps, créateur de liens.

- La maison est un symbole de sécurité dans un monde instable (le toit)

- La maison est un lieu qui crée le lien entre hier et aujourd'hui. Il donne des forces pour demain. Il s'inscrit dans un environnement.

- La maison est un lieu qui évolue avec nous, qui porte notre empreinte et qui est le lieu de notre épanouissement.

Souvent ceux qui voyagent de par le monde reviennent avec joie au point d'attache.
merci pour ton aide floreale 😀