Accord du verbe de la relative

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, on dit:
ex: Nous sommes les seules créatures qui marchons / marchent.
le verbe doit s'accorder avec le premier sujet ou le deuxième, ou bien les deux sont valables.
Pourtant je suis sûr qu'on dit:
ex: je suis le seul homme qui suis parti.
mais pour cette phrase au pluriel j'ai des doutes.
Merci cordialement.
Quand le sujet est le pronom relatif qui, le verbe s'accorde en genre et en nombre avec l'antécédent de ce pronom :
Nous sommes les seules créatures qui marchent.
Je suis le seul homme qui soit parti
Le verbe de la relative s'accorde selon la personne de l'antécédent.
Donc ici :
Nous sommes les seules créatures qui marchent. (3[sup]e[/sup] personne du pluriel)
Je suis le seul homme qui soit parti. (3[sup]e[/sup] personne du singulier)
merci les amis
Bonjour,

pour revenir sur le sujet, pourquoi utiliser du subjonctif dans cette dernière phrase ?

De plus, cette règle s'applique-t-elle constamment ? Par exemple dans "je m'adresse à l'un des hommes qui était(ent) là" ou encore "c'est un des matériaux qui résiste(ent) le mieux"

J'hésite toujours, j'espère que vous pourrez m'aider
Merci d'avance 🙂
Pour l'utilisation du subjonctif ici, voir cette discussion (message 84 et suivants) :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/14810-emploi-du-subjonctif-p9.html

Je m'adresse à l'un des hommes qui étaient là.
L'antécédent n'est pas "l'un", mais bien "des hommes", et ces hommes étaient là.

Même raisonnement pour :
C'est un des matériaux qui résistent le mieux.
Vos explications sont toujours aussi claires précises, encore un grand merci pour votre précieuse aide

Bonne journée à vous
Bonjour à tous,

J'ai une question concernant l'accord du verbe de la relative dans cette phrase extraite de La Princesse de Clèves :

"c'était plutôt la timidité que donne l'amour que de véritables raisons qui causaient les craintes de monsieur de Clèves"

Pourquoi le verbe est-il conjugué à la troisième personne du pluriel ? Il me semble que le pronom reprend "la timidité" et non "de véritables raisons", mais je me trompe sans doute et j'aimerais avoir l'explication ; je pense que je suis piégée par le sens de la phrase qui me fait spontanément penser que le sujet du verbe est uniquement "la timidité". Serait-il néanmoins incorrect d'écrire plutôt "qui causait" ?
Par la même occasion quelqu'un pourra peut-être me dire comment on appelle la construction en "plutôt … que …" (j'en profite parce que j'imagine que l'explication réside en partie là-dedans).

Merci d'avance et désolée si ces questions semblent naïves ou vaines !
Voilà une bonne question.
"Plutôt que" est une tournure comparative.
Avec deux sujets coordonnés par ainsi que, comme, et non, et surtout, plutôt que, l'accord est au pluriel s'il n'y a pas de virgule; s'il y a des virgules, le singulier est de rigueur: La crème ainsi que le beurre sont interdits dans ce régime. Le soleil et surtout la chaleur me réjouissent. C'est Marie, et non Claire, qui est la benjamine de la famille.
Anne345 a écrit :Avec deux sujets coordonnés par ainsi que, comme, et non, et surtout, plutôt que, l'accord est au pluriel s'il n'y a pas de virgule; s'il y a des virgules, le singulier est de rigueur: La crème ainsi que le beurre sont interdits dans ce régime. Le soleil et surtout la chaleur me réjouissent. C'est Marie, et non Claire, qui est la benjamine de la famille.
Si l'on supprime les virgules de la dernière phrase, j'ai peine à croire que le pluriel s'impose pour autant :
C'est Marie et non Claire qui sont la benjamine de la famille.

Par ailleurs, concernant "plutôt que", les avis diffèrent :
Girodet : Le verbe se met au singulier, si le premier sujet est au singulier. Le deuxième élément sujet est encadré par deux virgules ; l'intérêt, plutôt que l'amitié, l'a poussé à ce geste.
C'est sensiblement le même avis que Thomas. L'un et l'autre insistent sur la nécessité de la virgule et ne parlent pas d'accord au pluriel en l'absence de virgule.
J'avoue que là non plus, je n'écrirais pas au pluriel : l'intérêt plutôt que l'amitié l'ont poussé à ce geste.

L'accord dans la phrase examinée se justifie par la pensée suivante :
"Ce n'étaient pas de véritables raisons qui causaient les craintes de monsieur de Clèves : c'était plutôt la timidité que donne l'amour."