Bonjour, j'ai parmi les textes à présenter à l'oral du bac un extrait de l'acte IV scène 2 de Ruy Blas. Et j'ai bien trouvé des idées mais je voudrais un peu compléter. Pour l'instant j'ai trouvé:
Un intermède bouffon
Un personnage d'origine noble mais à l'attitude dégradante => burlesque
Comiques de mots, gestes et situation
Un intermède au tragique de la pièce (Don Salluste vient de tendre son piège à la reine)
Une scène de drame romantique
La présence importante des objets
Un monologue => c'est bien du théâtre
Et après??? Merci pour vos idées, elles sont les bienvenues!
Autre chose: peut-on dire qu'Hugo utilise l'aposiopèse?
Un intermède bouffon
Un personnage d'origine noble mais à l'attitude dégradante => burlesque
Comiques de mots, gestes et situation
Un intermède au tragique de la pièce (Don Salluste vient de tendre son piège à la reine)
Une scène de drame romantique
La présence importante des objets
Un monologue => c'est bien du théâtre
Et après??? Merci pour vos idées, elles sont les bienvenues!
Autre chose: peut-on dire qu'Hugo utilise l'aposiopèse?
ACTE IV -Scène 2
Don César
(…) Il ouvre les tiroirs du coffre. Dans l'un d'entre eux il trouve un manteau de velours vert clair, brodé d'or, le manteau donné par don Salluste à Ruy Blas. Il examine le manteau et le compare au sien.
– Ce manteau me paraît plus décent que le mien.
Il jette le manteau vert sur ses épaules et met le sien à la place dans le coffre, après l'avoir soigneusement plié ; il y ajoute son chapeau , qu'il enfonce sous le manteau d'un coup de poing ; puis il referme le tiroir. Il se promène fièrement, drapé dans le beau manteau brodé d'or.
C'est égal, me voilà revenu. Tout va bien.
Ah ! mon très cher cousin, vous voulez que j'émigre
Dans cette Afrique où l'homme est la souris du tigre !
Mais je vais me venger de vous, cousin damné,
1600 - Épouvantablement, quand j'aurai déjeuné.
J'irai, sous mon vrai nom, chez vous, traînant ma queue
D'affreux vauriens sentant le gibet d'une lieue
Et je vous livrerai vivant aux appétits
De tous mes créanciers – suivis de leurs petits.
Il aperçoit dans un coin une magnifique paire de bottines à canons de dentelles. Il jette lestement ses vieux souliers, et chausse sans façon les bottines neuves.
Voyons d'abord où m'ont jeté ses perfidies.
Après avoir examiné la chambre de tous les côtés.
Maison mystérieuse et propre aux tragédies.
Portes closes, volets barrés, un vrai cachot.
Dans ce charmant logis on entre par en haut,
Juste comme le vin entre dans les bouteilles.
Avec un soupir.
1610 - – C'est bien bon, du bon vin ! –
Il aperçoit la petite porte à droite, l'ouvre, s'introduit vivement dans le cabinet avec lequel elle communique, puis rentre avec des gestes d'étonnement.
Merveille des merveilles !
Cabinet sans issue où tout est clos aussi !
Il va à la porte du fond, l'entr'ouvre, et regarde au dehors ; puis il la laisse retomber et revient sur le devant.
Personne ! – où diable suis-je ? – au fait j'ai réussi
À fuir les alguazils. Que m'importe le reste ?
Vais-je pas m'effarer et prendre un air funeste
Pour n'avoir jamais vu de maison faite ainsi ?
Il se rassied sur le fauteuil, bâille, puis se relève presque aussitôt.
Ah çà, mais– je m'ennuie horriblement ici !
Avisant une petite armoire dans le mur, à gauche, qui fait le coin en pan coupé.
Voyons, ceci m'a l'air d'une bibliothèque.
Il y va et l'ouvre. C'est un garde-manger bien garni.
Justement. – un pâté, du vin, une pastèque.
C'est un en-cas complet. Six flacons bien rangés !
1620 - Diable ! Sur ce logis j'avais des préjugés.
Examinant les flacons l'un après l'autre.
C'est d'un bon choix. – allons ! L'armoire est honorable.
Il va chercher dans un coin la petite table ronde, l'apporte sur le devant et la charge joyeusement de tout ce que contient le garde-manger, bouteilles, plats, etc. ; il ajoute un verre, une assiette, une fourchette, etc. – puis il prend une des bouteilles.
Lisons d'abord ceci.
Il emplit le verre, et boit d'un trait.
C'est une oeuvre admirable
De ce fameux poëte appelé le soleil !
Xérès-des-chevaliers n'a rien de plus vermeil.
Il s'assied, se verse un second verre et boit.
Quel livre vaut cela ? Trouvez-moi quelque chose
De plus spiritueux !
Il boit.
Ah Dieu, cela repose !
Mangeons.
Il entame le pâté.
Chiens d'alguazils ! Je les ai déroutés.
Ils ont perdu ma trace.
Il mange.
Oh ! Le roi des pâtés !
Quant au maître du lieu, s'il survient… –
Il va au buffet et en rapporte un verre et un couvert qu'il pose sur la table.
Je l'invite."



