"Peut-on faire confiance au personnage quand il est aussi le narrateur ?"
Bonjour, cette question apparaît dans mon descriptif de l'oral du BAC sauf que c'était au début de l'année et je ne retrouve plus rien dessus. Cette question concerne surtout Le Tour d'écrou d'Henry James mais je me demande si on peut citer d'autres œuvres. J'essaie donc de répondre à cette question seul, mais j'ai un peu de mal donc je suis venu vous demander de l'aide. Voici ma réponse :
Oui, on peut faire confiance au personnage quand il est aussi le narrateur parce car :
- il peut s'efforcer de raconter l'histoire d'un regard neutre et objectif, en racontant l'histoire tel qu'elle a été sans rien y changer. Par exemple, dans le Rapport de Brodeck, Brodeck le narrateur, aborde le fait qu'il ait volé une bombonne d'eau à une femme et son enfant, un geste pitoyable et indigne, juste pour sa propre survie et celle de Kelmar contre la vie des deux autres. Le narrateur donne donc tous les éléments de l'histoire, même ceux dont il a honte, pour que le lecteur se forge une opinion juste.
- il peut donner un tel réalisme à ses propos que l'on pourrait croire à tous ce qu'il raconte. Par exemple, dans Le Tour d'écrou, on a tendance à croire la narratrice (la gouvernante) qui voit des spectres des anciens domestiques. (Cependant, certains indices nous suggèrent que la gouvernante est folle.)
Non, on ne peut pas faire confiance au personnage quand il est aussi le narrateur car :
- il va voir l'histoire d'un point de vue subjectif. Il racontera l'histoire en se mettant en valeur et le lecteur prendra inconsciemment son parti.
- il ignore sûrement certains fait et ne voit les choses que de son propre point de vue. Le lecteur n'aura donc pas tous les arguments pour pouvoir se forger sa propre opinion sur lui et sur l'intrigue.
- il va tourner le récit en sa faveur. Il ne va pas aborder certains évènements donc il a honte, où il n'assume pas ses erreurs, le lecteur ne sera donc pas informé de tous les faits de l'histoire.
Le problème c'est que les deux derniers arguments sont valables que dans l’autobiographie, non ?
Je bloque un peu, je tourne un peu en rond et j'ai du mal à donner des exemples. Que pensez-vous de mes recherches et pouvez-vous m'aider ?
Bonjour, cette question apparaît dans mon descriptif de l'oral du BAC sauf que c'était au début de l'année et je ne retrouve plus rien dessus. Cette question concerne surtout Le Tour d'écrou d'Henry James mais je me demande si on peut citer d'autres œuvres. J'essaie donc de répondre à cette question seul, mais j'ai un peu de mal donc je suis venu vous demander de l'aide. Voici ma réponse :
Oui, on peut faire confiance au personnage quand il est aussi le narrateur parce car :
- il peut s'efforcer de raconter l'histoire d'un regard neutre et objectif, en racontant l'histoire tel qu'elle a été sans rien y changer. Par exemple, dans le Rapport de Brodeck, Brodeck le narrateur, aborde le fait qu'il ait volé une bombonne d'eau à une femme et son enfant, un geste pitoyable et indigne, juste pour sa propre survie et celle de Kelmar contre la vie des deux autres. Le narrateur donne donc tous les éléments de l'histoire, même ceux dont il a honte, pour que le lecteur se forge une opinion juste.
- il peut donner un tel réalisme à ses propos que l'on pourrait croire à tous ce qu'il raconte. Par exemple, dans Le Tour d'écrou, on a tendance à croire la narratrice (la gouvernante) qui voit des spectres des anciens domestiques. (Cependant, certains indices nous suggèrent que la gouvernante est folle.)
Non, on ne peut pas faire confiance au personnage quand il est aussi le narrateur car :
- il va voir l'histoire d'un point de vue subjectif. Il racontera l'histoire en se mettant en valeur et le lecteur prendra inconsciemment son parti.
- il ignore sûrement certains fait et ne voit les choses que de son propre point de vue. Le lecteur n'aura donc pas tous les arguments pour pouvoir se forger sa propre opinion sur lui et sur l'intrigue.
- il va tourner le récit en sa faveur. Il ne va pas aborder certains évènements donc il a honte, où il n'assume pas ses erreurs, le lecteur ne sera donc pas informé de tous les faits de l'histoire.
Le problème c'est que les deux derniers arguments sont valables que dans l’autobiographie, non ?
Je bloque un peu, je tourne un peu en rond et j'ai du mal à donner des exemples. Que pensez-vous de mes recherches et pouvez-vous m'aider ?



