Bac de français 2013, séries S et ES - Dissertation

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Bac de français 2013, séries S et ES - Dissertation
Objet d’étude : le personnage de roman, du XVII[sup]e[/sup] siècle à nos jours

Sujet complet

Le romancier doit-il nécessairement faire de ses personnages des êtres extraordinaires ?
Vous répondrez à la question en vous fondant sur les textes du corpus ainsi que sur les textes et œuvres que vous avez étudiés et lus.
bonjours à tous voilà je viens de rentrer chez moi et j'ai passé le bac français 2013.

j'aimerai avoir vos réactions et vos appréciations sur le plan de ma dissertation !

pb : pour que le lecteur puisse s'identifier, le romancier doit-il necessairement créer des personnages extraordinaires ?

I- A quoi ça sert de créer des personnages extraordinaires ?
1/pour le divertir, le lecteur peu ainsi s'évader ex : les picaros comme gil blas de santillane (lesage)
2/comme au théâtre, les personnages exagères nos défauts et surtout il font face a des situations et à des dilemmes comme la princesse de clèves // rodrigue dans le cid
3/des personnages hors du commun avec des don et des qualités exceptionnelles ex : J.B Grenouille dans le parfum

II-ce n'est pas toujours nécessaire de créer des personnages exceptionnels
1/l'écriture et le thème du roman fait des personnages des personnes execptionnels ex : le fonction de la femme dans texte B du corpus
2/ le réalisme des personnages permet une identification ex : julien sorel et Frédérique moreau : on connait leur parcourt donc permet une meilleur analyse de la sociétè
3/des personnages qui partagent les même problème que n'importe qui pour remettre en cause la sociétè dans laquelle il vive ex : meursault + thérèse desqueyroux rejettent les valeurs morales et intellectuelles de la sociétè = nihilisme

III- mais au travers de ses personnages, le romancier veut avant tout nous pousser à la réfléxions
1/par la mode de l'exotisme au XVIII sicle ex : les contes des milles et une nuits + lettre XXIV de montesquieu
2/ réfléxions sur la société, ses vices et sa complexité ex: la philosophie existantialiste de sartre dans la nausée + le mythe de Sisyphe de camu : prouve que la vie est absurde = tâche répétitive pénible et improductive

voilà mon plan je ne sais pas trop ce qu'il vaut !!!
Coucou meursault ! J'ai aussi pris la dissert ce matin et je suis pas sûre d'avoir compris comme toi …

Le sujet c'était vraiment LE ROMANCIER donc le roman, je pense que tu as fait un hors sujet en parlant du théâtre et autre genre littéraire … Je trouve que ton II peut autant être top qu'hors sujet, je veux pas m'avancer je suis pas prof ^^ Mais en gros je PENSE que ton I 2 est HS, ton II 1 je sais pas trop je trouve ça bien je sais pas ce que va en penser ton correcteur
et ton III je crois qu'il est HS aussi, parler de contes, de lettres(si ça avait été tiré d'un roman épistolaire ça aurait marché!) mais c'est vrai que je suis un peu sceptique par rapport au fait de citer d'autre genre DANS la dissert, en ouverture ça aurait p-ê été préferable …
Fin c'est juste mon humble avis après je sais pas trop, je veux pas m'avancer 🙂
J'ai adopté ce plan :

I. Comment les personnages sont-ils extraordinaires dans le roman ?

a. Par leur vertu, qualité morale -> Steinbeck, la description de Man, Les Raisins de la colère
b. Par leurs actes. "L'homme est ce qu'il fait" Malraux, le personnage est une projection fictive de l'homme donc il ne déroge pas a la regle + exemple -> La Condition Humaineépisode du cyanure par Katow
c. Par leurs relations avec les autres personnages -> Camus, La Peste, Rieux et ses compères par leur action de groupe dans la ville d'oran

II. Les personnages peuvent parfois être banals ou médiocres

a. Banals car ils rencontrent des situations que n'importe quels hommes pourraient rencontrer. Un Amour de Swann, Marcel Proust (j'ai précisé que l'oeuvre de Proust ne consistait pas à mettre en scène une relation banale, mais qu'au contraire l'intrigue était fondée sur une histoire d'amour et la désillusion amoureuse)
b. Banals car ils éprouvent des sentiments, ils souffrent. Octave dans La Confession d'un enfant du siècle de Musset
c. Médiocres, rappel des caractéristiques des persos réalistes. Emma Bovary, Flaubert, Madame Bovary

III. Avant d'être banals ou extraordinaires, les personnages s'inscrivent dans un projet social ou artistique
Rappel : "Le roman fabrique du destin sur mesure" Camus

a. L'auteur cherche à dresser un archétype, un modèle à suivre, support d'une vision de l'homme. Jean Valjean, Hugo, Les Misérables bonté générosité
b. L'auteur montre les dysfonctionnements et les fléaux de la société. Gervaise, Zola, L'Assommoir - alcoolisme, débauche
c. Le personnage objet d'expérimentation du langage dans le Nouveau Roman. Le Planétarium de Sarraute, La Modification de Butor

Des avis ?
Bonjour ! tout comme vous j'ai planchersur le sujet de dissertation aujourd'hui et je suis tres stressee n'etant pas tres sur de mon plan ! Pouvez vous me donner votre avis car je n'arrive pas a me situer:

I/Dans le sens de la these
-personnage fascinant, captive l'attention du lecteur, rend le recit attractif: Ex Harry potter, Ulysse
-singularite du personnages au coeur de l'intrigue: Ex: Le Grand Meaulnes
-Eloigne du reel, rend la realite plus signifiante en exacerbant un trait de caractere: princesse de cleves, liaisons dangereuses….

II/ Il peut egalement choisir des personnages realises, Stendhal "le roman est un miroir que l'on promene le long du chemin"

-courant naturalisme et realisme=identification pour le lecteur: Zola, Flaubert…
-hero ordinaire dans contexte etraordinaire
-n'est pas un frein a l'attractivite de la piece, rend un recit interessant, c

III/ ce n'est pas la preoccupation primordiale du romancier, personnage au service de l'ecrivain

-Il doit eclairer le peuple, servir de modele
-Il lui sert a faire passer ses idees, messages, pensees

Et plein d'autres references litteraires

Bref jai limpression que c'est tres tres tres moyen, vos plans sont bien meilleurs 😉
Bonjour,

Sortant du bac de français ce matin (et ayant raté la question sur corpus..), je me suis lancé dans la dissertation.
J'aimerais avoir vos avis concernant mon plan afin de me faire une petite idée sur ce qui va et ce qui ne va pas pour ne pas avoir de mauvaise surprise au cas ou…

Voici le sujet :
"Le romancier doit-il nécessairement faire de ses personnages des êtres extraordinaires ?"

I. Certes, le personnage de roman est un être à part entière qui se doit de présenter des caractéristiques extraordinaires pour impressionner le lecteur.

A. A l'aide d'un portrait mélioratif, un personnage idéalisé peut devenir un modèle pour le lecteur.
Ex : Perceval, Chrétien de Troyes, roman de chevalerie.

B. Une société et des personnages idéalisés auxquels l'auteur insert des sentiments permet de s'approcher de l'Homme réel.
Ex : La Princesse de Clèves, Mme de La Fayette

C. Un personnage peut également être extraordinaire par ses actes et son caractère.
Ex : La mère de la narratrice dans Sido de Colette.

II. Néanmoins, certains auteurs de romans utilisent des personnages qui n'ont rien d'extraordinaire à des fins plus profondes.

A. Utilisés pour dénoncer, donc pas d'idéalisation et essai d'imiter au mieux la réalité.
Ex : Maheu dans Germinal de Zola.

B. Personnages fragiles où les sentiments sont mis en avant pour mieux représenter l'Homme total.
Ex : Adolphe de Benjamin Constant.

C. Personnages stéréotypés et donc banals où il n'y a pas d'extraordinaire.
Ex : Colin, stéréotype de l'homme fort et Chloé, stéréotype de la femme fragile dans L’Écume des Jours, surtout pendant le voyage de noces.

III. Finalement, certains romanciers remettent en question le personnage, servant à la réflexion et impressionnant toujours le lecteur.

A. Les anti-héros n'ont rien d'extraordinaire et sont pourtant des héros.
Ex : Meursault dans L'Etranger de Camus (dans la mesure où il ne dévoile pas ses sentiments).

B. Personnages minimisés face au narrateur, n'ayant donc plus une véritable importance.
Ex : Jacques le fataliste, Diderot.

C. Personnages qui ne sont plus caractérisés et n'ont donc absolument plus rien d'extraordinaire.
Ex : "Vous" dans La Modification, Butor.

Alors, qu'en dites vous ? Pensez vous que je m'en suis bien sorti ?
Merci d'avance !
je me suis aussi lancée dans la dissertation, et je trouve ton plan pas mal, après je suis plutôt restée sur le fameux thèse-antithèse-synthèse; c'est à peu près ce que tu a fait sauf pour le grand I mais je ne suis pas prof donc je peut pas te dire ce qui est le mieux; moi j'ai fait ce plan, vous en pensez quoi ? 🙂
[color=#]I-certes un personnage fort peut permettre au lecteur d’apprécier le roman[/color]
a) en nous faisant rêver
ex: la princesse de Clèves, madame de la Fayette
b)en soulevant des sujet de société
ex: bel ami de Maupassant
c)en nous amenant à des réflexions plus profondes
ex: le rapport de Brodeck de Philippe Claudel

II-cependant des personnages comme tout le monde peuvent aussi remplir cette fonction
a)un personnage normal peut faire rêver
ex: Odette tout le monde d'Eric Emmanuel Schmitt
b)peut nous faire réfléchir sur des sujet de société
ex: comment on se marie de Zola
c) et même des sujets profonds
ex:Thérèse Desqueroux de François Mauriac

III-quelque soit la force du personnage il se peut que l'on apprécie pas le roman, l'important réside peut être ailleurs…
a) un personnage fort qui ne permet pas l’identification peut déplaire au lecteur
ex: Colomba de Prosper Merimée
b) un personnage faible peut vite devenir ennuyeux
ex: La jalousie d'Alain Robbe Grillet



voilà vous en pensez quoi ?
Mon plan pour l'épreuve écrite de français, série ES :

I Certes les personnages extraordinaires présentent des avantages pour le romancier

1) Propose un modèle à suivre pour le lecteur
--> La Princesse de Clèves, Madame de La Fayette
--> Extrait du corpus : Les Raisins de la colère, John Steinbeck
2) Peut influencer le lecteur
--> Zadig, de Voltaire ( oui l'éducation nationale considère qu'un conte philosophique est un roman)

II Les personnages extrêmement négatifs proposent quant à eux une réflexion sur l'Homme

1) L'anti-héros
--> Voyage au bout de la nuit, Céline : Bardamu
--> L'Etranger, Camus : Meursault
2) Personnage monstrueux/absurde
-->La métamorphose, Kafka : Gregor Samsa

III Néanmoins, les personnages ordinaires permettent d'ancrer le récit dans la réalité

1) Personnage représentatif d'une couche de la société : favorise l'identification du lecteur
--> L'Assomoir, Zola
2) Double symbolique de l'auteur
--> Les Faux Monnayeurs, Gide : Edouard

Qu'en pensez-vous ?
Bonjour, j'ai donc passé mon bac de français ce matin, j'ai franchement bien réussis la dissertation, mais j'ai un petit problème, en écrivant les siècles en chiffres romains, j'ai confondu 3-4 fois le 18ème et le 19ème. Est-ce que l'examinateur va beaucoup me pénalisé pour cela ?
bonjour
moi je pense que c'est completement faux ce que j'ai fait je suis décus

voici mon plan

I/oui c necessaire

a)pour fasciner --> princesse de cleve
b)pour captiver lecteur --> julie ou la nouvelle heloise de rousseaux et moulin de pologne (beaucoup peripetie , d'obstacle , perso centrale)

II/pas forcement necessaire

a) on peut utiliser personnage ordinaire rougon-maquart de zola
b)on peut parler du monde --> balzac

III/il peut etre ni extraordinaire ni ordinaire

a) le nouveau roman : portrait en action d'un personnage ; nie convention --> lol v stein de marguerite duras

vous en pensez quoi j'ai fait n'importe quoi :'(
Merci pour ton appréciation !! J'espère ne pas avoir fait autant HS que ça quant a la lettre 24 de Montesquieu elle fait partie du roman épistolaire des lettres persanes donc ça reste du roman !!! Et toi cas tu compris ? Pourrais tu me donner ton plan pour que je puisse comprendre ?
Bonsoir à toutes et à tous, j'aurais voulu avoir, si possible, votre avis sur mon plan pour la dissertation de ce matin.


I-Certes il y a de nombreux avantages à présenter des êtres extraordinaires…
a) Permettre aux lecteurs de s'évader et de découvrir d'autres mœurs à travers eux (romans d'aventures avec Jules Verne, corpus, René de Chateaubriand)
b) Amuser le lecteur, le distraire, lui faire oublier ses tracas quotidiens. (l'astrée d'Urfé, Don Quichotte)
c) Personnages porteurs d'un message sur les valeurs humaines, visions du monde (héros négatifs comme dans les liaisons dangereuses de Laclos, corpus)


II-… Toutefois la mise en scène de héros banals et communs peut être extrêmement efficace
a) Faire des personnages un miroir fidèle de la réalité (réalisme, naturalisme, Zola)
b) Montrer la banalité du monde, la crise de l'humanité (avertir avec les anti-héros, l'étranger de Camus, Une vie de Maupassant)
c) Identification plus facile du lecteur qui peut alors réfléchir sur sa vie (réalisme subjectif, Flaubert Mme Bovary)


III- Dès lors la notion de personnage de personnage devient relativement complexe à appréhender
a) Il est pour certains impossible de capter la profondeur et la cohérence de l'humain (Nouveau Roman avec Sarraute, Robbe-Grillet)
b) La primauté de l'intrigue empêche certains lecteurs de réfléchir sur le personnage (recherche de l'action, du plaisant, surtout chez les enfants, exemple des trois mousquetaires de Dumas)



Conclusion: Bilan+ ouverture sur La nouvelle vague au cinéma dans les années 50
Bonsoir, comme vous tous j'ai choisi la dissertation.

J'ai un peu ml reformulé la pbl en excluant le romancier de mon étude à la base.

I/ Le perso doit être extraordinaire
1) Le héros mythologique repris dans les romans, d'où perso extraordinaire
2) Le cadre extra, fait voyager suscite l'envie : ex gulliver
3) un perso qui devient extra en étant confronté aux événements, ex: Kyo, Tchen ds la Condition humaine

II/Il ne doit pas l'être
1) Le réalisme/naturalisme et nouveau roman
2) perso auquel on peut s'identifier, perso du quotidien
3) L'anti-héros, le héros picaresque: cf Bardamu dans Voyage au bt de la nuit

III/ le héros ne depend pas que de ça
1) Le style de l'auteur : perso ordinaire ^porté par une écriture extraordinaire
2) La volonté de l'auteur (un peu brouillon là
3) Epic fail : le perso est illusion d'où il n'est pas donc il ne peut etre extraordinaire, ds le même temps il l'est pusiqu'étant fictionnel il dépasse forcément l'humain (ça expliqué en 15 lignes en 5 min chrono = suicide je crois)

Ouverture: le cinéma est aussi confronté à ce pb, il a produit des chefs d'oeuvre avec des persos extraordinaires comme avec des perso normaux et banals


Avis ?

(j'ai placé qq citations, par contre j'ai totalement fait abstraction des textes du corpus..T.T)
coucou @lamasticot14! Alors moi aussi j'ai pris la dissert! J'ai regardé ton plan et il y a seulement une chose qui ne me parait pas juste c'est de parler du héros mythologique ne rentre pas dans les lignes de l'objet d'étude qui était "le personnage du XVII e siecle a nos jours" hors la mythologie remonte a avant.

Pour le reste, j'ai vu que tu as parlé de l'anti-héros comme beaucoup d'entre vous et j'ai oublié d'en parler, ca c'est bien !

Ensuite ton ouverture m'a l'air vraiment pas mal et j'y aurai pas pensé mais je me demande comment tu as fais pour formuler cela.

Moi aussi je n'ai pas cité les textes du corpus j'espere que cela n'est pas pénalisant.

Pour le reste ta partie III est vraiment pas mal, je l'ai plus développé en conclusion je n'ai pas fais de partie III j'espere que ce n'est pas grave…
Salut tout le monde, et bien comme vous hier j'ai planché sur le sujet de dissertation. Je suis plutôt de style douée en analyse de texte et donc à prendre le commentaire. Hier coup de bluff j'ai voulu prendre la dissertation… Donc je suis un peu sur la réserve en ce qui concerne ma réussite. Je vous fais part de mon plan qui d'ailleurs contrairement aux vôtres est en seulement deux parties, j'ai préféré faire cela qu'une troisième atrophiée ou déséquilibrée j'espère que cela ne me portera pas préjudice.

Stendhal affirme « Le roman est un miroir que l’on promène le long d’un chemin ». Selon lui, le romancier à travers son roman reflète le monde et plus particulièrement par le biais de ses personnages fictifs dis « héros » qui vont prendre chair dans l’épaisseur du livre.
Afin de délivrer une vision du monde, le personnage de roman doit-il forcément être extraordinaire ? Les personnages ordinaire, ou médiocre n’ont donc aucun intérêt ?
Si certains romanciers voient en le caractère exceptionnel d’un personnage une nécessité afin d’intéresser le lecteur, l’évolution du personnage du XVIIème à nos jours nous prouve que cet aspect n’est pas indispensable.

I. Personnage extraordinaire = Nécessité pour certains romancier (afin d’intéresser etc)

A. Qui est le personnage extraordinaire ?

→ Héro romanesque différent du Héro antique/tragique : le héro du roman plutôt considéré comme « pivot » que sens étymologique « demi-dieu ». En soit celui qui est vraiment extraordinaire c'est le héro antique/tragique (destin implaccable etc)

→ Les personnages dépendent des genres et aussi mouvements auxquels appartiennent les auteurs.

- Science fiction : Huxley, Le meilleur des mondes (personnage extraordinaire permet de combler les attentes du lecteur qui en choisissant un livre de type s’attend à découvrir un monde qui s’éloigne plus ou moins de l’ordinaire.)

- Roman d’analyse (ou romantisme) : Princesse de Clèves extraordinaire combat contre ses sentiments

B. Comment existe-t-il ?


Notion de "Choix" de l’auteur = tout puissant. Il a sa disposition nombreuses éléments

→ Outils :
- Désignation du personnage : Balzac « harmonie entre personne et son nom » ex : Gobseck ou Gobe sec « avale tout sans que cela ne le rende plus gras » le prive dès son nom de la possibilité d’être extraordinaire

→ Techniques :
- La Description : Sido, Colette
- Les images
- La focalisation : zero (camera : en soit c’st extraordinaire), interne (révéler au lecteur pensées etc extraordinaires du psg), externe (laisse au lecteur ses interpretation)

→ Evolution : un personnage peut devenir extraordinaire au fur et mesure

Transition : idée de CHOIX, repose sur l’AUTEUR, nombreux MOYENS, dans un but précis. (respect genre, mise en avant d’un caractère etc

II. Evolution depuis le XVIIème nous prouve que ce n’est pas indispensable


L’évolution du personnage du 17ème à nos jours, nous a prouvé que le caractère extraordinaire d’un personnage n’était pas indispensable. Un personnage ordinaire ou médiocre ne portera pas préjudice à l’œuvre.

A. L’anti-héro : du héro médiocre à la mort du héro

Certes il reste des personnages avec encore des valeurs chevaleresques.

→ Mais il y’a de plus en plus d’héros médiocres car pas armées ou pas assez de grandeur pour affronter les épreuves.
- Lantier dans l’œuvre de Zola : suicide car attend pas son idéal
- Jeanne dans Une vie de Maupassant : écrasée par la société

→ Contexte historique entraîne mort du héros
- 2 guerres mondiales, doute sur capacité de l’homme maitriser ses découvertes, positivisme battu en brèche. Les surréalistes contre tout réalisme vont décomposer le personnage romanesque

- Veine va être creusée par les auteurs du Nouveau Roman, refusent la psycologie du personnage qui « appartient bel et bien au passé » selon Robbe Grillet.
→ Les Gommes : description seulement de l’extérieur, ne rentre pas en profondeur et détail dans les caractéristiques du psg.

→ Si le héro n’est vraiment pas mort alors on parle d’un véritable anti héro
- médiocre et insipide : Meursault dans l’Etranger de Camus
- ou engluée société de consommation : Les choses Pérec

B. Personnage au service du roman : Vision du monde


Le roman cherche souvent à faire passer un message, représentatif d’une vision du monde à travers ses personnages.

- 19ème siècle : age d’or du roman naturaliste et realiste : personnages ordinaires

→ Pourtant XXème siècle Nouveau roman pense que le roman n’est pas un « lieu de connaissance » mais d’écriture. C’est pourquoi ils insistent d’autant plus sur la non nécessité de recourir à des personnages extra ordinaires.

→ Des auteurs plus anciens, quand à eux on su voir en des personnages non extraordinaires un moyen de faire passer leur message ou leur vision du monde.

- Personnage symbole d’une qualité vice ou vertue des personnes réelles peut devenir même un « type » on parle du Bovarisme.
- Le personnage (comme l’homme) peut délivrer une ou plusieurs visions/idées en étant tout simplement un composé (plusieurs facettes) et pas forcément extraordinaires :
Les misérables, Hugo (père idéal Cosette / mais possesif )
Le Père Goriot, Balzac : Rastignac ( avide d’ascension/ attentionné envers goriot)

+ permet au lecteur prise de conscience et choix : La Peste de Camus vision du docteur Rieux // Journaliste

- Mise en scène d’un personnage ridicule plus qu’extraordinaire permet rendre plus efficace dénonciation. Ironie de Flaubert dans L’Education Sentimentale sur la vision du monde de Moreau.




CONCLUSION :

L’évolution du genre romanesque et du personnage jusqu’à nos jours nous a permit d’étudier la nécessité d’avoir recours à un personnage extraordinaire.
Pour certains c’est indispensable → intêret du lecteur → vision du monde
Pour d’autres ce n’est pas une nécessite voire inutile.
→ Dépend de l’auteur qui est tout puissant (choix) et de la subjectivité du lecteur.

"OUVERTURE" :
Le roman est faite de mots autant que de personnages, de rythmes et de sons. Certains romans laissent ainsi une empreinte en nous par leurs description ou l’imaginaire qu’ils nous offrent + que par le souvenir d’un personnage. = Le grand Meaulnes A. Fournier
J'ai lu les précédentes réponses de ce sujet, et je me demandais :
Pourquoi avez vous tous prit un plan thématique ? On attend une réponse par oui, ou par non : un plan dialectique s'impose donc…

Moi j'ai fait :

I. Le romancier doit faire des personnages extraordinaires

1) L'origine du roman
Au Moyen-Age, les auteur de ce qui était l'ébauche du roman n'avaient pas le droit d'inventer, ainsi Chrétien de Troyes reprenait des histoires déjà existante, or les chevalier de la table ronde sont extraordinaires, donc on constate qu'à l'origine même du roman l'on utilisait des personnages extraordinaires.

2) Lecture Opium
Les personnages extraordinaires favorise la lecture opium (Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux)

3) Les personnages banals ennuis
Dans Madame Bovary, Flaubert fait s'ennuyer le lecteur pour qu'il partage cet ennuis avec le personnage.
Certain romancier on essayer de pousser le réalisme à l'extrême : Meursault et ses occupations futiles

4) Argumentation indirecte
Des personnages extraordinaires favorises la concentration du lecteur afin qu'indirectement le romancier puisse faire passer un message : prenons le discours de Gwinplaine à la chambre de pairs d'Angleterre. Le fait que le lecteur est un sentiment de compassion pour le personnage permet sont intérêt au discours de Gwinplaine. Si le personnage avait été banal, la discours aurait été oublié en tournant la page.


II. Le romancier ne doit pas nécessairement utiliser des personnage extraordinaires

1) Lecture opium avec des personnages extraordinaires
Puisque les Steinbeck comme Les raisins de la colère ou Des Souris et des hommes se lisent très bien, cela montre que l'on peut apprécier de la même façon des histoires avec des personnages ordinaires.

2) Réflexion sur soit même
Le procédé d'identification permet de se voir soi même a travers le personnage car Hugo disait : "Quand je parle de moi, je parle de vous".
Ce qui permet en fait de réfléchir sur la condition humaine entière : Montaigne disait lui : 'Se connaitre soi, c'est aussi connaître les autres, car chaque homme porte la forme entière de l'humain condition"

3) Réflexion sur la société
Les personnages banals représente la société, le romancier peut donc nous faire réfléchir à son propos. Balzac : La Comédie Humaine avec des personnages comme Rastignac, Vautrain, le père Goriot et ses filles, etc…

4) Les personnages ordinaires nous apportes un connaissance presque scientifique
Zola, avec des mineurs ou des conducteurs de train dans Germinal ou La Bête Humaine, nous enseigne les recherches qu'il à mené sur ces milieu particuliers.

Conclusion : Le romancier peut certes utiliser des personnages banals, cependant, cette lecture est parfois stérile à côté de personnage comme vous et moi qui nous enseigne bien plus encore, il est donc plus intéressant de lire des auteurs réalistes du XIX siècle plutôt que Harry Potter…
Dans tout les cas, le romancier nous racontes des histoires, et on pourrait se demander si comme Aragon le disait : '' I s'agit ici d'inventer, de créer, c'est-à-dire mentir".
titinajello a écrit :J'ai lu les précédentes réponses de ce sujet, et je me demandais :
Pourquoi avez vous tous prit un plan thématique ? On attend une réponse par oui, ou par non : un plan dialectique s'impose donc…
Je sais pas ce que tu entend par dialectique et thématique, mais tous les plans que j'ai lu précédemment à peut près font synthèse antithèse synthèse… Et il ne s'agit pas de prendre parti et donner son avis juste "Oui" ou juste "Non" il faut mettre en avant le pour et le contre
Bonjour à toutes et à tous,

Comme vous, j'ai choisi de plancher sur le sujet de dissertation. Je retrouve plusieurs éléments communs à vos plans mais je doute de la manière dont j'ai présenté le mien :

INTRO : Présentation des fonctions du roman, rôle important dans la littérature française depuis le Moyen Âge, multitude de personnages existant

PROBLÉMATIQUE :Les romanciers doivent-ils nécessairement faire de leurs personnages des êtres extraordinaires ?

I- Le personnage de roman
A- Un personnage n'est pas forcément un humain
a)1. Il peut s'agir d'un objet (ex : La Lison, La Bête humaine, Émile Zola)
a)2. Il peut s'agir d'un animal (ex : Fables, Jean de La Fontaine) <----- J'ai hésité sur le fait qu'un recueil de fables puisse être considéré comme un roman.

Animaux/objets, allégories d'une classe sociale ou d'un trait de caractère (exemples)

B- Un personnage n'est pas forcément un héros
b)1. Il existe des anti-héros, anormaux/extraordinaires (Gwynplaine, L'Homme qui rit, Victor Hugo)
b)2. Héros : modèle adapté à une époque (roman médiéval : chevalier-force, courage/roman du XXème : homme-autorité, flemmardise ; ex : La Noce chez les petits-bourgeois, Bertolt Brecht et le père dans Les Raisins de la colère)

II- Des personnages différents selon les registres et les types
A- Épopée (ex : les deux romans d'Homère) : - modèle de courage, de force - fantastique
B- Tragique (ex : Jean Valjean, Les Misérables, Victor Hugo et la mère du 2ème texte)

III- Des personnages différents selon les époques

Du XVIème au XXème (le sujet ne précise pas sur quelle période s’étale le sujet)

Je pense qu'il y a (beaucoup) mieux mais j'aimerais savoir ce que vous en pensez.
@celine.elo

Le héros mythologique justement j'y ai pensé donc je l'ai un peu "remotivé" en parlant de Fénelon et de Piercy Jackson (je ne connais absolument pas cette oeuvre mais j'en ai en entendu parler par des amis, avec dedans des persos mythologiques..)


Le pb de mon III et surtout du 3) c'est que je n'ai pas eu le temps de développer l'idée, juste en qq lignes et qu'après réflexion je crois empiéter un peu sur de la philo là…:/





Pour l'ouverture je l'ai écrite en 30 secondes chrono même pas, donc je l'ai formulée telle quelle même si c'est assez maladroit..
yoan91800

Je pense que ta première parti n'est pas bonne…
Enfin, le petit a) est pas mal avecl la Lison, j'aime bien.

Mais les fables de La Fontaine sont plus proches de la poésies.
Ensuite, il fallait bien gardé les termes "extraordinaires" et "ordinaires", on ne parle pas des Héros et Anti-héros…
Meursault est ordinaire, Gwinplaine est extraordinaire, Quasimodo est extraordinire, Madame Bovary est ordinaire, Jean Valjean est extraordinaire, etc…

Le II et le III sont hors sujet, je pense…


lamasticot14

Je reviens sur ce que j'ai dit : je pense que l'on attends un plan dialectique, c'est à dire en deux parties qui pèse le pour et le contre, sachant que l'ordre dans lequel vous les placé est très important car la deuxième partie est en fait la réponse à la question, je m'explique :
Si vous mettez dans le I, il doit utiliser et le II il ne doit pas utiliser, alors c'est que vous êtes pour l'utilisation de personnages banals.
Si vous faites l'inverse, c'est-à-dire : I personnages banals II personnages extraordinaires, alors c'est que vous répondez oui à la question, le romancier doit utiliser des personnages extraordinaires.

Ensuite dans la conclusion tu doit répondre clairement à la question et l'ouverture aurait pu être un peu plus… littéraire….