Bac de français 2013, série L - Dissertation

Entraide scolaire

45 réponses · Page 2 / 3

Bonjour à tous, alors moi, voici mon plan de dissert, j'ai peur d'avoir fait hors sujet..

1 - Une création littéraire est d'une certaine manière une réécriture
a/ Rendre hommage
b/ Réécriture par transposition
c/ Réécriture par expansion

2 - Mais pour d'autre, il s'agit seulement d'intertextualité
a/ Pastiche
b/ citation/ allusion
c/ Réécriture par obsession
Bonjour j'ai peur d'avoir raté ma dissertation j'aimerais me rassurer ou se sera peut être le contraire alors voici mon plan… :

1. Certaines œuvres littéraires sont bien des réécritures.

a/ la parodie/ la réécriture d'un mythe : Salomé de Laforgue (citation de l'auteur a un ami : "Tu te souviens d'Herodias de Flaubert, je viens de terminé une petite Salomé de moi") (Herodias de Flaubert) _ Robinson crusoe (textes corpus) _ inspiration mythologique et antiquité Ronsard/ Du Bellay (je sais j'ai fais une grosse erreur le sujet commencé au 17ème siècle 😞 )

b/ la réutilisation des formes et des thèmes : Le classicisme au 17ème siècle (règles de Boileau qui imposent une même forme ex regle des 3 unités "Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul acte accompli/ Tienne jusqu'à la fin le théâtre remplie") _ le thème de la femme mal mariée/mariage arrangé/adultère : Therese Raquin d'Emile Zola, Une vie de Maupassant, Emma Bovary de Flaubert. Forme du sonnet pour les auteurs de la pleiade (encore une erreur…)

c/ la réutilisation des personnages célèbres : de la comedia del arte dans les pièces de Molière, dans le poème de Verlaine "Pierrot".

2. Mais certains texte se montrent innovant et originaux

a/ la création de nouveaux mouvement littéraire : Le surréalisme avec le manifeste d'Andre Breton, La citation célèbre de Paul Eluard "La terre est bleue comme une orange" = originalité . Le naturalisme de Zola.

b/le style d'écriture : Céline Voyage au bout de nuit : style emprunté à l'argot, considéré comme celui qui a renouvelé le roman moderne. Baudelaire Les Fleurs du mal : poeme de la modernité description de chose "laide" comme dans "Une Charogne"

c/ L'écriture qui permet d'exprimer sa propre opinion ou autobiographique : Jean Paul Sartre avec Huis Clos : illustre l'existentialisme sa pensée philosophyque. Primo Levi dans Si c'est un homme : expérience personnelle.

Conclusion :
_La réécriture n'empeche pas le libre cour a l'imagination et a la création : dans Salomé Jules Laforgue revisite complètement le mythe.
_La réécriture est plutôt une inspiration et un moteur à la création littéraire, elle n'est jamais qu'une pale copie de l'oeuvre initiale.
_On ne peut pas dire que tout les textes sont des réécriture, certains auteurs se montrent innovant et ont un style nouveau/unique.


Voilà voilà alors qu'est ce que vous en pensez … ?
@Romana

Je saurais pas te dire, mais pour Ronsard (moi j'ai cité Queneau qui réécrit Ronsard) ce n'est pas une erreur, du moins je ne pense pas! L'objet d'étude est bel et bien à partir du 17ème siècle mais dans la dissert' je pense que tu es libre 😉
Bonjour à tous 😀

@Romana --> Je ne suis pas correctrice, mais ton plan me semble bien 🙂

Pour ma part, j'ai fait :

A. certes, toute création littéraire peut éventuellement s'apparenter à une réécriture :
1). La Littérature a souvent été un travail de réécriture, à partir de mythes et de textes fondateurs
--> Nbrx sont ceux qui ont réécrit à partir de textes sources (Robinson Crusoé), parfois en changeant de registre (parodies, cf fables d'Anouilh)
--> Les mythes fondateurs sont d'ailleurs très souvent sujet à réécriture, en particulier au théâtre ( origine orale du mythe), cf Oedipe de Sophocle à Cocteau
--> Le message universel délivré par les mythes permet d'ailleurs le principe de catharsis et a donné naissance aux théories psychanalytiques (cf Oedipe/Electre)

2). Cette universalité ainsi que le travail de mémoire font de toute création une forme indirecte de réécriture de la réalité, puisqu'"inventer, c'est se ressouvenir" (Nerval)
Toute cette sous-partie est rédigée au conditionnel, j'ai pensé que dans la mesure où c'était un point de vue tiré par les cheveux qui constituait la thèse adverse, c'était pas trop mal, mais maintenant je regrette un peu
--> L'universalité des messages fait que les sentiments exprimés par la littérature ne sont jamais inédits (cf "Quand je parle d'amour je parle de tous, Eluard)
--> En écrivant, l'auteur réécrit les souvenirs de l'individu à partir d' un vécu (le sien, cf Ernaux et Duras)
--> Même les personnages fictifs ont un vécu qui s'inspire d'un modèle existant (cf Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, Gavalda)
--> Les auteurs réécrivent aussi la mémoire du collectif en racontant la société (naturalisme)
--> Les romans, pièces et poèmes historiques réécrivent donc l'Histoire (guerres picrocholines chez Rabelais)

Conclu de partie : La litt. serait donc condamnée à réécrire sans jamais innover et à répéter les faits, de la même manière que l'énonce l'Ecclesiaste dans l'Ancien testament

B). Cependant on ne peut refuser à la Litt. le nom de Création
1). D'une part chaque oeuvre comporte le Nouveau (ah, oui, j'ai plus ou moins inventé un concept de Nouveau avec un grand N … Sans savoir si ce concept existait vraiment ! Fatidique pour ma note ?)
--> Le Nouveau peut être le manifeste d'idées nouvelles (Du Bellay, Rabelais)
--> Le fruit d'une reflexion philosophique nouvelle (Les Essais)
--> Le Nouveau se trouve même pendant la modernité (cf Spleen baudelairien)
--> Le style peut lui aussi être inédit (L'Ecume des Jours)

2). La création du Nouveau est d'ailleurs indissociable de la nature et de la mission de l'écrivain/poete/dramaturge
--> Poien = poésie = FAIRE; textus=texte=TISSÉ (et non pas refaire ou retissé)
--> Acte de création donc vécu comme une naissance (qui se fait d'ailleurs souvent dans la douleur de part du statut spécial de l'artiste)
--> Cette faculté de création est d'ailleurs l'essence du poète (cf Commune Présence de Char "ta part de merveilleux")
--> Création et Nouveauté sont d'ailleurs la mission du poète (cf Hugo, "Ecoutez le poète ..")

Voilà, je n'ai pas cité tout mes exemples mais dans l'ensemble, c'est ça 🙂 J'ai peur d'être partie un peu trop loin dans la dernière partie .. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Merci de vos réponses 🙂
Bonjour!
Semaphore, je trouve ton plan vraiment très bien, mais as-tu clairement défini ce qu'était ton idée de "Nouveau" pour toi ? sinon j’adhère totalement, malgré le fait que tu n’aies pas ajouté de 3eme partie 🙂

Pour ma part voici mon plan :

Intro: Partir du constat que l'inspiration des auteurs est vraisemblablement la même pour tous (par exemple Les muses Calliope ou Erato inspirent tous les poètes, dit-on ^^) et sans elles, ils n'ont plus d'inspiration ("La muse malade" de Baudelaire en est un bon exemple), donc si les auteurs trouvent leur inspiration des mêmes sources, leurs créations littéraires sont-elles alors exclusivement des réécritures ?

I- La création littéraire n'est pas forcément une réécriture
a)les textes "sources" qui inspirent d'autres réécritures (Madame Bovary de Flaubert; Le Trompeur de Séville de Tirso de Molina) --> je me suis rendu compte après que j'avais choisi deux œuvres qui s'inspiraient de faits divers malheureusement…
b)les textes qui se veulent révolutionnaires/en rupture avec le courant dans lequel il sont encrés (Moderato Cantabile de Duras pour le nouveau roman; Clair de Terre de André Breton pour le Surréalisme)
c)certains types de textes ne sont pas des réécritures car leur auteur écrit ses pensées, ses engagements sans avoir nul besoin de s'inspirer (textes engagés: Dernier jour d'un Condamné de Hugo (roman); Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent (Schmitt) et Deuxieme sexe de Beauvoir (essais) + autobiographies: Les Confessions de Rousseau et L'histoire de Ma Vie de Beauvoir)

II- Cependant chaque auteur est condamnés a réécrire, même malgré lui
a)soit parce que celui ci est imprégné du style des auteurs qu'il a lu précédemment (Emma, Oh Emma de jacques Cellard dont le style tend a ressembler a celui de Flaubert), soit car il traite de même thème (Senghor dans Femme nue, Femme noire et Tirolien dans Black Beauty font l'éloge de la femme aimée noire et nue, inspiration similaires revendiquées des auteurs dans le courant de la Négritude; James Joyce et Virginia Woolf traitent de thème relativement similaires, leurs œuvres ont des structures semblables et leurs styles se ressemblent)
b)soit car celui ci avait pour but de réécrire une oeuvre précise (Madame Bovary sort ses griffes de Patrick Meney et Les Fables de Anouilh sont des parodies revendiquées; imitation des Anciens a partir du XVI, par exemple Voltaire qui reprend Œdipe et Racine qui s'inspire des Anciens grecs pour ses tragédies)

III- Mais même si la création littéraire est finalement une réécriture, celle ci se distingue tout de même du texte source et de toute autre œuvre
a)car elle est porteuse d'un message qui la distingue du texte source (Schmitt dans la nuit de Valogne propose un Don Juan homosexuel refoulé; Jean Amery dans Charles Bovary, médecin de campagne, portrait d'un homme simple remet en valeur le personnage de charles bovary qui était médiocre dans Madame Bovary; Duras dans l'amant et l'amant de la chine du nord redécrit de plus en plus précisément le personnage de M.Jo, énigmatique dans le barrage contre le pacifique)
b)car elle son genre est modifié et rend l’œuvre encore plus différente, voire intéressante (Mérimée fait de Don Juan de molière un roman dans Les âmes du purgatoire; Duras fait du roman le barrage contre le pacifique une pièce de théâtre dans l’Éden cinéma; tracy chevalier fait du tableau de Vermeer un roman avec la jeune fille a la perle)

Conclusion: L'écrivain est finalement condamné a réécrire même de manière inconsciente finalement + ouverture: la réécriture ne s'arrête pas a une dimension littéraire, des chorégraphes transposent des contes en ballet (Petipa reprend casse noisette d’Hoffmann; neumiere reprend la petite sirène d’Andersen)

Voila 🙂 je n'ai pas pu citer tous mes exemples le jour J, et je regrette d'avoir pensé plus tard a de plus pertinents!!! qu'en pensez-vous ?

merci de vos réponses 🙂
Jimmy: Ton plan est construit et logique. Qui plus est il part d'une thèse qui est la pensée générale: On écrit pas pour réécrire. Ça change!

Sémaphore: Moi je me souviens d'une disert sur le meme sujet ou j'avais redéfini le concept d'original alors pourquoi pas si c'est bien fait?
Bonjour,
Dans la dissertation j'ai pris en exemple Le mythe de Sisyphe d'Albert camus dans ma deuxieme partie (non, ce nest pas forcement necessaire) afin de parler du fait que le personnage nest pas extraordinaire puisqu il repete tjrs la meme chose, et donc de parler la question de l'existence humaine. Sauf que j'ai réaliser après que cette œuvre est un essai et non un roman, je ne savais donc pas si ça me pénaliserait beaucoup ou pas ? Et si éventuellement ça pouvait ne pas être un hors sujet ?
Bonjour Aaabcde! 🙂

Pour répondre à tes questions, je ne pense pas que le correcteur te sanctionnera énormément même si l'œuvre est un essai et non un roman, tout dépend aussi de la manière dont tu en parles…
Pour ce qui est du hors sujet, cela dépend à mon avis si tu as bien contextualisé ton exemple ou non dans une perspective de réécriture pour éviter le hors sujet!
Après je ne suis pas correcteur ! 🙂
Je ne suis pas professeur de français. Je trouve que vous tous êtes d'un bon niveau. Je regarde ce forum car une jeune fille de ma famille passe les épreuves anticipées et je sais seulement pour l'instant qu'elle a pris la dissertation.

Le sujet ne contraint pas à une époque, il indique seulement que l'on doit étayer son argumentation par les textes fournis (entre autres connaissances). Par ailleurs il me semble que le "d'une certaine manière" qui est la plupart du temps un tic de langage, pouvait être ici pris au pied de la lettre. Texte réécrit ? mais comment ? On pourrait faire le parallèle avec une équation mathématique dont chaque ligne n'est que la réécriture de la précédente, et pourtant si différente. La dernière ligne, qui reste une équation, est la forme expurgée qui donne la solution. Cela suggère les différents niveaux de réécriture.

A MrsBounie : vous dites que votre mère, professeur de français, vous a dit que votre II était hors sujet. Cela serait intéressant qu'elle dise en quoi. En effet, si on comprend bien qu'on ne parle pas de réécriture primaire comme le plagiat, on comprend aussi que tout texte a des inspirateurs, les thèmes étant finalement restreints. Et tout est dans l'art et la "manière". Peut-être que votre affirmation est trop catégorique.
Il est à noter qu'on pouvait prendre le contrepied. Y-a-t-il des innovations pures ? Et dans ce cas, le contenu peut-il être neuf ? Etc.
Bonjour,
Ma fille,pensionnaire, a pris la dissertation,et a soumis le jour même son plan a son professeur de français,qui lui a dit que c était pas mal.or je vois que le corrige national ne correspond pas trop a sa partie 2.
Ma fille a dit en gros
1) oui,une création littéraire est souvent plus ou moins une réécriture, délibérément ou non. - mythes, etc….)
- les thèmes dont universels car l Homme est une source d inspiration éternelle
2) et c est la que se situe la différence avec le corrige national
Elle a dit que toute création littéraire est a chaque fois inovante car elle est le reflet de la subjectivité et des sentiments propres a l auteur .
ronsard et ses regrets, v Hugo et la mort de sa fille

- elle a aussi dit que dans le cadre d une création littéraire liée à un contexte historique ou social, et porteur d un message,comme la littérature engagée,on était vraiment sans une création nouvelle loin de la réécriture
Victor Hugo et Melancholia, s élevant contre le travail des enfants lors de l essor industriel
- Bolt écrivant une pièce de théâtre contre le nucléaire

En fait ,elle a montre qu une création littéraire était toujours une nouveauté,par son contenu,et pas par la forme( surréalisme) comme le propose le corrige national.

Elle stresse pas mal, je lui ai dit qu une dissertation était une démonstration argumentée,qu elle n était pas a mes yeux hors sujet,et qu il y avait plusieurs plans possibles et recevables du moment qu ils étaient argumentés,illustrés et démontraient une pensée cohérente …..ai je tort, qu enpensez vous?

Une maman qui voudrait réconforter sa fille qui est loin….
Merci a vous et bravo pour vos plans.Bien que tous différents,ils me plaisent beaucoup
Sans savoir ce qui était traité en cours, il m'est difficile de savoir exactement ce que recouvre le terme réécriture. Il ne peut être à prendre stricto sensu bien sûr. Si l'on s'en tient à la littérature proprement dite, tout texte représente une variation d'un thème éternel car la nature humaine est invariable. Cela votre fille l'a dit. Il y a la reprise d'un thème précis (versions d'Antigone par exemple) ou une expression plus large au travers d'une histoire nouvelle mais qui conduit à la même réflexion. En revanche je comprends moins qu'elle place l'innovation dans le contenu et non dans la forme. C'est l'expression du thème, donc la réécriture, qui en fait sa nouveauté. Pour le reste, on rabâche, c'est toujours les mêmes préoccupations.
Vous parlez des écrits contextuels, liés à des périodes, des événements. Mais ils sont aussi de la répétition. Nous parlons toujours du travail des enfants, nous avons parlé en leur temps d'autres formes d'énergie que le nucléaire. Cependant ces écrits ne sauraient à mon sens être considérés comme des textes littéraires (je n'ai pas lu ceux que vous citez). L'information (le journalisme), les écrits scientifiques ou spécifiques, ne sont pas non plus de la littérature. Cependant, même des écrits très ancrés dans leur époque ont la plupart du temps une portée générale.

Mais la question était ouverte, et si votre fille a bien argumenté ce qu'elle affirme, en donnant des références et dans un français limpide, elle sera bien notée. Il ne s'agit pas d'une dissertation de philosophie et un corrigé quel qu'il soit n'est pas LE corrigé.
Vous avez raison,cependant je pense qu un écrit de Victor Hugo ou une pièce de théâtre sur le nucléaire sont considérés davantage comme des création littéraires que journalistiques….
Espérons que sa démonstration passe….
Merci d avoir répondu, c est gentil de votre part
oui vous avez tout à fait raison, je m'en suis rendu compte après, car je n'avais pas lu assez précisément votre message. Mais ces textes entrent alors dans la catégorie des écrits contextuels pouvant avoir malgré tout une portée générale, par transposition. Comme je vous le disais, je ne sais pas trop dans quelle acception il faut prendre le terme de réécriture. Je le prends sans doute trop largement, considérant que seul le fond importe, l'"histoire" servant de support. De plus je pense qu'il faut rester près des textes, ceux fournis et ceux étudiés en classe. Mais nos petits élèves semblent en connaître un rayon et il faut leur faire confiance.
C est drôle, c est ce que me dit mon mari….il faut faire confiance à nos petits….!
Je constate, en regardant ce forum, que de très nombreux L ont pris en premier l écriture d invention, ensuite le commentaire, et qu une petite partie a choisi la dissertation….il fallait,pour se lancer dans l aventure," en connaître un rayon"….finalement,2 h 30 ou 3 h,cela fait court pour réunir ses connaissances,les trier et les ordonner….espérons que la rareté de la dissertation trouve grâce aux yeux des correcteurs,au regard des 8 lignes demandées pour l écriture d invention( certes c est un exercice périlleux…)
Alors voilà mon plan, pas sûre de moi du tout…

Intro : citation de La Bruyère : "Tout est dit, et l'on arrive trop tard depuis plus de sept mille ans qu'il y a des hommes et qui pensent"

I- Il existe une part d'invention derrière chaque création littéraire

1) Une pièce de théâtre ne s'inspire pas forcément d'autres
Ex : En attendant Godot, Beckett

2) La poésie lyrique
Ex : Le Bateau ivre, Rimbaud
(comme quoi, étant une expression des sentiments personnels, les poètes lyriques ne peuvent pas s'inspirer des autres, il s'agit de leurs sentiments)

3) Les textes argumentatifs
Ex : Les Essais, Montaigne
Transition : Montaigne et ses nombreuses références à l'Antiquité, et sa citation : "Il faut frotter et limer notre cervelle à celle d'autrui"

II- Mais inévitablement, chaque œuvre puise sa source dans d'autres

1) Plusieurs façons de réécrire : le pastiche
Ex : Vendredi ou les limbes du Pacifique, Tournier / Robinson Crusoé, Defoe

2) La parodie
Ex : Don Quichotte, Cervantes / les romans de chevalerie

3) La transposition : voir l’œuvre sous un nouveau jour
Ex : Dom Juan aux enfers, Baudelaire / Dom Juan, Molière

III- Les auteurs se réécrivent parfois eux-mêmes

1) Pour adapter l’œuvre à un contexte, à une catégorie de lecteurs
Ex : Vendredi ou les limbes du Pacifique, que Tournier réécrit en Vendredi ou la vie sauvage, pour l'adapter à la jeunesse

2) Pour puiser au plus profond d'eux-mêmes
Ex : les œuvres de Marguerite Duras, transposées à chaque réécriture

Conclusion : une citation de Nerval : "Inventer, c'est se ressouvenir"

Vous pensez quoi de ce plan ? Le III- est sûrement hors sujet… Je me suis rendue compte après que j'aurais sûrement dû inverser le I- et le II-, du coup ça donne un plan plutôt "fermé", non ? ^^
Effectivement,je pense qu il aurait été préférable d'inverser le I et le II, en revanche le III ne me semble pas hors sujet…
D'accord merci d'avoir répondu, j'espère que ça tient la route quand même 🙂
Eldarwenn, je trouve ton plan plutôt bien et les exemples bien choisi; personnellement ça ne me choque pas que ton I et II soient dans cet ordre, ça changera par rapport aux autres ! 🙂 et le III pas du tout hors sujet 🙂
Par contre je n'ai pas trop compris ta citation de La Bruyère en Intro….
Il faut espérer que ça ne choque pas non plus le prof qui corrigera ^^
Pas compris dans le sens où elle ne correspond pas au sujet ? C'était juste pour poser le contexte et dire que, d'une certaine façon, tout ce que l'on pense a déjà été pensé par quelqu'un d'autre 😐
Non non ça correspond très bien au sujet 🙂 c'est juste que je ne comprenais pas le sens de la citation mais elle va super bien avec la problématique de la dissert 🙂